CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES VEINES DU RACIUS
Les veines du rachis établissent une communication entre les veines de toutes les parties du tronc.
Ce qui se passe dans l'oblitération de la veine-cave ascendante.
Des veines jugulaires.
Eu égard à la circulation générale, on peut considérer les veines du rachis comme établissant une communication non interrompue entre les veines de toutes les parties du tronc ; en sorte qu'on peut supposer l'une des veines-caves oblitérée, sans que pour cela la circulation veineuse soit interceptée. La grande veine azygos elle-même, qui est généralement regardée comme la principale voie de communication entre les deux veines-ca-ves, n'est point indispensable, vu la présence des plexus racbidiens antérieurs et postérieurs. C'est ainsi que j'ai vu tantôt la veine-cave inférieure, tantôt la veine-cave supérieure oblitérée, sans augmentation visible de calibre de la veine azygos, et, ce qui surprendra peut-ôire, sans œdème, soit des membres supérieurs, soit des membres inférieurs.
Supposons que la circulation soit arrêtée, dans la veine-cave ascendante, par un obstacle siégeant entre l'insertion des veines hépatiques et les veines rénales : le sang reflue par les veines vertébro-lombaires dans les plexus du canal rachidien; par ces plexus, il remonte dans les veines vertébro-costales; par ces veines, dans les veines azygos, et par ces dernières, dans la veine-cave supérieure.
Si toutes les veines jugulaires étaient oblitérées, la circulation veineuse de la tête ne s'en ferait pas moins, et cela par l'entremise de la colonne rachidienne. Sur un chien, j'ai lié les deux veines jugulaires externes : l'animal n'a donné •aucun signe de congestion cérébrale. A l'ouverture, je n'ai pas trouvé que les veinules qui accompagnent les artères carotides, et qui^sont, chez ces animaux, à l'état rudimentaire, eussent augmenté de volume. Évidemment, dans ce cas, la circulation s'était maintenue à l'aide des veines du rachis.