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DES VEINES ENCÉPHALIQUES ET DES SINUS DE LA DURE-MÈRE

Veines encéphaliques.

Sinus de la dure -mère.

Leur situation générale.

Leur communication non interrompue.

Nombre des sinus.

Les veines encéphaliques, semblables à toutes les autres veines parleurs radicules et par leurs rameaux, en diffèrent essentiellement par leurs troncs, qui sont remplacés par des canaux fibreux, creusés en quelque sorte clans l'épaisseur de la dure-mère et qui n'appartiennent au tissu veineux que par leur membrane interne, la dure-mère faisant fonction de membrane externe. Ces canaux veineux sont connus sous le nom de sinus de la dure-mère. Ils reçoivent le sang de l'encéphale, de l'œil et des os du crâne.

Les sinus de la dure-mère présentent une situation commune : ils occupent la surface interne des os du crâne ; c'est pour eux qu'existent les diverses gouttières que nous avons décrites à la surface interne de cette boîte osseuse. Ils répondent, en général, aux grandes divisions delà masse encéphalique : ainsi, le sinus longitudinal supérieur occupe la scissure qui sépare les deux hémisphères du cerveau ; les sinus latéraux, la grande scissure qui sépare le cerveau du cervelet. Les sinus communiquent tous entre eux et forment une série non interrompue de canaux ; tous aboutissent aux sinus latéraux, qui sont, par rapport aux autres sinus, ce que les troncs sont aux branches et aux rameaux.

Ces sinus sont au nombre de quinze, y compris le sinus longitudinal inférieur, qu'on pourrait considérer comme une veine. Cinq sont pairs, cinq sont impairs. Ces derniers occupent la ligne médiane ; ce sont : le sinus longitudinal supérieur, le sinus longitudinal inférieur, le sinus droit, le sinus coronaire, le sinus occipital transverse. Les cinq sinus pairs occupent les parties latérales de la base du crâne ; ce sont les sinus pétreux supérieur et inférieur, les sinus occipitaux, les sinus latéraux et les sinus caverneux.

La forme des sinus diffère notablement de celle des veines : la plupart sont des prismes triangulaires, comme le sinus longitudinal supérieur ; d'autres ressemblent à des demi-cylindres, comme la portion terminale des sinus latéraux, ou à un prisme quadrangulaire, comme les sinus caverneux; plusieurs ont une forme irrégulière.

Les parois des sinus sont tendues dans tous les sens parla dure-mère, dont elles sont un dédoublement : aussi ces canaux restent-ils béants sur une coupe et sont-ils soustraits à ces variations de calibre, si fréquentes dans les veines. Cette disposition est toute favorable à la circulation en retour, attendu qu'elle

absente à gauche qu'à droite ce qui serait en rappport avec cette circonstance que le reflux sanguin est plus facile, dans le tronc brachio-céphalique droit, dont la direction estla mémo que celle de la veine cave supérieure, que dans le tronc veineux du côté gauclie, qui esi perpendiculaire à cette dernière.

SINUS DE LA DURE-MÈRE

permet à l'aspiration thoracique, qui s'exerce au moment de l'inspiration sur toutes les veines du cou, de se prolonger jusqu'aux veines encéphaliques.

Les parois des sinus sont constituées par la dure-mère, dédoublée à ce niveau et tapissée intérieurement par la tunique interne des veines, c'est-à-dire par une couche de fibres élastiques longitudinales servant de support à vm épithélium pavimenteux.

Les sinus sont dépourvus de valvules; mais quelques-uns, comme le sinus longitudinal supérieur, le sinus caverneux, sont traversés par des trabécules fibreuses, qui leur donnent un aspect irrégulier.

Les sinus latéraux pouvant être considérés comme les froncs communs de tous les sinus de la dure-mère, c'est par eux que nous commencerons cette description.

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