HT
NÉVftOLOGIE.
Quatre ordres de
sillons Ci5r6bellcux.
Segments ou lobules du cervelet.
Segments secondaires
Lames et lamelles.
Uisposition générale
des segments
cérébelleux.
Disposition générale des lames
cérélicUeuses.
Des
.amelles.
également superliciuls, lorsque le cervelet est enveloppé de ses membranes, et ne peuvent ûlre bien étudiés qu'après l'ablation de ces dernières. On voit alors qu'ils ont une profondeur très-inégale, et qu'ils présentent, sous ce rapport, ainsi que les segments des couches qui les séparent , une sorte de hiérarchie, qui permet de les diviser en quatre ordres. Les sillons du premier ordre sont les plus profonds; ils arrivent jusqu'au noyau blanc central et divisent le cervelet en seijments ou lobules (on en compte 12 à 15). Parmi les sillons du premier ordre, je signalerai, comme les plus profonds, ceux qui occupent la circonférence du cervelet. La profondeur de l'un de ces sillons {grand sillon horizontal, de Vicq-d'Azyr) est telle qu'on a cru pouvoir le considérer comme divisant chaque hémisphère du cervelet en deux moitiés, l'une supérieure, l'autre inférieure. Cette profondeur du sillon ou des sillons circonférentiels, de môme que l'inégalité des sillons du premier ordre, s'exphque par l'é'.oignement plus ou moins considérable du noyau central.
Les segments ou lobules cérébelleux sont divisés en segments secondaires par les sillons du second ordre. Les segments secondaires sont subdivisés en lames, et celles-ci en lamelles par deux ordres de sillons plus petits.
Pourtour du Petit, Malacarne et Chaussier ont étudié les segments, lames et lamelles du cervelet avec une minutieuse exactitude. Ils les ont même comptés. Les différences dans les résultats (1) auxquels ils sont parvenus, attesteiit moins des variétés dans la disposition de l'organe que le défaut d'une base uniforme dans la manière de procéder au dénombrement.
Les segments de la circonférence du cervelet sont les plus considérables : ils représentent des portions d'ellipsoïde très-renflées à leur partie moyenne, effiléesà leurs extrémités. Les sillons de la face supérieure sont tous concentriques, et décrivent une courbe à concavité antérieure. Les segments de la face inférieure sont concentriques pour chaque moitié ou lobe du cervelet, et indépendants des segments du lobe opposé. Les lobules vont en diminuant de volume d'arrière en avant.
On sillon très-profond, grand sillon supérieur de Vicq-d'Azyr, se trouve situé, à sa partie moyenne, derrière l'extrémité postérieure du vermis, et se termine des deux côtés, aux extrémités du diamètre transversal du cervelet. Il divise la face supérieure des hémisphères cérébelleux en deux segments principaux, l'un postérieur, semi-lunaire, l'autre antérieur, plus considérable, dont la face libre est quadrilatère. Mais les sillons situés en avant du grand sillon supérieur, bien que moins profonds, atteignent également le noyau blanc central, et séparent des segments parfaitement indépendants les uns des autres.
Les lames du cervelet sont apphquées les unes contre les autres, comme les feuillets d'un livre; elles sont isolées les unes des autres dans toute leur longueur, séparées par un prolongement de la pie-mère et ne tiennent au reste du cervelet que par leur bord adhérent.
Il n'en est pas de même des lamelles, qu'on voit passer d'une lame à une autre lame, et môme d'un segment à un autre segment. Si l'on écarte, en effel, les segments du cervelet, on voit les sillons de séparation obliquement parcourus
ii\ Winslow admet 3 lobules, CoUins C, Pourfour du Petit 15, Malacarne 11, Cliaussier'lC Chaussier compte dans le cervelet 60 lames et de 600 à 700 lamelles ; avant lui, Mal icarne avait admis do 700 à 800 lamelles. Un fait fort curieux, c esl que Malacarne n'a'trouvéque 324 lamelles chez un individu affecte d'aliénation mentale.
par un très-grand nombre de lamelles, qui vont d'un segment à un autre.
Sur la ligne médiane, les segments, lames et lamelles présentent une disposition qui mérite d'être mentionnée. Ils ne sont point interrompus au niveau du vermis supérieur ; seulement on observe en ce lieu une légère inHexion, telle que la portion moyenne des segments postérieurs est comme attirée en avant, et décrit une courbe à concavité postérieure. On trouve, en outre, sur cette ligne médiane quelques légères modifications : il semble qu'il y ait échange de lames et de lamelles entre les divers segments, et que les unes s'amincissent et se terminent dans les points où les autres semblent naître. Au niveau du vermis inférieur, la continuité est établie entre les deux lobes du cervelet par les embranchements latéraux de ce vermis. Mais en avant, au niveau du bulbe rachidien, les deux hémisphères du cervelet sont parfaitement distincts l'un de l'autre. D'après cela, on peut apprécier ce qu'il y a de vrai et ce qu'il y a d'inexact dans la comparaison que Haller a établie entre le vermis supérieur et le corps calleux.
En arrière, au niveau de l'échancrure, la continuité estétablieàl'aide des petits anneaux transverses dont nous avons parlé, et qui constituent le vermis postérieur.
C'est la réunion du vermis inférieur, du vermis supérieur et du vermis postérieur qui constitue le lobe médian du cervelet, que Gall et Spurzheim nomment partie primitive ou fondamentale du cervelet, parce qu'en effet cette partie se voit chez tous les animaux, et que chez un grand nombre (oiseaux, reptiles, poissons), les lobes latéraux manquant complètement, elle constitue à elle seule la totalité du cervelet. Il est bon d'ajouter que, de tous les mammifères, l'homme est celui dont les lobes latéraux sont le plus développés, et le lobe médian le moins considérable. Lobe médian à l'état de vestige, lobes latéraux très-dévcloppés, tels sont les caractères du cervelet de l'homme : lobe médian très-développé, lobes latéraux à l'état de vestige, tel est le caractère du cervelet des autres animaux.
On pourrait, à la rigueur, distinguer par des noms particuliers tous les segments du cervelet. Nous devons mentionner en particulier : 1 ° le segment ou lobule de lu circonférence, qui est le plus considérable ; 2° les lobules du bulbe rachidien {lobuli medullœ oblongatœ, amygdales, lobuH tonsillares), situés derrière le bulbe rachidien, dont la face interne, concave, se moule sur le corps resliforme, et dont la face externe et postérieure, convexe, s'enfonce un peu dans le trou occipital. Une dépression notable, en forme d'étranglement, indique les parties engagées dans ce trou. Ces lobules du bulbe rachidien, dont la disposition a fruppé tous les anatomistes, sont les plus internes de chaque hémisphère cérébelleux. Ils sont séparés l'un de l'autre par le vermis inférieur, et se terminent en avant et en dedans par une extrémité mamelonnée, qui remplit en partie le quatrième ventricule. Leur face supérieure est en rapport avec les valvules de Tarin. C'est autour du segment formé par le lobule du bulbe que les autres segments inférieurs du cervelet décrivent des courbes concentriques. Nous signalerons en outre : 3" le lobule du nerf pneumogastrique, espèce de touffe proéminente (flocculi seu lobuli nervi vagi), située en avant et au dessus du nerf pneumogastrique, en arrière des nerfs facial et auditif. Ce lobule est comme implanté sur le bord inférieur du pédoncule cérébelleux moyen, audevant du lobule du bulbe.
11. Texture du cervelet. Le cervelet est composé de deux substances : l'une, superficielle, qui at grise; l'autre, cfenlrale, qui est blanche.
Disposition des segments, lames et lamelles sui' la ligne médiane.
Au niveau du
vermis supérieur.
Au niveau du
vermis inférieur.
Au
niveau du
vermis postérieur.
Les trois vermis, par leur réunion,
eonstitueul le lobe
médian du cervelet.
Caractères différentiels du cervelet de l'homme et du cervelet des animaux.
Segments qui méritent une mention spéciale.
Lobule de la circonférence.
Lobule du bulbe rachidien.
Lobule du nerf pneumogastrique.
Texture
du cervelet.
NÉVROLOGIE.
Conpes verticales antéro-poslérieures.
Arbre dévie du lobe médian.
Forme rolacée du lobe médian
Arbre dévie des lobes latéraux.
Noyau blanc central .
Inégalités
des segments.
La substance blanche, dont la masse est bien moindre que celle de In substance grise, représenle un noyau central, enveloppé de toutes parts par cette dernière. Ce noyau, peu considérable dans le lobe moyen, se renfle dans les lobes latéraux, et fournit à sa périphérie un grand nombre de prolongements, dont les uns pénètrent dans les lobules, lames et lamelles du cerveau, en se divisant, comme les ramifications d'un arbre, en branches, rameaux et ramuscules, et dont les autres, appelés pédoncules du cervelet, se portent vers le cerveau, vers la protubérance et vers le bulbe. A leur point de départ de la partie latérale et antérieure du noyau blanc central, on trouve un amas de substance grise, disposé en une lame plissée, analogue à celle qui forme l'olive dans le bulbe; on le désigne sous le nom de corps rhomboidal ou dentelé.
Les coupes verticales antéro-poslérieures donnent une très-bonne idée de la distribution de la substance blanche et de la substance grise dans le cervelet. On y distingue une figure très-élégante, connue sous le nom pittoresque d'arbre de vie, dénomination déduite, soit de l'importance qu'on a donnée à cette structure du cervelet, soit de sa ressemblance avec le feuillage du thuya ou arbre de vie. Pratiquées sur la ligne médiane, ces coupes donnent l'arbre de vie du lobe médian; pratiquées sur les côtés, elles donnent l'aî'ftre de vie des lobes latà'aux.
a. L'arbre de vie du lobe médian {fig. i25) est formé par un noyau central de substance blanche, de forme triangulaire, duquel partent deux branches principales, l'une inférieure, qui fournit au vermis inférieur et au vermis postérieur, c'està-dire, à toute la partie antérieure et postérieure du lobe médian ; l'autre supérieure, qui fournit à tout le vermis supérieur. Ces deux branches se subdivisent en six rameaux, variables pour la direction, la longueur et l'épaisseur, lesquels se subdivisent en rameaux secondaires, et ceux-ci en ramifications. Un petit renflement de substance blanche s'observe toujours dans les lieux de division.
Une couche de substance grise, épaisse de 2 à 3 millimètres, revêt chacune de ces ramifications, de ces rameaux et de ces branches, pour constituer les lamelles, les lames et les segments du lobe médian.
Cette môme coupe permet de constater i° l'existence du lobe médian du cervelet; 2° la continuité du vermis supérieur, du vermis postérieur et du vermis inférieur ; 3» la forme générale du lobe médian, qui est rolacé ou en roue ; 4" le nombre et l'arrangement des segments, lames et lamelles du cervelet; 5» enfin la disposition de la valvule de Vieussens, qui n'est autre chose que la ramification la plus supérieure du noyau central et qui peut être considérée comme une demi-lamelle du cervelet.
6. Une coupe verticale dirigée des pédoncules moyens du cervelet vers sa circonférence donne l'arbre de vie des lobes latéraux. Sur cette coupe, on voit, au centre de chaque lobe, un noyau blanc, d'où partent quinze ou seize prolongements principaux ou branches, qui deviennent elles-mômes les noyaux d'autant de segments. Ces branches se divisent en rameaux secondaires, et ceux-ci en ramifications. Une couche grise, épaisse de 2 à 3 millimètres, se moule exactement sur elles. 11 est facile de constater que les segments du cervelet diffèrent beaucoup entre eux par leur volume, leur direction et leur mode de division ; que les segments supérieurs sont les plus petits, les segments de la circonférence les plus volumineux (i), et que les segments inférieurs tiennent le
(I) Le segment de la circonférence, qui est le plus volumineux, se divise immédiatement en deux segmente plus petits. La coupe que je décris montre que c'est à tort qu'on a admis
CERVELET
Frotul
Olive
Coupe verticale antéi^o- postérieure d'un hémisphère du cervelet d'vprès L. Hirschfeld).
milieu; qu'il n'existe aucun vide enlre les segments et que les lames et môme les lamelles remplissent les intervalles de ces segments ; enfin que ces segments sont recourbés sur eux-mûmes d'arrière en avant, pour constituer une espèce de roue ou de cercle horizontal, ,20) (•).
dont le champ est perpendiculaire au champ du lobule médian, que nous avons vu représenter une espèce de roue verticale.
Dans la portion centrale du noyau blanc de chaque moitié du cervelet, à une moindre distance, cependant, du plan supérieur que du plan inférieur, se voit le corps rhomboidal de Vieussms, corps dentelé ou festonné de Vicq-d'Azyr (1), dont la forme est ovoïde, dont l'enveloppe membraneuse, jaunâtre, dense et plissée en zigzag, représente trait pour trait les olives, et que j'ai, pour cette raison, coutume de décrire sous le titre à.'olive ou corps olivaire du cervelet. Gall et Spurzheim l'ont considéré comme un ganglion de renforcement : de là le nom de ganglion du cervelet, sous lequel ils l'ont décrit. Son plus petit diamètre, qui est vertical, est égal au tiers du plus grand diamètre, qui est horizontal. Dans un cas où ce dernier diamètre avait 30 millimètres, le premier avait 10 millimètres. Au reste, le volume de l'olive cérébelleuse varie chez les divers sujets et se trouve toujours en raison directe du volume du lobe latéral du cervelet ; c'est pour cela qu'elle est beaucoup moins développée chez les animaux que chez l'homme.
Du noyau central de chaque lobe latéral partent ou, si l'on veut, à ce noyau aboutissent les pédoncules du cervelet, qui sont au nombre de trois de chaque côté, et distingués en supérieur, moyen et inférieur {fig. 12t). Les pédoncules supérieurs sont généralement connus sous le nom de processus cerebelli ad testes. Ils se voient au-devant du vermis supérieur, et semblent se porter des parties latérales du lobule médian aux tubercules quadrijumeaux. Les pédoncules inférieurs {processus cerebelli ad medullam), qui ne sont autre chose que les corps restiformes, établissent une communication intime entre le cervelet et la moelle. Enfin, les pédoncules moyens, pédoncules cérébelleux, cuisses de la moelle allongée, antérieurs aux deux précédents, occupent la partie antérieure de la circonférence du cervelet et se continuent sans ligne de démarcation avec la protubérance, c. Les coupes horizontales du cervelet, étndiées avec tant de soin et parfaitement
(*) Profoi., protubérance. — iîAomd., corps rhomboïdal.
sur la grande circonférence du cervelet un sillon horizontal, qui irait de l'un à l'autre pédoncule cérébelleux moyen.
(1) Pour diviser le corps rhomboïdal, il faut que la coupe longe Ibs pédoncules inférieurs du cervelet. Je conseille, pour se faire une bonne idée de l'analogie qui existe entre l'olive du cervelet et l'olive du bulbe, de diviser par la même coupe le corps rhomboïdal et le corps olivaire du bulbe,' chez le même sujet.
DUposilion
rotacée des liibes latéraux dans le sens horizontal.
Corps l'Iioniboïdnl.
Son aualogle avec le corps oli-
■vaire du bulbe.
Son diamètre.
Pédoncules du cervelet.
Pédoncules supérieurs du cervelet.
Pédoncules inférieurs.
Pédoncules moyens.
Etude du cervelet par
des coupes hr-iTonUlej
NÉVROLOGIE.
Dgurées par Vicq-d'Azyr, démontrent que les dimensions du noyau médullaire central dans le sens horizontal sont de beaucoup supérieures à ses dimensions dans le sens vertical (1).
Ces coupes horizontales, qui doivent être faites parallèlement à la face supérieure du cervelet, permettent de voir, d'une part, la situation relative des deux corps rhomboïdaux, aux angles externes du 4« ventricule et au point de départ oblique des pédonculcs du cervelel ; d'autre part, la disposition respective des lames, tanlamclles. parallèles, tantôt obliques les unes par rapport aux autres, dont les unes parcourent toute la circonférence de l'organe, dont les autres se terminent par
Disposition tantôt
parallèle, tantôt
(Fig. 121) (•),
J^eil.ccr. S.
Continuité du lobe
droit et du lobe gauche établie
par le lobe médian.
Ver h
LEVEILLE
E. VEHMORCKC:/!. SC
Coupe horizontale du cervelet, au niveau de la valvule de Vieussens (^d'après L. Hirschfeld).
une extrémité effilée, pour renaître bientôt en passant de l'un à l'autre segment. Enfin, ces coupes horizontales permettent de voir la continuité du lobe cérébelleux droit avec le lobe cérébelleux gauche, par l'entremise du lobe médian. Dans le lobe médian, les lamelles présentent plus d'irrégularité que dans les lobes latéraux; elles se coupent sous divers angles, se reconstituent en quelque sorte sous de nouvelles combinaisons, de telle sorte que plusieurs analomisles ont admis un véritable entre-croisement dans cette partie médiane du cervelet.
I e lobe médian présente aussi son centre médullaire, qui unit les centres médullaires latéraux; en sorte que, dans une coupe qui réussit bien, on peut obtenir une espèce de centre ovale cérébelleux, analogue au centre ovale de
La texture du cervelet, considérée d'une manière générale, est donc lamelleuse. Du noyau blanc central, partent d'innombrables lamelles, lesque les, juxtaposées, sans se confondre jamais, forment des groupes qui se divisent en groupes secondaires, tertiaires, comme les rameaux de l'arbre de vie. Chaque
(•) Cerv., cervelet. - C. rhom., corps rhomboïdal. - Am, cérébelleux supérieur. - Yerm. inf., vermis inférieur
ri., amygdales. - Péd. cér.s., pédoncule
Ml II v a pour Chaque lobe du cervelet, un centre médullaire analogue au centre médulîiiJe des' Eisphèîes cérébraux, c'est-à-dire, un lieu où la coupe horizontale offre des dimensions plus considérables qu'en tout autre point.
CERVlîLlîT.
tant du noyau central, les lamelles divergent dans tous les sens lani uu uujau uL,i.ix , Ile =nnl nlus eéncralemenl connus sous le
B.Pédoncules supérieurs du cervelet, lis soni Pi^s ëtnc p„,, . p,i, /„7 tP<!tPt mii leur a été donne par Pourtour du l elii. n Ifl^T'^r « cr.:c erreu. /nalomi,-», car ,es p.- ,„ll ; supéricrsl cervelet ne vont en ancnne ^^-^'l'^^^:^:":, inbercules qnadrijumean. postérieur,, <'"'°°"™'","; " ,
sont recouverts par le faisceau triangulaire latéral : ou devrait plutôt les appeler «i-orcssîts cerebelU ad cvrebnm (Drelincourt). . -, a
Le Tédoncules supérieurs du cervelet se présentent sous l'aspect de deux lamelles nées dans l'épaisseur du cervelet, de chaque cOté de 1^ -f^^^; qui se portent parallèlement en haut et en avant, et paraissent, au premie abord, se conUnuer avec les tubercules testes. Leur /-ace supeneun, connexe, e t recouverte par le cervelet, dont elle est séparée par un double feuillet de piemùrc. Leur face inférieure, libre en partie, concourt à former la paroi supérieure du quatrième ventricule. Leur bord externe est séparé de la protubérance par un sillon, qu'on peut désigner sous le nom de sillon latéral de l'isthme. Leur bord interne est uni à celui du côté opposé par la valvule de Vieussens, dont il se distingue par sa couleur et par son épaisseur. Leur extrémité inféneure % enfonce dans l'épaisseur du noyau blanc du cervelet. Les pédoncules supérieurs du cervelet sont fascicules. Par leur extrémité inférieure, ils vont concourir à la formation du noyau central du cervelet, et semblent appartenir principalement au lobe médian; par leur extrémité supérieure, ils s'épanouissent en un grand nombre de fibres, dont les unes se terminent sur la paroi antérieure du quatrième ventricule, de chaque côté de la ligne médiane, et dont les autres forment une anse au-dessous des tubercules quadrijumeaux. S'entre-croisent-ils . Celte question ne me paraît pas encore résolue.
C. Valvule de Vieussens {valvula magna cerebri). C'est une lame quadrilatère très mince, demi- transparente, qui remplit l'intervalle entre les deux pédoncules supérieurs du cervelet [vélum medullare, vélum interjectum, Haller). Sa /«ce postérieure ou supérieure concave, répond, en haut, au segment le plus inférieur du verrais supérieur, dont elle est séparée par un double repli de la pie-mère. Les deux tiers inférieurs de cette face postérieure sont recouverts par une couche grise, crénelée transversalement, qui présente exactement la disposition des faces d'une lamelle cérébelleuse. La ligne médiane de cette face est marquée par un trait linéaire, trace suivant Rolande de l'union des deux lames qui constitueraient la valvule. La face antérieure ou inférieure est convexe et contribue à former la paroi supérieure du quatrième ventricule. Cette face est contiguë à la partie la plus élevée de l'extrémité antérieure du verrais inférieur du cervelet. Les bords de la valvule ne sont pas seulement juxtaposés aux bords correspondants des pédoncules supérieurs du cervelet ; ils sont véritablement continus avec ces bords. L'extrémité supérieure, étroite, se continue avec la portion postérieure des tubercules testes, si bien que, dans une coupe verticale médiane antéro-postérieure de ces parties, les tubercules testes semblent n'être qu'un renflement de la valvule {ficj. 125). Cette extrémité présente assez souvent une bandelette transversale, qu'on peut considérer comme la commissure des pédoncules supérieurs du cervelet et des nerfs de la quatrième paire.
Les pédoncules supérieurs i)u cervelet (!tablissent uDC communication entre le cervelet et le cerveau.
Leurs face et leurs bords.
Structure fasciculée des piidon-
cules cérébelleux supérieurs.
Valvule de Vieussens.
La face postérieure .
Ligne médiane.
Sa face antérieure.
Ses bords.
Sou extrémité supérieure.
Son extrémité iuférieure.
Eléments du
Substance grise de la surface'.
Couche interne ou rouillée.
Couclie externe ou grise.
Grosses cellules
multipolaires.
Corps rhomboïdaux.
Vaisseaux.
NÉVROLOGIE.
L'extrémité inférieure, large et très-mince, se continue avec le noyau du lobe médian du cervelet,
11 est bien évident que la valvule de Yieussens n'est autre chose qu'une demilamelle cérébelleuse. Une coupe verticale médiane antéro-postérieure montre l'identité la plus complète entre cette valvule, dont la lame blanche est une émanation de la substance blanche du lobe moyen du cervelet, et dont la substance ^rise, crénelée, comme je l'ai dit, reçoit pour chacune de ses petites divisions un petit noyau de substance blanche.
Le cervelet présente une disposition assez simple des éléments nerveux qui entrent dans sa composition. La substance gnse s'observe à la surface des segments, lames et lamelles, dans le corps rhomboîdal et sur la valvule de Yieussens ; partout ailleurs, on ne trouve que de la substance blanche, composée de tubes nerveux parallèles, séparés par un peu de substance conjonctive. Ces tubes nerveux, analogues à tous ceux qui se rencontrent dans les organes centraux, ont de 0""°,003 à (JD'^'.OOg de diamètre ; suivant Gerlach, on les voit quelquefois se bifurquer au voisinage de la substance grise.
Dans la substance grise de la surface du cervelet, on doit distinguer deux couches, l'une interne ou rouillée, l'autre externe ou grise, qui presque partout ont une épaisseur sensiblement égale.
a. Là couche interne ou rouillée est composée de fibres nerveuses et de grands amas de noyaux. Les fibres nerveuses ne sont autre chose que les prolongements des fibres de la substance blanche, qui continuent leur trajet de dedans en dehors, et traversent la couche rouillée, en s'écartant en éventail au voisinage des lamelles. Dans l'épaisseur de cette couche, leurs faisceaux parallèles se dissocient, leurs fibres s'amincissent considérablement ets'entre-croisentdans tous les sens, pour former un réseau très-serré, dans les mailles duquel sont déposés les noyaux. Ceux-ci ont de 0°"",004 à 0"'°,009 de diamètre ; d'après Kôlliker, ils appartiennent à de petites cellules délicates, anastomosées entre elles, et font partie du reticulum de substance conjonctive.
b. La couche externe ou grise présente une composition différente, suivant qu'on examine ses parties profondes ou ses parties superficielles. Ces dernières sont formées presque exclusivement de substance conjonctive réticulée. Dans les parlies profontles, au contraire, on observe de grosses cellules nerveuses multipolaires, de 0""",035 à O'"'",06S de diamètre, arrondies, ovoïdes ou piriformes, et contenant une substance incolore, finement granulée, avec un gros noyau vésiculaire. Ces cellules ont toutes deux ou trois, rarement quatre prolongements, dont l'un, non ramifié et plus fin (prolongement cylindre d'axe de Deiters), est constamment dirigé vers la profondeur et paraît se continuer avec les fibres de la substance blanche ; tandis que les autres, plus gros, se ramifient vers la surface du cervelet et donnent naissance à des faisceaux de fibrilles extrêmement ténues. Au pourtour de ces cellules, on trouve de nombreuses fibres nerveuses très-fines, formant des plexus dans cette portion de la couche grise.
Les corps rhomboîdaux ou olives du cervelet présentent, comme ceux du bulbe, une lame plissée contenant une multitude de petites cellules multipolaires jaunâtres, entre lesquelles passent des fibres nerveuses, dont quelques-unes paraissent se continuer avec les prolongements de ces cellules.
D. Vaisseaux du cervelet. Nous avons vu {Angéiologie, p. HO et 1 12) que chaque artère vertébrale fournit une branche cérébelleuse inférieure et postérieure, et que la basilaire donne naissance à la cérébelleuse inférieure et antérieure. Ces
CEUVELET.
artères cheminent flexueuses à la surface du cervelet, sans pénétrer dans les sillons des lamelles, et émettent une grande quantité de rameaux, qui pénètrent dans la substance grise.
Les veines accompagnent les artères et vont se rendre dans les sinus droits, les sinus pétreux et les sinus latéraux. Les dernières ramifications de ces vaisseaux s'observent dans la pie-mère cérébelleuse, membrane remarquable par sa finesse, sa minceur et sa faible résistance (1).
in. Fonctions du cervelet. Elles sont bien loin d'être parfaitement connues. Nous ne pouvons pas même énumérer ici les nombreuses fonctions, plus ou moins hypothétiques, qu'on a attribuées au cervelet.
L'opinion de Gall, qui considérait le cervelet comme l'organe de l'instinct de la Le cervelet propagation ou de Yamour physique, est victorieusement refutée par l'anatomie pathologique, par l'anatomie comparée et par la physiologie expérimentale.
D'après Flourens (2), « dans le cervelet, réside une propriété dont rien ne « donnait encore l'idée en physiologie, et qui consiste à coordonner les mouve- «ments voulus par certaines parties du cerveau, excités par d'autres...., le cer- « velet est le siège exclusif du principe qui coordonne les mouvements de lo- « comotion. »
Les faits pathologiques établissent que dans les maladies du cervelet la paralysie, ordinairement croisée, est assez souvent directe (3).
Veines.
Opiniou de Gall.
est-il l'orgaae de la coor-
dinatiou des mouvements ?
(1) Chez les poissons, le cervelet est généralement petit ; mais dans la raie et le squale, il est volumineux, divisé en circonvolutions, et se prolonge, en avant, au-dessus des lobes optiques (tubercules quadrijumeaux), en arriére, au-dessus du lobe de la huitième paire. Dans les silures, suivant la remarque de Weber, le cervelet est proportionnellement aussi volumineux que le cerveau de l'homme ; il recouvre la moitié postérieure des lobes cérébraux, de même que, chez l'homme , le cerveau recouvre le cervelet. Chez tous les poissons, le cervelet est creusé d'une cavité considérable ; dans aucun de ces animaux, il ne présente de division en segments, lames et lamelles.
Reptiles. Point de cervelet chez les batraciens (grenouille, crapaud)^ ni chez les ophidiens (serpents). La plupart des anatomistes l'admettent cependant, mais à l'état de vestige. Il est très-petit, en forme de voûte, dans les chéloniens (tortue), très-volumineux chez les sauriens (lézard, crocodile).
Oiseaux. Chez les oiseaux, le cervelet, très-considérable, mais réduit au lobe médian, représente un ellipsoïde, dont le grand diamètre serait vertical. Il est profondément et régulièrement parcouru par des sillons horizontaux, ciarvilignes, dont la moitié supérieure a sa concavité dirigée en bas, et la moitié inférieure, sa concavité dirigée en haut. Tous aboutissent à un petit tubercule ou appendice qui répond à chaque extrémité du diamètre transverse. La coupe du cervelet de l'oiseau donne un arbre de vie composé de substance blanche recouverte de substance grise.
Mammifères. Dans les trois classes précédentes, le cervelet est réduit au lobe moyen ; dans tous les mammifères, il existe des lobes latéraux. D'abord petits et en forme d'appendices, comme chez les rongeurs, dont le cervelet dift'ère peu de celui des oiseaux, ils s'accroissent progressivement à mesure qu'on s'élève jusqu'à l'homme, qui, sous le point de vue du développement du cervelet, de même que sous celui du développement du cerveau, occupe le degré le plus élevé de l'échelle animale. Chez tous les mammifères, le développement des lobes latéraux du cervelet est en raison directe du développement des olives cérébelleuses ou corps rhomboidaux, que Vicq-d'Azyr refusait, à tort, aux mammifères.
(2) Ouvrage cité, 2» édition, préface, page 12.
(3) Voyez, pour plus de détails, Longet (ouvrage cité). Voyez aussi le mémoire de M. Bouillaud, intitulé : liecherches cliniques et expérimentales, tendant à prouver que le
chez les uutmaux.
NÉVROLOGIE.
Lus principaux usages du cervelet nous sont probablement inconnus.
Situation, direction et
trajet du plexus choroïde du quatrième ventricule.
Les fondions du cervelet sont-elles limitées à l'équilibration, à la coordination des mouvements? Il est plus que probable que cet organe préside à d'autres actes très-importants de l'économie; mais ils nous sont complètement inconnus.
D. — Toile cboroïdlenne inférieure.
La toile choroïdienne inférieure, qui complète la paroi postérieure du quatrième ventricule, est une membrane triangulaire dont la base supérieure est fl.\ée sur la ligne médiane à la luette, latéralement aux valvules de Tarin et aux pédoncules du lobule du pneumogastrique; dont le sommet, inférieur, se fixe au bec du calamus, en se continuant avec le névrilemme de la moelle. La portion moyenne de la toile choroïdienne inférieure présente presque toujours une ouverture qui, dans l'opinion généralement admise, établirait une communication entre les ventricules de l'encéphale et l'espace sous-arachnoïdien. Cette ouverture nous paraît artificielle. A cette membrane se rattachent les plexus choroïdes du quatrième ventricule.
Au nombre de deux, les plexus choroïdes du quatrième ventricule commencent à côté l'un de l'autre par une extrémité très-ténue, sur la Ugne médiane de la toile choroïdienne inférieure ; ils se portent en haut, en divergeant, et s'infléchissent en dehors ; ensuite ils contournent les côtés de l'éminence médiane du quatrième ventricule, se portent horizontalement en dehors, derrière les corps resliformes, puis derrière la lamelle fibreuse du nerf pneumogastrique, et s'élargissent considérablement dans ce point, pour se terminer sur le lobule du nerf pneumogastrique.
La texture de ces plexus est la môme que celle des plexus choroïdes des ventricules cérébraux, avec lesquels nous l'étudierons. Ses artères proviennent des cérébrales inférieures.