‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 178 sur 254 · PÉDONCULES CÉRÉBRAUX · texte numérisé non relu

PÉDONCULES CÉRÉBRAUX

yl. Pédoncules cérébroux.

Tour à tour considérés comme des prolongements du cerveau vers la moelle JoZ^l Zriad medullam oblonoatam, ad pontem Yaroh), ou comme les bxas, KXs les cuisses du cerveau (m.r^ «re6n),d'autres oisenBn

comme des P oiongements de lamoelle vers le cerveau (processus medullœ oblon- Treb um), L pédoncules cérébraux sont deux grosses colonnes blanches, aticulées, qui naissent des angles antérieurs et de la ^^^l^^^^^^^^^^^ protubérance, et vont s'enfoncer dans la couche optique, après 15 millimètres

"mu1:Urochés l'un de l'autre et comme étranglés au sortir de la protubérance, et néanmoins séparés par le prolongement interpedoncnlaire de îa protubérance {collier des pédoncules cérébraux), les pédoncules cérébraux vont s'aplatissant, s'élargissant et s'épanouissant en quelque sorte, à mesure quils e portent en avant, en dehors et en haut. La bandelette et la commissure optiques les circonscrivent et les Umitent en avant, les corps genouilles externes et internes les limitent en dehors.

■ Leur volume est en rapport avec celui de l'hémisphère cérébral auquel ils correspondent. Égaux dans une bonne conformation du cerveau, ils s'atrophient avec l'hé^tnisphère de leur côté, ainsi que j'ai eu plusieurs fois occasion de le véntier.

Libres en bas, en de- (Fig- (*)•

hors et en dedans, remarquables par leur disposition fasciculée et par le parallélisme de leurs faisceaux, tous dirigés en haut, en avant 1 1 en dehors, recouverts par la pie-mère dans toute leur portion libre, ils sont confondus, en haut, avec les tubercules quadrijumeaux. En.

avant , les pédoncules s'enfoncent dans l'épaisseur des couches optiques, à travers lesquelles ils semblent pénélrer dans les corps

striés, puis dans les hé- -""-^ "-i'' . , „ . ,

misphèrcs allongée, face infaneure [d après L.

La face interne des pédoncules cérébraux, moins convexe que l'inférieure, forme la limite externe de l'espace interpédonculaire ; un sillon longitudinal, marqué par une ligne noirâtre {locus niger de Vicq-d'Azyr), la divise en deux parties superposées ; ce sillon forme le lieu d'origine du nerf moteur oculaire commun.

La face externe des pédoncules est embrassée par une circonvolution du cer-

OBulb., bulbe. — Tub. cend., tubercule cendré de Rolando. - Oliv., olive. — Pj/r. a-, pyramide antérieure. — C. rest., corps restiforine. — Péd. cér. m. pédoncule cérébelleux moyen. — f''"'protubérance annulaire. - rn>., nerf trijumeau - C. (/en., corps gcnouillé.- Ped.c, pédoncule cérébral.

Idée générale des pédoncules cérébraux.

Eirschfeld).

Leur direction oblique et diTergente.

Volume des pédoncules cérébraux.

Leurs rapports.

Tractus blancs l)ei'pendiculaires à leur direction.

Lame criblée interpédonculaire.

Corps noir de

Soemmerin"

Il n'y a pas

d'entrecroisement médian au

niveau rlu bulbe de la protubérance.

(Fig. 123)

veau qu'on appelle circonvolution de l'hippocampe, et concourt à former la portion latérale de la grande fente cérébrale ; elle est croisée obliquement par la bandelette du nerf optique.

Leurs faisceaux blancs sont légèrement divergents, et souvent ils sont coupés perpendiculairement par des tractus blancs, dont les uns émanent des tubercules quadrijumeaux postérieurs et de la valvule de Vieussens, dont les autres viennent de la face interne des pédoncules cérébraux. C'est à cette dispositionque Gall et Spurzheim ont donné le nom d'entrelacement transversal des gros faisceaux fibreux.

Il résulte de la direction oblique et divergente des pédoncules cérébraux un espace interpédonculaire triangulaire, qui est rempli, en avant, par les tubercules mamillaires et le luber cinereum, et qui présente, en arrière, deux faisceaux blancs, triangulaires, perforés d'ouvertures vasculaires (d'où le nom de lame criblée interpédonculaire), séparés des pédoncules par le locus niger. Ces faisceaux interpédonculaires ne sont autre chose que le prolongement des faisceaux de renforcement du bulbe ou faisceaux innominés, et c'est à ce niveau qu'on a admis un entre-croisemeat de ces faisceaux.

La face supérieure sert de base aux tubercules quadrijumeaux, dont on ne saurait la séparer.

Texture. Les pédoncules cérébraux sont formés de faisceaux parallèles de fibres,

antéro-postérieures, dont les plus inférieures sont la continuation des fibres des pyramides, les moyennes font suite au faisceau innominé du bulbe, tandis que les fibres supérieures sont le prolongement des pédoncules cérébelleux supérieurs et par les rubans de Reil, qui passent audessus d'eux, se réunissent sur la ligne médiane.

La portion des faisceaux innominés qui répond aux pédoncules cérébraux, est distincte de ces pédoncules par une couche de matière noire ou cules cérébraux, immédiatement noirâtre, bien décrite par Sœmmering, et conen avant de la protubérance g^^g ^ Sœmmering.

{d'après L. Hirschfeld). ^^^^^ couche de substance noire a la forme d'une

lame recourbée, ou d'une gouttière à convexité inférieure, dont un des bords est superficiel le long de la face interne du pédoncule cérébral et marque l'origine apparente du nerf de la troisième paire. Cette couche noire s'amincit en avant. Du reste, les faisceaux innominés sont accolés , intimement unis entre eux depuis le collet du bulbe, où ils prennent leur origine, jusqu'aux limites antérieures des pédoncules cérébraux, c'est-à-dire, jusqu'au niveau de l'extrémité antérieure des tubercules quadrijumeaux, point à partir duquel ils s'écartent l'un de l'autre, pour aller plonger dans les couches optiques.

Or dans ce long trajet, quel est le moyen d'union de ces faisceaux innominés? Y a-l-il simple juxtaposition ou accolement ? y a-t-il entre-croisement ?

Au niveau de la protubérance, les fibres antéro-postérieures semblent simplement accolées. Mais au niveau des pédoncules cérébraux, il m'a paru qu'il n'y avait pas seulement juxtaposition des deux faisceaux innominés, mais bien véritable entre-croisement: le faisceau innominé du côté droit m'a paru s'entre-

{') \ espace interpiSdonculaire. — 2, couche inférieure de fibres. — 3, locus niger. — 4, couche moyenne de fibres. — 5, nciueduo de Sylvius. — 6, fibres des pédoncules supérieurs du cervelet. — 7, tubercules quadrijumeaux postérieurs.

Section transversale des pédon-

TUBERCULES QUADRIJUMEAUX.

croiser par fascicules avec le faisceau innominé du côté gauche, pour aller se jeter dans la couche optique gauche, et réciproquement. Toutefois, la chose n'est pas aussi évidente, aussi incontestablenaent démontrée pour moi que l'entre-croisement des pyramides.

D'après cela, on comprend comment Valenlin (i) a pu admettre une décussation dans toute la hauteur de la ligne moyenne de la paroi du quatrième ventricule, et comment Foville (2) a représenté, dans une belle planche, cette décussation tout le long de la ligne médiane du bulbe, de la protubérance et de l'espace interpédonculaire jusqu'au-dessous des tubercules quadrijumeaux.

B. — Tubercules quadrijumeaux.

Préparation. Le cerveau étant posé sur sa face convexe, renversez le cervelet d'arrière en avant, et enlevez la pie-mère.

On appelle tubercules quadrijumeaux ou bijumeaux {corpora bigemim, Sœmmering) quatre tubercules réguhèrement disposés à la surface supérieure des pédoncules cérébraux, de chaque côté de la ligne médiane ; ils forment deux paires, l'une antérieure, plus volumineuse, quia reçu le nom de nates, eminentiœ noii/bmes, l'autre postérieure, plus petite, appelée testes, eminentiœ testiformes (3).

Intermédiaires au cerveau et au cervelet, les tubercules quadrijumeaux sont situés au-dessus des pédoncules cérébraux, par conséquent sur un plan antérieur à celui de la protubérance, et ne méritent pas le nom de tubercules du mésocéphale, qui leur avait été donné par Chaussier. Sous eux est creusé YaqueduG de Sylvius, qui étabUt une communication entre le troisième et le quatrième ventricule. Derrière eux se voient le cervelet et plus particulièrement la valvule de Vieussens et les pédoncules supérieurs du cervelet (processus cerehelli ad testes); au-devant d'eux sont les couches optiques et le troisième ventricule.

Leur volume est très-peu considérable chez l'homme, qui ne les présente qu'à l'état rudimentaire, car leur développement dans la série animale est en raison inverse de celui du cervelet. Ils reposent sur une base quadrilatère, dont ils occupent les angles et qui mesure 20 millim. d'avant en arrière et 1 6 transversalement.

Les tubercules quadrijumeaux antérieurs sont constamment plus volumineux, chez l'homme, que les tubercules quadrijumeaux postérieurs (4); leur couleur est grise; ils ont une forme ovoïde, à grosse

n Gl.pin., glande pinéale. - F. tri. lat. , faisceau triangulaire latéral. — Verm. s., verrais supérieur. V. d. V., valvule de Vieussens. - Pathét., nerf pathétique. - Tub. quad., tubercules quadrijumeaux.

(1) Névrologie, trad. de Jourdan ; page 24G.

(2) Voyez l'Atlas, admirable d'exécution, annexé à l'ouvrage de M. Foville, par MM. Emile Beau et Bion, planche 2, flg. 4.

(3) Ces expressions sont une conséquence de la comparaison grossière qui a été faite par les anciens entre la moelle allongée et le corps d'un animal.

(4) Le volume relatif des tubercules quadrijumeaux présente quelques variétés suivant

Il y a entre-croisement au niveau des pédoncules cérébraux.

On a admis

l'entrecroisement depuis le collet du

bulbe jusqu'aux tubercules quadrijumeaux.

Les tubercules quadrijumeaux sont disposés par paires.

Leur situation.

leurs rapports.

(Fig. m) n

\erm.z.

Page 1