ARTÈRE ILIAQUE INTERNE OU HYPOGASTRIQUE
Y? artère iliaque interne ou hypogastrique (pelvienne , Chauss.) est destinée à tous les organes contenus dans la cavité du bassin, aux muscles qui la tapissent, ainsi qu'à ceux qui la revêtent extérieurement , aux parties génitales externes et internes, et à la peau.
D'abord oblique en bas et en avant, et comme accolée à Direction de l'iliaque exerne, elle s'enfonce ensuite verticalement dans le gaslrïque.hyp0~ bassin au devant de la symphyse sacro-iliaque, en décrivant une légère courbure, et, après un trajet d'un pouce à un pouce et demi, se divise en un plus ou moins grand nombre de branches qui ne se séparent pas toujours de la même manière du tronc principal , mais dont la distribution définitive est constante.
Ces branches, qui quelquefois partent toutes de deux troncs Branches principaux, l'un antérieur, l'autre postérieur , peuvent être î^pogastrique! divisées en collatérales et en terminales ; les collatérales sont divisées en antérieures-, ce sont les artères ombilicale , ve'sicale, obturatrice, he'morrhoïdale moyenne, utérine, vaginale, et en postérieures; ce sont les artères iléo-lombaire , sacrée latérale et fessiere , les branches terminales sont Vischiatique et la honteuse interne. En tout, neuf branches chez l'homme, onze chez la femme.
A. Branches antérieures.
1° Artère ombilicale.
L'artère ombilicale, si considérable chez le fœtus, est con- L'étudedesar-
., i» "i i* i • 'i-i *' tères ombilica-
veriie chez 1 adulte en un cordon imperméable , excepte au ies appartient à
, . . , „ „ , , , , l'anatomie ,du
voisinage de son origine, ou elle fournit quelques artères ve- fœtus.
698 ANGÉI©LOGIE.
sîcales : l'étude des artères ombilicales appartient donc à Tanatomie du fœtus. Destinées à porter le sang du fœtus au placenta, ces artères sont à cet âge de la vie la continuation de l'iliaque primitive. Les artères iliaque externe et hypogastrique qui sont alors peu volumineuses, vu le peu de développement des membres abdominaux, ne paraissent que des divisions de l'ombilicale.
Direction. Les artères ombilicales se diligent en bas, en avant et en dehors, et, parvenues sur les côtés de la vessie, se réfléchissent de bas en haut et de dehors en dedans , longent les régions latérales de ce viscère pour gagner l'anneau ombilical, par lequel elles sortent dé l'abdomen, parcourent toute la longueur du cordon en se contournant en pas de vis, et vont se rendre au placenta (1).
C'est du cordon en apparence ligamenteux formé par l'artère ombilicale près de son origine, qu'on voit se détacher successivement les vésicales, l'hémorrhoïdale moyenne, l'utérine, la vaginale et l'obturatrice.
2° Artères vésicales.
En nombre En nombre variable, les principales sont fournies parles vanabie. artères ombilicales qui paraissent converties en un cordon li-
gamenteux au moment où elles leur donnent naissance, mais . qui sont réellement perméables à leur centre. L'aspect ligamenteux des artères ombilicales vient de l'étroitesse du canal, eu égard à l'épaisseur de leurs parois. D'autres sont fournies Elles naissent par l'hémorrhoïdale moyenne, par l'obturatrice: et chez la
de diverses r . » *
sources. femme, par l'utérine et la vaginale. Nous diviserons les vési-
cales en postérieure , antérieure, et inférieure . V artère vésicule postérieure naît souvent, chez la femme,
(1) Il est curieux d'étudier la manière variable dont les artères ombilicales se convertissent en tissu fibreux après la naissance. Quelquefois ces artères sont converties en deux cordons réguliers qui se portent en convergeant à l'ombilict D'autres fois, chacun de ces cordons est subdivisé en faisceaux irréguliefs qu'il est difficile de rapporter à leur véritable origine.
ARTÈRE ÏÏYPOGASTRTQUE. 699
par un tronc commun avec l'utérine. Elle gagne la base de la Artère vési-
r ° ° cale postérieure.
vessie en dehors de l'uretère, se porte de dehors en dedans, et de bas en haut sur la face postérieure de la vessie, et peut être suivie jusqu'au sommet de cet organe. J'ai vu une vésicale postérieure droite , volumineuse, qui gagnait la ligne médiane de la face postérieure de la vessie, et se prolongeait le long de l'ouraque ; la vésicale gauche était à l'état de vestige.
La vésicale antérieure naît de l'ombilicale, de l'obtura- vésicale antétrice, et quelquefois de la honteuse interne. Lorsqu'elle naît r!eurede l'ombilicale, elle se détache de cette artère sur les côtés de la vessie, et se porte en bas et en dedans le long de sa face antérieure. Je l'ai vue naître au voisinage du sommet de cet organe. Lorsqu'elle vient de l'oblurairice ou de la honteuse interne, elle traverse le ligament antérieur de la vessie, et vient se porter de bas en haut sur la face antérieure de cet organe.
J'ai vu une vésicale très volumineuse venir de l'obturatrice qui naissait dans ce cas de l'épigastrique : dans un autre cas la vésicale antérieure provenait d'un tronc commun avec l'artère du corps caverneux.
La vésicale inférieure qui vient souvent de fhypogaslri- vésicale intéque, gagne le bas-fond de la vessie, et lui fournit de nombreux r,eurerameux, ainsi qu'au commencement du canal de l'urèthre : en outre, chez l'homme , elle donne aux vésicules séminales , au canal déféreni, et a la portion prostatique du canal de l'urèthre {artère vésico-prostatique, Chauss.). J'ai vu celle branche fournir la dorsale de la verge.
3° Hémorrhoïdale moyenne.
Petite artère qui manque quelquefois, mais qui alors est rem- Hémorrhoïdale placée par des branches provenant de diverses sources, et plus m°yenne' particulièrement de l'ischiaiique ou de la honteuse interne : quelle que soit son origine, elle se porte sur- les côtés de la face antérieure du rectum, dans lequel elle se termine en s'anastomosant avec les hémorrhoïdales supérieure et inférieure.
700 ANGÉIOLOGIE.
4° Artère utérine.
Arière utérine. L'artère utérine naît de l'ombilicale, à côté de la vésicale postérieure, assez souvent par un tronc commun avec celle dernière, se porte transversalement en dedans pour gagner
Trajet. 'e ^ovd correspondant de l'utérus, un peu au dessus du museau de tanche, se réfléchit de bas en haut le long des bords de l'u-
Terminaisoi*. térus, et se termine en s'épanouissant en plusieurs branches ascendantes, dont les unes antérieures gagnent la face antérieure, d'autres postérieures gagnent la face postérieure, d'autres moyennes, le bord supérieur, et s'anastomosenl par inosculation, soit avec celles du côté opposé, soit avec les branches utérines de l'artère ovarique. Les artères utérines sont remar-
Caiibre. quables : 1° par le calibre considérable qu'elles acquièrent
Fiexuosités. dans l'état de grossesse ; 2° par les flexuosités en tire-bouchon qu'elles décrivent jusque dans leurs branches les plus déliées, disposition que nulle autre arière ne présente au même degré : Les flexuosités ces flexuosités, bien loin de diminuer, sembleraient augmen- DaSdadi^inue^; ler dans l'étal de grossesse, ce qui est en opposition avec les sesse. idées généralement reçues sur le rôle des flexuosités arté-
rielles, dans les organes susceptibles de variations dans leur volume ; 3° par leurs nombreuses anastomoses avec les artères utéro-ovariennes , anastomoses qui établissent une circulation collatérale fort importante^ un moyen de communication entre l'aorte abdominale d'une part, et l'artère hypogasirique, l'artère du membre inférieur d'une autre part .
Branches Branches collatérales. Au moment de leur réflexion, les
collatérales.
artères utérines fournissent une ou plusieurs branches descendantes , qui se portent entre le vagin et la vessie et donascendantesChes nent * ''un et * l'autre. Dans leur trajet le long des bords de l'utérus, elles fournissent successivement plusieurs branches ascendantes antérieures et postérieures , qui se comportent comme les branches ascendantes terminales; toutes vont s'anastomoser sur la ligne médiane avec celles du côté opposé.
ARTÈRE HYPOG.VSTRIQUE. 701
Rapports. Les iroucs des anèrcs utérines sont sous-périto- Rapports: néaux ; les branches principales sont situées sous une couche mince du tissu de l'utérus ; les divisions et les subdivisions pénètrent dans l'épaisseur de l'organe.
5° Artère vaginale.
V artère vaginale naît de l'ombilicale , tantôt avant, tantôt Artère vagiaprès l'artère utérine, qui naît quelquefois par un tronc commun avec elle. Son calibre égale celui de l'utérine chez les jeunes sujets ; il est moins considérable après la puberté ; l'artère vaginale descend directement sur les côtés du vagin, auquel elle fournit successivement un grand nombre.de branches, donne à la vessie un rameau considérable qui gagne son col et le canal de l'urèthre, en fournil un non moins considérable au bulbe du vagin, se porte ensuite en arrière, entre l'orifice du vagin et le rectum , pour s'anastomoser en arcade avec la vaginale du côté opposé.
6° Artère obturatrice.
U artère obturatrice est remarquable par ses variétés d'ori- Variétés, gine et par les conséquences importantes qui en résultent pour l'opération de la hernie crurale.
Elle naît ordinairement de l'hypogaslrique, à côté de l'ombilicale, quelquefois au dessus de la fessière ; elle vient presque aussi souvent de l'iliaque externe, soit isolément (l), soit par un tronc commun avec l'épigastrique. Dans un dernier mode Différence d'o-
,, • ■ t. i i > 'i u i - rigine de l'oblu-
d origine beaucoup plus rare que les précédents , 1 obturatrice rairice. naît de la fémorale.
(1) Les cas où Tarière obturatrice naît isolément de l'artère iliaque externe ne sont pas rares. La description suivante peut servir de type aux faits de ce genre. Dans un cas, l'artère obturatrice naissait isolément de l'artère iliaque externe, à un pouce au dessus de l'arcade fémorale et par conséquent de l'origine de l'anère épigastrique; elle se portait en bas et en dedans pour gagner la paroi latérale du bassin, croiser le nerf obturateur, et pénétrer dans le canal sous-pubien. Chez ce sujet, la veine obturatrice allait également se jeter dans la veine iliaque externe. La même-disposition existait des deux côtés.
702 ANGÉIOLOGIE,
Le trajet de l'obturatrice est modifié d'après ces différences
d'origine, qui sont, malgré l'assertion contraire de quelques,
anatomistes, aussi fréquentes chez l'homme que chez la femme,
et qui peuvent avoir lieu d'un seul côté ou des deux côtés chez
Son trajet varie le même sujet. Ainsi, lorsque l'artère obturatrice vient de la fé-
suivant qu'elle
naît de l'hypo- morale, elle se porte de bas en haut, au côté interne de la veine
gastrique, ou de , ( s
la fémorale, ou fémorale, pénètre dans le bassin par l anneau crural, se refle-
de l'iliaque ex- ,.,„,.,
terne. chit sur la face supérieure du corps du pubis, pour passer der-
rière lui et gagner l'orifice interne du canal sous-pubien. Lorsqu'elle naît d'un tronc commn avec l'épigastrique , elle s'enfonce verticalement derrière le pubis pour gagner le même orifice. Lorsqu'elle naît de la manière accoutumée, elle se dirige horizontalement d'arrière en avant , appliquée sur les parties latérales du détroit supérieur contre lequel elle est maintenue par le péritoine, parallèlement au nerf obturateur qui est placé au dessous d'elle, gagne avec lui l'orifice interne du canal sous-pubien et parcourt ce canal dans le trajet duquel elle se divise en deux branches terminales, l'une interne, l'autre externe.
Branches Branches collatérales. Près de son origine, l'obturatrice
collatérales. .
Branche iiia- donne une branche assez volumineuse, branche iliaque, qui
que' traverse l'aponévrose iliaque, s'enfonce entre le muscle iliaque
et la fosse du même nom. pour s'anastomoser avec une branche
fournie par la circonflexe iliaque (1).
Au moment où elle va pénétrer dans le canal sous pubien ,
(1) L'artère obturatrice fournit quelquefois Varier e du bulbe. Sur une pièce fournie au concours du prosectorat, par M. Denonvilliers , aujourd'hui chef des travaux auatomiques, j'ai vu un rameau volumineux émané de l'artère obturatrice longer la partie interne du trou ovalaire , croiser perpendiculairement la face postérieure de la branche descendante du pubis ; gagner transversalement le bulbe, en croisant l'artère honteuse interne, au dessus de laquelle elle était placée. C'était du côté gauche. A droite, se voyait la disposition normale. Cette disposition n'est pas aussi rare qu'on pourrait le croire ; on conçoit que la ligature de la honteuse interne serait inutile dans un ca s de cette espèce pour arrêter l'hémorrhagie, suite de l'opération de la taille»
ARTÈRE 1IYP0GASTRIQUE. 703
l'artère obturatrice fournit, 1° une petite branche qui se porte transversalement derrière le corps du pubis, et s'épanouit sur les côtés de la symphyse, en s'anastomosant avec celle du côté opposé ; 2' une petite branche ascendante qui va s'anastomoser avec l'artère épigastrique, et qu'on peut, avec Meckel, considérer comme une des origines de l'obturatrice, en sorte que la va- jiJne'de^obtu" riété d'origine dans laquelle l'obturatrice vient de l'épigaslrique, ralricen'est souvent autre chose qu'un développement considérable de cette branche de communication. A l'appui de cette manière de voir, on peut invoquer le cas extrêmement rare de l'origine de l'artère obturatrice, par deux racines à peu près égales : l'une provenant de l'artère épigastrique , l'autre de l'hypogastrique.
Branches terminales. 1° La branche interne se porte entre Branches l'obturateur externe et les branches descendante du pubis, ascendante de l'ischion, en formant une demi -arcade qui cir- i° Branche
. , . . , . , , „ interne.
conscrit la moitié interne du trou ovale , et fournit des rameaux périosliques au pubis; des rameaux musculaires aux muscles obturateurs et abducteurs; des rameaux génitaux aux enveloppes du testicule chez l'homme , et aux grandes lèvres chez la femme; des rameaux anastomoliques très importants qui vont s'aboucher avec l'artère circonflexe interne.
2° La branche externe côtoie la moitié externe du trou a° Branche
GXt6ffl6
ovale : elle est placée comme la branche précédente entre les
deux muscles obturateurs, et se termine dans la région pelvi-
trochantérienne, entre le col du fémur et le muscle carré , en
s'anastomosant avec l'artère ischiatique. Cette anastomose est
très remarquable. Dans son trajet, la branche externe fournit
aux muscles obturateurs et à l'articulation coxo-féniorale ; le
rameau articulaire pénètre par l'échancrure de la cavité coty- Rameau arti-
1 ' culaire.
loïde, et s'enfonce dans le tissu adipeux rougeâlre qui occupe
le fond de celte cavité. L'artère obturatrice a une distribution
bien plus limitée que celle du nerf du même nom.
706 ANGÉIOLOGIE.
B. Branches postérieures de l'hypo gastrique. 1° Iléo-lombaire.
\liUo- lombaire se délache de la partie postérieure de l'hypogaslrique, et assez fréquemment de la fessière. Souvent L'iiéo-iom- ^ en ex'ste deux. L'iléo-lombaire est aux artères lombaires ce î^s'anères^om- ^ue l'intercostale supérieure est aux intercostales aortiques ; baires. son calibre et sa distribution varient suivant qu'il existe ou
qu'il n'existe pas de cinquième artère lombaire. Son trajet Son irajet est rétrograde ; elle se porte en haut et en arrière rétrograde. au devaiit du nerflombo-sacré, derrière le psoas, et se divise Sa division en aussitôt en deux branches: l'une ascendante ou lombaire, dame oiMom- l'autre transversale ou iliaque. 1° La branche ascendante ou lombaire se porte verticalement en haut le long du corps des vertèbres lombaires , cachée par le psoas, et se subdivise en deux rameaux : l'un, musculaire, qui représente les branches abdominales des lombaires, se distribue aux muscles psoas et carré des lombes; l'autre, spinal, qui s'enfonce dans le canal vertébral par le trou de conjugaison placé entre la cinquième lombaire et le sacrum , et s'y distribue à la manière de toutes les branches spinales du rachis.
Et en branche ~° ^a branche transversale ou iliaque se porte horizontatransversaie ou lement en dehors au niveau du détroit supérieur du bassin, et se
iliaque. r '
divise : en rameau superficiel qui se piace sous l'aponévrose iliaque, couvre de ramifications le muscle du même nom, et va s'anastomoser avec la circonflexe iliaque; en rameau profond beaucoup plus considérable qui se porte entre la fosse iliaque et le muscle iliaque, et se divise en ramifications musculaires et en ramifications périostiques. C'est de celte branche que provient le rameau nourricier principal de l'ilium.
Quand il existe deux artères iléo-lombaires , la supérieure représente la branche ascendante, et l'inférieure la branche iliaque : celle-ci vient alors constamment de la fessière.
ARTÈRE HYPOGASTRIQUE. 705
2° Sacrées latérales.
Il en existe le plus souvent deux de chaque côté ; elles ap- presque tou-
, . v ... , . , , ' « ... , jours au nombre
pariiennent bien plus a 1 intérieur du canal sacre, qua linle- de deux, rieur du bassin, et font suite aux branches spinales des artères lombaires; elles naissent presque aussi souvent de la fessière que de l'hypogasirique elle-même ; quelquefois elles sont fournies par l'ischiatique ou par l'iléo-lombaire.
La sacrée latérale supérieure est ordinairement considé- sacrée latérale rable. Elle se porte presque horizontalement en dedans, s'en- suPéneuregage dans le premier trou sacré antérieur, après avoir envoyé son trajet, de petits rameaux transverses qui s'anastomosent avec la sacrée moyenne, et se divise en deux rameaux : l'un destiné aux nerfs
Sa division.
sacrés et a leurs enveloppes, l'autre qui sort du canal sacré par
le trou sacré postérieur correspondant, et se distribue aux
muscles spinaux et à la peau.
La sacrée latérale inférieure, placée d'abord sous les digi- Sacrée latérale
intérieure.
talions du muscle pyramidal , s'en dégage pour se placer au devant de ce muscle, et se diriger en dedans et en bas au côté interne des trous sacrés antérieurs et le long des bords du coccyx, où elle s'anastomose avec la sacrée moyenne. Dans ce trajet, elle fournit : 1° des rameaux internes très petits qui répondent à chaque vertèbre sacrée , et s'anastomosent avec la sacrée moyenne ; 2° des rameaux postérieurs ou spinaux qui pénètrent dans le canal sacré par le trou sacré correspondant, et se divisent en deux petites branches: l'une destinée aux nerfs et à leurs enveloppes ; l'autre qui sort du canal sacré par le trou sacré postérieur, et se distribue aux muscles et à la peau. Lorsque la sacrée latérale supérieure est petite, la branche postérieure ou spinale de la sacrée latérale inférieure est très considérable. Souvent l'artère sacrée latérale inférieure se termine par une branche spinale qui pénètre dans le dernier trou sacré antérieur.
3° Fessière.
La plus volumineuse des branches de l'hypogasirique, dont
706 ANGÉIOLOGIE.
Eiieestiapius elle pourrait être considérée comme la continuation, V artère"
volumineuse des r . , ■.»•?• . / •
branches de fessiere est aussi connue sous le nom a iliaque postérieure. ypogas nque. ^n ^^ l'appeler fessiere supérieure, par opposition avec l'ischiatique, qui est vraiment une fessiere inférieure. Elle se porte en bas et en arrière entre le cordon lombo-sacré du plexus lombaire et le premier nerf sacré, sort du bassin par la partie la plus élevée de l'échancrure scialique, au dessus du muscle pyramidal , Division de la se réfléchit sur celte éehancrure, et se divise en deux branches : branches : l'une superficielle, l'autre profonde. La branche superficielle i° superfi- se porte horizontalement en avant, entre le grand et le moyen fessier, et se distribue en presque totalité à la partie supérieure du grand fessier et à la peau correspondante ; la hran- 2° profonde. c%e profonde se porte entre le moyen fessier et le petit fessier, et se subdivise en deux rameaux, dont l'un inférieur, horizontal, peut être suivi jusqu'au bord antérieur du premier de ces muscles, et dont l'autre suit assez exactement la courbure que décrivent les attaches supérieures du petit fessier. Ce rameau fournit des artères musculaires, plusieurs artères nourricières de l'os et plusieurs branches articulaires.
Une particularité curieuse dans l'histoire de la fessiere, c'est que celte artère, comme d'ailleurs toutes les artères d'un certain calibre, est susceptible d'anévrysme, et que c'est pour remédier à des anévrysmes de ce genre, dont on reconnaissait pour cause une violence extérieure, qu'on a hasardé deux fois en Amérique la ligature de l'iliaque primitive, et que tout récemment un chirurgien anglais a fait directement la ligature de la fessiere.