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IV. — GANGLION OPHTHALMIQUE

Préparation. On peut arriver au ganglion ophthalmique de plusieurs manières : 1° en préparant le rameau que le moteur oculaire commun fournit au petit oblique ; 2° directement, en enlevant le tissu adipeux situé entre le droit externe et le nerf optique. Le rameau que le nerf nasal fournit au ganglion et les nerfs ciliaires se découvrent avec la plus grande facilité.

Le ganglionophthalmique,ganglionciliaire, est un petit renflement grisâtre, aplati, lenticulaire (ganglion lenticulaire), qui occupe le côté externe du nerf optique, contre lequel il est appliqué, à 4 ou 6 millimètres du trou optique, au milieu d'une grande quantité de tissu adipeux, qui en rend la préparation difficile.

Son volume présente beaucoup de variétés : quelquefois c'est un simple renflement miliaire, qui est le point de départ et l'aboutissant d'un certain nombre de nerfs ; d'autres fois il a le volume d'une lentille.

Sa forme ne varie pas moins : arrondi parfois, le plus souvent il présente quatre angles droits, deux postérieurs et deux antérieurs.

Par l'angle postérieur et supérieur, il reçoit du nerf nasal le filet long et grêle (racine sensitive) déjà indiqué, qui se détache de ce nerf pendant qu'il est encore contenu dans le sinus caverneux; il n'est pas rare de voir une se« conde racine longue, mais extrêmement grôle, fournie par le môme nerf nasal au ganglion ophthalmique.

Par l'angle postérieur et inférieur, il reçoit le filet gros et court qui vient du rameau fourni au muscle petit oblique par la branche inférieure du moteur commun (racine motrice).

Par ses angles antérieurs, le ganglion fournit deux petits faisceaux de nerfs connus sous le nom de nerfs ciliaires (nerfs iriens, Chauss.).

Enfin, il existe, pour le ganglion ophthalmique, une racine ganglionnaire , ou mieux, un filet de communication avec le ganglion cervical supérieur; cette racine, signalée par Lecat et mieux décrite par Ribes, naît du plexus caverneux, pénètre dans l'orbite avec le nerf nasal, et se porte tantôt à la racine sensitive ou nasale du ganglion ophthalmique, tantôt à ce ganglion lui-même.

Les nerfs ciliaires sont remarquables : 1° par leurs flexuosités, qui sont analogues à celles des artères du même nom; 2° par leur groupement en deux faisceaux,

(*) M. o. c, moteur oculaire commun. — M. o. ex., moteur oculaire externe. — N. opt., nerf optique. — Gan. oph., ganglion ophthalmique. — M. o. cl., branche supérieure du moteur oculaire commun, se rendant à l'élévateur de la paupière supérieure et au droit supérieure, FI. p., dr. s. — Front., nerf frontal. — N. cil., nerfs ciliaires. — Pet. oh., muscle petit oblique. — M. o. c2, branche inférieure du moteur oculaire commun. — Dr. ex., muscle droit externe. — Nas., nerf nasal. — Trij., trijumeau. — Gang. G., ganglion de Casser.

Veto!,.

3/. se.

Cavité orbitaire, dont on a enlevé la paroi externe (*) (d'après L. Hirschfeld).

Situation du ganglion ophthalmique.

Sa longue racine.

Sa courte racine.

Sa racine

ganglionnaire.

Les nerfs ciliaires sont divisés en deux faisceaux.

NEVROLOGIE.

Les nerfs ciliaires

perforent la sclérotique.

Leur terminaison dans le muscle ci-

liaire,

dans l'iris

et dans la

cornée.

l'un supérieur au nerf optique, assez généralement composé de quatre filets ; l'autre inférieur au nerf optique, composé de cinq ou six filets. Les nerfs ciliaires ne s'anastomosent point entre eux avant d'arriver au globe de l'œil, à l'exception cependant du nerf ciliaire qui provient directement du rameau nasal et qui s'anastomose avec un nerf ciliaire inférieur provenant du ganglion ophthalmique.

Parvenus à la sclérotique, les nerfs ciliaires la perforent plus ou moins obliquement et tout autour de l'insertion du nerf optique, à l'exception de deux ou trois, qui traversent la sclérotique au voisinage de l'insertion des muscles de l'œil. Après avoir traversé la sclérotique, ils s'aplatissent en rubans et se portent d'arrière en avant et parallèlement, entre la sclérotique et la choroïde, en adhérant, en quelque sorte, à la première de ces membranes, qui est sillonnée pour les recevoir. Parvenus au voisinage du cercle ciliaire, chacun de ces nerfs se divise en deux ou trois filets, qui s'anastomosent avec les filets voisins, et semblent se perdre dans le muscle ciliaire, lequel a été considéré par quelques anatomistes comme un ganglion nerveux, ganglion annulaire (annulm gangliformis seu ganglion annu/are, Sœmmer.), et dans lequel on a trouvé, en effet, des cellules nerveuses. Mais si on poursuit la dissection de ces filets nerveux à travers le muscle ciliaire, on voit que la plupart vont se rendre à l'iris, où ils se terminent (V. t. II, p. 641). Quelques-uns se distribuent au muscle ciliaire, d'autres se ramifient dans l'épaisseur de la cornée, ou percent la sclérotique à son union avec la cornée, pour se distribuer à la conjonctive (1).

Tiedemann a vu un filet pénétrer dans le nerf optique avec l'artère centrale de la rétine : il dit que les artères ciliaires sont accompagnées par des filets trèsdéliés, qu'il a pu suivre jusque dans la rétine, jusque dans la zone de Zinn.

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