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des muscles. L’hydrocéphale, l’apoplexie, les affections comateuses et ataxiques , la présence des vers dans les intestins , les engorgemens abdominaux , etc ... . donnent aussi lieu sympathiquement à une plus grande dilatation de la pupille.
Le mouvement de l’iris cesse à l’instant de la mort , et ne peut plus elre mis en action d’aucune manière quelques instans après , comme l’irritabilité musculaire. Sur le cadavre, l’ouverture de la pupille se trouve dans des dimensions très-variables et qui dépendent de l’état de l’iris à l’instant de la mort.
Membrane rétine. La rétine forme la troisième enveloppe membraneuse de l’œil. Sa forme est la même que celle delà choroïde, dont elle suit la disposition. Elle est étendue depuis le nerf optique jusqu’au cristallin. Son origine a lieu au contour du nerf optique immédiatement après l’entrée de celui-ci dans l’œil. N’en estelle que l’épanouissement comme le pensent presque tous les anatomistes ? On ne sera pas porté à le croire si l’on observe que le nerf optique finit tout-à-coup après avoir traversé la choroïde , et offre un point blanchâtre assez large que circonscrit de tous côtés la rétine dont la couleur n’e's't nullement celle du nerf quia progressivement diminué. D’ailleurs, le nerf forme dans sa terminaison un petit bourrelet saillant au-delà de la rétine. Tout ceci s’aperçoit facilement lorsqu’après avoir ouvert circulairement l’œil , on enlève avec précaution le corps vitré. Au reste, ceci n’est que relatif à la conformation; car pour l’organisation intime , je suis très-persuadé que la rétine est de même nature que la substance médullaire du nerf.
Dans son trajet, la rétine embrasse le corps vitré jusqu’aux procès ciliaires, correspond en dehors à la choroïde , sur laquelle elle est appliquée sans aucun moyen d’union et sans en recevoir jamais de coloration , et recouvre en dedans le corps vitré également sans lui adhérer. Parvenue aux procès ciliaires, elle paroit s’y terminer par une portion circulaire un peu plus épaisse ; mais cette disposition n’est qu’apparente. Une lame mince en part , se réfléchit sur les procès ciliaires , les tapisse en s’enfonçant dans leurs intervalles, et s’avance ainsi jusqu’au cristallin. Pour la voir dans cet endroit il faut enlever avec précaution la choroïde et les procès ciliaires , en laissant la rétine appliquée sur le corps vitré. La ténuité de cette portion antérieure la dérobe alors à la vue ; mais en plongeant le corps vitré dans l’eau , on la voit s’en détacher sans peine. Les intervalles des procès ciliaires sont donc le seul endroit où la rétine reçoive la teinte choroïdienne.
Cette membrane, quoique de même nature que la substance médullaire des nerfs , de l’optique en particulier , présente cependant quelques différences. Sa couleur grisâtre contraste avec la blancheur de la substance nerveuse. Sa densité est beaucoup moindre que celle de cette même substance ; elle offre une matière pulpeuse sans aucune apparence de fibres. J’ai remarqué qu’elle ne se racornit presque point par le feu ni par les acides concentrés ; phénomène qui la distingue essentiellement des organes solides et fibreux , et qui montre son analogie avec la substance médullaire des nerfs et du cerveau , qui offrent le même résultat. En effet, c’est le névrilème qui est
]e siège du racornissement considérable que piésenient les nerfs. Or , cette enveloppe particulière est absolument étrangère à la rétine , qui offre la substance médullaire à nu.
L’artère centrale fournit plusieurs rameaux à celte membrane avant de pénétrer dans le corps vitré. Elle est le seul moyen d’union entre elle et les autres parties de l’œil.
Sœmmering a découvert sur la rétine, en dehors et à deux lignes du nerf optique , une tache jaune plus foncée dans son milieu que dans son contour , large d’un peu plus d’une ligne. Elle se trouve dans la direction de l’axe de l’œil. Plusieurs plis vagues se voient aux environs. Ces plis paroissent être un effet de l’affaissement de l’humeur vitrée, dont le corps devenu plus petit par la transsudation cadavérique , ne distend plus autant que pendant la vie la rétine , qui se développe exactement lorsqu’on plonge l’œil dans l’eau. Ces plis sont donc des choses accidentelles et étrangères à la conformation de la membrane ; mais on en voit un parmi eux qui appartient spécialement à cette conformation, et qui ne se détruit jamais, quelque distension que celle-ci éprouve. Il est près de l’insertion du nerf optique, et se prolonge à deux lignes au plus en dehors. L’immersion dans 1 eau ayant détruit les plis accidentels, laisse voir un enfoncement irrégulier au niveau de la tache jaune. Dans le milieu de cet enfoncement , on découvre le trou central de la rétine, ouverture très-étroite qui correspond au milieu de cette tache jaune et qui disparoît aussitôt que l’on retire l’œil de l’eau. Ions ces pbjets paroissent constans dans la rétine de 1. homme ;
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on ne les trouve point dans celle de beaucoup d’animaux. Pour lesbien voir, il faut examiner par-derrière la rétine plongée dans l’eau et mise à découvert par la soustraction de la partie postérieure de la sclérotique et de la choroïde. On les voit aussi par-devant, en enlevant l’humeur vitrée , ou même au travers de cette humeur , lorsque toute la partie antérieure des membranes de l’oeil a été emportée.
La rétine jouit d’une sensibilité animale très-marquée : c’est en vertu de cette propriété qu’elle est la partie de l’oeil essentielle à la vision. Elle n’a point de contractilité animale. Les propriétés organiques n’y sont prouvées que par sa nutrition.
§ III. Des Humeurs de l’Œil.
Il y en a trois principales, savoir, les humeurs vitrée, cristalline et aqueuse. Chacune a un petit appareil membraneux qui est destiné et à la fournir et à la contenir. Ce petit appareil doit être examiné conjointement avec elle ; en sorte que ces trois humeurs offrent chacune l’idée d’un composé d’un organe solide et d’un fluide qu’il sépare : c’est ainsi que je les présenterai.
Du Corps vitré.
Le corps vitré occupe les trois quarts postérieurs de l’œil. Embrassé en arrière et sur les côtés par la rétine , il avoisine en devant le cristallin et les procès ciliaires. Sa forme est convexe en arrière, convexe ! encore sur la circonférence de sa partie antérieure, i mais concave aumilieu pour recevoir le cristallin. Conu tigu seulement aux organes voisins , il ne leur est fixé u, 29
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que par la branche moyenne envoyée au cristallin par l’artère centrale de Ja rétine. Ce corps, outre l’humeur qui en constitue Ja plus grande partie et qui offre une médiocre consistance , semble être environne d’un fluide particulier, intermédiaire à lui et a la rétine , et qui s’écoule toujours au moment où on ouvre l’œil. Mais ce fluide est-il naturellement séparé , ou n’est-il plutôt qu’une transsudalion cadavérique de l’humeur vitrée elle-même ? On sera porté à le croire, si on observe que le corps vitré, isolé de l’œil et abandonné à lui-même , fournit continuellement un fluide semblable , et diminue en
raison de la perte de ce fluide.
Deux parties composent le corps qui nous occupe : la membrane hyaloïde et l’humeur vitrée que celle membrane contient. Réunies, ces deux parties offrent une égale transparence , et l’œil ne peut les distinguer dans leur état naturel. Mais plusieurs expériences prouvent évidemment l’existence isolée de ' chacune. i°. Si on enlève le corps vitré avec une pince ou avec la pointe d’un scalpel , il demeure suspendu à l’instrument et s’allonge jusqu’à un certain point sans se rompre. 2°. Si on fait une légère incision à sa lame externe , le fluide contenu dans ses vésicules forme aussitôt une hernie sensible , le reste de la surface demeurant uni et lisse. 5°. J ai remarqué que ce corps étant plongé dans une dissolution de potasse simple ou de pierre à cautère , la membrane acquiert une légère opacité grisâtre , et flotte dans la dissolution , tandis que l’humeur qui s’est en partie écoulée n’est point altérée dans sa portion restante. Les acides produisent un effet
analogue ; mais ils donneni à la membrane une teinte plus blanche , et agissent à-peu-près de même sur l’humeur, en sorte que la totalité du corps devient opaque, et qu’on distingue moins bien la membrane.
Membrane hjaloïde. Elle forme, d’après ce qui vient d’être dit , l’enveloppe extérieure du corps vitré , et de plus, envoie au dedans de lui des prolongemens qui le divisent en cellules , dont il est difficile de déterminer la forme et la grandeur. On ne voit pas cette disposition celluleuse , à cause de la transparence générale. Mais j’ai observé que quand on comprime légèrement entre les doigts le corps vitré en deux sens opposés , on sent plusieurs lobules inégaux séparés par des intervalles, et roulant les uns sur les autres. La congélation de ce corps y montre aussi , comme on sait , plusieurs glaçons naturellement distincts , et offrant des formes diverses. Soumis à l’ébullilion , après qu’on a préliminairement divisé sa lame externe , le corps vitré se couvre de bosselures que l’œil aperçoit facilement , et qui correspondent à chacune de ses portions. Tous ces phénomènes démontrent assez et l’existence de l’hyaloïde , et sa disposition cellulaire dans toute l’étendue du corps vitré.
Lorsque cette membrane est parvenue au contour du cristallin , elle se divise en deux lames, dont l’une se porte au-devant de la capsule de ce corps , et l’autre derrière elle. L’espace triangulaire résultant de leur écartement est complété par le contour de celle capsule , et forme le canal circulaire de Petit , qui ne contient aucun fluide, et dont les deux lames, ap-