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TEXTURE DES VEINES

trouve un plus grand nombre de valvules en s'avançant vers leur embouchure.

Les valvules font complètement défaut dans le système des veines pulmo- veines naires et dans celui de la veine-porte ; il n'en existe pas davantage dans toutes po^vues les veines de la tète et du cou (jugulaire interne, vertébrale, veines de l'encéphale, valvules. troncs brachio-céphaliques) , si ce n'est dans la veine scapulaire transverse et exceptionnellement dans la jugulaire externe. Sont également privées de valvules la veine cave supérieure, les veines du rachis, les veines cardiaques, les rénales, les utéro-ovariennes, tandis que les veines spermatiques en présentent dans la portion de leur trajet qui est hors de l'abdomen.

On trouve rarement des valvules à l'embouchure des veines du tronc, si ce n'est au voisinage de l'azygos et à l'embouchure des spermatiques et des rénales. Souvent l'extrémité inférieure de la jugulaire interne est garnie d'une valvule.

Les valvules ont pour usage de prévenir, dans le cours du sang, les mouve- usage des ments rétrogrades que tendent à déterminer une foule de causes, telles que la valvules, contraction musculaire, la pesanteur, l'expiration.

Par une conséquence nécessaire de leur direction, les valvules permettent conséquenune circulation facile des extrémités vers le cœur, mais s'opposent, à la manière ces dc la de soupapes mobiles, au reflux du sang du cœur vers les extrémités , et c'est des valvules principalement sur le fait anatomique de la direction des valvules que Harvey a fondé la grande découverte de la circulation du sang. L'étendue des valvules est telle qu'en s'abaissant les deux valvules correspondantes oblitèrent plus ou moins complètement la lumière du vaisseau. Il est des valvules qui interceptent complètement le cours du sang, il en est d'autres qui l'interceptent incomplètement. Eu général, les valvules sont d'autant plus insuffisantes qu'elles occupent un vaisseau plus volumineux.

Malgré leur ténuité, les valvules sont extrêmement résistantes, ce dont il est Résistance facile de se convaincre en essayant d'injecter les veines dans un sens opposé à celui de la circulation. La disposition aréolaire ou les découpures qu'on a quelquefois observées dans les valvules veineuses me paraissent accidentelles. Il y a, sous ce rapport, une grande différence entre les diverses régions : ainsi, les veines de la tète et du cou s'injectent très-bien par l'oreillette droite du cœur, malgré la présence de quelques valvules, rares, il est vrai, dans les veines jugu- . laires. Au contraire, les valvules des membres opposent, en général, une résistance insurmontable.

B. — Texture «les Teines.

Considérée sous le point de vue de la texture, une veine ne diffère point essentiellement d'une artère. On y rencontre, en effet, comme dans celle-ci, trois tuniques, une extérieure dite celluleuse, une moyenne et une interne, et la structure de ces tuniques ne manque pas d'analogie avec celle des tuniques artérielles. On peut dire cependant, d'une manière générale, que les parois des veines renferment plus de tissu conjonctif et moins de tissu musculaire et élastique que celles des artères ; elles sont aussi plus minces, ce qui dépend surtout du moindre développement de la tunique moyenne ; aussi les veines s'affaissentelles quand on les a coupées en travers. Quelques-unes, cependant, telles que la poplitée, font exception à cette règle. L'épaisseur de la paroi des veines est très-difficile à déterminer,^ cause de la grande dilatabilitédeces vaisseaux. C'est

et ténuité des valvule

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ce qui explique les résultats différents qu'ont obtenus les anaiomisles dans leurs mensurations. Les veines ont des parois d'autant plus riches en fibres musculaires que le sang y circule plus difficilement et qu'elles sont moins soutenues par les organes environnants. Les veines dont les parois renferment le plus de fibres musculaires sont, en première ligne, celles des membres inférieurs et la veine ombilicale ; puis viennent les veines des viscères abdominaux et celles des membres supérieurs et de la poitrine.

Au point de vue de la distribution des fibres musculaires dans la paroi veineuse, Henle divise les veines en quatre groupes :

Le premier groupe est caractérisé par l'absence complète de tissu musculaire : il comprend les veines profondes du tronc qui s'ouvrent dans la veine cave supérieure, les jugulaires interne et externe, la sous-clavière, la mammaire interne, les veines encéphaliques, les veines de la dure-mère, les veines du placenta maternel.

Le deuxième groupe présente des fibres musculaires annulaires, en couche traversée par des lamelles élastiques et des faisceaux conjonctifs longitudinaux ; telles sont les veines du membre supérieur, de la tête et du cou.

Dans le troisième groupe, des faisceaux musculaires longitudinaux alternent avec des faisceaux conjonctifs annulaires, comme dans la veine cave inférieure, l'azygos, la rénale; ou bien une mince couche conjonctive annulaire est recouverte par une couche épaisse de fibres musculaires longitudinales, comme clans les veines spermatiques.

Le quatrième groupe, enfin, se compose des veines du membre inférieur, où l'on trouve une couche de fibres musculaires annulaires en dedans, de fibres musculaires longitudinales en dehors.

Tunique in- La tunique interne, plus mince que celle des artères, se compose, comme cette terne. dernière, d'une couche épithéliale et d'une couche élastique interne, formée d'un réseau délicat dont les fibres sont surtout longitudinales. Les cellules épithéliales sont plus courtes, plus polygonales que celles de la tunique interne des artères.

Tunique La tunique moyenne, de couleur rougeâtre, formée de tissu conjonctif homo-

moyenne. g£ne ou fibrillaire dans les plus petites veines, présente des réseaux élastiques très-fins dans celles qui sont plus volumineuses. Dans les grosses veines les réseaux élastiques longitudinaux et les fibres conjonctives transversales alternent entre eux. Les fibres musculaires circulaires , toujours beaucoup moins nombreuses que dans la tunique moyenne des artères, ne commencent à se montrer en couche continue que sur des veines de 0mm,2 de diamètre. Partout ces fibres circulaires sont mélangées de fibres longitudinales, musculaires ou élastiques.

Tunique ex- La tunique externe ou adventice, ordinairement la plus considérable des trois, lerne- est plus épaisse que dans les artères ; elle est formée de tissu conjonctif dont les faisceaux sont dirigés dans le sens de l'axe du vaisseau, et de fibres élastiques de différentes grosseurs, disposées en réseau. Dans les grosses veines, elle renferme fréquemment de gros faisceaux longitudinaux de fibres musculaires lisses : c'est ce qui s'observe surtout dans les grosses veines de l'abdomen, telles (|iie la portion hépatique de la veine cave, les veines rénales, le tronc de la veineporte, les troncs des veines sus-hépaliques. De plus, les fibres musculaires striées du cœur se prolongent, sous forme d'anneaux, sur les veines qui s'y

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