VEINES EXTRA- RACHIDIENNES
membrane inlerne. Malgré l'extrûme ténuité de leurs parois, on peut y reconnaître trois tuniques, et le ligament vertébral commun postérieur ne les recouvre pas en arrière. La dénomination de sinus ne peut guère mieux s'appliquer aux plexus transverscs, bien que ces plexus soient situés entre les corps de vertèbre et le ligament vertébral commun postérieur, car ce ligament ne fait que les recouvrir, sans leur fournir de gaîne.
Les Irous qui existent à la face postérieure des corps de vertèbre, et dont les dimensions sont généralement en rapport avec le volume de ces os, sont en grande partie destinés à livrer passage mx veines propres des corps de vertèbre; les artères, beaucoup plus ténues, qui pénètrent par les mômes trous, n'occupent qu'une très-petite portion du calibre de ces derniers. Les veines des corps de vertèbre, qui ont été parfaitement figurées et décrites dans leurs principales variétés parBreschet, appartiennent au système des canaux veineux des os, dont nous avons déjà parlé à l'occasion des os du crâne. Plus développées chez les vieillards que chez les jeunes sujets, elles occupent la portion moyenne du corps de la vertèbre, et marchent toujours parallèlement aux faces supérieure et inférieure de l'os. Elles naissent de tous les points de la circonférence de la vertèbre, communiquent avec les veines qui ont pénétré par les trous de la Dice antérieure de l'os, et convergent vers le trou principal ou vers les trous de la face postérieure. Souvent ces canaux veineux se rendent à un canal demi-circulaire, creusé au centre de la vertèbre, à convexité antérieure, de la concavité duquel part un canal veineux qui s'ouvre direclementdans le plexus Iransverse. C'est à l'extrémité du canal demi-circulaire que viennent aboutir les veines latérales de la vertèbre. Les veines contenues dans les canaux veineux des vertèbres sont réduites à la membrane interne, comme les canaux veineux du crâne.
L'office des plexus transverses est donc de recueillir le sang qui émane des corps de vertèbre, et de le transmettre aux plexus longitudinaux antérieurs.
b. Veines ou plexus rachidiens postérieurs, plexus transverses postérieurs et plexus transverses latéraux.
Beaucoup moins considérables que les antérieurs, lespleocus rachidiens postérieurs sont placés, de chaque cûlé, entre les lames des vertèbres et les ligaments jaunes, d'une part, et la dure-mère spinale, d'autre part. Il est rare que les injections les pénètrent dans toute la longueur du rachis; et c'est pour cela qu'ils paraissent quelquefois limités à la région dorsale. Ces plexus communiquent entre eux, au niveau de chaque vertèbre, à l'aide depleonis transverses postérieurs ou de simples veines transversales. Ils communiquent avec les plexus longitudinaux antérieurs par de petits plexus transverses latéraux, dirigés d'arrière en avant. 11 suit delà que les veines de l'intérieur du rachis, qui sont extérieures aux enveloppes de la moelle, sont constituées par quatre plexus longitudinaux, coupés au niveau de chaque vertèbre par un plexus circulaire.
2° Veines propres h la moelle, ou veines médullaires.
Les plexus ti'ansverses ne sont pas (les sinus.
Veines propres du corps des vertèbres.
Description des canaux veineux du corps des vertèbres.
Variétés dans la disposition des canaux veineux.
Situation des plexus rachidiens postérieurs.
Plexus trauiverscs qui font communiquer ces plexus entre eux et avec les plexus longitudinaux antérieurs.
Si l'on étudie la pie-mère rachidienne, même en l'absence de toute injection, veines méchez un individu qui a péri de mort violente, par exemple, chez un enfant ''"""'"snouveau-né mort d'asphyxie, on voit toute la surface de la pie-mère recouverte
ANOÉIOLOGIR.
Elles émergent (le la iiioello par ie sillon inticlian postérieur.
Trajet de ces veines.
Diffère riccs entre les veines et les artères de la moelle.
d'un réseau de veines c.vlrûmement (luxueuses, qui sorleiU de la moelle par le sillon médian posléricur. De ce réseau parlent, au niveau de ciiaque paire de nerfs, de petites veines qui clicminent entre les racines antérieures et postérieures de ces nerfs, gagnent avec elles les trous de conjugaison, sont reçues dans le canal fibreux que leur fournit la dure-mére, et, au sortir de cecann], vont se jeter dans les veines considérables qui occupent les. trous de conjugaison.
Il y a donc, entre les veines et les artères propres de la moelle, cette différence que les veines sont aussi multipliées que les paires de nerfs racbidiens, tandis que les artères, moins nombreuses, pénètrent dans le rachis de distance en distance par les canaux fibreux de la dure-mère, au Un et à mesure que s'épuisent les artères précédentes. Du reste, les veines satellites des artères spinales antérieures et postérieures doivent être considérées, de même que ces dernières, comme appartenant à la partie supérieure de la moelle, et non point comme les vaisseaux destinés à toute la longueur de l'organe.