C. — Aqueilnc «le SylTÎHS
L'aqueduc de Sylvius, dont on trouve la description dans Galien, et surtout dans Vi sale, qui l'a aussi bien décrit que l'anatomiste dont il porte le nom, est un canal qui est creusé au-dessous des tubercules quadrijumeaux, sur la ligne médiane, et qui établit une communication entre le troisième et le quatrième ventricule. Sa direction est oblique en bas et en arrière. 11 a une forme prismatique ; sa section est un triangle dont la base, curviligne à concavité inférieure, est en haut, et le sommet en bas ; les deux bords latéraux sont légèrement convexes en dedans. La- largeur du canal est plus grande à ses deux extrémités qu'à sa partie moyenne. Ses parois, denses, sont tapissées par un prolongement de la membrane ventriculaire. Ce canal présente, sur sa paroi inférieure, une dépression antéro-postérieure ou sillon médian, que circonscrivent deux petits cordons longitudinaux et qui fait suite au sillon longitudinal du calamus. Au niveau de l'aqueduc de Sylvius, la substance grise centrale entoure de nouveau complètement le canal central, dont la paroi supérieure, d'abord très-mince, s'épaissit vers la partie antérieure, surtout par l'addition des tubercules quadrijumeaux. La substance grise qui entoure l'aqueduc de Sylvius est séparée de celle des tubercules quadrijumeaux par le plan supérieur des fibres pédonculaires.