‹ Traité d'anatomie descriptive./ [electronic resource]Chapitre 17 sur 27 · CONSIDERATIONS SUR LES APPAREILS · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS SUR LES APPAREILS

On peut même aller plus loin , et affirmer ,sans crainte d’erreur, que toujours les maladies organiques appartiennent, au moins primitivement, aux appareils de la vie intérieure ; car, i°. ces appareils entrent comme composans essentiels dans la structure de tous les organes , de quelque vie qu’ils dépendent : ainsi on trouve dans le cerveau et dans les muscles les appareils circulatoire , absorbant , exhalant , nutritif. 3.0. Toujours c’est un trouble dans les fonctions de la vie intérieure qui donne naissance aux maladies nommées organiques , même lorsqu’elles surviennent dans le cerveau , les muscles ou les organes des sens ; et les fonctions auxquelles ces organes sont employés ne sont jamais altérées alors que d’une manière consécutive : remarque importante qui nous conduirait aux plus hautes considérations physiologiques , si c’é— toit ici le lieu de s’en occuper.

Quatrième caractère.

Enfin les différences relatives à l’age ne sont pas tout-à-fait les mêmes dans les appareils de l’une et de l’autre vies comparativement observés.

Chez le fœtus , on a vu que plusieurs organes de la vie extérieure ou ne sont point encore développés , ou ne le sont qu’im parfaitement. Ceci est surtout remarquable dans les appareils de la locomotion. Ainsi les os sont encore cartilagineux en tout ou en partie, e^.Jenr forme, leur direction les rend incapables de se prêter aux diverses attitudes du corps. Ainsi, parmi les musclés , les uns n’existent pas et une substance muqueuse en occupe la place ; les autre»

sont grêles, peu résistans , et ne peuvent encore exécuter les mouvemens auxquels ils sont destinés.

Dans la vie intérieure , au contraire , on ne trouve chez le fœtus aucun organe incomplet. Tous paraissent suffisamment développés pour exécuter déjà certaines fonctions avec une parfaite exactitude ; çt si quelques-uns , comme ceux de la digestion et de la respiration , ne sont point encore en exercice , ceuxlà même , entièrement formés d’avance , semblent n’attendre que le moment d’agir.

Mais si les appareils de la vie organique sont déjà complets et achevés chez le fœtus , leur disposition et leurs rapports naturels de phénomènes ne sont pas à beaucoup près les mêmes que dans l’âge adulte. Ainsi le cœur , qui est en pleine activité , ne présente pas le même ordre successif dans ses contractions , et le trou botal ouvert , le canal artériel dilaté, l’artère pulmonaire rétrécie , établissent un mode de circulation qui changera à la naissance. Aussi le foie, très-développé, paraît chez le fœtus être étranger à la sécrétion de la bile et ne servir qu’à la préparation du sang, etc., etc. Ces différences sont essentielles et fondamentales ; elles méritent un examen tout particulier, et ne peuvent être bien saisies si on ne les présente tout à-la-fois sous un seul point de vue. Aussi Bichat avoit-il résolu de les unir à la fin de l’ouvrage sous le titre d 'Histoire du Fœtus : nous suivons ses intentions , et cet article , traité par M. Roux , renfermera toutes les considérations qui autrement auraient dû se trouver disséminées dans la description des appareils digestif, respiratoire, circulatoire, etc.

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