‹ Traité d'anatomie descriptive de Xavier BichatChapitre 13 sur 56 · C. Branche maxillaire inférieure (nerf maxillaire · texte numérisé non relu

C. Branche maxillaire inférieure (nerf maxillaire

inférieur).

Cette branche est composée, comme je Fai dit, de deux portions distinctes. i°. L’une, extérieure, qui est la plus considérable, vient exclusivement du renflement commun du nerf trijumeau; elle est triangulaire, aplatie, plus volumineuse que les branches maxillaire supérieure et ophthalmique, et ne parcourt qu’un très- petit trajet avant d’arriver au trou ovale. a°. L’autre portion, cachée par celle-ci , étrangère au renflement commun, provenant des quatre ou cinq rameaux qui ont une origine isolée sur la protubérance cérébrale, passe par le même trou ovale, en restant toujours distincte de la précédente, qui est beaucoup plus épaisse qu’elle, et qui en est encore différenciée en ce que la disposition plexifo.rme du renflement s’y conserve jusque dans la fosse zygomatique, au lieu que dans celle-ci il y a l’apparence ordinaire des nerfs.

Au sortir du trou ovale, la petite portion devient antérieure; elle se joint parfois intimement à. la grande, et alors tous les rameaux suivans ne sont point distincts dans leur origine. D’antres fois elle reste en partie isolée en cet endroit, et dans ce cas le rameau buccal et l’un des temporaux profonds paraissent surtout en provenir.

Quoi qu’il en soit, au-dessous du trou ovale, la branche maxillaire supérieure se trouve entre la paroi supérieure de la fosse zygomatique et le muscle ptérygoïdien externe. Là, elle se divise en deux por-

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lions , Fane supérieure et externe, l’autre inférieure et interne. On voit bien cette division en commençant la dissection de dedans en dehors , après avoir fendu longitudinalement le crâne et enlevé les portions osseuses qui sont en dedans de la fosse zygomatique.

i°. De la portion externe viennent les rameaux temporaux, massetérin, buccal et ptérygoïdien.

a. Rameaux temporaux profonds. On en compte deux pour rordinaire, l’un antérieur, situé assez profondément dans renfoncement que la fosse temporale présente en devant; l’autre postérieur, beaucoup plus superficiel. Tous deux naissent de l’extrémité de la portion externe; quelquefois le buccal fournit l’un et le massetérin l’autre : il est des sujets où l’on en trouve trois. Quoi qu’il en soit, ils prennent pendant quelque temps une direction horizontale, placés entre le muscle ptérygoïdien externe et la paroi supérieure de la fosse zygomatique; puis ils se recourbent sur l’os temporal , au niveau de la crête quon y observe, et remontent sur la fosse temporale, situés profondément entre cet os et le muscle de même nom. Dans leur trajet, ils se subdivisent en un grand nombre de filets qui se perdent dans l’épaisseur du muscle temporal, en s’anastomosant ensemble, et ensuite avec les temporaux superficiels, par de petits trous de l’aponévrose temporale, trous que Fou voit souvent très-difficilement. Le rameau antérieur s’anastomose en outre avec le filet du rameau lacrymal de la branche maxillaire supérieure , qui, comme nous l’avons dit, traverse l’épaisseur de l’os malaire.

%1 2 APPAREIL COKD. DU SEN'f. ET DU MOUV.

b. Rameau mas setérin. Aussi volumineux que les précédons, il leur est un peu postérieur. Dirigé comme eux horizontalement en dehors et en arrière, il se porte entre la paroi supérieure de la fosse zygomatique et le muscle ptérygoïdien externe, audevant de l’apophyse transverse du temporal. Puis il traverse dans le meme sens l’échancrure sigrnoïde, placé entre le muscle temporal qui est en devant, le fibro-cartilage articulaire et le col du condyie de la mâchoire qui sont en arrière, et parvient ainsi à la surface interne du masseter, où il donne d’abord quelques filets postérieurs; puis il descend sur cette surface obliquement en avant, en distribuant d’autres filets, et se perd dans son milieu; jamais il ne va jusqu’à l’attache inférieure du muscle.

c. Rameau buccal. Plus volumineux que les précédens, il se sépare en meme temps qu’eux, se dirige aussitôt en avant et en bas, passe entre les deux muscles ptérygoïdiens, et fournit quelques filets à l’externe. Il descend ensuite entre le ptérygoïdien interne et la face interne de l’os maxillaire inférieur, parvient sur le buccin ateur, placé d’abord entre lui et l’apophyse coronoïde, continue souvent son trajet sur ce muscle pendant quelque temps sans se ‘ramifier, mais d’autres fois se subdivise au moment même où il y arrive. Les filets qu’il donne s’entrelacent ensemble. J’en ai compté ordinairement six ou sept naissant de la partie inférieure du rameau; car sa partie supérieure n’en fournit presque point. Les premiers vont au temporal, au niveau de l’apophyse coronoïde ; ils sont très-minces; les suivans

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se perdent dans l’épaisseur du buccinateur. Le rameau lui-même, devenant plus superficiel à mesure qu’il est plus antérieur , se place sous les tégumens, et parvenu au bord externe de Fabaisseur de l’angle des lèvres , s’engage sous ce bord et se perd à ses environs, en remontant un peu.

d. Rameau ptérygoïdien. C’est le plus petit de tous. Profondément caché, après son origine, entre les muscles ptérygoïdien externe et péristaphylin externe , il se dirige en bas et va se terminer au ptérygoïdien interne.

La -portion interne de la branche maxillaire inférieure se porte d’abord perpendiculairement, puis elle se partage bientôt en trois rameaux, comme je l’ai dit.

a. Rameau lingual ( nerf lingual). Ordinairement un peu moins volumineux que le dentaire, il lui envoie assez souvent un filet peu de temps après s’en être séparé. Un peu plus bas, et au-dessous de la scissure «dénoïdale , ce rameau reçoit celui du tympan, qui forme avec lui un angle très- aigu en haut. L’endroit de la réunion est plus ou moins bas ; elle accroît sensiblement le volume de ce rameau; c’est moins une anastomose réelle qu’une jonction, un adossement de filets. Le rameau lingual descend ensuite entre le ptérygoïdien interne et l’os maxil-laire inférieur, se porte un peu en devant, s’engage entre la glande sous-maxillaire et la membrane buccale, passe, avec le conduit excréteur de cette glande, entre la face supérieure du mylo-hyoïdien et l’hyo-glosse , puis se portant bientôt au-dessus de la glandé sublinguale , arrive sur les parties latérales

2l4 APPAREIL COND. DU SENT. ET DU MOUV.

de la langue j placé alors entre le génio-glosse et le lingual; il se porte de là jusqu’à l’extrémité de celle-ci.

Dans ce trajet, i 0 il fournit un filet extérieur au ptérygoïdien interne, filet qui manque quelquefois et que j’ai vu s’anastomoser avec le rameau ptérygoïdien. 20. Pins bas, deux ou trois filets très-minces se distribuent à la portion postérieure et interne du tissu des gencives. 3°. Au niveau de la grande sousmaxillaire, ce rameau varie singulièrement; quelquefois plusieurs filets s’en échappent et forment ensuite un petit renflement ou ganglion d’où partent de nouvelles divisions nerveuses pour la glande. D’autres fois, au lieu d’un ganglion, c’est une espece de plexus difficile à démêler, que forment les filets allant à la maxillaire. Dans les cas les plus rares, le trajet des filets, dont le nombre varie alors, est direct. 4°* Au-delà de la glande maxillaire, des filets de communication unissent le rameau lingual au nerf hypoglosse. 5°. Ensuite quatre ou cinq autres filets se portent en dehors et en bas, pour la glande sublinguale et pour la partie interne et antérieure du tissu des gencives. 6°. Au niveau de cette glande, des filets plus gros commencent à se détacher du rameau, pour pénétrer entre le lingual et le génio- . glosse, dans le tissu de la langue, qui depuis cet endroit jusqu’à la pointe en reçoit successivement jusqu’à ce que le rameau soit épuisé. On compte près de dix ou douze de ces filets destinés à la langue, et qui avant de la pénétrer restent plus ou moins isolés. On les suit très-loin dans les fibres charnues, où la plupart parcourent un long trajet, et se ter-

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minent presque à îa membrane qui revêt ces fibres (i).

b. Rameau dentaire inférieur (nerf dentaire inférieur). Un peu plus volumineux que le lingual, il descend obliquement à côté de lui entre les ptérygoïdiens, puis entre l’interne et la mâchoire inférieure, correspondant en dedans au ligament latéral interne de l’articulation teniporounaxillaire.

Près de l’orifice du conduit dentaire, il donne un filet considérable qu’on peut nommer menton nier, et qui se porte dans un sillon creusé au-dessous de ce conduit. Il est retenu dans ce sillon par une expansion cellulaire dense, qui se continue avec le ligament. Sorti de ce sillon, il glisse entre la mâchoire et le mylo-hyoï Jien, s’approche du menton , donne auparavant quelques filamens à la glande sous-maxillaire, qui paraissent s’y unir à ceux du rameau lingual. Sa terminaison se fait par quatre ou cinq autre filamens, d’abord long-temps distincts, puis distribués aux mylo-hyoïdien, génio-hyoïdien, et digastrique.

Le rameau dentaire s’introduit ensuite dans le conduit dentaire , le parcourt dans toute son étendue, en donnant aux grosses molaires et à la première petite des rameaux cpii y pénètrent par le trou de leur racine. Au niveau du trou menton» nier, ce rameau se divise en deux portions, l’une,

(i) La plupart des filets de terminaison du nerf lingual gagnent les bords et la pointe de la langue; et , quoi qu’en ait dit Bichat, quelques-uns ont été suivis jusque dans les papilles mêmes. ( Note ajoutée. )

2l6 APPAREIL COND. DU SENT. LT DU MOÜV.

plus petite, continue îe même trajet dans l’épaisseur de la mâchoire, et se distribue aux racines des dents canines et incisives; l’autre, plus grosse, sort par le trou mentonnier, et se divise bientôt en plusieurs blets qui s’anastomosent en divers endroits avec ceux du facial et qui coupent la plupart des siens à angle. En comparant cette portion qui sort du canal dentaire avec celle qui y entre, j’ai observé que la différence est à peu près de moitié, l’autre moitié étant restée pour les dents. Pour voir cette portion extérieure, il faut renverser la lèvre et inciser la membrane de la bouche. On la rencontre aussitôt sortant du trou par un seul faisceau ou par deux , et se séparant tout de suite en rayonnant; presque tous ses filets remontent d’abord entre la membrane de la bouche et les muscles. En remontant ainsi , ils envoient leurs filamens aux abaisseur de l’angle des lèvres, abaisseur de la lèvre inférieure, reîeveur du menton, buccinateur, etc. Ces filamens deviennent antérieurs; niais un grand nombre restent sous la membrane de la bouche, et continuent à remonter jusqu’au rebord libre des lèvres, où ils se terminent a la peau, au labial, et aux glandes muqueuses. Lorsque ces nerfs sont exactement disséqués , on voit tout le contour de la lèvre inférieure recevoir ainsi une foule de filamens qui s’y portent de bas en haut, comme ceux du maxillaire supérieur se sont portés de haut en bas au bord de la lèvre supérieure.

c. Rameau temporal superficiel. 11 naît tantôt par un seul tronc, tantôt par deux rameaux entre lesquels passe l’artère sphéno -épineuse , et qui se réunissent ensuite. Contourné horizontalement sur la

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partie postérieure du col du condyle, cotre lui et le conduit auditif, il donne dans cet endroit deux filets qui s’anastomosent avec le facial , puis il remonte au-devant du conduit auditif, couvert par la glande parotide, fournit au conduit et à ce pavillon plusieur rameaux, et parvient au niveau de la base de l’apophyse zygomatique. Là, il se divise en deux ramifications qui accompagnent dans leurs subdivisions les branches de l’artère temporale superficielle. Ces ramifications communiquent avec la branche supérieure du nerf facial, et occupent toutes les parties latérales du crâne.

§ IY. Nerfs moteurs oculaires externes.

Ils ont un volume moyen entre celui des moteurs communs et des pathétiques. Leur étendue est peu considérable, et leur distribution fort simple.

Ils naissent par plusieurs filets réunis du sillon qui sépare la protubérance cérébrale d’avec la moelle, et de cette protubérance elle-même. Deux branches les composent quelquefois à cette origine , et se réunissent ensuite en une seule. La postérieure vient du sillon , et même souvent un peu de l’éminence pyramidale; l’antérieure, de la portion voisine de la protubérance (1). Chacune est composée de deux

(1) En examinant attentivement l’origine de ce nerf, on reconnaît qu’il ne naît point du sillon de la protubérance cérébrale, mais que ses racines sont situées à coté des éminences pyramidales antérieures, et se continuentavec les fibres de ces éminences, le long desquelles elles montent jusqu’au sillon qui sépare le bulbe rachidien et la protubérance. (Noie ajoutée. )

ou trois filets qui souvent , placés à la suite les uns des autres, ne forment point deux portions distinctes. Quoi qu’il en soit, on ne peut les suivre dans la substance médullaire ; ils s’enlèvent le plus souvent avec la pie-mère, à cause de leur mollese, à 1 endroit même de l’origine ; mais devenus névrilématiques là où la pie-mère tient à eux , ils prennent tout de suite de la consistance, se réunissent, et forment le cordon du nerf. Celui-ci se porte aussitôt horizontalement en devant et en dehors , et parvenu sur les parties latérales de l’apophyse basilaire , pénétré dans le sinus caverneux, par une ouverture que la duremère lui présente. L’arachnoïde , qui lui a formé une enveloppe depuis son origine , l’accompagne encore jusqu’à quelques lignes de son introduction , et se réfléchit ensuite pour revenir dans le crâne.

Le nerf parcourt le sinus caverneux, situé à la partie inférieure et externe de cette cavité , en dehors de l’artère carotide , à laquelle il adhère assez fortement , et séparé du sang du sinus par un repli membraneux qui l’entoure. Cependant on le trouve rougeâtre en cet endroij^ mais c’est probablement un effet cadavérique et de transsudation. Dans la moitié de ce trajet , il est assez mince. Sa grosseur augmente antérieurement. Sa direction change aussi un peu dans le même endroit : il se porte en haut et en dehors au moment où il est près de sortir du sinus. Une ouverture de la dure-mère , située audessus dé celle de la veine ophthalmique, le transmet dans l’orbite par la fente sphénoïdale. En y pénétrant, il se trouve placé entre les deux portions du muscle droit externe , avec le moteur commun et la

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branche nasale de l’ophthalmique ; puis il se dirige plus en dehors, en suivant pendant quelque temps la face oculaire du même muscle droit externe, et se perd enfin dans son épaisseur par plusieurs rameaux qui y entrent en divergeant, et étant isolés les uns des autres, comme ils ont tiré leur origine de la protubérance.

Le moteur externe'ne fournit aucune branche; il est, comme le pathétique, destiné à un seul muscle, Mais on remarque facilement deux filets qui viennent à lui au milieu de son trajet dans le sinus, au niveau de l’ouverture supérieure du canal carotidien. Ces filets, partis du ganglion cervical supérieur, parcourent le canal dans toute son étendue, y reçoivent le filet inférieur du rameau ptérygoïdien, et en sortent pour remonter un peu obliquement dans le sinus caverneux et se réunir au moteur commun, en formant avec lui un angle aigu en arrière et obtus en avant ; ce qui annonce bien que c’est lui qui les reçoit et non qui les donne : d’ailleurs, leur couleur particulière et leur mollesse les différencient de ce nerf. Ils présentent beaucoup de variétés : souvent c’est un plexus multiplié qui entoure la carotide, et se réunit en un seul filet pour se joindre au moteur oculaire externe ; quelquefois trois et même quatre filets s’adossent ainsi dans le sinus. *C’est après les avoir reçus que le nerf augmente de volume ; on peut les isoler de fui dans une assez grande étendue.

§ Y. Nerf facial .

Le nerf facial, plus solide dans sa structure que l’auditif, avec lequel la plupart des anatomistes l’ont réuni dans la description, parcourt un trajet beaucoup plus long et a une destination essentiellement différente.

Il naît de la partie latérale et inférieure de la protubérance cérébrale , dans la rainure qui la sépare de la moelle épinière, au-dessus et un peu en dehors des corps olivaires, à côté du nerf auditif , dont il est cependant très-distinct (i). A cette origine, il représente un cordon médullaire de meme substance que la protubérance, nullement névrilématique , et qui , dans l’espace de quatre à cinq lignes, adhère, par sa face supérieure, au prolongement postérieur de cette protubérance; mais devenu libre au-delà, il prend plus de consistance, se revêt de névrilème et se porte vers le trou auditif interne. Le plus souvent, outre cette portion médullaire f principale origine du nerf, il y en a une autre plus petite qui est formée par plusieurs filets distincts , comme Sœmmering Fa observé. Ces filets paraissent

(i) Le nerf facial tire son origine de la bandelette médullaire décrite par Cb. Bell ( voy. pag. 1 44) 5 Par conséquent c’est un des nerfs qu’il a réunis sous la dénomination de nerfs respiratoires ( voy . tome iv, pag. 4)- H devient apparent immédiatement derrière le bord postérieur de la protubérance cérébrale , à quelques lignes en dehors du nerf moteur oculaire externe , et seulement à une ligne eu avant du ^erf auditif, {Note ajoutée. )

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souvent faire partife du nerf auditif au premier coup d’œil, mais on les voit bientôt s’unir au facial. Trèssouvent la démarcation entre ces deux origines est presque nulle.

Quoi qu’il en soit, ainsi né du cerveau, le nerf facial, placé à côté de l’auditif, en suit le trajet jusqu’au fond du conduit acoustique. Là, il l’abandonne , s’engage tout entier dans l’aqueduc de Fallope , et le parcourt dans toute son étendue.

Ce canal, plus remarquable par son étendue que par son diamètre, commence à la partie supérieure et antérieure du conduit auditif, remonte ensuite

un peu en dehors et en arrière, jusqu’à la partie supérieure du rocher, puis se dirige tout-à-fait en arrière, en passant d’abord sur la caisse du tympan, ensuite dans sa,paroi interne; enfin , il descend verticalement jusqu’au trou stylo-mastoïdien, auquel il se termine.

Le nerf facial parcourt exactement ce conduit, que tapisse un prolongement fibreux extrêmement mince, et qu’il remplit en totalité , de manière cependant à être libre dedans , comme tous les autres nerfs contenus dans des conduits osseux, lesquels ne contractent aucune adhérence. On l’en retirerait facilement, en saisissant une des extrémités, sans les filets qu’il y donne dans son trajet. Sorti parle * trou stylo-mastoïdien , il se dirige en dehors et en avant, est caché par la glande parotide, et se divise en deux branches dont nous allons bientôt suivre le trajet.

Il ne fournit aucun rameau dans Faquecluc jusqu’au niveau de l’hiatus de Fallope. i°. Là, 11 reçoit

le filet supérieur du rameau ptérygoïdien ( nerf vidien). 20. Ensuite il donne un filet au muscle interne du marteau. 3°. Parvenu à la partie postérieure de la caisse, il en donne un autre, fort petit , qui traverse la base de la pyramide dans une ouverture comme capillaire, pour gagner le muscle de Fétrier. 5°. Peu après, le nerf facial fournit un autre rameau considérable, que Ton connaît sous le nom de rameau du tympan. Celui-ci descend d’abord parallèlement au tronc pendant quelque temps; mais bientôt il se réfléchit en haut et en dehors, et s’introduit dans le tympan par une ouverture située à la base de la pyramide. Il traverse obliquement cette cavité d’arrière en avant, placé d’abord sous l’enclume, puis entre sa longue branche et la partie supérieure du manche du marteau , et collé à ce dernier os de manière qu’il ne peut faire aucun mouvement sans que ce rameau nerveux ne s’en ressente ; mais comme c’est, toujours une espèce de bascule qu’il exécute, aucun tiraillement n’en est le résultat , vu qu’il correspond dans le milieu du levier. Parvenu au-dessus du muscle interne de cet os, il augmente un peu de volume et de consistance, devient presque horizontal, mais bientôt après descend en devant, à côté du tendon du muscle antérieur, avec lequel il sort par la scissure glénoïdale. Aussitôt après , il se dirige en devant et en dedans, jusqu’à la branche linguale du maxillaire inférieur, qu’il rencontre après un trajet variable , et avec laquelle il s’anastomose à angle très-aigu en haut.

Aussitôt que le nerf facial est sorti du trou, stylomastoïdien , et même avant d’en sortir, il donne

plusieurs rameaux qui vont aux parties voisines.

Rameau auriculaire postérieur . Il est le plus remarquable de tous; il descend pendant quelques lignes , puis remonte au-devant de l’apophyse mastoïde-, et se porte derrière l’oreille, où il se divise en deux filets. L’un se ramifie à la surface convexe du pavillon de l’oreille, et donne quelques filamens à son muscle postérieur ; l’autre, continuant à remonter obliquement en arrière sur l’apophyse mastoïde, va gagner la partie correspondante du muscle occipital, et s’v perd, ainsi que dans les tégumens de cette région, par plusieurs subdivisions.

Après ce rameau , le facial en donne un qui va au stylo-hyoïdien et aux muscles qui parlent comme lui de l’apophyse styloïde, et qui s’anastomose par un ou deux filamens avec des filets venant du ganglion cervical supérieur. Un autre rameau , partant du facial avant sa division , se rend à la partie postérieure du digastrique. Un filet de celui-ci traverse l’épaisseur de ce dernier muscle, et remonte en dedans derrière la veine jugulaire, pour s’anastomoser avec le glosso-pharyngien , au moment où il sort du crâne; mais auparavant il fournit un filament qui va s’unir au rameau laryngé du nerf vague.

Après avoir donné ces rameaux, que Fon ne peut bien disséquer que par derrière, quand on a enlevé 3a colonne vertébrale, le nerf facial entre dans la : parotide, s’y trouve d’abord très-profondément caché, puis se rapproche de sa superficie en descen- : clant obliquement. A peu près vers son tiers posté- ! rieur, plus près de la branche maxillaire que de : l’apophyse mastoïde, il se divise en deux branches,

l’une temporo-faciale , l’autre cervico-faciale. Quelquefois trois branches partent à l’endroit de cette division, qui, d’autres fois même, est quadruple; mais il est toujours facile, quel que*soit son mode, d’en rallier les subdivisions diverses à deux chefs principaux.

Â. Branche temporo-faciale.

Cachée comme le tronc dans la parotide, elle se dirige en devant et en haut vers le col du condyle maxillaire, dont elle croise la direction à angle aigu. Un ou deux filets, fournis par elle à cet endroit, s’enfoncent derrière ce condyle, et vont s’anastomoser avec la branche auriculaire du tronc maxillaire inférieur. Aussitôt après, cette branche supérieure se divise en sept ou huit rameaux divergens, qui forment ce qu’on nomme une pâte d’oie, et qui vont se répandre sur la face et sur la tempe. On les distingue en temporaux superficiels, malaires et buccaux.

a. Panneaux temporaux superficiels. Ils sont au nombre de deux ordinairement, donnent quelques filets à la glande parotide, puis en sortent et remontent en passant sur l’arcade zygomatique, dont ils croisent la direction. Parvenus à la tempe, ils se divisent en un grand nombre de filets qui se répandent sur cette région, entre les tégumens et l’aponévrose temporale, et vont jusqu’au sommet de la tête. Ils fournissent en arrière des filets à la partie antérieure du pavillon de l’oreille, filets qui vont aux petits muscles de cette partie, ainsi qu’aux tégumens, et qui s’anastomosent avec ceux du rameau

XEBFâ DE IV VIE ANIMALE,

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