‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 179 sur 254 · LÉV.D · texte numérisé non relu

LÉV.D

Tubercules quadrijumeaux {d'après L. Hirschfeld).

Ils sont rudimentaires

chez l'homme.

Différences entre les tubercules antérieurs

et les tubercules

postérieurs.

Leurs rapports avec le conarium.

NÉVROLOGIE.

extrémité antérieure ; leur plus grand diamètre est obliquement dirigé en avant et en dehors. C'est dans leur intervalle qu'est couché le conarium ou la glande pinéale, qui recouvre un peu leur cOté inlerne, légèrement déprimé. De leur extrémité antérieure et externe part un petit faisceau de fibres qui se rend au corps genouillé externe et constitue une des origines du nerf optique.

Les tubercules postérieurs sont plus petits, plus détachés, presque hémisphériques; leur couleur est blanche, mais moins blanche que celle de la substance

Sillons de médullaire fasciculée. Un sillon parabolique, ouvert en avant, sépare les tuberséparation. ^^jgg antérieurs des tubercules postérieurs; un sillon médian antéro-poslérieur sépare les tubercules droils des tubercules gauches. C'est de ce dernier sillon que part, en arrière, un petit cordon grisâtre ou une petite colonne, assez dense, qui tombe perpendiculairement sur la valvule de Vieussens, ou plutôt sur la commissure transversale qui la surmonte, et qui se bifurque ou se trifurque avant de se confondre avec cette valvule : on l'a dés gné sous le nom de petit frein de la valvule de Vieussens {frenulum veli medullaris). Leur extrémité externe fournit un petit cordon de fibres nerveuses qui se dirige en bas et en avant vers le corps genouillé interne et forme une des origines du nerf optique. Faisceau Au tubcrcule postérieur aboutit le faisceau triangulaire latéral (faisceau latéral triangulaire oft/îV/we de l'isthme, ruban de Reil). Ce faisceau, indiqué par Reil, Tiedemann et Rolande, qui le font provenir des corps olivaires, se conlmue manifestement avec les faisceaux blancs situés au-dessous des olives, que j'avais décrits sous le nom de faisceaux sous -olivaires (i); c'est une bande fibreuse, étendue obliquement du sillon latéral de l'isthme sous les tubercules quadrijumeaux, et qui semble se prolonger en arrière sur la valvule de Vieussens. Son trajet est oblique et demi-circulaire autour des pédoncules cérébelleux supérieurs, dont il recouvre la face inférieure, externe et supérieure. Son extrémité inférieure se continue avec le faisceau intermédiaire du bulbe ; à. son extrémité supérieure, il s'étale sous les tubercules quadrijumeaux et s'unit sur la ligne médiane avec celui du côté opposé. Les fibres qui le composent se rendent en grande partie au cerveau avec ce pédoncule cérébelleux supérieur.

Texture.Les tubercules quadrijumeaux sont des amas desub stance grise.revCtus

les siijels, et des différences relatives dans les diverses espèces d'animaux, ce qui explique sans doute pourquoi les anatomistes anciens ne s'entendent pas sur les noms qu'ils donnent à ces éminences , les uns appelant testes et les autres nates la mr me paire de tubercules Les tubercules antérieurs sont beaucoup plus considérables que les postérieurs chc7. les ruminants, les solipèdes et les rongeurs; moins considérables que les postérieurs chez les carnassiers, chez le chien, par exemple.

(1) L'homme est, de tous les animaux, celui qui les présente à leur minimum de deveoppement. On peut dire que le développement de ces tubercules est en raison inverse de celui des lobes latéraux du cervelet et des hémisphères cérébraux.

Les tubercules antérieurs sont un peu plus volumineux que les tubercules postérieurs chez l'homme : chez les ruminants, les solipèdes et les rongiMirs. au contraire, 1rs tubercules antérieurs sont deux ou trois fois plus considérables que les postérieurs. Chez les Los iiiber- caruassiers, les postérieurs l'emportent un peu sur les antérieurs.

cilles quadrijumeaux sont à leur

maximum chez les oiseaux, les

reptiles et les poissons.

véritables lobes optiques.

AQUlîDUC DE SYLVIUS.

a leur surface par une mince lame de substance blanche. Reil,qui s'est un des t™'^,'';; premiers occupé do la texture des tubercules quadrijumeaux, les considère q^^. comme quatre masses arrondies de substance grise, apposées sur l'irradiation drijumeaux. d'un faisceau blanc qui s'étale au-dessous d'eux. Ce faisceau blanc, qu'il appelait la ganse ou le ruban, vient, suivant lui, du bulbe rachidien, en partie des pyramides, en partie des olives. Ce ruban ne me paraît être autre chose que l'anse formée par des pédoncules supérieurs du cervelet, au-dessous des tubercules quadrijumeaux.

Les cellules des tubercules quadrijumeaux n'ofl'rent rien de spécial; les tubes nerveux, qui forment le plan supérieur des pédoncules, pénètrent dans ces ganghons e't semblent s'y terminer en grande partie d'après Kœlliker, sans s'étendre jusqu'aux couches optiques.

Page 1