‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 226 sur 291 · ARTÈRES QUI NAISSENT DE L'AORTE A SON ORIGINE · texte numérisé non relu

ARTÈRES QUI NAISSENT DE L'AORTE A SON ORIGINE

Artères coronaires ou cardiaques.

Préparation. Enlever et le feuillet séreux qui revêt le cœur et la graisse dessillons; pour bien voir l'origine de ces artères, enlever l'artère pulmonaire et l'infundibulum du ventricule droit.

Au nombre de Artères nourricières du cœur, les artères cardiaques sont

deux.

en quelque sorte les vasa vasorum de cet organe ; elles sont au nombre de deux, distinguées en droite et gauche, à raison de Jcur origine, qui a lieu, l'une à droite, l'autre à gauche de l'infundibulum du ventricule droit du cœur ; ou bien en antérieure et en postérieure , à raison de leur distribution, variétés de Leur nomhre n'est pas constant. On voit quelquefois les deux

nombre. ; , ,

cardiaques naître par un troue commun, a gauene de larierc pulmonaire (1).

Où rencontre quelquefois trois artères cardiaques; Meckel en a vu quatre; mais ces variétés de nombre n'influent nullement sur la distribution, et ces artères surnuméraires représentent des branches qui, au lieu de naître des artères coronaires elles-mêmes, viennent directement de l'aorte. J'ai vu récemment l'artère coronaire droite naître de l'aorte par trois branches juxta-posées, dont une assez considérable et les deux autres plus petites, origine. Origine. Elles naissent de la partie antérieure de la circon-

férence de l'aorte, immédiatement au dessusdubord libre des valvules srgmoïdes, dans la partie la plus élevée des deux sinus correspondants. Celte origine est telle, que les orifices de ces vaisseaux ne sauraient être recouverts par les valvules, lorsque celles ci viennent à s'appliquer contre les parois aortiques :

(1) On trouve les artères coronaires désignées par les anciens auteurs, et notamment pur Barlhoîin, sous le nom de coronaria modo shnplex, modo gem'nia, Mtckel, Harrisson et autres ont décrit des cas dans lesquels il n'existai t qu'une seule artère coronaire. D'après les auteurs d'anatomie comparée, cette disposition serait normale chez l'éléphant,

Page 1