DU PLACENTA CHEZ LE FOETUS A TERME. 78'J
La surface fœiale du placenta a un aspect lisse qui est dû à Aspect risse
(le la surlace
la membrane amnios qui la recouvre sans adhérence. Elle est fœtaio du riu-
cenla.
en outre recouverte par le chorion qui adhère si intimement au placenta , qu'il est impossible de l'enlever sans déchirer le tissu placentaire. C'est à travers la transparence de ces deux membranes que se voient les gros vaisseaux placentaires , lesquels sont par conséquent subjacents à ces deux membranes, et non intermédiaires à l'amnios et au chorion . La circonférence du placenta, nettement terminée, est plus circonférence
.., ,i' /-ii . i i ■ ûu placenta.
ou moins irrégulièrement découpée. Lest la partie la moins épaisse de cet organe.
Structure. La structure du placenta est d'un haut intérêt; structure. elle est intimement liée à la détermination des connexions de ce corps avec l'utérus.
La structure éminemment vasculaire du placenta ne saurait eii« est <io
a, ii i • . -M j . t • , î t nature értclilj.
être 1 objet d aucun doute. Le rapport qui existe entre ia disposition aréolaire, spongieuse et comme caverneuse du placenta , et celle du corps caverneux de la verge, de l'urèlhre et delà rate, a également frappé tous les observateurs. Le tissu propre du placenta appartient à l'espèce de tissu que Dupuylren a si bien décrit sous le nom de tissu êrectile.
Voici le résultat des injections faites à ce sujet par M. Bonamy, sans préparation particulière , et dont je puis garantir l'exactitude.
Si on injecte le placenta par les artères ombilicales, la .injection du matière à injection pénètre dans toute l'épaisseur du placenta artères oihbïiïjusquà la face utérine, et revient par la veine ombilicale. Le placenta est pénétré de toutes parts; il a pris, par suite de l'injection, un volume, une tension considérables, et si ia matière de l'injection est susceptible de se solidifier, on trouve qu'elle est contenue dans des aréoles parfaitement distinctes.
Celle injection semble démontrer que le placenta appartient entièrement et exclusivement au fœtus, et nullement à la mère, qu'il est comme la racine du fœtus. Mais si , d'une autre part, sur un autre placenta on injecte soit les artères utérines , soit
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injection du les veines utérines (1), Je placenta est injecté dans toute son
placenla par les , . ;, , „ „ . , . . , . .
artères et par épaisseur jusqu a la surface fœtale ; mais la matière a injection
les veines uLé"
rines. ne pénètre nullement dans les artères et dans les veines du cor-
don ombilical ; enfin, si , comme l'a encore fait M. Bonamy, on injecte sur le même placenla, avec quatre liquides diversement colorés , d'une part : 1° les veines utérines , 2° les artères utérines; d'une autre part: 1° la veine ombilicale, 2° les artères ombilicales; on reconnaît que la matière à injection poussée par les vaisseaux utérins, a pénétré jusqu'à la face fœtale du placenta, sans se mélanger en aucune manière avec la matière à injection poussée par les vaisseaux ombilicaux, et réciproquement , que la matière à injection poussée par les vaisseaux ombilicaux, a pénétré jusqu'à la face utérine du placenta, en conservant la pureté, la netteté de sa coloration. indépendance nuc conclure de cette expérience? Deux choses : 1° il y a
de la circulation ^ " J
placentaire fue- ,jaRS ]e placenta des vaisseaux qui se continuent avec les vais-
lale et de la ar- . * *
cujaiionpiaccn- seaux utérins , des vaisseaux utéro-placentaires ; 2° ces
taire utérine- . *
vaisseaux utéro-placentaires ne communiquent en aucune manière avec les vaisseaux ombilicaux : il y a indépendance complète entre la circulation placentaire fœtale et la circulation placentaire utérine. Ti suit de là que, lorsque le placenta se décolle de l'utérus, la source de l'hémorrhagie est du côté de la mère et non du côté du fœtus.
il y a dans le II y a donc dans le placenta humain une portion utérine et
placenta hu- l
main une por- une portion placentaire ; il y a véritablement un placenta utérin
non utérine et
une portion pia- et un placenta fœtal, comme chez les animaux dont le placenta
cemaire. ; B
est divisé en une multitude de cotylédons. Chez ces animaux, chaque cotylédon est constitué par une portion utérine et par une portion placentaire que l'on sépare avec la plus grande facilité à l'aide d'une traction légère. On voit , en effet, que le cotylédon utérin est comme creusé d'aréoles profondes, dans lesquelles pénètrent, comme les dents dans les alvéoles ,
(1) C'est par ta veine iliaque primitive et par l'une des veines ovariques, q ue M, Bonamy h injecté l'utérus.