‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 75 sur 136 · RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES NERFS CRANIENS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES NERFS CRANIENS

RÉSUMÉ GÉNÉRAL DBS NERFS CRANIENS.

Tandis que tout est régulier pour les nerfs rachidiens, dans parallèle entre leur origine, par deux séries de racines; dans le renflement nilrJeUes nerfs ganglionnaire de leurs racines postérieures, et même dans leur rachldiens' trajet et dans leur terminaison, dont les différences ou modifications sont en rapport avec la différence d'organisation des diverses parties auxquelles ils sont destinés, l'irrégularité la plus grande semble avoir présidé à l'origine, au trajet et à la terminaison des nerfs crâniens.

La comparaison du crâne avec les vertèbres et la possibilité n y a deux de décomposer cette boîte osseuse en un certain nombre de ses'c^DienneT. vertèbres crâniennes, a dû. conduire à l'idée d'établir un parallèle entre les nerfs crâniens et les nerfs rachidiens. On conçoit que le nombre des paires nerveuses a dû être subordonné au nombre des vertèbres crâniennes admises par les divers analomistes ; on conçoit, en outre, que, pour que le parallèle entre les paires crâniennes et les paires vertébrales soit légitime, il importe de faire abstraction des nerfs spéciaux de la lace, savoir : des nerfs olfactifs, optiques et auditifs.

Or, nous avons vu (Ostéologie) qu'il y avait trois vertèbres Des trois vercrâniennes, lesquelles interceptent deux troas de conjugaison; nV et ^Vieiîrs que le trou de conjugaison antérieur était représenté par la ga°ison.e con,'u~ fente sphénoïdale, dont les trous grand rond et ovale doivent être considérés comme des annexes ;. que le trou de conjugaison postérieur était représenté par le trou déchiré postérieur, qui a pour annexe le trou condylien antérieur.

Cela posé , nous admettrons deux paires nerveuses crâniennes : l'une postérieure, l'autre antérieure.

1° La paire crânienne postérieure est constituée par la 8e paîie crâet la 9e paires, pneumo-gastrique, glosso-pliaryngieti, spinal et Se! P°Sle" grand hypoglosse. Le pneumo-gastrique et le glosso-pharyngien , qui sont pourvus d'un ganglion analogue aux ganglions intervertébraux, représentent les racines postérieures des nerfs rachidiens; le spinal et le grand hypoglosse, qui en sont dé-

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pourvus, représentent les racines antérieures : ces deux nerfs sont des nerfs exclusivement affectés au mouvement. Le pneumo-gasirique et le glosso-pharyngien seraient exclusivement des nerfs du sentiment, bien qu'ils paraissent être des nerfs mixtes, c'est à dire, des nerfs affectés à la fois au sentiment et au mouvement, paire crà- 2" Paire crânienne antérieure. Elle se compose 1° du nerf Heure. de la 5e paire, dont le ganglion est parfaitement analogue aux

ganglions intervertébraux, et qui, par sa grosse racine, représente très bien les racines postérieures des nerfs spinaux; 2° de la 3e paire ou nerf moteur oculaire commun ; de la 4e, nerf pathétique; de la 6e ou moteur oculaire externe ; de la portion dure de la 7e paire, et enfin de la portion non ganglionnaire delà 5e paire. Ces derniers sont des nerf&du mouvement. La partie ganglionnaire de la 5e paire est le nerf du sentiment. Les deux pai- Enoutre,les nerfs spinaux communiquant avec les ganglions "omrnuniqu"iu du grand sympathique, il importait, pour que la similitude fut oervicaPsupé- complète, de déterminer les communications des deux paires crâniennes avec le même système de ganglions. Or, je considère le ganglion cervical supérieur du grand sympathique comme un ganglion commun aux deux paires crâniennes et aux trois premières paires cervicales: en effet, le ganglion cervical supérieur communique 1° avec toutes les branches de la paire crânienne postérieure, pneurno- gastrique, glosso-pharyngien , grand hypoglosse, l'accessoire de Willis excepté; 2° avec la paire crânienne antérieure, et plus particulièrement avec la 5e et la 6e paires.

artie'y VhaH* Quant aux ganglions ophthalmique , sphéno-palatin, otique, que du grand sous-maxillaire , que M. Arnold regarde comme annexés aux

sympathique. ' ^ °

organes des sens, savoir : l'ophihalmique à l'œil, le sphénopalatin ou nasal à l'olfaction , l'otique à l'audition , le sousmaxillaire ou lingual à la gustation , que Bichal décrit comme la partie céphalique du grand sympathique , je les regarde comme des ganglions de loeaiité,, qui n'entrent point dans le système général du grand sympathique : d'ailleurs, la connexilé

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