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Sinus latéraux

Les sinus latéraux ou transverses occupent les gouttières latérales de la base du crâne, qui séparent le cerveau du cervelet ; de môme que ces gouttières, ils commencent à la protubérance occipitale interne, où ils se continuent avec le sinus longitudinal supérieur, et se portent horizontalement en dehors, jusqu'à la base du rocher ; là, ils plongent obliquement de haut en bas et de dehors en dedans dans la fosse occipitale inférieure, contournent la base du rocher, puis se relèvent pour gagner le trou déchiré postérieur, où ils se terminent en se continuant avec le golfe de la veine jugulaire interne, qui s'élève quelquefois au-dessus du niveau des sinus.

De même que les gouttières correspondantes des os du crâne, les sinus latéraux sont inégaux en capacité ; presque toujours celui du côté droit est plus ample que celui du côté gauche. La capacité de ces conduits va en augmentant depuis leur extrémité postérieure, qu'on peut considérer comme leur origine, jusqu'à leur extrémité antérieure. Ils ont en moyenne de 8 à 10 millimètres de diamètre.

Prismatiques et triangulaires dans leur portion horizontale, logée dans le bord postérieur de la tente du cervelet, ils deviennent demi-cylindriques dans leur portion contournée ou verticale. Dans la première portion, ils débordent la gouttière qui leur est creusée sur l'occipital et sont en partie reçus dans la scissure qui sépare le cerveau du cervelet ; dans la deuxième portion, ils ne font aucun relief dans l'intérieur du crâne et ne dépassent pas la gouttière osseuse, qui en mesure exactement les dimensions.

La surface intérieure des sinus latéraux est lisse ; elle n'est pas parcourue par les brides que présentent les autres sinus. J'ai rencontré une fois dans la portion horizontale de ces sinus ces corpuscules blancs connus sous le nom de glandes de Pacchioni.

On a vu l'un des sinus latéraux divisé, en avant, en deux parties égales, l'une supérieure, l'autre inférieure, par une cloison horizontale complète ; il est extrêmement fréquent d'y rencontrer une lame fibreuse, vestige de cette division.

L'extrémité antérieure du sinus latéral se continue avec le golfe de la veine jugulaire interne ; à cette môme extrémité aboutissent les si?ius pétreux inférieurs. Dans son trajet, le sinus latéral reçoit l°les veines cérébrales latérales et inférieures, 2° les veines cérébelleuses latérales et inférieures, 3° une grosse veine

Inégalité de capacité de ces sinus.

Forme.

Surface intérieure des sinus latéraux.

Branches ■veineuses et

sinus qui aboutissent

au sinus latéral.

ANGEIOLOGIE.

mastoïdienne et la veine condy tienne postérieure, 4° le sinus pétreux supérieur. C'est dans le lieu où, d'horizontal qu'il était, il devient oblique, c'est-à-dire au

Sin.cciv

oin.

Sinus de la dure-mère (*).

niveau de la base du rocher, que le sinus latéral reçoit le sinus pétreux supérieur. A son extrémité postérieure aboutissent le sinus longitudinal supérieur, le sinus droit et les sinus occipitaux.

veines ce- 1 ° Veines cérébrales latéredes et inférieures. Elles viennent, les unes des parties ,éhraies la- iatcrales inférieures de la convexité, les autres de la base du cerveau, et se inférieures, réunissent en trois, quatre ou cinq veines, formant un groupe qui s'abouche dans le sinus latéral par un tronc commun, au niveau de la portion horizontale de ce sinus. Ce tronc commun est dirigé de dehors en dedans. On voit

(*) 1, apophyse crista-galli. — 2, fosse pituitaire. — 3, apophyses clinoïdes postérieures. — 4, trou occipital. — !i, gouttière basilaire.

Sin. lat, sinus latéral. — Conf., confluent des sinus. — Sw. long, s., sinus longitudinal supérieur coupé. - Sin. dr., sinus droit. - Sin. occ. p., sinus occipital postérieur. — Sw. p. i-, sinus pétreux inférieur. - Sin. p. s., sinus pétreux supérieur. - Sin. cav., sinus caverneux. - Sin. occ. tr., sinus occipital transverso. — Sin. cor., sinu^ coronaire.

SINUS DE LA DURE-MÈRE

quelquefois lune de ces veines s'accoler à la tente du cervelet, contre laquelle elle est maintenue par le feuillet pariétal de l'arachnoïde, et ne s'ouvrir dans le sinus latéral qu'après trois centimètres environ de trajet.

2° Veines cérébelleuses latérales et inférieures. Très-volumineuses, elles naissent de la face inférieure du cervelet et se rendent à deux ou trois troncs qui occupent la grande circonférence de l'organe et qui viennent aboutir à la portion horizontale du sinus latéral, en traversant la paroi inférieure de ce sinus.

3° Une grosse veine mastoïdienne, qu'on doit considérer comme une des principales origines de la veine occipitale, vient également s'ouvrir dans le sinus latéral ; par elle est établie une communication large et directe entre la circulation veineuse de l'intérieur et celle de l'extérieur du crâne.

11 en est de môme de la veine conclylienne postérieure, qui traverse le trou condylien postérieur ; cette veine manque quelquefois (Trolard) (1).

Veines cérébelleuses latérales et inférieures.

Veine mastoïdienne.

Veine conclylienne postérieure.

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