‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 24 sur 291 · GRAND DROIT DE L'ABDOMEN · texte numérisé non relu

GRAND DROIT DE L'ABDOMEN

Action. l'Son action sur les viscères est bien plus énergi- Action, que que celle des muscles précédents ; il les comprime fortement , à la manière d'une sangle, contre la colonne vertébrale, et concourt ainsi très efficacement à la défécation ; 2° il imprime à celles des côtes auxquelles il s'insère un mouvement de projection en dedans très favorable à l'expiration. Grand droit de l'abdomen.

Préparation. 1° Le cadavre étant couché sur le dos, placez un billot sous la région lombaire ; 2° après avoir enlevé la peau, incisez verticalement, à deux travers de doigt de la ligne blanche, une lame aponévrotique très forte ; 3° détachez en dedans et en dehors les lambeaux de cette aponévrose. Les adhérences qui unissent le muscle à l'aponévrose dans plusieurs points de son étendue sont si intimes qu'il est impossible de les séparer.

Situé à la partie antérieure et médiane de l'abdomen , de situation, chaque côté de la ligne blanche, le muselé grand droit mesure tout l'intervalle compris entre le pubis et le cartilage de la cinquième côte : il est applati d'avant en arrière , comme ru- . bané, plus large et plus mince à sa partie supérieure, où il présente trois ou quatre travers de doigt de largeur, qu'inférieurement , où il n'en présente que deux : sa largeur est généralement en raison inverse de son épaisseur.

Insertions. Il s'insère : d'une part , au bord supérieur du insertions* pubis , dans tout l'intervalle qui sépare l'épine de la symphyse.

D' une autre part , aux cartilages des cinquième , sixième , septième côtes, et un peu au sternum (costo-pubien, Portai).

L'insertion pubienne se fait par un tendon aplati , divisé en inseriîon deux portions bien distinctes , dont l'externe est la plus consi- P1*"511116' dérable. Ce tendon se continue par son bord externe avec la lame aponévrotique appelée fascia transversalis ; il est séparé du tendon opposé par une espèce de cloison fibeuse très étroite et très épaisse , qui constitue la partie inférieure de la ligne blanche. Il n'est pas rare de voir les fibres tendineuses internes s'entrecroiser au devant de la symphyse avec celles du côté opposé ; quelques fibres charnues naissent assez souvent des

Forme rubanée.

100 MYOLOGIE.

côtés de la ligne blanche : l'absence ou la présence du muscle pyramidal influe sur le volume de l'extrémité inférieure de ce muscle. Aux fibres tendineuses succèdent les fibres charnues Direction ver- qui se portent verticalement en haut (rectus, Vésale). Légèrement obliques de dedans en dehors (1) , elles forment un faisceau aplati qui se prolonge sur le thorax , où il s'élargit et se divise en trois portions inégales :

Trois divisions 1° Une externe plus large qui constitue à elle seule les deux tiers de la largeur du muscle, et qui s'insère à la face antérieure et au bord inférieur du cartilage de la cinquième côte.

2° Une moyenne beaucoup moins considérable qui s'attache au bord inférieur du cartilage de la sixième côte ;

3° Une interne , très petite au bord inférieur du cartilage de la septième côte, et au ligament costo-xiphoïdien ; ordinairement une languette extrêmement ténue se détache de cette troisième portion pour aller s'insérer soit à l'appendice xiphoïde, sort à la partie de la deuxième pièce du sternum située., immé-

oueiques fibres diatement au-dessus de cette appendice; cette languette jus-

fanSendice xi- l^ie en Parl*e ^e nom de stemo-pubien que Chaussier avait

phoïde. donné à ce muscle.

ïl n'est pas rare de voir ce muscle envoyer un quatrième

faisceau à la quatrième côte , et même une expansion aponé-

vrolique , quelquefois interrompue par des faisceaux charnus

au sterno-cléido-mastodïen (2).

Desîntersec- Le muscle droit est interrompu par deux, trois, quatre ou cinq

lions aponévro- . . f , .

tiques du mus- tntersecttonê aponevrohques, ou enervaUons extrêmement ad-

cle droit. •■ • „ •„ , , A , . ,

herentes a la gaine aponevrolique du muscle droit, intersections transversales ou obliques, flexueuses, disposées en zigzag, qui n'occupent que rarement toute l'épaisseur et toute la largeur du

(1) L'obliquité légère des muscles de bas en haut et de dedans en dehors, n'a lieu que pour la partie sous-ombilicale du muscle ; toute la partie sus-ombilicale est rectiligne.

(2) J'ai vu un faisceau surnuméraire du muscle droit se détacher de son bord externe pour venir se fixer à la partie Ja plus externe du cartilage de la sixième côte, en sorte que ce cartilage recevait deux faisceaux du même muscle.

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