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PLEXUS SACRÉ

Le plexus sacré résulte de la réunion de la branche lombo-sacrée et des quatre premières paires sacrées. Les trois premières paires sacrées se jettent tout entières dans le plexus; la quatrième paire n'y concourt que par une division. La branche lombo-sacrée, qui est une émanation du plexus lombaire, est constituée par la cinquième paire lombaire tout entière et par un rameau de la quatrième paire. Cette grosse branche établit une large communication entre le plexus lombaire et le plexus sacré, lesquels constituent un seul et même plexus, qu'on peut appeler lombo-sacré. Je rappellerai qu'il existe une disposition toute semblable relativement au plexus cervical et au plexus brachial, avec lesquels le plexus lombaire et le plexus sacré présentent une analogie non contestée.

Le plexus sacré diffère, par sa simplicité, de la plupart des autres plexus, qui sont toujours plus ou moins compliqués. Pour le former, cinq troncs convergent vers l'échancrure sciatique. Le cordon lombo-sacré est vertical; la troisième et la quatrième paire sacrée sont horizontalement dirigées; il en résulte que le plexus sacré présente la forme d'un triangle, dont la base mesure toute la longueur du sacrum, et dont le sommet répond à la portion de l'échancrure sciatique qui est au-dessus de l'épine sciatique. Le grand nerf sciatique est la continuation de ce plexus, qui, suivant la judicieuse remarque de Bichat, n'est autre chose que le nerf sciatique lui-même, aplati d'avant en arrière, et dont l'intrication si manifeste est la fidèle image de celle qu'on trouve dans tous les cordons nerveux.

Les rapports du plexus sacré sont les suivants : en arrière, il appuie sur le muscle pyramidal; -en avant, il répond aux vaisseaux hypogastriques, dont le

BRANCHES ANTERIEURES DES NERFS SACRES

sépare une lame aponévrolique. Ces vaisseaux eux-mêmes séparent le plexus du rectum et du péritoine.

Les branches qu'il fournit peuvent être divisées on collatérales et en terminales.

A. — Branches collatérales.

Préparation. Après avoir fait la coupe du bassin sur l'un des côtés de la symphyso renversez la vessie et le rectum du côté de la section ; détachez avec beaucoup de précaution le péritoine qui, du bassin, se réfléchit sur ces viscères; lacérez le tissu cellulaire pour arriver aux branches qui se détachent de la 4e paire ; après quoi vous suivrez les nerfs rectaux et viscéraux, en consultant la description qui va suivre. Il importe de vider préalablement les veines, si volumineuses, du bassin et de plonger dans l'eau la pièce anatcmique pendant quelque temps. Cette préparation peut servir à la démonstration de toutes les branches collatérales.

Les branches collatérales sont, les unes, antérieures; ce sont :

Les branches viscérales, qui se jettent dans le plexus hypogastrique; la branche du releveur de l'anus, la branche de l'obturateur interne, le nerf hémorrhoîdal ou canal et le nerf honteux interne.

Les autres sont •postérieures, savoir :

Le nerf fessier supérieur et le nerf fessier inférieur ou petit nerf sciatique, auxquels il faut ajouter le nerf du muscle pyramidal, le nerf des jumeaux et du carré.

i° Branches viscérales. Elles ne viennent pas, à proprement parler, du plexus sacré, mais bien directement de la quatrième et de la cinquième paire sacrée. Elles sont au nombre de trois ou quatre, se dirigent de bas en haut, sur lescôlés du rectum et de la vessie, chez l'homme, du rectum, du vagin et de la vessie, chez la femme, et vont, les unes, se porter directement dans ces organes, les autres, en plus grand nombre, se jeter dans le plexus hypogastrique, qui sera décrit à l'occasion du grand sympathique.

2° Nerfs du releveur de l'anus. Indépendamment de plusieurs filets rectaux et vésicaux qui vont au releveur de l'anus, ce muscle reçoit directement deux rameaux de la 4e paire. De ces rameaux, le plus volumineux se jette dans la partie moyenne du muscle; le plus petit se porte sur les côtés delà prostate chez l'homme, du vagin, chez la femme, et va se rendre à la portion antérieure du muscle, où il se perd.

3° Nerf de l'obturateur interne. Il naît de la partie antérieure du plexus sacré, et plus spécialement de la portion de ce plexus qui appartient au cordon lombo-sacré et au premier nerf sacré ; il passe immédiatement derrière l'épine sciatique, qu'il contourne, pour se réfléchir d'arrière en avant, à U manière de l'artère honteuse interne, et s'épanouit en trois rameaux divergents, qui se distribuent dans l'épaisseur du muscle. Pour mettre ce nerf à découvert, il importe de diviser le petit ligament sacro-sciatique.

4° Nerf hémorrhoîdal ou anal. Destiné au sphincter et à la peau de l'anus, ce nerf naît en dedans du nerf honteux interne, dont il est quelquefois une émanation, s'engage immédiatement, comme ce "dernier, entre les deux ligaments sacro-sciatiques, puis au-devant de la portion du grand fessier qui déborde, en bas, le grand ligament sacro-sciatique, communique avec la branche superficielle du périnée, gagne les côtés du rectum et, parvenu à la circonférence supérieure du sphincter, s'épanouit en un grand nombre de rameaux, les uns antérieurs, qui vont souvent s'anastomoser avec l'une des divisions de la branche

1" [franches viscérales.

2° Nerfs du

releveur de l'anus;

3° Serf du muscle

obturateur interne :

4° Nerf hémorrhoîdal ou anal.

NÉVROLOGIE.

superficielle du périnée ; d'autres moyens, qui se portent sur les côtés du sphincter, jusqu'à la peau de l'anus, où ils se terminent; les autres postérieurs, qui vont à la partie postérieure du sphincter. Le nerf hémorrhoïdal ou anal est

Fig. 171.

Jlnr- W.——&

Origine du nerf honteux interne.

LEVÏ1LLÏ CtL.

Plexus sacré et ses branches (d'après L. Uirschfeld) (*).

quelquefois exclusivement destiné à la peau de l'anus et mérite alors le nom de nerf cutané anal.

5° Nerf honteux interne {\). Beaucoup plus considérable que les précédents, le

(*) AORTE. — ilia.pr., artère iliaque primitive. — ilia. vu., artère iliaque interne. — surf, aur., surface auriculaire du sacrum. — iliaq. ext., artère iliaque externe. — art.obt., artère obturatrice. — obt. in t., muscle obturateur interne. — Relev. an., releveur de l'anus. — Bulbe. — fess. sup., artère fessière supérieure. — pyra., muscle pyramidal. — NERFS, Gangl. s., ganglions sacrés. — Loin, sac, Lombo-sacré. — Sacré, I, II, III, IV, V, VI, nerfs sacrés. — Plex. sac, plexus sacré. — Br. vise, branches viscérales du plexus sacré. — Obt. int., nerf du muscle obturateur interne. — Hont. int., nerf honteux interne. — Périt)., branche périnéalc. -r- Anal., nerf anal cutané. — Périn. ext., branche périuéale externe. — Périn. sup., rameau superficiel du périnée. — Bulbo-uréthr.,r&xnea.\i bulbo-uréthrah — Fess. inf., nerf fessier inférieur. — Dors, ver., nerf dorsal de la verge. — Relev. an., nerf du muscle releveur. — Fess. sup., nerf fessier supérieur. — Obtur., nerf obturateur.

(1) Préparation. Il convient de procéder à la dissection : 1° de dedans en dehors, en divisant le petit ligament sacro-sciatique et en écartant l'aponévrose obturatrice du muscle

BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS SACRÉS

nerf nonteux interne naît du bord inférieur de l'espèce de ruban aplati que forment les nerfs du plexus sacré au niveau de leur jonction. Il s'engage aussitôt entre les ligaments sacro-sciatiques, en dedans de l'artère honteuse interne, et se divise en deux branches : la branche inférieure ou périnéale et la branche supérieure ou profonde, ou dorsale de la verge.

a. La branche inférieure ou périnéale répond au tronc de l'artère honteuse interne et à toutes ses divisions, moins l'artère dorsale de la verge. Elle est la véritable continuation du nerf, accompagne le tronc de l'artère honteuse interne, au-dessous duquel elle est située, se porte d'arrière en avant, puis de bas en hautr entre le muscle obturateur interne et l'aponévrose pelvienne, décrit une courbe à concavité supérieure en dedans de la tubérosité de l'ischion, traverse l'aponévrose pelvienne au niveau du point de jonction de la tubérosité avec la branche ascendante de l'ischion, et se divise immédiatement en deux rameaux terminaux : l'un inférieur, qui répond à l'artère superficielle du périnée, rameau superficiel du périnée; l'autre supérieur, qui répond à l'artère du bulbe, mais qui présente une distribution beaucoup plus étendue : je le désignerai sous le nom de bulbo-uréthral.

Dans son trajet, la branche périnéale du honteux interne fournit un seul rameau collatéral, qu'on pourrait appeler rameau pèrinèal externe. Ce rameau traverse le grand ligament sacro-sciatique en effleurant la face interne de la tubérosité de l'ischion, passe en dedans et en bas, puis au-dessous de cette tubérosité, longe le corps caverneux de la verge, chez l'homme, du clitoris, chez la femme, et vient se perdre dans le dartos et dans le scrotum, chez l'homme, dans l'épaisseur de la grande lèvre, chez la femme. J'ai vu cette branche fournir le rameau du muscle ischio-caverneux, en même temps que deux rameaux au muscle sphincter (\).

Des deux rameaux de terminaison de la branche périnéale, le rameau superficiel du périnée suit l'artère superficielle du périnée, se porte, comme elle, obliquement en dedans et en avant, entre l'aponévrose périnéale inférieure et le feuillet profond du fascia superficialis, reçoit un filet assez considérable du rameau périnéal externe et se divise presque toujours en plusieurs filets d'une longueur remarquable, qui traversent le dartos et dont les uns vont se rendre au scrotum (2), tandis que les autres longent la face inférieure de la verge, à la peau de laquelle ils se distribuent, et peuvent être suivis jusqu'au prépuce.

Le rameau profond ou bulbo-uréthral passe au-dessus et quelquefois au travers des fibres du muscle transverse et .parcourt l'espace triangulaire qui sépare la

Sa division en deux branches.

Branche inférieure ou périnéale.

Division de la branche inférieure ou périnéale, en deux rameaux terminaux.

Rameau

collatéral

de la

branche périnéale.

Rameaux terminaux :

Rameau superficiel du périnée ;

Hnmeau

profond

ou bulbo-

urélhr.i..

obturateur. On peut suivre, sans désemparer, la branche supérieure ou pénienne sur le dos de la verge ; 2° de dehors en dedans, en préparant, par une dissection très-attentive, les rameaux périnéaux. Il faut ensuite établir la continuité de ces rameaux avec les branches disséquées dans le bassin.

(1) Le rameau périnéal externe présente d'ailleurs beaucoup de variétés. "Dans quelques cas, il se termine en s'anastomosant avec le rameau superficiel du périnée. Dans un cas où le rameau périnéal externe était très-petit, il était fortifié par une branche venue du petit nerf sciatique ou fessier inférieur, qui croisait le côté externe de cette tubérosité et venait s'unir à la branche périnéale au-devant de cette tubérosité.

(2) Les nerfs du scrotum chez l'homme et de la grande lèvre chez la femme, sont complétés par des rameaux assez considérables émanés du nerf fessier inférieur (petit nerf sciatique), lesquels s'anastomosent ordinairement avec les filets scrotaux du rameau superficiel du périnée, et sont placés sur un plan plus superficiel que ces derniers.

NEVROLOGIE.

racine du corps caverneux du bulbe de l'urèthre. Il donne des rameaux à la partie antérieure du sphincter et du releveu'r de l'anus, au transverse, à la partie posléricure du bulbo-caverneux et à l'ischio-caverncux ; il fournit un rameau bul-

cl,- int.

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LE VEILLE. Dit

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Distribution du nerf honteux interne dans le périnée de l'homme [d'après L. ïfircshfeld (*).

baire, qui s'enfonce dans l'épaisseur du bulbe et se perd dans la muqueuse urétlirale, en s'épanouissant en filaments extrêmement déliés. Il fournit enfin un dernier rameau, très-grêle, mais très-long, qui chemine sur la ligne médiane inférieure du bulbe, entre lui et le muscle bulbo-caverneux, atteint la base du gland, dans lequel il se termine, après avoir donné, dans son trajel, un grand nombre de ramifications a la portion caverneuse de l'urèthre.

{*) dr. int., muscle droit interne. — yr. adduct., muscle grand adducteur. -- bul. cav., Diilbo-caverneux. — is. cav., ischio-caverneux. — tr. pér., transverse du périnée. — sphinc., sphincter de l'anus. — lig. s. sciât., grand ligament sacro-sciatique. — rel. an., relcvcur de l'anus. — pyra., muscle pyramidal. — bic.-d. tend., insertions des muscles biceps et demi-tendineux. — Hont. int., nerf honteux interne. — Pet. sciât., petit nerf sciatique. — II. fess., branche fessière. — Pe'rin., branche périnéale du honteux interne. — Obt. int., nerf du muscle obturateur interne. — lia. bul. uré., rameau bulbo-uréthral. — Dors, pén., branche dorsale de la verge. — Pér. ext., rameau périnéal externe. — Gr. scia., grand nerf sciatique. — D. c. fe., branche cutanée fémorale du petit nerf sciatique.. — lia. su\>., rameau superficiel du périnée. — an. eut., nerf anal cutané.

BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS SACRÉS

Chez la femme, la branche périncale se porte entre le muscle constricteur et le bulbe du vagin et s'épanouit dans ce muscle, dans le bulbe du vagin et dans le canal de l'urcthre.

b. La branche profonde ou dorsale de la verge, branche pénienne, chez l'homme, branche clitoridienne, chez la femme, répond à la branche profonde de l'artère honteuse interne. D'abord appliquée, avec cette artère, contre la face interne de la tubérosité de l'ischion, elle se porte de bas en haut, entre le releveur de l'anus et l'obturateur interne, atteint l'arcade du pubis, traverse le ligament sous-pubien au milieu des veines sous-pubiennes, et gafne ainsi le dos de la verge, où elle se place sur le côté du ligament suspenseur. Devenue pénienne,' cette branche longe la ligne médiane du dos de la verge, comme l'artère pénienne, mais plus superficiellement que cette artère, et se divise en deux rameaux, l'un interne, l'autre externe.

Le rameau interne ou rameau du gland continue le trajet primitif du nerf sur les côtés de la ligne médiane, devient plus profond à mesure qu'il est plus antérieur, sans toutefois s'enfoncer dans l'épaisseur du corps caverneux, et parvient ainsi à la couronne du gland ; là, il s'épanouit, pour s'enfoncer profondément entre la base du gland et le corps caverneux, ne fournit aucun filet à ce dernier, mais se distribue en entier au gland, qu'il pénètre par des filaments extrêmement déliés, lesquels traversent son tissu spongieux et peuvent être suivis, au moins en grande partie, jusqu'aux papilles de cet organe.

Le rameau externe ou pénien cutané, plus superficiel, se sépare du rameau précédent à angle très-aigu, se porte obliquement sur les côtés de la verge et s'épanouit en une multitude de filets très-longs et très-grêles, dont les uns s'accolent au corps caverneux et lui envoient des filaments d'une excessive ténuité qui se perdent dans son épaisseur, et dont les autres rampent dans le tissu cellulaire sous-cutané, pour se distribuer à la peau de la verge ; un bon nombre vont se terminer dans l'épaisseur du prépuce. Le rameau externe de la branche pénienne fournit aux trois quarts supérieurs de la circonférence de la peau de la verge; les branches périnéales fournissent au quart inférieur. Je n'ai trouvé dans le nerf honteux interne aucun rameau qui répondît à l'artère caverneuse.

Chez la femme, la branche pénienne, devenue branche clitoridienne, est très-petite, passe sous l'arcade, entre la racine du clitoris et l'arcade du pubis, longe cette racine, se recourbe ensuite comme le clitoris, sur le côté duquel elle s'épanouit en filaments qui pénètrent dans son épaisseur ; plusieurs se portent, en avant, à la peau de la partie antérieure de la grande lèvre.

Le nerf honteux interne, chez la femme, ne m'a pas paru égaler la moitié du volume du nerf honteux interne de l'homme. Dans un cas, le nerf honteux interne de la femme était exclusivement constitué par la branche clitoridienne; la branche superficielle était entièrement fournie par le fessier inférieur.

6° Nerf fessier supérieur. — Destiné aux muscles moyen fessier, petit fessier, et tenseur du fascia-lata, il naît en arrière du tronc lombo-sacré, avant sa conjugaison avec la lre paire sacrée. Je l'ai vu naître par deux racines, dont l'une venait du tronc lombo-sacré, et dont l'autre naissait de la face postérieure du plexus sacré. Il sort du bassin par la partie antérieure et supérieure de l'échancrure sciatique, au-devant du muscle pyramidal, se réfléchit sur cette échancrure, pour se placer entre le moyen fessier et le petit fessier, et se divise en Cruveilhier et Sée, 5e édition. III — 4 3

Trajet de

la branche

pénienne.

Sa division.

Rameau du gland.

Hameau

pénien

cutané.

Branche

clitoridienne ;

Petitesse du

nerf honteux interne

chez la femme.

Son origine

Sa réflexion.

NEVROLOGIE.

Sa division en rameau ascendant ; Et en rameau descendant.

Nerf du

muscle

fascia lata.

Nerf du

muscle

pyramidal.

Destination de ce nerf.

Division du

nerf . fessier inférieur :

En branches musculaires-, Destinées au grand fessier ;

Et en

branche cutanée.

Rameau récurrent de la branche

cutanée.

Sa division :

Eu fessier cutané et en scrutai. Distribution du rameau se rotai.

deux rameaux : l'un, ascendant, qui contourne l'insertion supérieure demi-circulaire du petit fessier, à la manière de la branche correspondante de l'artère fessière et se perd en grande partie dans ce muscle ; l'autre, descendant, qui se porte obliquement en bas et en dehors, entre le moyen fessier et le petit fessier, auxquels il fournit de nombreux filets qui l'affaiblissent graduellement, embrasse, pour ainsi dire, la face postérieure du petit fessier et, parvenu au bord externe de ce muscle, se déjette en bas, s'engage dans la gaîne du tenseur du fascia lata, s'enfonce dans l'épaisseur de ce muscle et s'y termine. Avant de s'engager dans cette gaîne, il émet un rameau remarquable, qui contourne le bord antérieur du muscle petit fessier et s'y perd.

7° Nerf du pyramidal. Ce petit nerf naît isolément de la face postérieure du plexus sacré, et plus particulièrement de la 3e paire, et se divise presque aussitôt en deux rameaux, qui pénètrent immédiatement le muscle par sa face antérieure.

.8° Nerf fessier inférieur. — Ce nerf, appelé petit nerf sciatique par Bichat, est, après le grand nerf sciatique, le plus volumineux des nerfs émanés du plexus sacré, lî est destiné au muscle grand fessier et aux téguments de la région génitale, de la région postérieure de la cuisse, et s'étend jusqu'à la peau de la jambe.

11 naît en arrière et en bas du plexus sacré, tantôt par un cordon unique, tantôt par plusieurs cordons bien distincts. Il sort du bassin au-dessous du muscle pyramidal, en même temps que le grand nerf sciatique, dont il peut être considéré comme un accessoire, se place derrière ce nerf, au-devant du grand fessier, et se divise en deux ordres de branches : les branches musculaires et la branche cutanée.

Les branches musculaires, multiples, quoique exclusivement destinées au grand fessier, se divisent en rameaux ascendants et externes, qui s'accolent à la face antérieure du grand fessier, sur laquelle ils s'épanouissent avant de le pénétrer, et peuvent être suivis jusqu'à son bord supérieur, et en rameaux descendants et internes, qui se portent entre la tubérosité de l'ischion et le muscle fessier, dans lequel ils pénètrent.

La branche cutanée, destinée à la peau de la région fessière, du scrotum et de la région postérieure de la cuisse et de la jambe, continue le trajet primitif du nerf, derrière le grand nerf sciatique, au-devant du muscle grand fessier, croise obliquement, en bas et en dedans, la tubérosité de l'ischion et les insertions isebiatiques des muscles biceps et demi-tendineux. Considérablement diminuée par les rameaux qu'elle a fournis, et devenue sciatique, elle se dirige verticalement en bas, devient de plus en plus grêle et peut être suivie jusqu'à la région postérieure de la jambe.

La branche cutanée fournit, au sortir du muscle grand fessier, un rameau récurrent collatéral considérable, qu'on pourrait considérer comme une branche de terminaison du nerf. Ce rameau se réfléchit de bas en haut, en décrivant une arcade à concavité supérieure, et se divise en deux rameaux secondaires, l'un externe, l'autre interne ; le rameauexterne ou fessier cutané, plus considérable, vient s'épanouir dans la peau de la région fessière; le rameau interne ou scrolal (pudendalis ongus inferior, Sœmmer.) est extrêmement remarquable : il se réfléchit d'arrière en avant, le long de la face externe de la tubérosité de l'ischion, longe à distance les branches ascendante de l'ischion et descendante du pubis, s'anastomose avec la branche superficielle du périnée, gagne la peau du périnée, puis

BRANCHES ANTERIEURES DES NERFS SACRES

le scrotum, en passant au-dessus du testicule, et se divise en deux rameaux secondaires : l'un externe, qui se porte au côté externe du testicule, l'autre interne, qui se porte au côté interne de cet organe, qu'ils embrassent, pour venir se distribuer à la peau de la partie antérieure du scrotum et de la partie inférieure de la verge. Il s'anastomose avec le nerf superficiel du périnée. Cbez la femme, ce rameau est destiné à la peau de la grande lèvre.

Tout le long de la cuisse, la branche cutanée du fessier inférieur fournit des rameaux externes, très-peu considérables, et des rameaux internes, plus volumineux, qui se réfléchissent d'arrière en avant, décrivent des arcades à concavité supérieure, et fournissent à la peau de la région interne et postérieure de la cuisse.

Au creux du jarret, la branche cutanée se divise en deux filets, l'un sous-cutané, qui peut être suivi, malgré son extrême ténuité, jusqu'au milieu de la région postérieure de la jambe; l'autre sous-aponévrotique, qui traverse l'aponévrose jambière, s'accole à la veine saphène externe et s'anastomose avec le nerf saphène externe.

Le fessier inférieur est donc un nerf musculo-cutané; il ne fournit qu'à un seul muscle, le grand fessier.

9° Nerfs du carré crural et des jumeaux. Le jumeau supérieur reçoit un petit nerf qui lui est propre et qui naît de la partie antérieure du plexus sacré. Le nerf du jumeau inférieur émane du nerf du carré crural.

Le nerf du carré crural est remarquable : il naît au-devant du plexus sacré, ou plutôt sur la limite de ce plexus et du grand nerf sciatique, se porte verticalement en bas, au-devant des muscles jumeaux et obturateur externe, qui le séparent du grand nerf sciatique, appliqué contre l'os coxal, en dehors de la tubérosité de l'ischion. Il fournit des rameaux externes, périostiques et osseux, qui s'enfoncent dans les trous de la tubérosité de l'ischion; des rameaux internes ou articulaires, qui traversent la capsule fibreuse, et le rameau du jumeau inférieur, puis va se perdre dans le muscle carré, qu'il pénètre par sa face antérieure.

Sa direction.

Portion

fémorale de

la branche

cutanée

du nerf

fessier

inférieur.

Portion

jambière.

Nerf du jumeau supérieur.

Nerf du carré crural.

périostiques.

Hameaux articulaires.

Hameau du jumeau inférieur.

ISramlie terminale du plexus sacré.

GHAND NERF SCIATIQUE.

Le grand nerf sciatique (grand fémoro-poplité, Chauss.) est destiné aux muscles delà région postérieure de la cuisse, aux muscles et aux téguments de la jambe et du pied ; il est la terminaison du plexus sacré, ou plutôt, c'est le plexus sacré lui-même condensé en un cordon nerveux. La 5e paire lombaire, un cordon émané de la 4e, les trois lres paires sacrées et un cordon émané de la 4e paire sacrée : telles sont les origines de ce gros nerf, qui est le plus volumineux des nerfs de l'économie.

11 sort du bassin par l'échancrure sciatique, au-dessous du bord inférieur du muscle pyramidal, immédiatement au-dessus de l'épine sciatique, se porte verticalement en bas, entre la tubérosité de l'ischion et le grand trochanter, dont la double saillie l'éloigné de la peau , ou, plus exactement, il longe le côté externe de la tubérosité de l'ischion, dans une gouttière très-prononcée qui sépare cette tubérosité du rebord de la cavité cotyloïde.

Aplati, rubané, large de 12 millimètres à sa sortie du bassin, il s'arrondit bientôt, se dirige verticalement en bas, le long de la partie postérieure de la cuisse, en affectant toutefois une légère obliquité en dehors, et, parvenu à trois

Il est la

terminaison

du plexu9

sacré.

Sa sortie du bassin.

NEVROLOGIE.

Sa division

en deux

branches .

Variétés du

nerf sciatique quant au lieu de sa bifurcation.

Ses rapports :

En arrière.

ou qualre travers de doigl. au-dessus de l'articulaliori du genou, se d'.vise en deux branches, désignées sons les noms de nerf sciatique poplité externe et nerf sciatique poplité interne.

Le nerl'scialique se bifurque quelquefois à sa sortie du bassin, ou dans tout autre point intermédiaire à sa sortie et au creux du jarret, ou même avant sa sortie du bassin. Cette division précoce est sans importance; elle existe toujours parle fait, car, lors même qu'il n'y a qu'un seul tronc apparent, les deux brandies de bifurcation sont accolées, mais distinctes tout le long delà cuisse (1).

Rapports. En arrière, le grand nerf sciatique est recouvert par le muscle grand fessier, puis par la longue portion du biceps et par le demi-tendineux; plus bas, il occupe l'espace celluleux que limitent ces deux derniers muscles, et devient sous-aponévrotique au moment où ils s'écartent l'un de l'autre pour aller constituer les bords du creux du jarret. Le nerf sciatique est accompagné, en arrière, par l'artère ischiaiique et par une de ses branches, qui acquiert un volume très-considérable dans la ligature du vaisseau principal. En avant, le grand nerf sciatique répond aux jumeaux et au tendon de l'obturateur interne, qui le séparent de l'os coxal, puis au carré crural et au troisième adducteur, et enfin, vers la partie inférieure de la cuisse, au court chef du biceps. Dans son trajet, il est entouré par une grande quantité de tissu cellulaire adipeux; il n'est accompagné par aucun vaisseau (2).

Rameaux collatéraux.

Nerf de la longue portion

du biceps.

Nerf du demi-tendineux.

Nerfs du demi-membraneux.

Nerf du grand adducteur.

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