‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 27 sur 291 · CARRÉ DES LOMBES · texte numérisé non relu

CARRÉ DES LOMBES

lombaire et de la partie voisine rie la crête iliaque, dans l'es- in ertions

„. , . , , ,, iliaques.

pace de deux pouces environ :ces fibres sont bridées par d'autres fibres aponévroliques horizontales qui semblent la continuation du ligament iléo-lombaire, et qui forment sur la crête iliaque une espèce de cintre aponévrotique très fort. Nées de cette manière, les fibres charnues se portent de bas en haut et Direcllonun peu de dehors en dedans, et se terminent diversement, ainsi

qu'il Suit : Insertions:

1° Les unes se portent verticalement en haut, et vont se fixer ic Costales. à la dernière côte dans une étendue variable suivant les sujets. 2° Les autres se dirigent très obliquement de dehors en dedans, 2° vertébrales. et se divisent en quatre faisceaux charnus, auxquels succèdent quatre languettes aponévrotiques, qui vont s'insérer au sommet des apophyses transverses des quatre premières vertèbres lombaires. 3° Il existe, un troisième plan plus antérieur que .3° Plan, sur-

7 ri- i ajoute étendu

les précédents, mais très peu développé, chez quelques sujets, des apophyses formé de faisceaux qui naissent du sommet des apophyses -dernière côte, transverses des troisième, quatrième et cinquième vertèbres lombaires, et vont se terminer au bord inférieur de la dernière côte. Le carré des lombes est donc constitué par trois ordres de faisceaux , faisceaux ilio-costaux , faisceaux ilio-transversaires, faisceaux transverso-costaux.

Connexions. Contenu dansune gaîne aponévrotique très forte, Rapports. qui le bride et lui donne quelque analogie avec le muscle grand droit de l'abdornen, le carré des lombes n'affecte que des rapports médiats. En avant sontle rein, le colon, le psoas et le diaphragme; en arrière est la masse commune, que son bord externe déborde un peu, surtout inférieurement. Le rapport le plus important du carré des lombes est celui qu'il affecte avec le rein et avec le colon. Il est la base des opérations que l'on pourrait pratiquer dans celte région, et en particulier de la néphrotomie (1). Sous

(1) C'est en étudiant le carré des lombes qu'on peut bien s'assurer que le feuillet moyen de l'aponévrose postérieure du transverse est incomparablement plus épais et plus résistant que les feuillets antérieur et postérieur.

138 MYOLOGIE.

un point de vue philosophique, le carré des lombes peut être classé parmi les muscles interiransversaires. Action. Action. Le carré des lombes, prenant, son point d'insertion

fixe sur la crête iliaque, a pour effet, par ses insertions costales, d'abaisser la dernière côte, et, par ses insertions vertébrales, d'incliner la colonne lombaire de son côté. Par la première partie de son action, il est en même temps expirateur. Lorsqu'il prend son point fixe en haut, il incline le bassin du même côté.

Des muscles intertransversaires et du droit laléral de la tête.

Il n'existe d'intertransversaires qu'au cou et aux lombes; au dos, ces muscles sont remplacés par les intercostaux, preuve nouvelle de l'analogie qui existe entre les côtes et les apophyses transverses cervicales et lombaires. Les interiransversaires du dos, admis par plusieurs anatomistes célèbres, ne sont autre chose que les faisceaux les plus profonds du transversaire épineux.

Aunombrede 1° Interiransversaires du cou. Il y a deux muscles inter^queXe^paceC in- iransversaires pour chaque espace, l'un antérieur et l'autre tertransversaire p0S^rjeur . ce sonl (je petits muscles quadrilatères qui s'insèrent l'un au bord antérieur, l'autre au bord postérieur de la gouttière de l'apophyse tranverse cervicale inférieure; de là les fibres, verticalement dirigées de bas en haut, viennent se fixer à l'apophyse transverse de la vertèbre qui est au-dessus. Rapports. Séparés l'un de l'autre par les branches antérieures des nerfs cervicaux, et par l'artère vertébrale, dont ils complètent le canal, les muscles intertransversaires répondent en arrière aux muscles spinaux postérieurs, splénius, angulaire, transversaire du cou, et en avant au grand droit antérieur de la tête. On peut le 2° Droit latéral de la tête. Je regarde le droit latéral de la

considérer com- A 7 . . . ,

me un imer- tête comme le premier mtertransversatre du cow,etje ne serais pas éloigné de considérer le petit droit antérieur de la tête, que nous décrirons plus tard, comme le premier intertransversaire antérieur, le droit latéral étant finieriransversaire postérieur. Le volume proportionnellement plus considérable du droit

SCALÈNES. 139

latéral ne s'oppose nullement à cette manière de voir, car il est Insertions, en rapport avec le développement de la vertèbre crânienne correspondante. Du reste, ce muscle naît de l'apophyse transverse de l'atlas, se porte verticalement en haut, pour s'insérer à la surface jugulaire de l'occipital, immédiatement derrière la fosse du même nom. Ce muscle sépare la veine jugulaire, qui consti- Rapports, tue son rapport antérieur, de l'artère vertébrale qui constitue son rapport postérieur.

3° Intertransversaires des lombes. Le défaut de gouttières intertransver- , , , . , . r . >;-»•! saires des lom-

aux apophyses transverses lombaires doit faire pressentir qu il bes. n'existe qu'un seul muscle pour chaque espace interlransversaire. Il y en a cinq de chaque côté. Le premier est étendu de l'apophyse transverse de la dernière vertèbre dorsale à l'apophyse transverse de la première lombaire ; le dernier, de l'apophyse transverse de la quatrième vertèbre lombaire à celle de la cinquième.

Action. Les petits muscles intertransversaires, en rapprochant les apophyses Iransverses des vertèbres auxquelles ils appartiennent, inclinent de leur côté, savoir : le droit latéral et les intertransversaires du cou, la tête et le cou ; les intertransversaires lombaires, les lombes.

Des scalènes.

Préparation. Les muscles scalènes se trouvent à découvert, en grande partie, lorsqu'on a préparé les muscles des régions cervicales antérieure et postérieure. Pour les isoler sur un sujet entier, il suffit d'inciser la peau qui revêt les parties latérales du cou, d'enlever l'omoplat-hyoïdien, les nerfs, le tissu cellulaire et les ganglions lymphatiques sus-claviculaires ; mais pour découvrir la partie inférieure de ces muscles, il faut sacrifier Je membre supérieur, en désarticulant la clavicule à son extrémité sternale; ou mieux : sciez la clavicule à sa partie moyenne, divisez les grand et petit pectoraux, soulevez le sternocléido-mastoïdien, détachez le grand dentelé, et portez fortement en arrière le moignon de l'épaule.

Les muscles scalènes occupent les parties latérale et inférieure

1Û0 MYOLOGIE.

situation. du cou; ils s'étendent des deux premières côtes aux six dernières, et quelquefois à toutes les vertèbres cervicales; aussi sontils fascicules comme d'ailleurs tous les muscles de la colonne scaîènes1)reindé- verlébrale. Les anatomistes ne sont pas d'accord sur leur nomtermmé. bre Albinus en comptait cinq de chaque côté, Sabalier les

réduit à trois. Nous en admettons deux, l'un antérieur, l'autre postérieur , avec Boyer et les anatomistes modernes. Chaussier, à l'exemple de Riolan , n'en décrivait qu'un seul , qu'il appelle costo-trachélien.

Forme conoïde 1° Scalène antérieur. Dans une nomenclature fondée sur

du scalène au» . ,

térieur. l'analogie, il mériterait le nom de long intertransversaire anté-

rieur du cou. Le nom de scalène indique assez sa forme triangulaire, ou plutôt ce muscle ressemble à un cône dont la base est en bas et le sommet en haut, son insertion Insertions et direction. Il naît du bord interne et de la face

a la première

côte. supérieure de la première côte vers le milieu de sa longueur.

Son insertion est marquée par un tubercule très important , parce qu'il dirige dans la ligature de l'artère sous-clavière que nous verrons croiser la face supérieure de la première côte. Celle insertion se fait par un tendon fort épais qui s'épanouit en cône aponévrotique , de l'intérieur duquel naissent les fibres charnues; celles-ci forment un corps charnu qui se porte de dehors en dedans et de bas en haut , se divise en quatre faisceaux , et va se fixer par autant de tendons aux tubercules Ses insertions antérieurs des apophyses transverses des sixième, cinquième,

ccrviCcucSi

quatrième et troisième vertèbres cervicales , et surtout aux

échancrures intermédiaires aux deux tubercules qui terminent ces apophyses. Il n'est pas rare de rencontrer un ou plusieurs faisceaux qui vont s'insérer aux tubercules postérieurs. Rapports. Connexions. En avant et en dehors , ce muscle est en rap-

port avec la clavicule, dont il est séparé par le muscle sousclavier et par la veine sous-clavière ; plus haut il répond au sterno-masloïdien , à l'omoplat-hyo'ïdien, au nerf diaphragmatîque et aux artères cervicales transverse et ascendante. Le grand droit antérieur du cou recouvre ses insertions cervicales. En

SCALÈNES. M\\

arrière , il est séparé du scalène postérieur par un espace triangulaire , large intérieurement, pour recevoir l'artère sous- ses. rapports

, . > -i ' i i i avec le plexus

elavière, étroit supérieurement, ou il repond au plexus bra4* brachial, chial. Quelquefois ce muscle est traversé par les deux premières branches de ce plexus; en dedans , il est séparé du Ions du cou par l'artère vertébrale. Les rapports du scalène

° , Avec l'artère

antérieur avec la veine et l'artère sous-clavières sont de la plus et la veine sous-

cltiYièrtis

haute importance , sous le point de vue chirurgical; et c'est pour les graver plus profondément dans la mémoire, que je propose d'appeler ce muscle muscle de l'artère sous-clavière. J'ai vu l'artère et la veine sous-clavières placées toutes deux au devant du scalène antérieur.

Scalène postérieur. On pourrait l'appeler sous le point de vue analogique long interlransversaire postérieur du cou. Situé en arrière dti précédent , plus volumineux et de même forme que lui.

Insertions et direction. Il naît par deux origines bien dis- Ses menions : lincies ; 1° l'une , antérieure et profonde , plus considérable , se r A ,a fixe à la première côte , ea arrière de la dépression qui répond miere coteà l'artère sous-clavièi e , et dans tout l'espace qui sépare cette dépression de la tubérosilé; 2° l'autre, postérieure, superficielle, 2° a la seplus petite , vient du bord supérieur de la seconde côte. Celleci manque quelquefois. De celle double origine aponévrolique naissent les fibres charnues qui forment deux petits corps de muscles, tantôt confondus, tantôt distincts, lesquels se diligent de bas en haut et de dehors en dedans , pour se subdiviser en six faisceaux, qui vont s'insérer par autant de tendons aux - Ses insertions

' ^ * aux six dernières

tubercules postérieurs des apophyses transverses des six der- vertèbres cervinières vertèbres cervicales ; il n'esl pas rare de voir un faisceau charnu se porter jusqu'à l'apophyse transverse de l'atlas , en dedans du muscle angulaire avec lequel il se confond.

Connexions . Séparé du scalène antérieur par l'artère sousclavière et par le plexus brachial , ce muscle répond en arrière aux muscles sacro-lombaire, trarçsversaire du cou, splénius et angulaire ; en dehors , au grand dentelé , à l'artère cervicale

142 MYOLOGIE.

transverse et au sterno-mastoïdien ; en dedans , au premier muscle intercostal, à la première côte, aux muscles intertransversaires du cou et aux vertèbres cervicales. Action des Action. Les scalènes , en prenant leur point d'appui sur la

scalènes. ' * r rr

première et sur la deuxième côte , opèrent l'inclinaison du cou d'une manière énergique : lorsqu'ils prennent, au contraire, leur point fixe sur les apophyses transverses du cou, ils relèvent ou tendent à relever la première et un peu la deuxième côte.

BÉGION CERVICALE PROFONDE ANTÉRIEURE 00 RÉGION PRÉVERTÉBRALE.

idée générale Elle est constituée par trois muscles pairs : le grand droit cetie'région3. ° antérieur, le petit droit antérieur de la tète et le long du cou, qui sont couchés au devant de la colonne cervicale et des trois premières vertèbres dorsales. Leur structure est extrêmement compliquée et presque impossible à débrouiller , si on , . n'applique pas à leur élude les données qui ont servi pour éla-

Leur analogie "•/ f ••? F.

avec les muscles blir la loi qui préside à la disposition des muscles spinaux po-

spmaux posté- .-.--.

rieurs. slérieurs. Supposons par la pensée que sur la ligne médiane de

l'apophyse basilaire de l'occipital et de la face antérieure du corps des vertèbres cervicales , existe une série d'apophyses épineuses, supposition qui se réalise d'ailleurs chez certains animaux , alors le grand droit antérieur de la tête sera un transversaire épineux , le petit droit antérieur un inter transversale antérieur, intermédiaire à l'occipital et à l'atlas ; le long du cou sera un muscle composé, épineux transversaire, par ses faisceaux inférieurs, transversaire épineux par ses faisceaux supérieurs, épineux par ses faisceaux internes. C'est ce qui ressortira delà description qui va suivre.

Préparation. Enlever la face et toutes les parties qui recouvrent la colonne cervicale par une coupe qu'on appelle coupe du pharynx, parce qu'elle sert aussi pour la démonstration du pharynx. Pour séparer la face du crâne, 1° enlever la voûte du crâne par une coupe horizontale ; pratiquer ensuite une coupe verticale qui peut être faite de haut en bas ou de bas en haut.

Page 1