DU PLACUNTA CHEZ LE FOETUS A TERME
par une sorte d'engrènemenl, une forêt de prolongements vasculaires , nés de la surface externe du chorion. Je dois ajouter que cette pénétration n'établit aucune communauté de circulation entre les cotylédons utérins et les cotylédons placentaires; qu'une matière lactescente, signalée par M. Breschet, imprègne en quelque sorte les surfaces conliguës. Quel est le mode de connexion du placenta avec l'utérus? Modedecon-
i%t i r , ' • j 1 '. •. nexion du pla-
Nous avons vu que la surface utérine du placenta était recuu- cerna avec ruverte par une substance couenneuse, dépendance de la membrane caduque. Si on examine avec attention cette membrane ou couche inter-utéro-placentaire avant le décollement du placenta , sur des coupes qui comprennent à la fois l'utérus et le placenta , on voit, de la manière la plus manifeste, que celte couche tomenteuse est creusée d'une multitude de cavités vasculaires , dont les nombreuses anastomoses, qui lui donnent un aspect réticulé, révèlent le caractère veineux au moins pour le plus grand nombre. Les injections des artères utérines, pénétrant également le placenta, permettent d'apprécier la petitesse du calibre des artères uiéro-placcnlaires, leur dis- . position spirale et le petit nombre de leurs anastomoses (1)..
Les injections démontrent, de la manière la plus manifeste, Les lobgs ou que, bien que le placenta humain constitue une masse unique, pîacenia"8 huses lobes ou cotylédons ont une circulation propre, indépen- circulation pédante de celle des lobes ou cotylédons voisins : déjà l'élude pre" des maladies du placenta m'avait conduit à ce résultat ; car on rencontre quelquefois un lobe ou plusieurs lobes complètement indurés, altérés, imperméables, et le reste du placenta conservant la liberté parfaite de sa circulation (2).
(1) La disposition , l'agencement du placenta fœtal et du placenta utérin , sont parfaitement représentés dans dé très belles planches, que M. Coste se propose de publier incessamment. On voit les touffes placentaires fœtales, reçues, en quelque sorte, dans l'espèce de trame vasculaire, représentée par la substance couenneuse inter-utéro-placentaire.
(2) Dans un cas de grossesse double, à placenta unique , l'un des fœtus desséché correspondait à une portion du placenta complètement atrophiée" et
792 OVOLOGIE.
Rapports du Rapports du chorion avec le placenta. Leur connexion
ohorion avec le . . A . . . . „ . ,
piacenu. est intime; on peut même dire que le chonon fait parue du placenta : on voit, en effet, partir de la face externe du chorion des prolongements très multipliés, qui semblent servir de support , de gaines aux vaisseaux, et remplir dans !e placenta les mêmes usages que la capsule fibreuse de la rate, qui non seulement recouvre cet organe, mais encore envoie, au niveau de la scissure, des prolongements considérables tout amour des vaisseaux qui pénètrent dans celte scissure, n n'y a pas Y a-t-il des granulations dans le placenta? Ces granu-
ile granulations
iiansie piacen- laiions ou grains glanduleux (acini), admis par Malpighi , qui
leur donnait l'usage de sécréter un liquide particulier : ces gra-
„om&p nidations, dis- je, ne sont qu'une simple apparence et disparais-
sentpar l'injection,ou plutôlne sontautre chose que des pinceaux
vasculaires que les liquides injectés pénètrent entièrement.
Les nerfs et les Les nerfs n'ont été admis dans le placenta que par Chaus-
vaisscaux ivm-
phatiques aiimis sier cl hiocs. — Les vaisseaux lymphatiques ny ont ele dedans le placenta . ,„ .
i.esont pas de- crits que par rohmann et Lauth.
montres. T .. . », . .
Le placenta, organe temporaire, est peut-être de tous les tissus vivants celui dont la slruclure est la moins compliquée; car elle se réduit à un simple réseau vasculaire, à des vaisseaux soutenus par un peu de tissu fibreux. Le placenta du fœtus à terme est sujet à des pétrifications souvent disséminées , quelquefois très multipliées , et que j'ai décrites ailleurs ossifications sous le nom d'ossifications senties du placenta. Ces ossifica-
tcniles du pla- . . . . .. , . . ,. , ,
centa. lions, très multipliées et pour ainsi dire précoces chez quelques
sujets, m'ont paru pouvoir expliquer certains accouchements prématurés.
§ II. Cordon ombilical.
Le cordon ombilical est ce cordon ou pédicule vasculaire qui est étendu du placenta à l'ombilic de l'enfant.
transparente tandis que la portion tu placenta qui répondait au fœtus déveljppi\, présentait loule la plénitude de ses développements. (Voyez Aiuri. ?;«tlwl., t^ec planches, 6e livr., pi. G.)