ARTÈRES CORONAIRES DU COEUR
d'où il résulte que le cœur reçoit le sang artériel en même temps que tous les autres organes. L'angle de leur origine est Elles se sepaextrèmement obtus, tellement que le cours du sang dans les obius. ange artères cardiaques est complètement rétrograde.
Les artères cardiaques diffèrent entre elles , 1° par leur ca- Différences
ctitrtî Ipsflvtèrcs
libre : celui de la droite est plus considérable que celui delà cardiaques. gauche; 2° par leur trajet, qui nécessite une description spéciale pour chacune d'elles.
Artère cardiaque gauche ou antérieure . Principalement Trajet et ter-
j... ... ,.. •. ,, . i » » • minaisondel'ar-
destmee au sillon antérieur du cœur, elle est cachée a son on- 1ère cardiaque gine par l'infundibulum, se dégage entre cet infundibulum et g uc B" l'auricule gauche, gagne le sillon de la face antérieure du cœur, le parcourt en décrivant des flexuosités dans toute sa hauteur, et va s'anastomoser sur le sommet du cœur avec la cardiaque droite ou postérieure. Il n'est pas rare de voir cette artère se partager en deux branches, dont l'une parcourt le sillon antérieur, et l'autre se porte sur la face antérieure du ventricule gauche. Dans ce trajet, elle fournit au niveau de la base des ventricules, une branche auriculo-veniriculaire , qui se détache à angle droit, gagne le sillon aurico-ventriculaire gauche , qu'elle parcourt , contourne par conséquent la base du ventricule gauche, jusqu'au niveau du sillon ventriculaire postérieur du cœur, où elle s'anastomose aveG l'artère cardiaque droite.
Artère cardiaque droite ou postérieure. Plus volumineuse Trajet et ter-
i i m *. ■> j •< j i" r 4-u î ■ . minaison de l'ar-
que la gauche, elle naît a droite de 1 mlundibulum, entre cettère cardiaque
droits
infun:;ibulum et l'auricule droite : placée immédiatement après son origine, au milieu d'une assez grande quantité de tissu adipeux, elle se contourne immédiatement pour gagner le sillon auriculo-veniriculaire droit. Parvenue à la base du sillon postérieur des ventricules, elle s'infléchit à angle droit, pour se placer dans ce sillon, qu'elle parcourt jusqu'au sommet du cœur, où elle s'anastomose avec la cardiaque gauche. Au moment où elle change de direction, l'artère cardiaque droite
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fournit une branche qui va s'anastomoser avec la branche auriculo- venlriculaire, fournie par l'artère cardiaque gauche. Disposition II résuie de celle description, 1° que les artères cardiaques deux" e artères et leurs divisions pi incipaies occupent les sillons du coeur;
cardiaques. ■„ . . . , .''.,.
2 que ces artères constituent deux cercles réciproquement pere îles forment pendiculaires, comme ces sillons eux-mêmes; 3° que le cercle
deuv cercles ou
couronnes réci- artériel auriculo-vcntriculaire est constitué à droite par le
proquenientper- A , , ,. , , , ,
pendiculaires. tronc même de la cardiaque droite, a gauche par une branche de la cardiaque gauche ; k° que ces deux cercles sont flexueux, mais que le plus flexueux est le cercle venlriculaire, qui appartient à une partie du cœur susceptible de variations plus marquées dans ses dimensions que la partie à laquelle correspond le cercle auriculo-vcntriculaire ; 5° que les artères cardiaques gauche et droite s'anastomosanl par inosculation, ces artères peuvent aisément se suppléer.
Desdeuxcou- De ces deux cercles parlent toutes les artères du cœur. Du
ronnes artériel- ? 7 . , . . a , , ,
les paitent tou- cercle aurzculo-venfncuiaire, parlent, 1 des branches as-
les les branches . . . , , ...
auriculaires et ceudanles ou auriculaires, une branche aoruco-pulmonaire,
ventriculaires. . .. , ■ . , 1? , v , . , ,,
destinée aux origines de Tarière pulmonaire et de 1 aorte, et une
branche adipeuse indiquée par Vieussens; 2° des branches
descendantes ou ventriculaires, dont deux principales longent
un peu obliquement les bords droit et gauche du cœur.
Du cercle venlriculaire parlent des rameaux qui pénètrent
perpendiculairement les fibres charnues. On a décrit, sous le
Artère de la oc m $ artère de la cloison, une artère volumineuse qui semble cloison, ^
une des branches de terminaison de la cardiaque gauche, et qui plonge dans l'épaisseur de la cloison où elle se perd.
Enfin, les artères cardiaques communiquent avec les artères bronchiques.
Ces artères sont 1res sujettes à se pénétrer de phosphate calcaire (1).
(1) A tel point, qu'il n'est pas rare de rencontrer des artères cardiaques extrêmement rétrécies et même oblitérées. Plusieurs pathologistes ont considéré cette ossification des artères cardiaques comme la cause de l'ensemble des phé-
ARTÈRES BRONCHIQUES 56?
BRANCHES FOURNItS PAR I,' AORTE THOlUClQUE,
On peut les diviser, 1° en branches viscérales, lesquelles Branches four-
, . . . . ii'.„ ,1 . - nies par 'aorte
naissent de la pariie antérieure de 1 aorte, ce son! les artères thoracique. bronchiques œsophagiennes ; 2° en branches pariétales, qui naissent de la partie postérieure de cette même aorte, artères intercostales aor tiques.
Artères viscérales.
Artères bronchiques ou bronchiales.
Préparation. Enlever avec précaution le cœur et le péricarde ; disséquer les bronches et suivre ces arlères en remontant , d'une part vers leur origine, d'une autre part vers leur terminaison.
Nombre, origine. Les artères bronchiques sont extrêmement variétés de
"... v , . v , . . t^i, i. «ombre et d'o-
vanables quant a leur nombre et a leur origine. Liles sont ordi- rigine. nairement au nombre de deux ; cependant on en trouve quelquefois trois et même quatre qui naissent tantôt à des hauteurs diverses, tantôt par un tronc commun. Quelquefois l'une d'elles naît de la sous-clavière, ou de la mammaire interne, ou bien de la première intercostale, ou enfin de la deuxième, et même de la troisième intercostale.
J'ai vu l'artère thyroïdienne inférieure droite fournir une artère bronchique, qui, après avoir longé la trachée, se portait au devant la bronche droite, pour s'anastomoser largement avec la bronchique droite fournie par l'aorte. L'artère bronchique droite est toujours plus volumineuse que la bronchique gauche.
Quelle que soit leur origine, les artères bronchiques gagnent Trajet flexueux par un trajet flexueux la bronche correspondante, et se placent le plus souvent à la partie postérieure de ce conduit. Quand l'artère bronchique droite vient de l'aorte, elle croise obliquement la partie inférieure et antérieure de la trachée. Les arlères bronchiques fournissent toujours quelques rameaux à l'œso-
nomènes connus sous le nom d'anmne de poitrine; mais cette opinion est une pure hypothèse,
566 ANGÈIOLOGIE.
Rameaux phage; un très grand nombre aux ganglions bronchiques; plu-
fournis par les . •> ,, ... , , .,
artères bronchi- sieurs a 1 oreillette gauche , et s anastomosent, dune part, avec les artères coronaires, d'une autre part avec les thyroïdienne inférieure et intercostale supérieure.
Les artères bronchiques ont-elles à leur terminaison des anastomoses avec les divisions de l'artère pulmonaire? Cette communication est admise par Haller, qui dit avoir vu de très grandes et de très évidentes anastomoses entre les unes et les autres.
Arlères œsophagiennes.
Variété de En nombre variable depuis trois jusqu'à sept, les artères
nombre. 7 ' . . , , , , . , ,
œsophagiennes sont remarquables et par leur ténuité et par la
Leur origine, longueur de leur trajet. Elles naissent successivement de la partie antérieure de l'aorte thoracique, dont elles se détachent à angle droit, se recourbent immédiatement eu bas, pour se porter an- Leurs divisions, devant de l'œsophage, et se diviser en rameaux descendants extrêmement longs, desquels se détachent successivement un grand nombre de ramuscules et en rameaux ascendants extrê- Leursanasto- mement ténus. L'artère œsophagienne supérieure s'anastomose moses. presque toujours avec les arlères bronchiques et avec les bran-
ches œsophagiennes fournies par la thyroïdienne inférieure. L'artère œsophagienne inférieure s'anastomose avec les rameaux œsophagiens fournis par l'artère diaphragniatique inférieure gauche et par la coronaire stomachique. Leurs termi- Les divisions des artères œsophagiennes traversent la tunique musculeuse, se ramifient dans le tissu cellulaire sous-amqueux, et se terminent en réseau dans l'épaisseur de la membrane muqueuse.