f, , . 0 i t. ' i .','-, détales et viscé
diapnragmatique inférieure; 2 des branches viscérales , raies.
savoir : tronc cœliaque, arlèresmésentérique supérieure, 7nésentérique inférieure, spermatiques ou ovariennes, rénales et capsulaires moyennes . Sous le point de vue du lieu de leur origine, on divise les artères fournies par l'aorte abdominale en celles qui naissent, l°de la partie antérieure de l'aorte : ce sont le tronc cœliaque, les deux mésentériques, les spermatiques ou ovariennes ; 2° des parties latérales : ce sont les artères rénales, capsulaires moyennes et lombaires. On peut considérer les artères lombaires comme provenant de la partie postérieure de l'aorte.
570 ANGJSIOLOGIE.
ARTERES PARIETALES.
Artères lombaires.
Préparation. Enlever les piliers du diaphragme elles muscles psoas. Pour voir la branche dorso-spinale disséquer les muscles spinaux postérieurs et ouvrir le canal rachidien. Pour préparer la branche antérieure, disséquer avec soin les muscles abdominaux.
Les artères Les artères lombaires continuent la série des intercostales, semen'MesTn- avec lesquelles elles présentent des analogies multipliées, sous
tereostales. , , . , , 1 i? • • 1 . • . . ^ \ . • ■
le triple rapport de 1 origine, du trajet et de la terminaison. Variables en nombre depuis trois jusqu'à cinq, elles sont orvariétés de dinairement au nombre de quaire. Les variétés de nombre tiennent : 1° au développement plus ou moins considérable de l'artère iléo-lombaire, qui est sous ce point de vue aux artères lombaires ce qu'est l'intercostale supérieure, branche de la sous-clavière, aux intercostales aortiques, et qui remplace tantôt la dernière, tantôt les deux dernières lombaires; 2" à ce que plusieurs artères lombaires peuvent naître par une origine commune.
Leur origine Origine. Les artères lombaires naissent à angle droit de la à angle droit. . , . , ,, . ., . , .. • , . .
partie postérieure de 1 aorte abdominale. Les artères lombaires droites naissent rarement par un tronc commun avec les artères lombaires gauches.
Leur trajet. Trajet.. Elles se portent transversalement dans la gouttière du corps des vertèbres, passent sous les arcades aponévrotiques du muscle psoas qui les recouvre, fournissent un grand nombre de rameaux au corps des vertèbres, et, parvenues au niveau de la base des apophyses transverses, se divisent en deux branches : l'une postérieure ou dorso-spinale, l'autre antérieure ou abdominale. (Arteriœ ad lumborum vertebras et carnes abdomiuis latérales, Vésaîe.)
La branche postérieure ou dorso-pinale , analogue de la branche dorso-spinale des intercostales, se divise en deux rameaux : l°un spinal qui pénètre par le trou de conjugaison dans
ARTÈRES DUPnRAGMATIQUES INFÉRIEURES. 57 1
le canal rachidien, et se subdivise en branche vertébrale destinée Brandie pos-
* , . ,, . . , ? 7j . i térieure ou dor-
ail corps même de la vertèbre, et en branche médullaire des- so-spinaie.
tinée à la moelle et à ses enveloppes; '2° un dorsal, qui se termine dans les muscles et les téguments de la région lombaire.
La branche antérieure ou ahdo?ninale, plus petite, esll'ana- Branche an-
1 térieure ou al)-
logue de la branche antérieure des intercostales : elle est située dominaie. entre le carré des lombes et le feuillet moyen de l'aponévrose du transverse, et se répand dans l'épaisseur des muscles abdominaux. La branche antérieure de la première lombaire longe le bord inférieur de la douzième côte, se porte obliquement en bas et en avant, et se divise en deux rameaux : l'un qui suit le trajet primitif, l'autre qui s'infléchit en bas jusqu'à la crête iliaque. Les branches antérieures des deuxième et troisième paires lombaires sont en général petites : il n'est pas rare de voir manquer la troisième : la branche antérieure de la quatrième artère lombaire longe la crête iliaque, et fournil aux muscles abdominaux, au muscle iliaque ei aux fessiers.
Artères diuphragmaliques inférieures.
Préparation. Enlever avec précaution le feuillet péritonéal qui revêt la face inférieure du diaphragme.
Les artères diaphragma tiques ou phréniques inférieures, N0mbreg artères sous-diaphragmatiques , ainsi nommées par opposition aux diaphragmaliques supérieures, branches de la mammaire interne , viennent si fréquemment du tronc cœliaque, que plusieurs anatomistes , Meckel entre autres , les décrivent comme des branches de ce tronc. Au nombre de deux, l'une droite, l'autre gauche , elles naissent de l'aorte, immédiatement au dessous du cintre aponévrotique du diaphragme, tantôt à côté l'une de l'autre, tantôt par un tronc commun. Quel- variétés d'e» quefois elles proviennent du tronc cœliaque lui-même, ou bien rigine* de la coronaire stomachique , de la rénale, de la première artère lombaire : chez quelques sujets, on les a rencontrées au nombre de trois ou quatre.
Chacune des diaphragmaliques se porte en haut et en dehors
572 ANGÉIOLOGIE.
Trajet. au devant du pilier diaphragmalique correspondant, donne quelques rameaux à ce pilier, en fournit un autre à la capsule surrénale, et se divise en deux branches, l'une interne, l'autre externe.
Branche in- La branche interne se porte directement en avant, se divise
terne. r
en plusieurs rameaux et s anastomose par arcade avec celle du côté opposé, autour de l'orifice œsophagien, derrière l'aponévrose centrale du diaphragme.
Branche ex- La branche externe, plus volumineuse et plus flexueuse que
terne. , ,
la précédente, se dirige obliquement en dehors, située entre le péritoine et le diaphragme, et se divise en un grand nombre de rameaux qui se portent jusqu'aux attaches de ce muscle, où ils s'anastomosent avec les intercostales et la mammaire interne.
Rameau du En outre, la diaphragmalique inférieure droite envoie quel-
ligament coro-
naire du foie., ques rameaux dans l'épaisseur du ligament coronaire du foie.
La diaphragmalique inférieure gauche envoie un rameau à
Rameau œso- l'oesophage. Ce rameau pénètre par l'orifice œsophagien du
diaphragme, et s'unit aux branches œsophagiennes fournies
par la coronaire stomachique et par l'aorte.
ARTÈRES VISCÉRALES.
Troue cœliaque.
Préparation. Relever le foie au moyen de plusieurs érignes ou d'une ligature fixée sur le côté droit de la poitrine ; abaisser l'estomac ; diviser le repli péritonéal qui unit ces deux viscères, et chercher le tronc cœliaque entre les piliers du diaphragme, en enlevant le plexus solaire, qui forme une couche épaisse au devant de lui.
Disposition \! artère ou le tronc cœliaque (de xotXi», intestin), tronc tronc cœliaque" opisthogastrique , Chauss., (de oma-ôos, par derrière, yatmiç, estomac), fournit à l'estomac, au foie, à la rate, au pancréas, au grand épiploon ; elle est remarquable , 1° par son calibre , qui l'emporte sur toutes les autres branches abdominales et même sur la mésentérique supérieure ; 2° par son origine à angle droit de la partie antérieure de l'aorte , immédiatement
TRONC COELIAQUE. 573
au dessous des diaphragmaliques ; 3° par son trajet horizontal, qui a rarement plus do cinq à six lignes d'étendue ; 4° par sa division immédiate en trois branches, ad modum tridenlis. Ces trois branches inégales en volume sont : la coronaire stomachique, Mie'patique et la splénique, dont l'ensemble a reçu Trépied cœ-
, , . - TT jr liaque.
le nom de trépied cœliaque, trépied de titiller.
Dans son court trajet, le tronc cœliaque répond à la petite Rapports du
, tronc cœliaque.
courbure de 1 estomac, ou plutôt al epiploon gastro-hépatique derrière lequel il est situé ; il est en rapport à gauche, avec le cardia ; en bas, avec le bord supérieur du pancréas , sur lequel il appuie; en haut, avec la partie latérale gauche du lobe de Spigel : il est environné par un plexus nerveux tellement considérable, qu'on ne peut découvrir l'artère qu'après avoir enlevé ce plexus.
1° Artère coronaire stomachique.
L'artère coronaire stomachique ou gastrique supérieure Volume. (stomo-gasirique, Chauss.) est la plus petite des branches que fournit la cœliaque. Elle se dirige à gauche et en haut pour Trajet, gagner l'orifice oesophagien de l'estomac, se recourbe ensuite brusquement de gauche à droite, pour suivre la petite courbure de ce viscère, à la manière d'un demi-cercle ou demi-couronne (arteria coronaria ventricult), et se termine en s'anastomosant avec l'artère pylorique, branche de l'hépatique.
Dans ce trajet, elie donne, par sa convexité, 1° des rameaux Rameaux
r . œsophagiens.
œsophagiens ascendants, qui traversent l'orifice œsophagien
du diaphragme, remontent sur l'œsophage , et s'y distribuent comme les œsophagiennes aortiques avec lesquels ils s'anastomosent ; 2° des rameaux cardiaques qui entourent comme Rameaux
cardiaques.
dans un lacis vasculaire 1 orifice œsophagien de l'estomac, et se portent transversalement sur la grosse tubérosité de ce viscère: S° des rameaux gastriques naissent successivement le Rameaux
gastriques.
long de la petite courbure et se partagent en deux ordres de divisions : les unes, antérieures, destinées à la paroi antérieure; les autres, postérieures, destinées à la paroi polérieure de l'es-
574 , ANGÉIOLOGIE.
tomac. Aucun rameau ne naît de la concavilé de la courbure
artérielle.
Elle fournit II n'est pas rare de voir l'artère coronaire stomachique four-
souvent, . . , , , , . , , ,
nir une artère hépatique : de la le nom de gastro-hepattque runeartère donné par queiaues anatomistes à la première de ces artères.
hépaiique.
On conçoit que , dans ces cas , la gastrique supérieure est très 2° une anè- considérable. Il n'est pas rare non plus de voir la diaphragma-
re diaphragma- ' l r "
t'iue- , tique inférieure gauche naître de celle même artère.
2° Artère hépatique.
Direction. Plus volumineuse que la précédente, X artère hépatique se porle transversalement de gauche à droite , en décrivant une courbure à concavilé supérieure , qui se moule en quelque sorte sur le lobe de Spigel. Arrivée au voisinage du pylore, elle change de direction , se porle de bas en haut jusqu'au sillon iransverse du foie, où elle se termine en se bifurquant.
Rapports. Dans celle dernière partie de son trajet , l'artère hépatique est contenue dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-hépatique, au devant de i'hialus de Winslow , et en rapport avec le canal cholédoque et la veine-porte , derrière lesquels elle est siluée.
variétés de ^ nest Pas rare ^e rencontrer deux artères hépatiques, nombre. dont l'une vient de la coronaire stomachique et l'autre de la
mésentérique supérieure. Quelquefois même , le nombre des artères hépatiques s'élève jusqu'à trois : une première vient de la coronaire stomachique, une deuxième, de la mésentérique supérieure , une troisième du tronc cœliaque.
A. Branches collatérales. L'artère hépatique fournit trois brandies collatérales : la py torique la gastro- épip laïque droite et la cysiique.
Artère pylc- 1° ^ a^ 'iere py torique , nommée aussi pe/«7<? gastrique droite, nque. p&r 0pp0sîtiori à la coronaire stomachique qu'on appelait gas-
trique gauche. Assez grêle , elle naît de l'artère hépatique au voisinage du pylore , se dirige de droite à gauche le long du pylore et de la petite courbure de l'estomac , pour s'anastomoser avec la coronaire stomachique. De sa convexité naissent
TRONC GOELIAQUE. 575
deux ordres de rameaux, les uns antérieurs, les autres postérieurs , qui se distribuent à l'estomac et à la première partie du duodénum , à la manière de la coronaire stomachique. Il n'est pas rare de voir la pylorique se terminer près du pylore sans s'anastomoser avec la coronaire.
2° L'artère qaslroëpipluïque droite. Elle est remarquable Gasiro-ëpi-
ploïque droite.
par son volume et par la longueur de son trajet : elle se porte verticalement eu bas, derrièrela première partie du duodénum, au voisinage du pylore. 'Parvenue au dessous du duodénum, elle change de direction, marche de droite à gauche le long de la grande courbure de l'estomac, où elle s'anastomose avec la gastro-épiploïque gauche. Dans un cas où l'artère hépatique était fournie par la mésentérique supérieure , la gastro-épiploïque droite naissait directement du tronc cceliaque.
Dans la première portion de son trajet , elle fournit au pylore Rameaux py-
1 x . , toriques infé-
plusicurs rameaux, qu'on peut appeler pyloriques inférieurs; rieurs, elle donne aussi au duodénum et à la tète du pancréas une branche qu'on appelle paiicréatico-duodënale , artère remar- panCréaticoquable, 1° par son anastomose avec ia mésentérique supé- duodénalerieure , anastomose qui conduit au cas où l'artère hépatique est fournie par celte dernière artère; 2° par son volume, qui est quelquefois tel, que la gastro-épiploïque diminue de moitié après l'avoir fournie.
Par sa portion horizontale , le long de la grande courbure de Rameaux
gastriques.
l'estomac, la gastro-épiploïque droite fournit des rameaux ascendants et des rameaux descendants : les premiers , ou rameaux gastriques , se divisent en deux ordres : l'un pour la paroi antérieure , et l'autre pour la paroi postérieure de l'estomac ; les seconds , ou e'pioloïques , extrêmement longs et grêles, -, ., Rameaux
1 ' ' J o o j épiloïques.
se portent parallèlement de haut en bas , sans aucune fïexuosiié dans l'épaisseur des deux feuillets antérieurs du grand épiploon, se réfléchissent de bas en haut au niveau de son bord inférieur, comme ces deux feuillets eux-mêmes , et arrivent avec eux au colon transverse dans lequel ils se distribuent. 2° La branche cystique. Petite artère qui naît presque lou-
576 A^GÉîOLOGTE.
Branche cys- jours de la branche droite de bifurcation de l'hépatique , gagne le col de la vésicule du fiel , et se divise en deux rameaux : l'un supérieur, qui se place entre le foie et la vésicule; l'autre, inférieur, qui marche en décrivant des flexuosités entre la tunique péritonéale et la tunique propre de la vésicule , se divise et se subdivise avîmt d'arriver à la muqueuse , où il se perd.
Branches ter- g. Branches terminales. Des deux branches de terminai-
minales de far—
tère hépatique, son de l'artère hépatique , l'une , droite, s'enfonce dansTextrémité droite du sillon transverse ; l'autre , gauche , dans l'extrémité gauche du même sillon : là elles s'accollent aux branches correspondantes de la veine-porte et du canal hépatique , sont contenues comme elles dans la capsule de Glisson , et suivent rigoureusement dans leurs divisions et subdivisions le trajet des ramifications correspondantes de la veine-porte et du canal hépatique.
3° Artère splënique.
Supérieure en volume aux deux autres divisions du tronc
Calibre. coeliaque , V artère splënique est reçue immédiatement après
son origine dans une demi-gouttière pratiquée tout le long du
bord supérieur du pancréas. Elle se porte de gauche à droite ,
en décrivant des flexuosités (1) très considérables, arrive ainsi
Direction . . ■ .
flexueuse. au voisinage de la scissure de la rate , et se divise en un grand nombre de branches terminales , qui pénètrent isolément dans cet organe. Il n'est pas rare de voir l'une de ces branches se
(1) J'ai rencontré des artères spléniques qui n'étaient nullement fiexueuses ; d'autres fois, j'ai trouvé des flexuosités tellement considérables, que la splënique ne répondait au pancréas que dans îa partie la plus inférieure des courbures» Pourquoi ces courbures? Ce ne peut être pour se prêter aux variations de volume de la rate. Serait-ce pour ralentir le cours du sang? rien ne le prouve : la. loi qui préside à l'existence de certaines flexuosités artérielles est encore à découvrir. Le calibre de l'artère splénique est rigoureusement proportionnel au volume de la rate : petite dans l'atrophie de cet organe, elle devient énorme dans certaines hypertrophies.
TRONC COELIAQUE. 577
détacher des autres pour aller se rendre, soit à l'extrémité supérieure , soit à l'extrémité intérieure de la rate.
Au voisinage de la rate , l'artère splénique et ses divisions sont contenues dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-splénique.
Les rapports de l'artère splénique avec la face postérieure Conséquences
j des rapports de
de l'estomac expliquent comment, dans certains cas d ulcéra- l'anère spiéni-
. que avec l'esto-
tions de l'estomac au niveau du pancréas, la splénique a pu mac.
devenir la source d'une hématémèse.
L'artère splénique fournit plusieurs branches collatérales, Branches collatérales :
qui sont :
1° Les pancréatiques , en nombre variable, très volumi- 1° pancréatineuses , eu égard au volume du pancréas, auquel elles sont destinées (1).
2° La gastro-épiploïque qauche , qui naît souvent d'une 2°Gastro-épi-
° r r i a » ^ ploique gauche;
des divisions de la splénique , se porte verticalement en bas, derrière la grosse tubérosité de l'estomac, gagne la grande courbure, qu'elle longe de gauche à droite", pour venir s'anastomoser avec la gastro-épiploïque droite, branche de l'hépatique , et fournir comme elle des rameaux ascendants ou gastriques et des rameaux descendants ou êpipldîques.
Le calibre de la gastro-épiploïque gauche est très variable, et en raison inverse de celui de la gastro-épiploïque droite.
3° Les vaisseaux courts , remarquables par leur nombre et s° v.isseaux
courts.
par leur brièveté (vasa breviora), naissent le plus souvent d'une ou de plusieurs des branches terminales de l'artère splénique, au moment où elles pénètrent dans la rate, et se portent immédiatement, en suivant un trajet rétrograde , de la rate au grand cul de sac de l'estomac Jusqu'au cardia, où ils s'anastomosent avec les branches cardiaques fournies par la coronaire stomachique.
(1) Haller a décrit, sous le nom de pancréatique supérieure (pancreatica suprema), un rameau pancréatique plus considérable que les autres, grande pancréatique qui se porte de gauche à droite, au devant du pancréas, derrière le duodénum. Ce rameau vient quelquefois du tronc cœliaque, d'autres fois de la méseatérique supérieure, quelquefois même de l'aorte»
578 ANGÉOLOGIE.
corcie artériel On voit, d'après la description des branches du tronc ccelia-
del'eslomac. ., , , .,, . , , . , . ,
que, que 1 estomac est entoure d un cercle artériel non interrompu, formé par les deux gasiro-épiploïques droite et gauche, ia pylorique et la gastrique supérieure, et que, d'une autre part, les rameaux partis de ce cercle constituent un réseau anastomotique sur l'une et l'autre face de l'estomac.
Mésentérique supérieure.
Préparation. Chercher l'origine de l'artère entre le pancréas et la troisième portion du duodénum ; renverser toint le paquet de l'intestin grêle à gauche; enlever avec précaution le feuillet droit du mésentère, le feuillet gauche du mésocolon lombaire droit, le feuillet inférieur du mésocolon transverse et les nombreux ganglions lymphatiques qui masquent l'artère et ses divisions.
\J artère mésentérique supérieure est l'artère de l'intestin grêle et de la moitié droite du gros intestin (prœcipua me-
son origine, senterium accedens arteria, Vésale). Elle naît de la partie antérieure de l'aorte, immédiatement au dessous du tronc cœliaque, rarement par un tronc commun avec celle dernière artère : située d'abord derrière le pancréas, et pour ainsi dire dans fécarlement des deux lames du mésocolon transverse ;
Ses rapports, elle se porte de suite verticalement en bas, entre celte glande et la troisième portion du duodénum qu'elle croise perpendiculairement, et dont elle constitue la limite inférieure (voy. Duodénum), et va gagner le mésentère, au niveau de l'angle qu'il forme en se réunissant avec .le mésocolon transverse. Continuant son trajet dans l'épaisseur du mésentère, dont elle suit le bord adhérent, elle décrit une légère courbure, dont la convexité est à gauche et la concavité à droite , diminue graduellement de calibre à mesure qu'elle s'éloigne
sa terminai- °^e son origine , se dirige du côté de la valvule iléo-cœcale, et devient si grêle, qu'on ne peut plus la distinguer des branches qu'elle fournit. Il suit de là que le tronc de l'artère mésentérique supérieure répond au bord adhérent du mésentère, dont elle mesure en quelque sorte la longueur.
ARTÈRE MÈSENTERIQUE SUPÉRIEURE. 579
Branches collatérales. Derrière le pancréas, la mésenlé- Rameaux ,. -, i , .. i pancréatiques,
nque supérieure tournit des rameaux pancréatiques qui s a-
nasiomosenl avec ceux fournis par les artères hépatique et
splénique. Assez souvent elle fournit l'hépatique, et alors la
mésentérique supérieure est plus volumineuse que le tronc
cœliaque.
Dans le mésentère, la mésentérique supérieure fournit deux ordres de branches, dont les unes viennent de sa convexité, ce sont les artères de l'intestin grêle : les autres viennent de sa concavité : ce sont les artères du gros intestin? connues sous le nom de coliques.
1° Branches de l'intestin grêle. Elles n'ont pas reçu de nom Branches de particulier; ce sont de grosses branches obliquement dirigées 1,ntest,nsrèede haut en bas et d'arrière en avant, qui marchent toutes parallèlement dans l'épaisseur du mésentère, et se rapprochent de la concavité de l'intestin grêle. Leur nombre est indéterminé : Leur nombre
..,.,,., , • , , , 'i est indéterminé.
leur calibre inégal ; il y en a sept ou huit dont le volume égale au moins celui delà radiale. D'autres intermédiaires sont plus petites : les supérieures sont en général les plus volumineuses. On estime de quinze à vingt le nombre de ces branches.
Après un trajet de deux à trois pouces , chacune de ces artères se bifurque. Les branches de bifurcation s'écartent et se première birecourbent en arcades, pour s'anastomoser par inosculation avec furcallon-
Première ar-
les branches voisines : de la convexité de ces arcades, qui re- cade. gardent du côté de l'intestin, naissent une multitude débranches, dont chacune se bifurque pour constituer de nouvelles arcades DeUxièmebianastomiques qui, déjà plus rapprochées de l'intestin grêle, dé- furcation.
\ Deuxième or**
crivent dans le mésentère une courbe bien plus étendue que la cade.
première série. De la convexité de la deuxième série d'arcades,
dont le nombre est double de celui des arcades de la première
série, naissent des branches incomparablement plus nombreu- . ., . .
r l Troisième bi->
ses que celles de la première série. Enfin, de la division de ces furcation. branches résulte une troisième série d'arcades anastomotiques Troisièmear* encore plus rapprochée de la concavité de l'intestin que la seconde.
580 ANGÉlOtOGIE.
On trouve dans Trois séries d'arcades seulement s'observent pour le.com-
cerlames par- , „ , ... • V1 . v .
ties quatre ei mencement et pour ia fin de 1 intestin grêle ; mais a la partie
même cinq se- ., , . . , A , „ .
ries d'arcades, moyenne, il s en trouve une quatrième, et même quelquefois une cinquième.
De la convexité de celle de ces arcades qui avoisinent l'intestin Terminaison grêle partent deux ordres de branches : les unes destinées à un
des artères de
l 'intestin grèie. hémisphère, les autres destinées à l'autre hémisphère du cylindre que représente l'intestin. Chacune de ces branches se divise 1° en rameaux superficiels, qui marchent au dessous du péritoine, forment un réseau superficiel, et vont s'anastomoser sur le bord convexe de l'intestin ; 2° en rameaux profonds , qui traversent successivement les tuniques musculeuse et fibreuse, pour se terminer en un réseau inextricable dans la membrane muqueuse.
usages desar- La succession d'aréoles anastomotiques que présentent les
cades successi- * . r
ves de l'artère divisions de l'artère mésentérique a pour effet non seulement
mésentérique.
de régulariser le cours du sang, mais de permettre à un petit nombre de branches occupant un espace très limité à la racine du mésentère, de fournir à une étendue aussi considérable que la longueur de l'intestin grêle, qui est de 15 à 21 pieds. La loi qui préside à la dissémination des vaisseaux sur un grand espace ressortira encore mieux de la disposition des artères destinées au gros intestin.
Branche? co- 2° Branches du gros intestin ou artères coliques droites. liques droits. . , , , ,.,.., , .
Aunomi) ede « ombre de deux ou de trois, distinguées en supérieure., deaxoude rois. m0yenne et inférieure. Elles naissent de la concavité de la mésentérique supérieure, passent du mésentère, où elles sont contenues à leur origine , dans le mésocolon lombaire droit. La supérieure est ascendante, la moyenne horizontale, l'inférieure descendante. Parvenues au voisinage du gros intestin, elles se
Leur bifurca- bifurquent. Les branches de bifurcation viennent former par
tlOD. r
leurs anastomoses de très grandes arcades à convexité dirigée du côté du gros intestin. C'est de ces arcades que partent directement les rameaux intestinaux, qui se divisent en deux ordres de ramifications parallèles, les unes antérieures, les au-
ARTÈRE MÉSENTÉRIQUE INFERIEURE. 581
très postérieures, et comme celles de l'intestin grêle se subdivisent eu rameaux sous-pe'n'tone'aux et en rameaux profonds Ran-^aux soi spour se terminer dans l'épaisseur des parois de l'intestin. Dans prolL'as!"* °' les points où les arcades anastomoliques sont situées à une ccr-
, . ,. , ... , • , , Il n'y a pour
laine distance de 1 intestin , par exemple au niveau des angles ie gns intestin
, , .P . , v . i î? i jp qu'ui e' seule ar-
de bifurcation des artères ou au niveau de 1 angle que forme , cade nuasiomod'unepart, l'iléon avec le cœcum, et, d'autre part, le colon * ascendant avec le colon transverse, on voit une seconde série ou même deux séries d'arcades successives remplir l'intervalle anguleux.
Le rameau supérieur de bifurcation de la colique droite su- Anastomoseen-
^ tre la colique su-
périeure qui fournit à la moitié droite de 1 arc du colon s ana- périeure droite
et la colique su-
slomose avec le rameau supérieur de bifurcation de la colique périeure gauche.
gauche, branche de la méseniérique inférieure ; c'est cette
anastomose si remarquable entre la mésentérique supérieure et la mésentérique inférieure, que les anatomistes signalent comme la plus grande anastomose de l'économie.
Le rameau inférieur de bifurcation de îa colique droite inférieure s'anastomose avec l'extrémité terminale de la mésentérique supérieure devenue extrêmement grêle. C'est la colique Arièrecœcaie
j . . ... . . r . . ,, , ., , , ouiléo-colique.
droite inleneure qui fournit au cœcum, a l'angle ileo-cœcal et à l'appendice vermicuîaire, d'où le nom d'iléo-colique qui lui a été donné par Haller, et, celui de cœcale qui lui a été donné par Chaussier.
Artère o?nphalo-?nésente'rique. L'artère mésentérique su- , Artère om-
phalo-mésenté-
périeure fournit dans les premiers temps de la vie intra-utérine m^une artère nommée omphalo-mesentérique , qui gagne l'ombilic, sort de l'abdomen, parcourt toute la longueur du cordon, pour venir se distribuer à la vésicule ombilicale. J'ai trouvé cette artère parfaitement distincte chez un auencéphale à terme; elle s'oblitère en générai vers la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine.
Artère mésentérique inférieure.
Préparation. Renverser la masse de l'intestin grêle à droite ; dé-
582 ANGÉIOLOGIE.
ployer l'arc du colon, le colon lombaire droit et l'S iliaque; enlever le péritoine qui forme le feuillet inférieur du mésocolon transverse, et le feuillet droit du colon descendant et de l'S iliaque.
Origine. Beaucoup moins volumineuse que la précédente , \&mésen-
térique inférieure (ad humiliorem mesenterii sedem arteria, Vésale), naît de la partie antérieure de l'aorte, à deux pouces environ au dessus de sa terminaison.
Trajet. Elle descend verticalement au devant de l'aorte, contre
laquelle elle est appliquée, puis au devant de l'artère iliaque primitive gauche. D'abord placée dans l'épaisseur du mésocolon iliaque, elle gagne le mésorecluni , où elle se bifurque: daiesupéneurè" cliacu!ie des branches de la bifurcation prend le nom â'he'morrhoïdale interne ou supérieure.
Dans ce trajet, l'artère mésentérique inférieure ne fournit à droite aucun rameau ; à gauche , elle donne deux, et assez souvent trois branches d'inégal volume, connues sous le nom de
Branches co- coliques qauches, et dont la dislribution est identiquement la
Iiques gauches. *■*■•-.>
même que celle des coliques droites. La colique gauche supérieure est la plus considérable (grande colique gauche, Chaussier). J'ai déjà dit que la branche supérieure de bifurcation de la première colique gauche s'anastomosait par arcade avec la bifurcation supérieure de la première colique droite. Au niveau de l'S iliaque, on trouve deux, et quelquefois trois séries successives d'arcades, afin que les dernières arcades puissent atteindre la convexité de l'intestin. desThémorFhoï- ^es hémorrhoïdales supérieures se distribuent au rectum de
daies supeiieu- ja meme manière que les autres artères intestinales ; parvenues resaureclum. *
au voisinage du sphincter , elles s'anastomosent avec les hémorrhoïdales moyennes , branches de l'hypogaslrique.
Artères spermatiques (tesliculaires chez l'homme et utéro-ovariennes chez la femme).
Préparation. Enlever avec soin le mésentère et le péritoine. Suivre ces artères, 1° chez l'homme, à travers le trajet inguinal, dans l'épaisseur du cordon lesliculaire, et jusqu'au testicule et à l'épididyme;