RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES NERFS CRANIENS
de ces ganglions avec les organes des sens ne peut être établie que pour le ganglion ophthaimique et le ganglion otique,et nullement pour le ganglion sphéno-palatin, dont l'existence est souvent douteuse comme ganglion, ni pour le ganglion sousmaxillaire, qui a bien plus de rapports avec la glande sublinguale qu'avec l'organe du goût.
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718 NÉVROLOGIE.
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Le grand Nous avons vu que les nerfs émanés du centre céphalounnerf viscéral! rachidien se distribuaient aux organes des sens, à la peau, aux muscles, en un mot, à tous les organes de la vie de relation. Le nerf de la 8e paire , pneumo-gastrique , glosso-pharyngien et spinal, seul, se distribue aux organes de la respiration , et à la partie supérieure du canal alimentaire, pharynx , œsophage , estomac ; en outre, il existe pour tous les viscères intérieurs, qui sont soustraits à l'empire de la volonté et de la conscience, un appareil nerveux particulier, qu'on appelle grand sympathique . système des ganglions , sys terne des nerfs de la oie organique ou nutritive, système nerveux ganglionnaire , végétatif, nerf iîitei costal, nerf trisplanchnique. idée générale Le grand sympathique se présenté sous l'aspect d'un long
du grand sym- ,
pathique. cordon noueux moniliforme, étendu de chaque côté de la colonne vertébrale, depuis la première vertèbre cervicale jusqu'à la dernière vertèbre sacrée : cordon renflé au niveau de chaque vertèbre , pour constituer autant de ganglions , communiquant d'une part avec toutes les paires rachidiennes et crâniennes , et donnant d'une autre part tous les nerfs viscéraux. Deux parties constituent essentiellement le grand sympathique : il est consti- 1° une partie centrale, ce sont les deux cordons ; 2° une partie
tué , 1° par une . , , . . , , . , ,
partie centrale, viscérale ou médiane, qui se compose en gênerai de plexus et
2U par une par- ,. . ,, . v , , .
tie viscérale, de ganglions communiquant dune manière égale avec les deux cordons centraux , entourant les artères comme dans une gaîne, pénétrant avec elles dans les viscères, et éta-
GRAND SVMPÂTHIQfefE. 710
blissant une communication intime entre le cordon du côté
droit et le cordon du côté gauche. On ne saurait trop remar- Connexiié du
° * système gan-
quer la connexilé des nerfs du système ganglionnaire avec le gtionnaire et du
M j o o sysieme artà-
syslème artériel qui lui sert constamment de support, et au- riei. quel il serait exclusivement destiné, suivant quelques anatomistes.
Le nerf grand sympathique peut être décrit de deux ma- Double mode
. > j .. . » j „ • • de description
nieres, ou comme un cordon continu, entrecoupe de ganglions, du grand symou comme une série linéaire de ganglions ou centres inrlépen- pat ique* dams les uns des autres , et auxquels on rallie tous les filets qui en partent ou qui s'y rendent.
La première méthode, qui est la plus naturelle, est celle des anciens, qui décrivaient le grand sympathique à la manière des autres nerfs, comme un nerf continu qui constituait leur 4e paire; par la deuxième mélhode, qui est Celle de Bichat, on rattache au système du grand sympathique tous les ganglions , quel que soit le lieu qu'ils occupent: ainsi, d'après celte manière de voir, tous les ganglions, le ganglion ophihalmique , le ganglion sphéno-palatin , etc. , devraient être compris dans le système du grand sympathique.
Je pense que le meilleur mode de description est celui qui a n est bon de
. combiner l'idée
pour but de combiner 1 idée de cenire pour chaque ganglion de centre avec
celle de cordon,
avec celle de cordon . Le grand sympathique constituant en effet une double série linéaire, une chaîne non interrompue depuis la tête jusqu'au coccyx , il est naturel de le décrire comme un cordon nerveux, ayant deux extrémités : l'une céphalique, l'autre pelvienne; en outre, chaque ganglion étant l'aboutissant ou le point de départ d'un grand nombre de filets nerveux, il est bon d'envisager les ganglions comme des points centraux. Quant à la partie viscérale du grand sympathique, elle sera décrite à l'occasion des ganglions avec lesquels elleest en communication. J'étudierai successivement le grand sympathique au cou, dans le ihorax , dans l'abdomen et dans le bassin. J'ai déjà dit que je ne reconnaissais point de partie céphalique proprement dite dans le grand sympathique, le ganglion ophihalmique et
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les autres ganglions de la têle me paraissant appartenir à une tout autre catégorie.