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De l Artere radiale a V avant-bras

a35r. Avant que l’artère radiale soit parvenue au poignet, elle a, avec les parties voisines , les rapports suivaos :

i°. En arriéré, elle est appliquée sur la face antérieure du radius , dont elle est séparée en haut par de la graisse et par .e muscle petit supinateur , au milieu par le muscle rond pronateur, plus bas par le muscle grand fléchi sseur t u pouce , et plus bas encore par le muscle carré pronàteui , au-dessous duquel elle repose immédiatement l’os.

sur

2°. En devant , elle est recouverte par la veine radiale, dans toute son éteudue et dans ses deux tiers supérieurs T par beaucoup de tissu adipeux , et par le muscle long supinateur-, mais , en bas, elle devient sous-cutanee, et ses pulsations peuvent être très-bien senties à travers la peau pendant la vie.

3°. En dedans, elle est appliquée contre les muscles rond pronateur en haut , grand palmaire au milieu , et fléchisseur superficiel des doigts en bas.

4°. En dehors, elle ne répond qu’au muscle long supinateur seulement et au nerf radial.

2352. Les branches que donne l’artère radiale à l’avantbras sont distinguées en antérieures , postérieures, externes

et internes. *

a353. Branches antérieures. Leur nombre est aussi incertain que leur disposition -, elles traversent l’aponévrose et vont se répandre dans les légumens de l’avant-bras.

2354. Branches postérieures. Elles sont très-grêles , e t descendent obliquement vers les muscles grand fléchisseur du pouce et carré pronateur, où elles se perdent.

2355. Branches externes. La plus considérable de ces branches se sépare de la radiale au moment de son origine. On la nomme Artère récurrente radiale ( Récurrente de l' épicondyle, Chauss. ). Dirigée d’abord transversalement vers le muscle grand supinateur , elle se recourbe bientôt pour remonter entrelui, le petit supinateur et le brachial antérieur, jusqu’au voisinage de l’olécrane. Elle forme ainsi une espèce d’arcade , de la convexité de laquelle partent plusieurs rameaux qui descendent entre les deux muscles supinateurs , auxquels ils se distribuent* ainsi qu’aux deux radiaux externes, à l’extenseur commun des doigts, au grand abducteur et aux deux extenseurs du pouce. En se terminant, cette artère se divise en plusieurs autres rameaux qui s’anastomosent avec ceux de l’artère humérale profonde (2344)*

Les autres branches externes sont nombreuses , mais leur existence n’est jamais constante. Elles descendent obliquement dans les muscles grand supinateur et radiaux , ainsi que dans le grand abducteur du pouce.

a356. Branches internes. Très-nombreuses , mais fort irrégulières, elles se distribuent dans les muscles de la couche antérieure et superficielle de l’avant-bras. Deux d’entre elles cependant sont constantes’, elles naissent de l’artère radiale , tout près du poignet. La première , trèspetite et très-profonde , se porte transversalement en dedans , le long du bord inférieur du muscle carré pronaleur , et s’anastomose avec une branche analogue de la cubitale, en formant une arcade qui fournit des rameaux en haut pour le muscle carré pronateur , et en bas pour les ligamens du carpe.

235^. La seconde branche(^4Vj. radio- palmaire, Chauss.) est superficielle; son volume varie beaucoup; elle descend obliquement au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe , et gagne la paume de la main, après avoir traversé l’extrémité supérieure du muscle court abducteur du pouce. Elle s’anastomose avec l’extrémité de l’arcade palmaire superficielle, formée par la cubitale, et envoie un grand nombre de rameaux aux muscles et aux tégumens de la région palmaire externe.

2°. De V Artère radiale derrière le poignet.

2358. Elle n’est recouverte, dans cette région, que par les tendons des muscles grand abducteur et extenseurs du pouce et par les tégumens; elle est appliquée sur les ligamens du carpe , et sur le haut du premier os du métacarpe. On distingue les branches qui s’en séparent ici en internes et en externes.

235q. Branches externes. Elles sent au nombre de trois, et se distribuent au pouce. — La j verni ère descend sous

les tendons des muscles grand abducteur et petit extenseur du pouce, et se porte sur l’attache du muscle court abducteur du pouce où elle se perd. — La seconde, qui liait un peu plus bas , est appelée Y Artère dorsale du pouce ( Artère sus-métacarpienne du pouce , Chauss. ). Elle descend obliquement en dehors , derrière le premier os du métacarpe et sur la première phalange du pouce ,et se termine eu s’anastomosant avec sa collatérale externe, après avoir répandu de très-petits rameaux sur le périoste , dans les tégumens çt dans le muscle court abducteur. — La troisième enfin descend avec le tendon du muscle grand extenseur du pouce, sur le bord interne du premier os du métacarpe. Elle donne des ramifications au périoste et au muscle abducteur de l’index.

a36o. Branches internes. Elles sont au nombre de deux : l’une appartient au carpe , et l’autre au métacarpe.

i°. Artère dorsale du carpe (Art. sus - carpierme, Chauss. ). Elle naît vis-à-vis le bord externe du tendon du muscle premier radial , et se porte transversalement en dedans sur la face postérieure de la seconde rangée des os du carpe , recouverte par les tendons des muscles radiaux externes et extenseurs des doigts , et elle se termine en s’anastomosant avec une branche semblable de la cubitale , ou en se divisant en plusieurs rameaux. Mais , daus son trajet , elle donne des rameaux supérieurs très-courts, qui se perdent sur les ligamens de l’articulation radio-carpienne , et communiquent avec ceux de l’inter-osseuse antérieure; et des. rameaux inférieurs, plus longs , en nombre indéterminé, qui descendent vers les extrémités supérieures des os du métacarpe , où ils s’anastomosent avec les perforantes de l’arcade palmaire profonde ; ensuite ils se portent derrière les muscles inter-osseux , et se perdent dans leur épaisseur et dans les tégumens du dos de la main.

2°. Artère dorsale du métacarpe. Elle provient de la

DE LA fi t è r e radiale. 455

radiale au moment oft elle va s’engager dans l'extrémité supérieure du muscle abducteur de l’index. Elle passe aussitôt sur le second os du métacarpe , le long duquel elle descend obliquement jusqu’au milieu du dos de la main. Quelquefois elle se prolonge jusque sur l’index. Ses rameaux se distribuent au muscle abducteur de l’index et aux tégumens; quelques-uns communiquent avec la dorsale du carpe.

3°. De l’Artère radiale dans la paume de la main.

s36i. En entrant dans la paume delà main, l’artère radiale se partage en deux' grosses branches. L’une descend entre les muscles petit fléchisseur du pouce et abducteur de l’index, et se divise en deux rameaux , dont l’un suit le bord interne du pouce, et l’autre le bord externe de l’index , à l’extrémité desquels ils s’anastomosent avec les vaisseaux collatéraux.

2362. Arcade palmaire profonde. Elle est formée par la seconde branche de l’artère radiale, qui marche transversalement jusqu’auprès du doigt annulaire , en décrivant une légère courbure dont la convexité est tournée en bas. Elle est recouverte par le muscle adducteur du pouce , par les tendons des deux muscles fléchisseurs des doigts , et par les muscles lombricaux ; elle repose sur les extrémités des os du métacarpe et sur les muscles inter-osseuk.

Les rameaux qu’elle fournit sont supérieurs , inférieurs , antérieurs et postérieurs.

2363. Rameaux supérieurs. Ils sont peu nombreux et très- grêles 5 ils montent devant le carpe et se distribuent ses ligamens et aux muscles adducteur , petit fléchisseur et opposant du pouce.

2364- Rameaux inférieurs. Plus volumineux et plus longs , ils sont ordinairement au nombre de cinq. Les quatre premiers descendent dans les espaces inter -osseux ^

456 ORGANES l)E LA CIRCULATION.

depuis le second' jusqu'au quatrième, et parviennent aux articulations métacarpo-phalangiennes où ils se partagent en plusieurs ramuscules qui se portent sur les doigts. Le cinquième est un peu oblique en bas, et passe entre les muscles court fléchisseur et opposant du petit doigt, dans lesquels il se perd.

2365. Rameaux antérieurs. Très-courts et très-petits , ils sont entièrement destinés aux muscles lombricaux.

2366. Rameaux postérieurs ou Artères peijorantes. Ils

sont au nombre de trois. Dès leur naissance ils traversent les muscles inter-osseux correspondans , et vont s’anastomoser au dos de la main avec les rameaux de la dorsale du carpe (236o). •

2367. L’arcade palmaire profonde se termine , vers le bord interne de la main , en s’anastomosant avec une branche de l’artère cubitale , au-dessous des muscles court fléchisseur et opposant du petit doigt.

De V Artère cuiitale (A rien a ulnariSj Soeïim.).

2368. Plus volumineuse que la radiale, elle descend à la partie antérieure et interne de l’avant-bras , depuis le pli du bras jusque dans la paume de la main. Elle est d’abord un peu oblique en dedans , et s’engage entre les deux couches des muscles antérieurs de l’avant-bras, dont elle croise légèrement la direction. A la partie moyenne de l’avantbi as , elle devient verticale et sort de dessous les muscles, dans l’endroit où le muscle fléchisseur superficiel des doigts s’écarte du cubital antérieur. Elle conserve sa direction jusqu’à l’os pisiforme , où elle est presque aussi superficielle que la radiale. Alors elle se courbe en dehors , passe sur le ligament annulaire antérieur du carpe, et forme, dans la paume de la main , liarcade palmaire superficielle.

L’artère cubitale dans ce trajet est un peu flexueuse j sa

UE l’a a t ère CUBITALE. 4^7

partie supérieure décrit une légère courbure , dont la convexité est tournée en dedans et en arrière.

236q. Son côté antérieur est couvert supérieurement d’abord par le nerf médian , ensuite par les muscles rond pronateur , grand palmaire , petit palmaire , fléchisseur superficiel des doigts et cubital antérieur. Inférieurement, il est en rapport avec l’aponévrose et avec la peau , dont il n est éloigné que par les saillies latérales des muscles fléchisseur superficiel et cubital antérieur. A la main , il est absolument caché sous le muscle palmaire cutané et sous l’aponévrose palmaire.

2370. Son côté postérieur est appuyé, de haut en bas, sur les muscles brachial antérieur , fléchisseur superficiel des doigts et carré pronateur , sur le ligament annulaire antérieur du carpe, et sur les tendons des deux muscles fléchisseurs des doigts.

o.'iyi. Son côté interne est côtoyé par le nerf cubital et par le muscle cubital antérieur ; il répond en bas à l’os pisiforme.

2372. Son côté externe est appuyé contre le muscle fléchisseur superficiel des doigts.

* 2373. Artère récurrente cubitale antérieure ( Récurrente de Vépitroklée , Chauss. ). Elle naît du côté interne de la cubitale , au moment de son origine , et descend d’abord un peu en dehors entre les muscles brachial antérieur , et rond pronateur et grand palmaire; puis elle remonte vers la partie antérieure de l’épitrochlée, où elle s’anastomose avec la collatérale interne (2348). Elle est d’un petit volume , et donne des rameaux aux muscles rond pronateur , grand palmaire et fléchisseur superficiel des doigts, au périoste de l’humérus et auxtégumens.

2874. A l’avant-bras , l’artère cubitale donne des branches qu’on distingue en internes, en externes, en antérieures et en postérieures.

Branches internes. La plus volumineuse et la plus

constante est Y Ancre récurrente cubitale postérieure ( Récurrente de V épitroklée , Chauss. ), beaucoup plus grosse qne 1 antérieure , et née de la cubitale un peu plus bas qu elle. Elle descend d’abord en dedans , derrière les muscles rond pronateur , grand palmaire et fléchisseur superficiel , et devant le muscle fléchisseur profond 5 puis elle remonte derrière 1 epitroclilée , entre cette éminence et J’olécràne , à côté du nerf cubital , passe entre les deux insertions supérieures du muscle cubital antérieur (1 i3ç), Cl s’anastomose avec l’humérale profonde (a344) et la collatérale interne (2348). Elle donne un grand nombre de rameaux qui se distribuent aux muscles fléchisseurs communs des doigts , cubital antérieur, et triceps-brachial , aux ligamens de l’articulation huméro-cubitale , au nerf cubitale et aux tégumens.

23 76. Rien n’est moins fixe, pour le nombre et la disposition, que les autres branches internes. L’une d’elles néanmoins, un peu plus considérable que les autres , se sépare de Tarière cubitale tout-à-fait inférieurement , et va se réunir à la dorsale du carpe ou se perdre sur le bord correspondant de la main.

2377. Branches externes. Fort nombreuses et peu remarquables , elles se jettent presque toutes dans les muscles fléchisseur superficiel et cubital antérieur. L’une d’elles cependant existe toujours ; elle suit le bord inférieur du muscle carré pronateur , et va communiquer avec une brandie semblable de l’artère radiale (r>35 6).

2378. Branches antérieures. Elles sont fort nombreuses, et vont toutes se répandre dans les muscles superficiels et antérieurs de l’avant-bras. L’une d’elles seulement, plus longue et plus volumineuse que les autres, et née quelquefois de Tinter-osseuse, descend derrière le neif médian jusqu’à la partie inférieure de l’avant-bras , et donne latéralement un grand nombre de ramusculcs au muscle fléchisseur superficiel des doigts.

dï l’artère CUBITALE. 4%

Branche postérieure ou Artère inter-osseuse. Elle vient de la partie postérieure de la cubitale un peu audessous de la tubérosité bicipitale du radius , et présente un v olume toujours considérable. Elle se porte horizontalement eu arrière, et se divise presque aussitôt eu deux branches qu'on nomme les inter-osseuses antérieure et postérieure.

a38o. Artère inter-osseuse antérieure. Elle descend veitiealement au-devant du ligament inter-osseux, entre les muscles grand fléchisseur du pouce et fléchisseur profond des doigts, qui la cachent par leur rapprochement. Parvenue au bord supérieur du muscle carré pronateur, où sa grosseur est déjà sensiblement diminuée , elle s’engage derrière lui , traverse le ligament inter-osseux près de l’articulation radio-cubitale inférieure , descend dans la gouttière qui loge les tendons du muscle extenseur commun des doigts , passe sur le carpe, et s’y divise en s’anastomosant avec l’artère dorsale de cette partie.

Dans son trajet , l’artère inter-osseuse antérieure donne de chaque côté de nombreux rameaux , qui se portent transversalement ou en descendant obliquement dans les muscles grand fléchisseur du pouce et fléchisseur superficiel des doigts. En avant et en bas , il s’en sépare aussi quelques i rameaux pour le muscle carré pronateur. Ceux qui s’en détachent en arrière traversent le ligament inter-osseux et vont se perdre dans les muscles postérieurs et profonds de l’avant-bras , ou s’anastomoser avec les branches de l’inter- ; osseuse postérieure.

238 1. Artère inter-osseuse postérieure. Elle passe audessus du ligament inter-osseux, et pâroît à la partie postérieure et supérieure de l’avant-bras . au-dessous du muscle anconé, où elle se divise en deux branches d’un volume à-peu-près égal.

i°. L’une, appelée Artère récurrente radiale postè- 1 ricure ( Récurrente olécranienne , C.hauss. ), remonte entre - les muscles anconé et cubital postérieur jusqu’à la partie

postérieure de l’épicondyle , où elle s’anastomose avec les iameaux le 1 artère humérale profonde (a348) et de la récurrentes* Radiale (2355). Elle distribue ses divisions aux muscles cubital postérieur, anconé et triceps-brachial , à l’articulation huméro-cubitale , et au périoste de l’humérus et des os de l’avant-bras.

2°. L autre branche , inter-osseuse postérieure proprement dite, descend verticalement entre les muscles court supinateur et long abducteur du pouce, et ensuite entre les deux couches des muscles postérieurs de l’avant-bras , jusqu’à la face postérieure du carpe, où elle s anastomose avec l’inter-osseuse antérieure. Elle diminue beaucoup de volume inférieurement , et donne un grand nombre de rameaux aux muscles cubital postérieur, extenseur propre du petit doigt, extenseur commun des doigts, radiaux externes, court supinateur, grand abducteur du pouce, court et long extenseurs du même doigt et extenseur de l’indicateur. Un de ces rameaux , beaucoup plus prononcé que les autres, passe entrtî les muscles grand abducteur et court extenseur du pouce, gagne l’extrémité inférieure du radius , et se perd isolément à la partie postérieure et externe du carpe.

2382. Arcade palmaire superficielle. Lorsque l’artère cubitale a dépassé l’os pisiforme, elle descend d’abord verticalement au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe, puis se recourbe en dehors dans la paume de la main, pour former cette arcade, dont la convexité est tournée en bas. Vers l’extrémité supérieure du second os du métacarpe , elle s’enfonce pour communiquer avec une branche de la radiale.

La concavité de cette arcade ne donne que de fort petits ïameaux qui vont se répandre dans les muscles lombricaux et dans le ligament annulaire. Mais sa convexité fournit ordinairement cinq branches plus considérables qu’on appelle les Artères collatérales des doigts .

DES ARTÈRES BRONCHIQUES

La première de ces artères collatérales descend obliquement en dedans sur les muscles du petit doigt, auxquels elle donne des ramifications , et dont elle croise la lireciiou à angle aigu. Elle se place ensuite sur le bord interne du petit doigt lui-même , et parvient jusqu’à son extrémité.

Les quatre autres branches descendent dans les espaces inter-osseux jusqu’aux têtes des os du métacarpe, où elles se divisent chacune en deux rameaux qui suivent les bords correspondais des quatre doigts et le bord interne du pouce. Elles s’anastomosent par arcade, les unes avec les autres , dans l’épaisseur de la pulpe des doigts , et donnent en chemin un grand nombre de rameaux qui se distribuent aux tendons et aux gaines des muscles fléchisseurs , au périoste des phalanges , aux ligamens qui les unissent , et surtout auxtégumens.

Des Artères qui naissent de l'Aorte thoracique.

a383. On les distingue en celles qui viennent de sa partie antérieure et en celles qui sortent de ses côtés.

Branches que l’Aorte thoracique fournit en devant.

Des Artères bronchiques {Art. bronchiales , Soemm.).

2384- On n’en trouve ordinairement que deux, une droite et une gauche. — La première naît de l’aorte ellemême, ou, ce qui est plus ordinaire , de la première inter-costale. Quelquefois c’est l’artère mammaire interne qui la fournit. Au moment de son origine, elle jette quelques rameaux sur l’oesophage 5 puis elle s’avance , en serpentant , le long de la partie postérieure de la bronche de son côte , et répand quelques légères ramifications sur la plèvre, le péricarde et les ganglions lymphatiques bronchiques.

2 385. L’ Artère bronchique gauche naît de l’aorte au

niveau de la droite , donne également des ramnscules aux mêmes parties , marche derrière la bronche gauche et arrive au poumon correspondant.

2086. Souvent les deux artères bronchiques proviennent d un tronc commun ; plus souvent on en trouve quatre , deux pout le poumon droit et deux pour le gauche. Elles otfrent une foule de variétés; mais, dans tous les cas , lorsqu’elles sont arrivées à l’entrée des bronches dans le^ poumons , la droite se partage communément en cinq rameaux et la gauche en quatre. Ces rameaux se plongent dans le parenchyme de l’organe avec ceux des bronches , et se subdivisent absolument comme ces derniers , de manière cependant à ce que chaque rameau bronchique soit accompagné par deux ou trois ramnscules artériels trèsflexneux, et fréquemment anastomosés ensemble. Il en résulte un réseau très-fin qui se distribue spécialement aux bronches, quoique quelques ramifications se portent aussi dans le parenchyme du poumon et sur les parois des artères et des veines pulmonaires.

Les artères bronchiques communiquent avec les autres vaisseaux qui entrent dans la composition des poumons.

b. Des Artères oesophagiennes .

2887. Leur nombre varie de deux à cinq ou six, et leur volume égale celui des bronchiques. Elles naissent de la partie antérieure de l’aorte , et donnent d’aboid quelques rameaux aux plèvres, aux parois de l’aorte et du canal thoracique, et au tissu cellulaire du médiastin postérieur. Presqw’aussitôt après leur naissance, elles se recourbent, à droite et en bas et se ramifient dans l’épaisseur des parois de l 'œsophage. La plus inférieure s anastomose avec des branches de l’artère coronaire stomachique.

KE5 AKTÈRES MÉDIÀSTINES POSTÉRIEURES. /^G3 c. Des Artères mèdiastines postérieures.

2.388. Elles sont extrêmement nombreuses et fortgrêles. Elles proviennent de la partie antérieure de l’aorte, des œsophagiennes et des inter-costales, et vont se répandre dans le tissu cellulaire du mediastin postérieur et sur les parois de l’aorte , où elles constituent un lacis fort élégant : quelques-unes s anastomosent par arcade avec les rameaux thymiques de la mammaire interne.

Branches que l’Aorte thoracique fournit late'ralemcnt.

Des Artères inter-costales inférieures ou aortiques.

2389. Leur nombre est ordinairement de neuf de chaque côté ; mais il est quelquefois de huit ou de dix , suivant celui des espaces inter-costaux auxquels l’artère intercostale supérieure donne des rameaux (2807). Elles naissent des parties latérales et postérieure de l’aorte sous un sngle légèrement aigu, et montent aussitôt obliquement en Jehors, au-devant de la colonne vertébrale. Cette obliquité ïn est toujours beaucoup plus marquée dans les intercostales supérieures que dans les inférieures.

2390. Les artères inter-costales droites sont plus longues que les gauches de toute la largeur de l’œsophage sous equel elles passent; du reste, elles se ressemblent absolunent de 1 un et de 1 autre côté. Les premières sont logées lans la gouttière que présente chaque corps de vertèbre usqu’à l’articulation costo-vertébrale, et sont recouvertes >ar 1 œsophage et par la veine azygos dont elles croisent la direction. Les secondes ne sont en rapport avec les vertèbres que dans un espace beaucoup plus petit, et elles ne

tmt recouvertes dans cette première partie de leur marché ne par la plèvre et les ganglions thoraciques seulement. 2891. Près des articulations costo-vertébrales, en cnant dans l’espace auquel elle doit appartenir, chaque tère inter-costale se divise en deux branches.

2390.. Blanche dorsale. Elle su p te en arriéré entre les apophyses transverses des vertèbres coirespondantes , en dedans du ligament costo-transversaire inférieur. Elle fournit d’abord quelques ramuscules an périoste des vertèbres et de petites branches qui vont s’anastomoser par arcade , en haut et en bas , avec les inter-costales les plus voisines. Ensuite , par le trou de conjugaison, elle envoie dans le canal vertébral un autre rameau qui se distribue à la moelle de l’épine et à ses enveloppes. Elle traverse enfin les faisceaux charnus des muscles transversaires épineux , descend entre eux et le muscle long dorsal , et se perd dans celui-ci et dans le sacro-lombaire , en envoyant quelques rameaux à la peau.

2393. Branche inter-costale proprement dite. Celle-ci beaucoup plus volumineuse que la précédente, peut être considérée comme la suite de l’artère elle-même. Elle marche, eu serpentant un peu, au milieu de 1 espace intercostal , entre la plèvre et les muscles inter-costaux externes , . et au milieu de beaucoup de tissu cellulaire graisseux. Bientôt après elle se div ise en deux rameaux qui s’engagent 1 entre les deux plans des muscles inter-costaux.

2394. Rameau inférieur. D’un assez petit volume, il 1 suit d’abord pendant quelque temps le bord supérieur dee la côte qui est au-dessous , et se dirige ensuite sur sa face, externe pour se subdiviser dans le périoste.

23g5. Rameau supérieur. Il est beaucoup plus volumineux, et marche le long du bord inférieur de la côte qui, est au-dessus, placé dans la gouttière que ce bord présente, (80). Vers le tiers antérieur de la cote, il abandonne cette, gouttière et l’os, et se dirige au milieu de l’espace intercostal. Là , comme dans le reste de son trajet, il donne de^ nombreux rameaux aux muscles inter-costaux , au périoste des côtes et à la plèvre. Quelques-uns se portent à 1 extérieur de la poitrine, dans les muscles superficiels ; d’autres j s’anastomosent avec les divisions du rameau inférieur. Eu- j

DES ARTERES DIAPHRAGMATIQUES INFÉRIEURES. 465 fin le rameau lui-mêmese termine vers le devant du thorax, en s’anastomosant avec les branches de la mammaire interne ( ï3o4) ï s’il appartient à un des intervalles qui séparent les vi aies côtes les unes des autres ; si , au contraire , il se trouve dans la région des fausses côtes, il se dissipe dans les muscles de 1 abdomen , où il s’anastomose avec des ramifications de la mammaire interne , de l’épigastrique et delà circonflexe, iliaque.

2396. La dernière inter-costale est cachée à son origine par le pilier correspondant du diaphragme , qui en reçoit quelques ramuscules. Après avoir fourni sa branche dorsale , ellecontinue sa marche Je long du bord inférieur de la côte qui est au-dessus , et , parvenue à sa partie moyenne , elle se partage en deux ou trois branches. L’une se porte transversalement dans les muscles larges de l’abdomen : les autres descendent verticalement , entre les deux muscles obliques, jusque vers la crête iliaque , où elles s’anastomosent avec les lombaires ou avec la circonflexe iliaque.

Des Artères qui naissent de l’Aorte abdominale .

33 97- 0° les distingue en antérieures , en latérales et en inférieures.

Branches que l’Aorte abdominale fournit en devant.

a. De l’Artère diaphragmatique inférieure droite ( Artère sous -diaphragmatique, Chauss .) .

2.198. Elle naît ordinairement de l’aorte isolément, et quelquefois en même temps que la gauche. On l’a vue aussi provenir de la cœliaque. Dans le premier cas , elle a son origine immédiatement au-dessous de l’entrecroisement des fibres charnues , qui vont d’un pilier du diaphragme à celui du côté opposé. Elle remonte aussitôt un peu en dehors, le long du bord libre du pilier droit de ce muscle, auquel elle donne plusieurs rameaux , ainsi qu’à »• 3o

466 • — O R‘G ANES ÜvE LA OM-C UE AT IO Si

la Capsule sürrénalel, au pancréas et au foie. Ensuite elle se

di vise eu deux branches. ■ . #

?doq. Branche antérieure. Elle donne dès son origine »mi*meau<lransverse, qui s’unit au-devant de l’œsophage a-yec un rameau semblable de la diaphragmatique gauche ; elle traverse ensuite l’adhérence du foie avec le diaphragme, £agne les environs- de la veine cave inférieure, envoie plusieurs ramifications au péricarde , à travers le ,dia- «hiragme, et se ipartàge cin beaucoup débranchés secondaires qui: se perdent dans ce muscle , en communiquant avec k diaphragmatique supérieure-correspondante. D autres' pénètrent dans le foie par sa partie la plus reculee. JJue d’elles, semblant être la suite du tronc primitif , conttoiwne d’aponévrose centrale et s’anastomose par arcade «\ieck diaphragmatique gauche.

83!%4oo. Branche extente. Dirigée transversalement eu tldhoïs, awilessus dm foie, demi ère le lobe -droit de l’apo- 1>évrosé.phrén.ique y elle se termine dans les digitations par lesquelles le diaphragme s'attache aux côtes. Elle fournit deux ou trois rameaux à la capsule surrénale, et, par ceux qui se répandent dans le muscle , elle s’anastomose Javec l’autre 'branche, les inter-costales inférieures et les lombaires.

b. De l’Jrltre diaphragmatique, inférieure gauche ( Artère so us-diajjh ragmatiq ne , Ch auss .) .

3,40*1 . Née au même point que la précédente, elle revente ep dehors , devant le pilier gauche du diaphragme , auquel gfle fourni quelques rapauscules. Elle en envoie ayLi r.ceso.phage un .un peu plus considérable , qui remonte sijir.ee cqnduitda)ns la poitrine, et communique avec .jme.des ge^op^giennes. EUe donne également trois ou quatre , petites brandies à k capsule gfurrénale gauche, et .ÎWpvj^À l’^ppp#yrosp^d^qhP » où elle se divise en deux

DE l’artère coeliaque. 467

branches , au-dessus de l’ouverture œsophagienne du diaphragme.

24o2- Branche antérieure . Oblique de derrière en devant, elle gagne la région antérieure du muscle, après avoir donné un rameau d’anastomose avec l’artère opposée au-devant de 1 œsophage Sur le diaphragme même elle se par-

tage en beaucoup de branches secondaires ; l’une d’elles se porte a droite, et communique, comme nous l’avons dit, derrière l’aponévrose diaphragmatique , avec l’artère opposée. Les autres se comportent absolument comme à droite.

?4°L Branche externe. Elle est plus volumineuse. Dingée transversalement derrière le lobe gauche de l’aponévrose phrénique, elle se ramifie dans les fibrescharm.es du muscle, et s’anastomose avec la branche antérieure, les dernier es inter-costales et les lombaires. Quelques-unes de ses ramifications parviennent à la rate.

e, De l Arltre cœliaque (0 {An. cœliaca, Soemm.; Art. opisto gastrique , Chauss.).

2404. C est la plus courte des artères que fournit l’aorte abdominale. Elle s’en sépare à angle droit , entre les piliers du diaphragme, vis-à-vis l’union de la dernière vertèbre du dos avec la première des lombes. Elle est dirigée horizontalement en avant et à droite, dans l'écartement postérieur des deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique. Elle correspond , en haut, ça côté gauche du petit lobe du foie; eu bas, au bord supérieur du pancréas, sur lequel ,elle appuie; « gauche , Un cardia; à droite , à un espace assez considérable cjui J a sépare du pylore.

Cette artèie fournit quelquefois les capsulaires ou les diaphragmatiques inférieures. Mais toujours, après un demi-pouce de trajet environ , elle se partage en trois

(i) Kou.ia, venter, venlriculnsi

branches d’inégal volume, qu’on nomme les artères coronaire stomachique , hépatique et splénique.

De l'Artère coronaire stomachique {An. coronaria ventriculi, Sœmm. ; Art. s tomo- gastrique, Chatjss ).

9.406. Elle est la moins volumineuse des trois. Elle se dirige en haut , en avant et à gauche , en s’approchant du cardia, sur le côté droit duquel elle se recourbe en bas, non. suivre la petite courbur e de l’estomac jusqu auprès du pvlore , où elle s’anastomose avec la pylonque. Eans cette seconde partie de son trajet , elle occupe 1 intervalle oue les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique laissent entre eux, au moment où ils vont tapisser 1 estomac (ao48). — Les branches qu’elle donne peuvent être distinguées en oesophagiennes et en gastriques.

a4or. Branches œsophagiennes. Elles varient en nombre et sont ou verticales ou transversales. Souvent il n y en a qu’une des premières; née du coude que forme 1 artère près du cardia, elle remonte suri oesophage quelle

suit assez loin dans le médiastin postérieur , et se distribue à ses parois par un grand nombre de rameaux Aqueux ,

qui s’anastomosent avec les œsophagiennes aortiques (9387).

S’il y en a deux ou un plus grand nombre, elles suivent

absolument la même marche.

Les branches transversales entourent le cardia en forme de demi-couronne; les unes se subdivisent sur la parue la plus large de l’œsophage; les autres s’étendent jusqu au grand cul-de-sac de l’estomac, et s’y ^anastomosent avec

les vaisseaux courts. # .

2408. Branches gastriques. Elles naissent le long de la petite courbure de l’estomac, et se portent sur les deux faces de ce viscère. Leur nombre est indéterminé , et leur volume très-variable. Elles se partagent en une grande quantité de rameaux flexueux qui s’enfoncent entre les membranes musculeuse et muqueuse de l’estomac , et s anasto-

de l’artère hépatique. /(6g

mosent entr’eux et avec les deux artères gastro-épiploiques.

2409. Dans beaucoup de sujets , la coronaire stomachique envoie au foie une braoche très-considérable.

De l'Artère hépatique ( Artériel hepatica, S<£mm.).

2410. Beaucoup plus grosse que la précédente , elle se dirige transversalement à droite et en avant sous le petit lobe du foie jusqu’auprès du pylore, d’où elle remonte légèrement vers le col de la vésicule du fiel et le sillon transversal du foie. Dans ce trajet, elle ne fournit que deux branches, la pylorique et la gastro-épiploïque droite.

2411. Ariève pylorique. Elle naît de la partie antérieure de l’hépatique sur le côté droit du pylore , d’où elle remonte, de droite à gauche, le long de la petite courbure de l’estomac , pour s’anastomoser avec la fin de I4 coronaire stomachique (2406), après un trajet plus ou moins long. Elle fournit aux deux faces de l’estomac et au pylore des rameaux qui s’abouchent avec ceux de l’artère gastro-épiploïque droite.

2412. Artère gastro-épiploïque droite. Elle naît à droite et au-dessous du pylore, et sort de la partie inférieure de l’hépatique. Son volume est considérable. Elle descend d’abord verticalement derrière l’estomac jusqu a sa grande courbure , appuyée en arrière sur la seconde portion du duodénum, et couverte à gauche par le pancréas. Elle marche ensuite de droite à gauche le long de la grande courbure de l’estomac, dans l’épaisseur du feuillet antérieur du grand épiploon, jusqu’à la partie moyenne de cette courbure, où elle s aboucheavec la gastro-épiploïque gauche.

- Dans su portion verticale , cette artère donne à droite des rameaux en nombre indéterminé et peu volumineux, qui se jettent dans les parois du duodénum ; et à gauche, une petite branche qui suit transversalement la longueur de la

face postérieure du pancréas, dans lequel elle se termine en s’anastomosant avec les branches pancréatiques de la splénique.

Dans sa portion horizontale , le long de la grande courbure de l’estomac , elle fournil en haut des rameaux nombreux , qui remontent en serpentant sur les deux faces de ce viscère, et s’y anastomosent avec ceux de la pylorique et de la coronaire stomachique. En bas , elle en envoie quelquesuns qui descendent verticalement entre les feuillets du grand épiploon , et gagnent , en se réfléchissant dans le feuillet postérieur , le bord du colon transverse, où ils s’abouchent avec les artères coliques.

241 3. Lorsque l’artère hépatique a fourni ces deux artères , elle gagne le sillon du foie en montant à droite devant la veine porte et derrière le canal hépatique , au côté droit du lobule du foie , et là , elle se divise en deux branches considérables , l’une droite, l’autre gauche.

24 1 4- Branche droite. Dirigée en haut et en dehors , elle croise la direction du canal hépatique , au-delà duquel elle fournit l 'Artère cystique , qui gagne le col de la vésicule du fiel , et se répand dans la partie inférieure des parois de ce’ réservoir , où elle serpente quelque temps entre les membranes séreuse et muqueuse qui le composent. Cette artère cystique envoie en outre un rameau très-considérable entre le foie et la vésicule, pour se distribuer dans l’épaisseur de tous deux.

Après la naissance de l’artère cystique, la branche droite de l’hépatique s’enfonce dans le sillon transversal du loie, et se perd en se ramifiant dans son lobe droit.

24ià. Branche gauche. Marchant obliquement en haut et en dedans , elle s’enfonce dans le sillon transversal , et se perd dans le lobe gauche et dans le lobule du loie, en accompagnant , comme la précédente , les divisions de la veine porte.

D E l’a TtTÈUE SPLÉNIQUE.

l)e r Artère splénique ( Arténa spïénica, Scemm.).

a4i6. Dans l’adulte elle est plus grosse que l’hépatique ; on observe le contraire dans l’enfant. Dès sa naissance elle marche de droite à gauche, en formant des flexuosités multipliées et très-marquées , le long de la partie supérieure du pancréas qui la loge dans un sillon spécial. Elle parvient ainsi à la scissure de la rate, après avoir fourni plusieurs blanches qu’on distingue en

34*7- Branches pancréatiques. Elles naissent, en nombre peu constant, de la partie inférieure de la s pl (civique,, s’enfoncent perpendiculairement dans le parenchyme du pancréas, et s’y subdivisent, pour s’unir aux rameaux de l’artère pancréatique fournie par la gaslro-épiploïque droite (2412). •> .r.

241 B. Branche gastro-épiploïque gauche. Elle naît du tronc même de l’artère splénique , ou seulement de l’une des branches qui la terminent -, son volume est ordinairement égal à celui de la gastro-épiploïque droite : mais souvent il est beaucoup plus considérable, en sorte qu’elle paroit être véritablement la suite de l’artère qui lui donne naissance , eldonl la direction seroit changée. Elle remonte d’abord un peir à gauche vers le grand cul-de-sac de l’estomac , est cachée pendant quelque temps par lui , et descend ensuite le long de la grande courbure. Dès son origine , elle jette quelques ramifications dans le pancréas ; mais, le long de la grande courbure, elle envoie en liant, sur les deux faces de l’estomac , et en bas, dans le grand épiploon , des rameaux plus considérables , et qui se comportent absolument comme ceux de la gastro-épi ploïque droite , avec laquelle elle s’anastomose vers le milieu delà grande courbure ("2412).

2419. A quelque distance de la scissure de la rate , l’artère se partage en deux ou trois branches qui se subdivisent elles-mêmes en sept ou huit rameaux qui , divergeant

entre eux, suivant une ligne droite longitudinale, et renfermés d’abord entre deux feuillets du péritoine , gagnent la face interne de la rate après deux pouces de chemin environ. Ils pénètrent dans ce viscère par autant d’ouvertures séparées que l’on remarque le long de sa scissure 5 bientôt ils se subdivisent à l’infini en s’anastomosant entre eux par arcade, et semblent constituer en grande partie le tissu propre de l’organe.

2420. Vaisseaux courts ( Vasa breviora ). On nomme ainsi des rameaux assez volumineux , mais très-peu longs , qui proviennent des branches de terminaison de l’artère splénique avant leur entrée dans la rate, et vont aussitôt gagner la grosse extrémité de l’estomac, près du cardia, d’où ils se répandent sur les deux faces de cet organe , en s’anastomosant avec les rameaux oesophagiens transverses de la coronaire stomachique (2407) : de cette manière , ils servent à compléter le cercle artériel qui enveloppe le cardia.

d. De V Artère mésentérique supérieure ( Art . mesardica superioi’j Soemm.).

2421. Elle naît de la partie antérieure et droile de l’aorte , fort peu au-dessous de la cœliaque , quelle égale presque en grosseur , mais qu’elle surpasse de beaucoup en longueur. Elle descend aussitôt un peu à gauche et en devant, derrière le pancréas et devant la troisième portion du duodénum , et va , en passant derrière le mésocolon transverse et à son côté gauche, gagner l'extrémité supérieure du mésentère, entre les deux replis duquel elle s’engage en se dirigeant en bas et à droite , et en décrivant une coin bure fort allongée, dont la convexité est tournée à gauche et en avant, et se rapproche d’autant plus de l’intestin qu’on l’examine plus inférieurement. Vers la fin de l’iléon , 1 artère mésentérique supérieure, devenue très-grêle, s anas-

de l’artère MÉSENTÉRIQUE supérieure. 47^ tomose avec la branche inférieure de l’artère colique droite inférieure.

24^2. Près de son origine, elle donne de très-petites branches qui vont au duodénum et au pancréas , et qui communiquent arec des rameaux de la splénique et de l’hépatique. Mais , dans le mésentère , elle fournit une grande quantité de branches volumineuses , qu’on peut distinguer en celles qui proviennent de sa concavité, et en celles qui émanent de sa convexité.

Branches que donne l’artère mcsentcrique supérieure par sa coucavile', ou Artères coliques droites.

2423. Artère colique droite supérieure ( Art. mésocolique , Chauss. ). Elle naît de la partie droite et un peu antérieure de la mésentérique supérieure, au moment où celleci passe à côté du mésocolon transverse. Elle se porte aussitôt de derrière en devant, entre les deux lames de ce repli, et se dirige horizontalement jusqu’auprès de la partie moyenne du colon transverse. Là, elle se divise en deux branches qui s’écartent l’une de l’autre à droite et à gauche, en formant un angle pins ou moins ouvert. La droite marche le long de la partie droite de l’arc du colon , et s’anastomose bien tôt avec un rameau de la colique droite moyenne; la gauche suit la partie correspondante du même intestin , et, dans la région lombaire, s’abouche avec la branche ascendante delà colique gauche supérieure.

2424 Artère colique droite moyenne ( Art . colique droite , Chauss. ). Elle naît un peu au-dessous de la précéi dente,qui la fournil quelquefois , et se dirige obliquement là droite, en avant et un peu en haut dans le mésocolon. Parvenue près de la partie supérieure du colon lombaire [(droit , elle se divise , comme la précédente , en deux branches , dont l’une se recourbe à gauche et s’abouche avec la ibranche droite de la colique supérieure (2423) , tandis que

l’autre descend s’unir au rameau ascendant de la colique droite inférieure.

24^5. Artère colique droite inférieure ( Artère cœcale, Chauss. ). Elle est un peu plus volumineuse que la dernière , dont elle se trouve fort rapprochée à son origine. Dirigée transversalement à droite dans le mésocolon , elle se divise, près du cæcum , en trois branches. La première se courbe de bas en haut, et communiqué avec la branche descendante de la colique droite moyenne-, la seconde descend dans le mésentère, et s’unit à l’extrémité de l’artère mésentérique supérieure elle-même (242 1) ; la troisième . est transversale, et naît de l’angle des deux autres 5 elle gagne la partie postérieure du colon et du cæcum , au mo- ; ment où ces deux intestins s’abouchent. De là , elle envoie un ramuscule dans le repli péritonéal de l’appendice vermiforme : ce ramuscule, en descendant , forme une petite arcade, delà convexité de laquelle,partent des ramifications parallèles qui vont se perdre dans les parois de l 'appendice, j Ensuite elle se partage en deux rameaux, dont l’on remonte derrière le colon , tandis que l’.-ftitre descend derrière le cæcum : tous les deux se divisent en une multitude de ; ramuscules qui appartiennent aux parois de ces intestins- 2426. En s’anastomosant les unes avec les autres , comme ■ nous l’avons indiqué, les artères coliques droites forment! des arcades distinctes , dont la convexité est tournée du côté de l’intestin , et dont la concavité regarde le mésocoloft Par leur concavité, ces arcades ne donnent naissances aucun rameau , mais il en part un très-grand nombre de leur convexité. Ceux-ci , pour la plupart , en quittant les arcades, se dirigent parallèlement les uns aux autres jusqu’au colon 5 maisplusieurs d’entre eux, suivant une direction oblique, se rencontrent et s'anastomosent de manièrfe 1 à constituer des aréoles dediverses figures, d’oùnaissentd a*' très rameaux secondaires qui vont directement à l'intestin. Lorsqu'ils y sont tous parvenus , ils se divisent , sur

DE L’ARTÈRE MÉSENTÉtVlQf/E SUPÉRIEURE. 47$

deux faces, en ramuscules ténus qui s’enfoncént au-dessous de la tunique Séreuse , et forment dans les deux autres tnnuques un réseau très-fin. Ceux qui appartiennent au coécuni sont beaucoup plus rapprochés et plus nombreux que ceux du colon.

Branches qui naissent de la convexité' de l’artère nte'seute'rique supérieure.

2427. Leur nombre est très-variable , mais il s’étend i communément de quinze à vingt; leur volume et leur lonj gueur vont en diminuant des supérieures vers les inférieures , qui ne sont plus que des rameaux assez ténus. Elles se i dirigent toutes plus ou moins obliquement en bas et à I gauche entre les deux lames du mésentère, en se rapproj chant de l’intestin grêle , auquel elles sont destinées , ainsi I qu’au dernier tiers du duodénum. Au bout d’un assez court 3trajet, chacune d’elles se partageen deux rameaux qui s’écaritent en se recourbant , et s’unissent par arcades avec ceux des brauches voisines. Delà convexité do ces arcades primitives, il naît d’autres rameaux plus petits , qui se divisent

! bientôt eux-mêmes également, et constituent des arcades secondaires par de nouvelles anastomoses semblables aux- ■ premières. Ces secondes arcades donnent, de même, origine ri de troisièmes rameaux qui forment de troisièmes arcades j )Btde celles-ci il en naît d’un quatrième ordre , qui en produisent elles-mêmes un cinquième, tout près de l’intestin.

2428. Tous ces rameaux constituent ainsi dans le nuiientère une espèce de réseau dont les aréoles -v très-mu llinliées , sont diversement configurées» et d’une grandeur - rès-variable. Ces aréoles, sont elles-mêmes parsemées de. rameaux très-fins qui vont d’une branche. à l’autre, et qui donnent en chemin des ramifications au mésentère et a ses ranglipns lymphatiques.

I 2429. Près du bord de l’intestin grêle , dans le lieu où ics deux lames du mésentère laissent entre elles un inter-

valle triangulaire , le réseau vasculaire que nous avons décrit cesse tout-à-coup , et fournit un grand nombre de ramuscules parallèles qui se portent directement sur les deux faces de l’intestin, et qui s’enfoncent dans le tissu cellulaire intermédiaire aux tuniques muqueuse et musculeuse. Là, ils se ramifient et se subdivisent à l’infini , et prennent l’apparence de petits arbrisseaux. Lorsqu’ils sont arrivés au bord convexe de l’intestin , ceux d’un côté s’anastomosent avec ceux du côté opposé, de manière à représenter des espèces d’anneaux.

2430. Les ramifications capillaires que la membrane muqueuse reçoit de toutes ces petites branches forment à sa surface un réseau de la plus grande finesse, qui se répand dans les valvules conniventes et dans les villosités qu elle présente

e. De l’Artère mésentérique inférieure {Art. mesarciïca uifenor,

SoEMH.).

2431. Du même volume à-peu-près que la supérieure, elle naît beaucoup plus bas de la partie antérieure et gauche de l’aorte , à un pouce et demi de sa terminaison. Elle descend d’abord un peu à gauche , derrière le feuillet du péritoine qui va former la lame correspondante du mésentère , puis, se recourbant à droite, elle s’engage dans 1 épaisseur du mésocolon iliaque (2086) , en formant une courbure beaucoup moins étendue que celle de la mésentei iqne supérieure , etdont la convexité regarde aussi à gauche. Arrivée à la marge du bassin , elle se prolonge dans l’écartement postérieur du mésorectum , et parvient jusqu’auprès de l’anus.

24^2. La concavité de la courbure formée par 1 artère mésentérique inférieure ne produit aucune branche , mais il en sortuue grande quantité de sa convexité. Parmi celles-ci, les trois principales ont reçu le nom à u4i tcies coliques

DE l’àrtère mésentérique inférieure.

2433. Artère colique gauche supérieure {Grande colique gauche , Chauss.). Elle est la plus volumineuse des trois, et nait vis-à-vis la bifurcation de l’aorte. Dirigée presque transversalement à gauche , elle parvient près du colon lombaire du même côté, et là se partage en deux branches, dont l’une remonte jusqu’au colon transverse, et s’anastomose avec la branche gauche de la colique droite supérieure (a4^3) , tandis que l’autre descend dans le mésocolon iliaque et s’y abouche avec la branche ascendante de la colique gauche moyenne.

2434. Artère colique gauche moyenne . Elle nait souvent de la précédente et manque quelquefois. Ellesedirige vers la première courbure de l’S iliaque du colon, et là se divise en deux branches , dont l’une remonte pour former une arcade avec la branche descendante de la colique gauche supérieure , tandis que l’autre s’unit à une des branches de la colique gauche inférieure.

2435. Artère colique gauche inférieure {Petite colique gauche , Chauss. ). Elle se dirige vers la partie moyenne de l’S du colon , et se partage également en deux branches. La supérieure monte former une arcade avec la précédente 5 l’inférieure descend s’unir avec un des rameaux fournis dans le mésorçctum par la mésentérique inférieure.

2436. Ces artères coliques gauches , parvenues à l’intestin, se comportent absolument comme celles du côté droit (2426), c’est-à-dire , qu’après avoir formé des arcades auxquelles ont succédé quelques aréoles , elles envoient sur les deux faces du colon des rameaux parallèles d’abord, et ensuite divisés un grand nombre de fois.

2437. Après avoir fourni les trois artères coliques gauches, la mésentérique inférieure en donne quelques autres plus petites et fort irrégulières sous tous les rapports, et bientôt après se divise en deux branches qui descendent le long de la face postérieure du rectum et qu’on appelle Artères hémorrhoïdales supérieures {Artère du rectum ,

47# organe^ de la circulation.

Chausser). Ces deux artères, d’abord superficielles, se Cachent bientôt après dans le plan des fibres charnues longitudinales de l’intestin , diminuent progressivement de Volume, et finissent par des rameaux très-fins, après en avoir donné latéralement un grand nombre qui embrassent de derrière en devant la circonférence du rectum , et s’anastomosent sur sa partie antérieure, soit entre eux , soit avec Jes artères hémp: rhoïdales moyennes et inférieures. Quelques-uns abandonnent le rectum sur ses cotés, et vont communiquer avec les artères sacrées. latérales.

. {tranches qui spnt fournies latéralement par l’Aorte abdominale.

à. Des Arleres capsulaires moyennes ( Artères surrénales >

Chauss.).

2438. Ces artères , éfn nombre de deux , une de chaque côté , sont appelées moyennes pour les distinguer de celles que les diaphragmatiques en haut, et les rénales en bas, envoient aux capsules surrénales. Leur volume est très-peu considérable , et elles sortent des parties latérales de 1 aorte un peu au-dessus des rénales. Quelquefois elles sont produites parla coèliaque. Dirigées transversalement sur les côtés delà Colonne vertébrale , elles gagnent le bord antérieur des capsules , et se divisent en plusieurs branches qui se répandent surles deux faces de cès organes et se ramifient dans leur épaisseur. Avant d'y être arrivées , elles jettent souvent plusieurs raniusculesdans les piliers du diaphragme et dans la masse de tissu adipeux qui enveloppe les reins. La gauche en donne en outre quelques-uns au colon et à la taie 5 la droite au duodénum et aü foie,

b. Des Artères rénales ou émulgentes.

a43g. Très-volumineuses et très-courtes , ordinairepieut au nombre de deux , une de chaque côté , elles naissent au-

DES 4.HTÇÇES RÉNALES, }

dessous des artères capsulaires et mésentérique supérieure, en formant avec l’aorte un angle plus ou moins droit. La gauche est communément un peu plus antérieure et plus élevée que la droite. Plongées dans un tissu cellulaire graisseux très-abondant , dirigées transversalement sur les côtés du corps des vertèbres, recouvertes par la veine rénale et par le péritoine des deux côtés , et, à droite seulement, par la veine cave inférieure, elles arrivent, après un trajet assez court, à la scissure du rein, où elles se divisent en deux , trois ou quatre branches considérables.

244°- Avant d’y pat venir, elles ne donnent que des rameaux fort déliés ,eten nombre indéterminé , qui remontent vers les capsules surrénales , ou se perdent, sous le nom d 'Artères adipeuses, dans la graisse environnante. Souvent aussi cependant elles fournissent les spermatixjj^jes. , '

244 A- Les trois ou quatre branches qui terminent chaque artère rénale s’écartent les unes des autres, et s’intro» puisent dans le rein , entre le bassinet , qui est en arrière et

J^as , et les racines de la veine rénale , qui sont en devant. Bientôt elles se partagent elles-mêmes en un nombre considérable de rameaux qui se portent entre les parois du bassinet et le parenchyme du rein, et se subdivisent autour Ips calices en une certaine quantité de ramuscules. Ceux-ci :pntournent chaque faisceau de tubes qui doit former un lps mamelons du rein , et s’anastomosent entre eux de madère à constituer ime arcade sensible 5 dont la convexité ïst tournée vers la substance corticale, qui en reçoit tine nultitude prodigieuse de ramifications.

Zfafa. Chez quelques sujets il y a trois ou quatre artères énales de chaque côtéj mais cette disposition est assez V»r£.

48o ORGANES de LA circulation.

c. Des Arltres spermatiques ( Artères testiculaires et Art. de l’ovaire, Chauss.).

2443» Au nombre de deux, une de chaque côté, trèsgrêles et très-longues , elles proviennent des parties antérieure ou latérales de l’aorte , et quelquefois des rénales. Elles 11e sortent pas toujours de l’aorte toutes les deux au même niveau , mais assez souvent l’une est plus élevée que l’autre. Dans tous les cas, au reste, formant avec elle un angle très-aigu en bas , elles descendent presque verticalement , et seulement un peu en dehors , sur les côtés de la colonne vertébrale , au-devant des muscles psoas et des uretères, dont elles croisent la direction, et derrière le péritoine. La droite passe de plus en arrière ou au-devant de la veine cave inférieure. Leur marche est extrêmement flexueuse. Elles s’accolent bientôt après aux veines spermatiques, et se comportent bien différemment dans l’homme et dans la femme , après avoir toutefois donne , dans 1 un et dans l’autre sexe , des rameaux très-petits à la graisse et aux ganglions lymphatiques des environs, ainsi qu aux parois des uretères et au péritoine.

2444. Dans l'homme , l’artère spermatique , placée à côté du conduit déférent , sort par l’anneau inguinal et se rend au testicule , en donnant en chemin des ramifications aux diverses parties qui constituent le cordon des vaisseaux 1 spermatiques. Au moment de se terminer, elle se divise en deux faisceaux de rameaux , dont 1 un va à 1 épididyme, et l’autre au testicule. Les premiers pénètrent par la tête de l’épididyme , se répandent dans ce corps , et donnent quelques ramifications à la tunique albuginée et à la substance du testicule. Les seconds pénètrent dans le testicule par son bord supérieur, et donnent à la tunique albuginée une grande quantité de ramifications , qui se perdent ensuite sur les cloisons fibreuses intermédiaires aux masses de conduits séminifères.

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