‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 103 sur 161 · DE LAKTÈ11E SACRÉE LATÉRALE · texte numérisé non relu

DE LAKTÈ11E SACRÉE LATÉRALE

Parvenue vers le bord antérieur de la base du sacrum , elle se divise en deux branches , l’une ascendante , l’autre transversale.

2459. Branche ascendante. Elle remonte verticalement entre le muscle psoas , l’os des iles et la dernière vertèbre , et se termine en s’anastomosant avec une branche de la quatrième ou de la cinquième artère lombaire. Elle jette des ramifications dans les muscles psoas, iliaque et carré des lombes , dans le périoste du sacrum et de l’os des iles. Un de ses rameaux principaux entre dans le canal vertébral, au-dessous de la quatrième ou de la cinquième vertèbre des lombes , et se distribue à la dure-mère et aux nerfs qui terminent la moelle, en s’anastomosant avec l’artère du côté opposé , la sacrée latérale et la dernière lombaire.

2460. Branche transversale. Elle se porte en dehors , entre les muscles psoas et iliaque, et se subdivise presque aussitôt en deux ordres de rameaux : les uns , superficiels , se répandent sur la face antérieure du muscle iliaque , audessous du péritoine , et vont s’anastomoser en avant avec la circonllexe iliaque; les autres , profonds , pénètrent dans le muscl^ , et se distribuent dans tous les sens à ses fibres charnues et au périoste de la fosse iliaque. Un d’eux , assez volumineux , s’introduit dans le tissu spongieux de l’os des

ï iles , parle trou que l’on observe au milieu de cette fosse.

b. De l'artère sacrée latérale.

2461. Tantôt il n’y en a qu’une seule de chaque côté , et tantôt, et même le plus souvent , on en rencontre deux. Elle naît de l’hypogastrique elle-même, ou de la précédente, ou de la fessière. Dirigée obliquement en dedans et en bas, elle descend au-devant des trous sacrés antérieurs , et parvient au sommet du coccyx , où elle s’anastomose par

s arcade avec la sacrée moyenne* Quelquefois elle ne va i point aussi loin , mais elle passe par le troisième ou le qua-

trièine trou sacré, et se perd sur la moelle et dans les muscles des gouttières du sacrum. Ses rameaux sont externes et internes.

2462. Rameaux externes ou postérieurs. Ce sont les plus volumineux. Ordinairement au nombre de quatre, ils s’introduisent dans le canal sacré par les trous sacrés antérieurs, et se partagent bientôt chacun en deux rameaux secondaires, dont l’un se porte surla paroi antérieure du canal sacré, donnant des ramifications à la membrane qui le tapisse et au renflement gangliforme des nerfs sacrés, tandis que l’autre sort par le trou sacré postérieur , et se perd dans les muscles des gouttières vertébrales. Ceux d’un côté communiquent ordinairement avec ceux du côté opposé.

2463. Rameaux internes. Ils répandent leurs ramifications dans les nerfs et les ganglions sacrés , dans le muscle pyramidal, et sur le périoste du sacrum. Ils s’anastomosent au-devant de cet os ave« les branches latérales de la sacrée moyenne.

c. De V Artère fessière ou iliaque postérieure.

2464. C’est une des plus grosses branches de i’hypogastrique, dont elle naît un peu au-dessous des précédentes , qui sont souvent fournies par elle. Dirigée en bas.,] en dehors et en arrière, elle sort du bassin par la partie supérieure de l’échancrure sciatique, au-dessus du muscle pyramidal, entre le nerf lombo-sacré et la branche antérieure du premier nerf sacré. Elle gagne la partie postérieure du bassin, est couverte par le muscle grand fessier, et, près du bord postérieur du muscle petit fessier, elle se divise eu deux branches , l’une superficielle et l’autre profonde.

2465. Avant de sortir du bassin , cette artère envoie quelques ramuscules au rectum , au muscle pyramidal et au tissu cellulaire voisin.

2466. Branche superficielle . Elle se porte un peu en de-

de l’artère ombilicale. 4^7

hors , entre les muscles grand et moyen fessiers , et se partage en beaucoup de rameaux qui se répandent clans leur épaisseur, et dans le ligament sacro-sciatique postérieur. Quelques-uns d’entre eux parviennent à l’origine du muscle sacro-spinal , et aux tégumens. Il y en a qui s’anastomosent avec ceux de l’artère sciatique.

2467. Branche profonde. Elle monte de derrière en devant, entre les muscles moyen et petit fessiers, donne d’abord un rameau nourricier à la partie postérieure de l’os des iles , et se divise bientôt en trois branches secondaires. — L’une, supérieure, suit la direction du bord convexe du muscle petit fessier, se rapproche de la crête iliaque, et forme une grande arcade qui se termine près de l’épine antérieure et supérieure, après avoir fourni de nombreux rameaux au muscle moyen fessier par sa convexité, et au petit fessier par sa concavité. — La seconde, moyenne et transversale , beaucoup plus grosse, passe sur ce dernier muscle , dont elle est séparée par beaucoup de graisse : elle lui donne des rameaux , et ensuite elle se jette dans le moyen fessier jusqu’auprès du grand trochanter.* — La troisième enfin , inférieure , et du même volume que la supérieure , donne d’abord quelques rameaux aux muscles pyramidal et petit fessier. Elle descend ensuite sur ce dernier, traverse ses fibres , passe sur l’os des iles, s’engage au-dessous du muscle tenseur de l’aponévrose crurale et se perd sur la capsule de l’articulation ilio-fémorale et dans les muscles moyen et petit fessier et crural antérieur , en s’anastomosant avec des rameaux de l’artère fémorale.

Branches antérieures de l’Artère hypogastrique, a. De l’Artère ombilicale.

2468. Dirigée obliquement en avant et en dedans jusque sur la partie latérale et supérieure de la vessie , elle se recourbe aussitôt pour remonter derrière la paroi anté-

rieure de l’abdomen , où elle est renfermée dans un repli du péritoine, et d’où elle se dirige vers l’ombilic , eu se rapprochant de l’onraque et de celle du côté opposé.

24^9- Dans l’adulte, cette artère est pour ainsi dire obliteree 5 au-dela de la vessie , elle ne reçoit plus de sang , et se trouve changée en un véritable ligament jusqu’à l’ombilic 5 encore , dans la première portion de son trajet , ses parois sont-elles tellement épaissies qu’elles ne laissent plus apercevoir la couleur du fluide qu’elles contiennent.

2470. Mais chez le foetus, son volume est considérable, et elle paroît être véritablement, la continuation du tronc de l’hypogastrique : lorsqu’elle est parvenue à l’ombilic, elle sort par cette ouverture , fait partie du cordon ombilical , et gagne le placenta , en se contournant sur elle-même un grand nombre de fois. Elle semblé alors fournir toutes les autres branches de l’hypogastrique , tandis qu’après la naissance elle ne donne que quelques rameaux vésicaux et utérins très-déliés.

• b. Des Artères vésicales.

2471- Leur nombre et leur origine offrent beaucoup de variétés. Toujours l’artère ombilicale en donne trois ou quatre qui se ramifient dans les parois de la vessie et s’y anastomosent entre elles et avec les branches voisines. Les artères hémorrhoïdale moyenne, honteuse interne, obturatrice en fournissent d’autres. Mais l’hypogastrique en produit une un peu plus volumineuse ( Artère vésico-prostatique, Chauss. ) , qui gagne le bas-fond de l’organe, et lui envoie de nombreux rameaux, ainsi qu’au commencement de l’urèthre, et , chez l’homme , à la prostate, aux vésicules séminales et au conduit déférent. Ses dernières ranlifications parviennent jusqu’au rectum.

DE L’A R T É R. E OBTURA TIUCÊ.

c. De l’Artère obturatrice ( Artère sous-pubio-fcmorc.le , Chauss.).

2472- Elle naît le plus communément de l’hypogastrique ou de la fessière; mais quelquefois elle est produite par l’épigastrique, et, dans ce dernier cas, elle descend verticalement derrière l’os des iles jusqu’au trou sous-pubien. Dans le premier, qui est, nous le répétons, le plus ordinaire , elle se dirige en avant et en dehors , puis se contourne horizontalement dans l’excavation du bassin , sur le muscle obturateur interne, au-dessous du nerf du même nom, avec lequel elle sort du bassin par l’espace vide que laisse la membrane obturatrice. Dans ce trajet, elle est légèrement flexueuse.

2473. Près de son origine, elle donne un rameau assez volumineux qui remonte sous le nerf obturateur, parvient dans la fosse iliaque , et se répand profondément dans le i muscle de ce nom. Elle jette ensuite un grand nombre de iramuscules dans le muscle obturateur interne , sur les gar- Sglions lymphatiques voisins , et quelquefois sur la vessie. Immédiatement avant de s’engager dans le trou sous-pubien , elle donne une petite branche qui se porte derrière la symphyse du pubis, qui répand quelques ramifications sur le périoste , et qui s’anastomose avec une branche semîlablede l’obturatrice opposée.

2474- sa sortie du bassin , sur le bord supérieur du nuscle obturateur externe, l’artère obturatrice se partage :n deux branches , l’une poAérieure , l’autre antérieure.

24^5. Branche postérieure. Elle descend le long du pord externe du trou sous-pubien, placée entre les deux

Iiuscîes obturateurs , dans lesquels elle se perd quelquefois ur-le-champ. Mais ordinairement elle parvient jusqu’à la ibérosité sciatique, se recourbe en dehors au-dessous du îuscle carré-crural , et gagne transversalemen t la par lie posirieure de la cuisse, où elle donne plusieurs rameaux à articulation ilio-fémorale , et où elle s’anastomose avec la

4gO ORGANES DE LA CIRCULATION.

branche descendante de l’ichialique. Elle se perd dans les ; muscles environnans ; mais il s’en détache un petit rameau j très-remarquable, qui pénètre dans la cavité cotyloïde par son échancrure inférieure, et va se distribuer au tissu cellulaire rougeâtre qui remplit l'arrière-fond de cette cavité.

2476. Branche antérieure. Elle descend entre les muscles premier et second adducteurs , et leur donne des rameaux, ainsi qu’au troisième, et aux muscles obturateur externe, pectiné , droit interne, et aux tégumens de la région supérieure et interne de la cuisse et des parties génitales. Elle finit en s’anastomosant avec un rameau de la circonflexe interne, ou en se perdant dans les muscles et dans la peau. Près de sa naissance, elle envoie une petite branche qui descend , le long du bord interne du trou souspubien , s’anastomoser avec un rameau de la branche postérieure , en sorte que ce trou est entouré véritablement par un cercle artériel complet.

Branches internes de l’Artère hypogastrique, a. De l’Artère liémorrhoïdale moyenne.

2477- Elle manque quelquefois, et est plus constante chez ■ la femme que dans l’homme. Son volume et son origine varient beaucoup , car souvent elle provient de 1 ischiatique. ou de la honteuse interne. Elle descend obliquement sur la i partie antérieure du rectum , derrière le bas-fond de la vessie: dans l’homme, et ferrière le vagin dans la femme. Elle set partage en un grand nombre de rameaux qui se répandent; dans ces diverses parties , et s’anastomosent supérieurement avec les rameaux hémorrhoïdaux de la mésentérique iulé-rieure , et inférieurement avec ceux de la honteuse interne.

1)E l’a n T ÈRE UTÉRINE.

b. De l’Artère utérine.

2478. Son volume est toujours en rapport avec l’étal de développement plu» ou moins grand de l’utérus , en sorte que souvent elle est fort petite , et que dans d’autres circonstances , à la fin de la grossesse, par exemple, elle a un calibre plus prononcé que celui d’aucune autre branche de l’hypogastrique. Elle naît de l’hypogastrique, soit isolément , soit avec l’ombilicale , ou de la honteuse interne. Elle se porte d’abord sur la partie latérale et supérieure du vagin, entre lui et la vessie , en donnant à l’un et à l’autre un certain nombre de rameaux. Ensuite elle remonte , dans l’épaisseur du ligament large , sur les côtés de l’utérus , et a une marche extrêmement llexueuse. Là , elle se divise en un grand nombre de rameaux qui pénètrent dans le tissu de l’organe ,se portent transversalement et en serpentant sur ses deux faces , et s’anastomosent sur la ligne moyenne avec ceux du côté opposé. Elle jette aussi sur la trompe de Fallope et sur le ligament rond quelques ramuscules qui s’abouchent avec ceux des artères spermatiques (2Zj45). Il en part aussi communément un qui va au vagin et qui en parcourt souvent toute la longueur.

c. De l’Artère vaginale.

2479. Comme la précédente, elle n’existe que dans la femme ; quelquefois même on ne l’y rencontre point : alors elle est remplacée par des rameaux de l’utérine, des vésicales , de l'hémorrhoïdale moyenne , qui se répandent dans les parois du vagin. Elle naît de l’hypogastrique , de la honteuse interne, de l’ombilicale, de l’hémorrhoïdale moyenne , et quelquefois de l’obturatrice. Elle descend en avant, en fournissant un rameau assez fort à la région latérale de la vessie; puis elle continue sa marche sur le côté du vagin , lui donne de nombreuses branches et par-

4g2 organes de la circulation.

vient jusqu’à son orifice , d’où elle distribue des ramifications aux parties extérieures de la génération.

Branches inferieures de l’Artère hypogastrique, a. De l' Artère ischiatique ( Art. fémoro-poplitée , Chàuss.).

24^0. Elle naît de l’hypogastrique isolément, ou avec la fessière. Un peu moins volumineuse que celle-ci , elle paroît cependant la véritable continuation du tronc de l’hypogastrique. Dirigée presque verticalement en bas , entre le rectum et les parois du bassin , au-devant du muscle pyramidal , elle sort par la partie inférieure de la grande échancrure sciatique , entre le bord inférieur de ce muscle et le ligament sacro-sciatique antérieur, ayant derrière elle le grand nerf sciatique.

2481. Dans le bassin cette artère fournit quelques rameaux peu conslans au rectum , à la vessie, à la matrice et au muscle releveur de l’anus. Elle donne quelquefois aussi les artères honteuse interne , liémorrhoïdale moyenne et obturatrice.

2482. A sa sortie du bassin , l’artère ischiatique se partage en plusieurs branches considérables. L’une d’elles se porte obliquement en bas et en dedans , en suivant 1 attache du muscle grand fessier qui la recouvre, lui donne des rameaux , et arrive vers le coccyx , où elle se perd dans les muscles ischio-coccygien et releveur de l’anus , et dans la graisse. — Une autre se répand dans le tiers inférieur du muscle grand fessier et dans le tissu cellulaire qui entoure la tubérosité sciatique. — La troisième , qui semble continuer le trajet de l’artère , accompagne le nerf sciatique jusqu’à la partie inférieure et postérieure de la cuisse, et donne des rameaux aux muscles grand fessier , carré , jumeaux, biceps, demi-tendineux, demi-membraneux et troisième abducteur. Elle finit en s’anastomosant avec 1®» artères perforantes et circonflexes.

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