REGION LOMBAIRE
Ce sont les muscles psoas-iliaque, petit psoas, quand il existe, et carré des lombes.
Psoas-iliaque.
Je crois devoir décrire comme un seul et même muscle à deux têtes le psoas et l'iliaque, attendu qu'ils ont la même insertion mobile.
Préparation. L'abdomen étant ouvert, décollez avec les doigls le péritoine qui revêt les fosses iliaques et la région lombaire; enlevez en même temps les intestins, l'estomac, le pancréas, les reins, le foie et la rate ; détachez l'aponévrose fascia-iliaca. Pour bien voir la portion fémorale de ce muscle, divisez l'arcade crurale à sa partie moyenne; disséquez avec précaution les muscles de la région antérieure et supérieure de la cuisse, et nommément le pectine, avec lequel ce muscle a des rapports immédiats ; enlevez le tissu cellulaire adipeux qui entoure les vaisseaux et nerfs cruraux.
Situation. Le muscle psoas-iliaque, situé profondément sur les parties
latérales de la colonne lombaire et au devant de la fosse iliaque interne, s'étend, d'une part, de la douzième vertèbre dorsale et des cinq vertèbres lombaires (portion psoas) d'une autre part
PSOAS-ILIAQUE. 129
de toute l'étendue delà fosse iliaque interne (portion iliaque), au petit irochanter et à la branche de bifurcation que la ligne âpre envoie à celte éminence.
Il naît supérieurement par deux corps de muscles bien dis- sa division en tincls : l'un interne, longue portion , portion lombaire (Jum- muscies!'pS de baris sive psoas, Riolan), c'est le muscle grand psoas des auteurs; l'autre externe, portion large, portion iliaque, c'est le muscle iliaque.
1° La portion lombaire, muscle grand psoas (de -^out, Grand psoas. lombes), s'implante : 1° sur les parties latérales du corps des cinq vertèbres lombaires, des disques intervertébraux corres- vertébrales. pondants, et par ses fibres aponévrotiques les plus élevées sur la partie inférieure du corps de la douzième vertèbre dorsale ; 2" à la base des apophyses transverses des mêmes vertèbres. Celte double insertion se fait à l'aide de languettes aponévro- Euessefontà tiques unies entre elles par des arcades qui correspondent aux àponévroUques* gouttières des corps des vertèbres lombaires, en sorte que ce muscle ne s'insère réellement qu'aux bords supérieur et inférieur du corps des vertèbres, et aux disques intermédiaires. Nées de cette double origine, les fibres charnues se portent Direction des
. . . , fibres charnues.
verticalement en bas et constituent par leur reunion successive un faisceau conoïde, aplati d'un côté à l'autre, obliquement dirigé en bas et en dehors, dont le sommet aplati très grêle est embrassé par une arcade aponévrotique du diaphragme; ce faisceau charnu va grossissant et s'arrondissant jusqu'au niveau du disque qui sépare la cinquième vertèbre lombaire du sacrum. A partir de ce point il diminue graduellement à mesure que les fibres qui le constituent vont se rendre à un tendon d'abord caché dans leur épaisseur, qui se dégage ensuite en dehors et en avant, pour recevoir les fibres du muscle iliaque, et s'insérer au petit trochanler (prélombo-trochantinien, Chauss.) ; il suit de là que le grand psoas a la forme d'un double cône ou d'un fuseau.
Ses fibres n'offrent point la disposition fasciculée : verticales et parallèles, elles sont unies entre elles par un tissu cellulaire 2. 9
130 MYOLOGIB.
Les fibres du séreux extrêmement délié ; l'absence complète du tissu fibreux pasasia disposi- explique le défaut de résistance de ce muscle, qui se déchire avec la plus grande facilité, et peut être aussi la fréquence de ses maladies. La tendreté de la chair de ce muscle fait rechercher sur nos tables, sous le nom d'aloyau , le psoas du bœuf: peut être cette texture si délicate est-elle en rapport avec la présence d'un gros plexus nerveux dans l'épaisseur du muscle.
insertions de 2° La portion iliaque, muscle iliaque (iliaco-trochanla portion ilia- r * a \
que. tinien, Chauss.), large, triangulaire, à la manière d'un éven-
tail, séparée du psoas par un sillon profond qui répond au nerf crural, remplit la fosse iliaque interne, et naît de tous les points de celte fosse, de la crête de l'os des îles, du ligament iléo-lombaire, de la base du sacrum, du détroit supérieur du bassin, de l'épine iliaque antérieure et supérieure de l'os coxal, de l'écbancrure subjacente, de l'épine iliaque antérieure et inférieure, d'une cloison fibreuse qui le sépare des muscles droit antérieur de l'abdomen et couturier, et même de la capsule orbiculuire du fémur. Nées de cette large surface, toutes les fibres
des fibres.gence charnues convergent, et se rendent successivement, à la manière des barbes d'une plume sur leur tige, au bord externe et à la face antérieure du tendon commun que nous avons vu naître dans l'épaisseur du psoas. Ce tendon qui reçoit, d'une autre part, par son côté interne, toutes les fibres du psoas, et même les fibres plus ou moins nombreuses de la portion de l'iliaque qui viennent du détroit supérieur, longe la partie latérale de ce détroit Sortie du supérieur (1), dont il rétrécit le diamètre transverse, sort du bas-
cade°émoraie.r" sm sous l'arcade fémorale dans une gouttière fort remarquable pratiquée sur l'os coxal entre l'épine iliaque antérieure et inférieure et l'éminence iléo-pectinée. Là, les fibres de la portion psoas sont épuisées; les fibres de la portion iliaque qui ne le sont
(4) Chez les sujets 'vigoureux, les fibres les plu? internes de l'iliaque, c'est à dire celles qui naissent du détroit supérieur, immédiatement au dessus du muscle obturateur interne, réunies aux fibres voisines du psoas, constituent un corps charnu distinct qui se comporte en dedans du psoas, exactement comme le corps du muscle iliaque se comporte en dehors, se fascicule comme lui, et vient se
PSO AS-ILIAQUE. 131
nullement, et ce sont peut-être les plus nombreuses, se rendent successivement, les unes au*côté externe du tendon, les autres directement à la ligne de bifurcation qui va du petit trochanter à la ligne âpre. Ainsi confondus, le psoas et l'iliaque constituent un faisceau charnu triangulaire qui se réfléchit comme sur une Réflexion du
n i muscle psoas»
poulie sur la remarquable gouttière de l'os coxal qui lui est desli- i'»aque. née, puis au devant de la tête du fémur, pour changer de direction, plonger pour ainsi dire en arrière, en dedans et en bas dans l'épaisseur des muscles de la cuisse, se contourner légèrement, de telle manière que sa face antérieure regarde un peu en dedans, et sa face postérieure en dehors, et vient s'implanter, Son insertion
, inférieure.
par un tendon très fort, aplati, libre seulement en dedans, au petit trochanter, qu'il embrasse dans tous les sens jusqu'à sa base. Presque toujours le faisceau provenant de l'épine iliaque antérieure et inférieure, et de la capsule orbiculaire, constitue un petit muscle bien distinct, qu'on a décrit plusieurs fois comme un muscle particulier, sous le nom d'ileo-capsulotrochante'rien, petit faisceau qui vient s'insérer isolément au dessous du petit trochanter, à la ligne oblique étendue de ce petit trochanter à la ligne âpre.
Rapports. 1° Dans l'abdomen, la portion lombaire (grand Rapports, psoas) répond en avant au diaphragme, au rein, au colon as- 1° Dans l'ancendant à droite, au colon descendant à gauche, au péritoine et au petit psoas lorsqu'il existe ; l'artère et la veine iliaques externes longent cette face antérieure. En dedans, elle répond aux corps des vertèbres lombaires et aux vaisseaux lombaires; en arrière, aux apophyses transverses lombaires et au muscle carré des lombes. C'est en arrière, et dans l'épaisseur du grand
,,,,,,,. . . Rapportsavee
psoas, qu est place le plexus lombaire ; rapport important qui le plexus tom-
explique en partie la violence des douleurs lombaires produites
terminer à la manière d'un muscle demi-penniforme au côté interne et antérieur du tendon commun. Les fibres de celte portion interne de l'iliaque sont épuisées à un pouce environ du petit trochanter, La portion iliaque du psoasiliaque est donc un muscle penniforme profondément sillonné au niveau du tendon du muscle psoas.
par les contractions répétées de ce muscle , et par la pression
qu'exerce l'utérus, chargé du prodfuitde la conception.
nappons de la La portion iliaque tapisse la fosse iliaque interne: elle est reportion iliaque dans l'abdomen, couverte par le péritoine, le cœcum et la fin de l'intestin grêle
à droite, l'S iliaque du colon à gauche. Les deux portions psoas et iliaque réunies rétrécissent le détroit supérieur, en dedans duquel elles font saillie, de manière à réduire son diamètre transverse de cinq pouces à quatre pouces et demi. Rapports au 2° Jfu n{veau de l 'arcade fémorale, le psoas-iliaque remplit
niveau de l'ar- ' 1 v mi
cade fémorale, exactement la partie de celte arcade qu'il occupe : aussi n'ob-
serve-t-on jamais de hernies à ce niveau.
Rapports à la 30 A la cuisse : en avant, il est séparé du tissu cellulaire du cuisse. ■
pli de l'aine par l'aponévrose fémorale profonde; il repond au nerf crural qui s'échappe de dessous le psoas , se creuse une gouttière entre le psoas et l'iliaque, dont il constitue la seule limite , et sort du bassin dans la même gaine que ce muscle; en arrière, il répond immédiatement au bord antérieur de l'os coxal et à la capsule fibreuse de l'articulation coxo-fémorale. La, se voit une capsule synoviale de glissement des plus remarquables, qui communique souvent par une ouverture de dimensions variables avec la synoviale articulaire (1), Le bord interne J du muscle psoas-iliaque répond au bord externe du pectine et
Rapports du r x r
bord interne. a l'artère fémorale qui le recouvre quelquefois. Le bord externe
(1) Une conséquence bien malheureuse de celte communication de la synoviale du psoas-iliaque avec la capsule fibreuse, avait lieu dans le cas suivant présenté à la Société anatomique par M. Estevenay : Un homme portait à la région fessière un abcès qu'on supposa par congestion. Le professeur Sanson, qui fit une leçon sur ce sujet, crut que le pus venait de l'articulation sacro-iliaque, et non de la colonne vertébrale. A l'ouverture : carie ou plutôt destruction du ligament qui unit la deuxième et la troisième vertèbre lombaire; transformation du tissu spongieux de ces vertèbres en tissu compacte ; le psoas formait une gaîne conductrice du pus ; le pus avait pénétré dans la capsule fibreuse de l'articulation coxo-fémorale : il y avait destruction des cartilages ; éburnification et coloration noire des surfaces articulaires ; abcès à la région fessière, ayant son point de départ à l'articulation coxo-fémorale.
APONÉVROSE LOMBO-ILIAQUE. 133
est côloyé par le couturier d'abord, puis par le droit antérieur. Le muscle psoas-iliaque est d'ailleurs revêtu par une aponévrose que je vais décrire après avoir parlé de l'action de ce muscle.
Action de ce muscle. Le muscle psoas-iliaque est le muscle fléchisseur propre de la cuisse sur le bassin .:. il opère cette Ch£seur 'd/lâ flexion avec d'autant plus d'énergie qu'il prend ses points d'in- culsse" serliou fixe, et sur la colonne lombaire d'une part, et sur la fosse iliaque interne de l'autre : dans le jeu simultané de ces àeiw portions, qui n'ont pas une direction identique, les effets opposés se détruisent; la traction exercée sur le tendon commun devient directe. Nous trouvons ici un exemple remar- favs0ariSééraectk.n quable de la réflexion d'un muscle opérée par une poulie de de la puissance, renvoi, réflexion si favorable à l'action de la puissance dont elle rapproche l'insertion de la perpendiculaire. Il ne faut donc calculer l'action de ce muscle qu'à partir du point de réflexion , et par conséquent du bord antérieur de l'os iliaque. C'est dans la demi-flexion que l'axe de ce muscle est perpendiculaire à l'axe du fémur, et conséquemment que sa puissance agit avec le plus d'efficacité : le moment de ce muscle est donc Moment de ce
muscle.
dans la demi-flexion. Le muscle psoas-iliaque est en même temps rotateur du fémur en dehors, à raison de son obliquité et de son insertion à la partie interne et postérieure du fémur.
Lorsque le fémur est dans un état de fixité, par exemple son action sur
, ■ , . .1 % ,i i , • A i le tronc, le fé-
dans la station, il ramené en avant la colonne lombaire et le mur étant fixe, bassin ; par sa portion iliaque , il tend à imprimer au bassin un mouvement de rotation qui dirige la face antérieure dû tronc du côté opposé. Quand les deux muscles psoas-iliaques agissent ensemble, le tronc est fléchi directement en avant.
Aponévrose lomho-iliaque.
L 'aponévrose lomho-iliaque , fascia iliaca des modernes , est l'aponévrose qui sert de gaine à toute la partie abdominale du muscle psoas-iliaque. Supérieurement , elle est bifurquée comme le muscle qu'elle revêt. 1° La portion destinée au psoas
134 myologie:
commence par une arcade aponévrotique déjà indiquée à l'occasion du diaphragme , arcade qui embrasse l'extrémité supé- Portion de rieure de ce muscle. 2° La portion iliaque s'insère à toute l'é-
fevêUeVpsoas.ui tendue de la lèvre interne de la crête iliaque. C'est dans l'épaisseur de la portion iliaque de celte aponévrose et à son insertion, qu'est contenue l'artère circonflexe iliaque. Le bord in-
revôuViiaque.'11 terne de l'aponévrose lombo-iliaque s'attache sur les côtés de la colonne lombaire, et plus bas au détroit supérieur du bassin , ce bord est disposé en arcades qui sont destinées à donner passage aux vaisseaux lombaires et aux filets nerveux qui établissent une communication entre le plexus et les ganglions nerveux lombaires : la partie cintrée de chaque arcade correspond aux gouttières des corps des vertèbres lombaires; les intervalles qui les séparent correspondent aux disques intervertébraux. L'arcade aponévrotique la plus considérable est celle qui répond à la base du sacrum : elle est étendue de la dernière vertèbre lom- Disposition baire au détroit supérieur. Sous elle passent le nerf obturateur
de l'aponévrose
lombo-iliaque -. et le nerf lombo-sacré.
K,Au jiv^ju -du niveau de l'arcade fémorale et en dehors, l'aponévrose morale. lombo-iliaque adhère intimement à l'arcade fémorale, en de-
dans elle s'en sépare pour se porter derrière les vaisseaux cruraux, et constituer la moitié postérieure de l'anneau crural.
2° Au dessous Au dessous de l'arcade fémorale , cette aponévrose se prode l'arcade .
longe sur la cuisse , complète en dehors Sa gaine du psoasiliaque, qu'elle accompagne jusqu'au petit trochanter, et se continue avec l'aponévrose fémorale; en dedans, elle forme la paroi postérieure du canal des vaisseaux fémoraux , et constitue le feuillet profond de l'aponévrose fémorale. Rapports. Rapports. Subjacente au péritoine, auquel elle est unie par
un tissu cellulaire séreux extrêmement lâche , l'aponévrose lombo-iliaque revêt le muscle psoas-iliaque, sans lui adhérer en aucune manière : un tissu cellulaire séreux , également très lâche , se voit entre ce muscle et l'aponévrose. Tous les nerfs émanés du plexus lombaire sont subjacents à cette aponévrose, à l'exception d'un seul, très petit, qui traverse l'aponévrose sur
PETIT PSOAS. 135
les côtés du sacrum , et se place dans le tissu cellulaire souspéritonëal. Par elle, les vaisseaux cruraux , qui sont situés en dedans de celte aponévrose, sont séparés du nerf crural, qui est placé en dehors et au dessous de cette même aponévrose.
Structure. Extrêmement ténue à sa partie supérieure, l'aponévrose lombo-iliaque va s'épaississant à mesure qu'elle approche de l'arcade fémorale. Elle est formée de fibres transversales très prononcées , coupées perpendiculairement par le tendon aponévrotique du petit psoas , quand il existe. Ce tendon se confond avec l'aponévrose, dont il n'est distinct que par la direction différente de ses fibres ; il va s'insérer en s'épanouissant à la partie latérale du détroit supérieur, à une arcade aponévrotique qui revêt toute la circonférence de ce détroit , et qui est commune au petit psoas, à l'aponévrose lombo-iliaque d'une part , et à l'aponévrose pelvienne de l'autre.
Il est peu d'aponévroses qui méritent de fixer davantage l'attention des anatomistes, à raison des conséquences pratiques qui dérivent de sa disposition. En effet, malgré sa ténuité , elle établit entre le tissu cellulaire sous-périlonéal et le tissu cellulaire sous-aponévrotique , une limite que l'inflammation franchit très rarement. Or, lorsque celte inflammation se termine par suppuration, le pus, dans les deux cas, se dirige du côté de l'arcade fémorale ; mais dans le cas d'inflammaiion sous-péritonéale , les vaisseaux cruraux sont derrière la collection purulente; dans le cas d'inflammation sous-aponévrotique, les vaisseaux sont au devant. Ce dernier cas s'observe surtout dans les abcès par congestion , suite de carie de la colonne vertébrale.
Du pelit psoas.
Structure;
Connexions intimes de l'aponévrose avec le tendon du petit psoas.
Importance de l'aponévrose lombo-iliaque.
Couché au-devant de la portion lombaire du muscle précé- Situation, dent, il naît de la douzième vertèbre dorsale , de la première , quelquefois de la deuxième vertèbre lombaire et des disques in- inserti0ns tervertébraux correspondants; il forme un petit faisceau aplati, supérieures. qui paraît d'abord n'être qu'une dépendance du grand psoas ,
mais qui s'en isole bientôt pour donner naissance à un tendon
large , resplendissant , lequel croise à angle très aigu la direc-
insenions à lion du grand psoas, et vient se fixer en s'élargissant à la par-
l'éminence i!iu- . , . , , . . , .
peciinée et au lie supérieure de 1 emmenée ileo-pectinee et a la portion cordétroit 8lipé~ , i i > • • . ,, • • n j 7 •
rieur. respondanle du détroit supérieur du bassin (prelombo-pubten,
Chauss.). Ce petit muscle reçoit par son bord externe l'aponévrose lombo-iliaque , fascia iliaca, avec laquelle il s'entrelace intimement.
souventmanqae Le petit psoas manque souvent; on l'a vu quelquefois douusages. t>le. L'usage évident de ce muscle est de tendre l'aponévrose lombo-iliaque, de brider la portion lombaire du muscle psoasîliaque, et de s'opposer à son déplacement. Il peut agir sur le foassin, qu'il tend à fléchir sur le thorax, par exemple dans l'action de grimper : dans le décubitus en supination, s'il se contracte seul, il incline le bassin de son côté. Quand il prend son point fixe en bas, il incline le tronc du même côté.
REGION VERTEBRALE LATERALE.
Les muscles latéraux de la colonne vertébrale sont le carré des lombes, les intertransversaires du cou et des lombes, le droit latéral de la tête et les scalènes.
Carré des lombes.
Préparation. Pour mettre à découvert sa face postérieure, détachez avec précaution la masse commune des muscles spinaux postérieurs : pour découvrir sa face antérieure, ouvrez l'abdomen, enlevez les viscères abdominaux et allez directement à la région lombaire. Ce muscle est contenu dans une gaine aponévrotique formée par les feuillets antérieur et moyen de l'aponévrose postérieure du muscle transverse; divisez cette gaîne, et le muscle sera complètement à découvert, situation. Quadrilatère, plus large inférieurement que supérieurement,
le carré des lombes est situé à la région lombaire, sur les côtés de la colonne vertébrale, entre la crête iliaque et la dernière côte {ilio-costal, Chauss.).
Insertions et direction. Ce muscle naît par des fibres aponévrotiques très longues, surtout en dehors, du ligament iléo-