‹ Traité d'anatomie descriptive de Xavier BichatChapitre 33 sur 56 · II. Petit Nerf splanchnique · texte numérisé non relu

II. Petit Nerf splanchnique

Celui-ci, nommé aussi nerf splanchnique accessoire par Walter, naît un peu au-dessous du grand, ordinairement par deuxrameaux venant des dixième et onzième ganglions thoraciques. Ces rameaux , obliquement dirigés en bas et en dedans, s’engagent isolément derrière le diaphragme et se réunissent en un seul tronc au niveau de la douzième côte. Ce tronc pénètre aussitôt dans l’abdomen , et se divise pour l’ordinaire en deuxrameaux, dont l’un remonte et s’anastomose avec le grand splanchique avant sa division ; l’autre descend en dedans et va se jeter dans le plexus rénal, fournissant seulement quelques ramuscules au plexus solaire.

On pourrait nommer aussi petits splanchiques deux autres nerfs assez considérables, dont l’un naît par des rameaux des onzième et douzième ganglions thoraciques; l’autre vient du rameau de communication qui réunit le dernier ganglion thoracique avec le premier des abdominaux. L’un et l’autre entrent dans l’abdomen en traversant le diaphragme, et s’anastomosent ensemble pour se perdre au plexus rénal. Walter les nomme nerfs rénaux postérieurs .

Tels sont les plexus nombreux que les viscères abdominaux reçoivent du système des ganglions. Les grands splanchniques paraissent d’abord en être la source commune ; puisque ce sont eux qui , réunis ensemble, semblent servir essentiellement par leurs rameaux à constituer le plexus solaire. Mais si l’on

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observe que clés ganglions très -considérables et très-multipliés existent au-dessous du diaphragme, que de ces ganglions partent immédiatement presque tous les nerfs du plexus solaire, qu il n’y a nulle proportion entre le volume de ces ganglions et les rameaux ténus qu’ils reçoivent des nerfs splanchniques; si, dis-je, on a égard à toutes ces considérations, on regardera la réunion des ganglions solaires comme le véritable centre d’où partent les nerfs distribués aux viscères abdominaux , et les nerfs splanchniques ne paraîtront qu’un moyen de communication entre ces ganglions et les thoraciques. Cette remarque se rapporte parfaitement à la manière dont il faut considérer l’ensemble du système nerveux organique, où les ganglions sont toujours les seuls points de départ , les nerfs n’étant que des productions qui en émanent.

ARTICLE QUATRIÈME

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