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STRUCTURE DES GLANDES LYMPHATIQUES

vaux auxquels a donné lieu, dans ces dernières années, l'important problème de la structure des glandes lymphatiques, nous citerons ceux de Goodsir, Ludwig et Moll, 0. Heyfelder, Kœlliker, Brûcke, Donders, Leydig, Eckard, Billroth, Henle, His, Frey et von Recklinghausen.

Chaque glande lymphatique présente à considérer une membrane d'enveloppe, qui envoie des prolongements dans l'intérieur de l'organe, et une substance propre ou un parenchyme, dans lequel on a distingué une substance périphérique ou corticale et une substance centrale ou 'médullaire. Elle reçoit, en outre, des vaisseaux sanguins et des nerfs.

a. Enveloppe. C'est une membrane celluleuse, formée de tissu conjonctif Enveloppe fibrillaire, avec quelques fibrilles élastiques très-fines et des corpuscules fusiformes. Quelques anatomistes (Gerlach, Heyfelder) prétendent y avoir rencontré aussi des fibres musculaires lisses ; leurs observations, exactes peut-être en

tant qu'elles se rapportent à certains animaux, ne sont point applicables à l'homme.

L'épaisseur de cette enveloppe, très-variable dans les diverses glandes, est plus considérable dans celles qui sont situées superficiellement que dans celles qui occupent les cavités viscérales ou les régions profondes ; elle est d'ailleurs en rapport avec le volume de la glande. Les ganglions bronchiques sont ceux qui tiennent le premier rang pour l'épaisseur de leur enveloppe, qui, chez l'adulte, va jusqu'à 1 millimètre dans des glandes du volume d'une noisette. Partout ailleurs cette épaisseur est, en moyenne, de Omm,3 à Omm,l.

L'enveloppe des glandes lymphatiques contient un petit nombre de vaisseaux artériels et veineux, dont quelques-uns pénètrent clans l'intérieur de l'organe. Elle est traversée également par les lymphatiques afférents. On n'y a pas encore constaté de nerfs.

A sa surface externe, cette membrane se confond insensiblement avec le tissu cellulaire ambiant. Sa surface interne est nette et lisse, mais non recouverte d'un épithélium ; elle fournit de nombreux prolongements en forme de cloisons cloisons. qui pénètrent dans la substance glandulaire et qui, en se dédoublant et en s'unissant entre elles, divisent cette substance en un certain nombre de masses plus ou moins distinctes, appelées follicules. Les espaces, incomplètement limités par les cloisons, dans lesquels se trouvent les follicules portent le nom d'alvéoles.

Ces cloisons, qui ne sont jamais complètes, deviennent de plus en plus minces à mesure qu'on approche du centre de la glande ; leur épaisseur, du reste, est fort variable. Elles renferment souvent des vaisseaux artériels ou veineux, ou de simples capillaires ; on y trouve aussi quelquefois des vaisseaux lymphatiques, ramifications des vaisseaux afférents.

Après avoir traversé la substance corticale, les cloisons passent dans la substance médullaire, où elles se réduisent le plus souvent à de simples trabécules de tissu conjonctif, renfermant du tissu musculaire chez beaucoup d'animaux et logeant parfois un vaisseau sanguin. Elles se continuent avec le tissu conjonctif duhile.

b. Parenchyme. Les deux substances dans lesquelles on divise généralement le parenchyme des glandes lymphatiques s'observent surtout dans les grosses glandes, parfois aussi dans les petites ; mais elles ne sont point nettement séparées l'une de l'autre et fréquemment la substance médullaire apparaît également à la surface de l'organe. Chez certains animaux, tels que le bœuf, le

Follicules.

Alvéoles.

Parenchyme.

ANGÉIOLOGIE.

Subs-tance corticale.

Follicules.

Sinus lymphatiques.

Structure

des follicules.

cheval, la substance corticale et la substance médullaire offrent une différence de coloration, cette dernière substance étant d'un brun plus foncé.

La coupe d'un ganglion frais montre un tissu homogène, dans lequel le microscope décèle de nombreuses cellules lymphatiques. Sur une coupe fine prise sur un ganglion durci dans l'alcool et lavée à l'aide d'un pinceau, le parenchyme glandulaire offre des parties transparentes et des parties opaques et plus denses. Les premières sont traversées en tous sens par des trabécules de fibres anastomosées séparant de nombreuses cellules ; à la partie centrale se voit une trabécule plus forte d'où semble partir le réticulum, fixé, à sa périphérie, aux parties plus denses de la glande. Celles-ci sont réunies en masses arrondies ou follicules clans la substance corticale, en cordons irréguliers et anastomosés dans la substance médullaire. Les follicules corticaux et les cordons médullaires ont la même structure et se continuent entre eux sans transition.

Substance corticale. Les follicules sont séparés les uns des autres par les cloisons qui se détachent de la membrane d'enveloppe. Ce sont de petits corps arrondis, qui souvent deviennent polyédriques par pression réciproque. Leurs dimensions sont variables, mais ne dépassent jamais 1 millimètre ; souvent elles n'atteignent que 0mm,3 ou 0mm,4. Leur nombre ne varie pas moins ; dans certaines glandes, la substance corticale est très-développée : les follicules y sont alors disposés en deux ou trois couches très-serrées. D'autres fois, c'est la substance médullaire qui l'emporte, et c'est à peine si l'on trouve un peu de substance corticale : dans ces cas, les follicules ne forment qu'une simple couche, quelquefois môme cette couche est incomplète : les follicules sont écartés les uns des autres et, dans leurs intervalles, la substance médullaire apparaît à la surface de la glande.

Les follicules sont en contact, en dedans, avec la substance médullaire, dans laquelle ils envoient les prolongements appelés cordons folliculaires ; en dehors, ils ne sont point directement en rapport avec la membrane d'enveloppe de la glande ; il existe entre eux et cette membrane un espace, sinus lymphatique de His, qui peut atteindre 0min,01 de profondeur et qui est plus considérable à la périphérie qu'au niveau de la portion centrale et culminante de la base du follicule. Cet espace, qui envoie des prolongements le long des cloisons, autour des cordons folliculaires, renferme: 1° des leucocytes en quantité variable ; 2° un système de trabécules qui, de la face interne de la membrane d'enveloppe et des cloisons, vont à la base des follicules et qui maintiennent ces derniers tendus, en les empêchant de s'affaisser ; ces trabécules sont cylindriques ou aplaties, simples ou ramifiées ; elles ont des bords nets et un aspect parfaitement homogène ; leur trajet est rectiligne ou ondulé.

La substance des follicules se compose d'un réseau très-délicat de cellules anastomosées, réseau intra-alvéolaire, dont les mailles, arrondies ou polyédriques, sont plus ou moins larges, suivant l'âge du sujet et le degré de turgescence de la glande, et qui se continue à sa périphérie avec les cloisons qui les séparent ; il n'y a point de membrane propre autour du follicule. Les cellules dont les ramifications constituent ce réseau existent en nombre variable ; elles contiennent un noyau ovalaire, très-distinct chez le nouveau-né, renfermant un ou plusieurs nucléoles et fournissent de o à 7 prolongements ramifiés et anastomosés avec ceux des cellules voisines. Les mailles du réseau intra-alvéolaire renferment d'innombrables corpuscules lymphatiques, paraissant fixés aux trabécules plus

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