‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 105 sur 161 · LT · texte numérisé non relu

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rameaux qui se répandent sur la partie externe , supérieure et postérieure du pied , et qui se jettent dans les muscles pédieux et abducteur du petit orteil , dans les tégumens et le tissu cellulaire graisseux environnant. L’un d’eux passe sous la malléole externe , et va en devant communiquer avec un rameau de la tibiale antérieure (*54 1).

o554 Altère péronière (intérieure. Elle manque que nucfois. Elle traverse , quand elle existe , l’extrémité inférieure du ligament inter - osseux , passe sous le muscle péronier anterieur , auquel elle donne quelques rameaux , descend sur l’articulation péronéo - tibiale inférieure , se recourbe en avant e, en dedans , et va s’anastomoser avec la tibiale antérieure , en formant une petite arcade de laquelle partent des rameaux plus ou moins nombreux , mais en geéral peu volumineux, et qui se perdent aussitôt dans % parties voisines.

Oe V Ancre tibiale postérieure ( Arteria Übialis postica f

SOEMM.).

,555. Située à la partie postérieure de la jambe mais moins profondément que la précédente , l’artère finale postérieure seduîge un peu obliquement en dedans, legeremerit tlexueuse , et descend.ensuite verticalement entre les deux plans des muscles postérieurs de la '

voûte du calcanéum , où elle se nui sont les Artères plantaires. Elle suit l

ligne étendue du milieu du jarret à la parue posleneure de

r deux tiers supérieurs , elle es, couverte par les muscles jumeaux cl soléaire ; dans son lu,snlt rien elle est placée le long du côté interne du tendon d'Achille , qui l« recouvre d’abord un peu , mats qtn ensuite la laisse seulement eu rapport avec l’aponrvrose |ambicre et avec la peau. En devant, elle répond a 1 espace tut osseux et au muscle jambier postérieur ; lout-a-fait en . ,

de l’art*:re Plantaire interne. 5,5

DÎIe repose sur le muscle long fléchisseur commun des o.unis et confond à la face postérieure du tibia. Elle e accompagnée dans sa marche par Je nerfpoplhé interne cpu est pla e a son < ô;é externe. y

a55;. Dn ns son .rnj«. IVtère tibiale postérieure fourni,

1?— ''7 ronsid'Vi,bles ««• «mb» indéterminé. Il non v.i que fon peu aux musd,, jumeau* et soléaire

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' eVleth,S5™rs • •1 '» P«» « au périoste du tibia L'un de ces derniers est i 'Artère nutritive du tibia h Di„,

1,1 6ce P°ite,'fu'«! «I- !’«• <'»ns une gouttière „ ”

marque et pénètre dans le canal médullaire , où elle s» Q^uefoisel.e rien, *, tro,^^

muscles adducteur I'g“il'e’t

rieure. “">“#S'n* *"* <*>« * I» tibiale au.é-

'L Prière plantaire interne.

In.crnf du“!'rt ‘''T' *°" Iel!«"rae»' «««Wl»

.i . • ’ beauoouP moins volumineuse que la

p antaire externe i • , ”ue xa

. , xierne; ^le marche horizontalement en avant

d" muscleadE dU

. , ” mu , elle se détourné ensuite

un peu en dedans vers le milieu de la longueur du pied,

p. sous c muscle court fléchisscurdngros orteil, et finit en s anastomosant par plusieurs rameaux avec les p emieres artères collatérales. 1

5i6 ORGANES DE LA. CIRCULATION.

2560. Dès son origine, cette artère donne des rameau* nombreux à l’articulation tibio-tarsienne , aux muscles adducteur du gros orteil et court fléchisseur commun des orteils , au tissu cellulaire et aux légumens. Quelques-uns , assez volumineux , remontent au-dessus des muscles de la plante du pied et se perdent dans la partie inférieure des

articulations du tarse.

2561. Plus en devant, l’artère plantaire interne donne des rameaux aux mêmes muscles et au court fléchisseur du gros orleil en outre. L'un d’eux , plus considérable , perce l'aponévrose et se répand dans la peau. Plusieurs rampent sur le côté interne du pied et s'anastomosent avec ceux de .a

pédieuse.

De ï Artère plantaire externe.

■>56a On doit la considérer comme la suite véritable cle la tibiale postérieure. Elle s’écarte de la précédente , en se portant obliquement en bas et en dehors , dans la gouttière du calcanéum , et passe entre les muscles court fléchisseur commun et accessoire au long fléchisseur des orteils. Elle marche ensuite en avant , dans l’intervalle qui existe entre le premier de ces muscles et l’abducteur du petit orteil. Puis elle se recourbe en dedans vers l’extrémité postérieure du cinquième os du métatarse pour s’enfoncer entre les muscles abducteur oblique du gros orteil et inter-osseux, et les extrémités postérieures des os du métatarse, en décrivant une courbe qui la rapproche du premier os de cette région, au-dessous duquel elle s’anastomose avec la pédieuse ( 254B ) ; elle forme ainsi avec celle - ci Y Arcade plantaire , dont la concavité est tournée en ar-

rière. ..

D’après la marche que nous venons d indiquer, il est

facile de reconnoilre que l’artère plantaire exteine décrit ,

dans sa totalité, une grande courbure dont la convexité

répond à la partie externe de la plante du pied , et que le

DE L’ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE. 5ty

point où elle se termine est à-peu-près au même niveau que celui où elle commence.

a56J. Avant de foi mer l’arcade plantaire , cette artère donne des rameaux aux muscles superficiels de la plante du pied et aux légumens. L’un d’eux , assez considérable , descend verticalement sur la partie interne du calcanéum , et se distribue aux attaches des muscles adducteur du gros orteil et court fléchisseur commun des orteils. Les muscles accessoire du long fléchisseur et abducteur du petit orteil en reçoivent également une certaine quantité.

2664. Les branches qui naissent de l’arcade plantaire sont distinguées en

2565. Branches supérieures. Au nombre de trois , elles traversent verticalement les espaces inter-osseux , et sont nommées Artères perjor antes postérieures. Elles donnent d’abord des rameaux aux muscles in ter- osseux et au périoste des os du métatarse , et s’anastomosent sur le dos du pied avec les rameaux inter-osseux de l’artère du métatarse (2546).

2566. Branches inférieures et postérieures. Elles sont très-petites , et se distribuent aux muscles inter-osseux et lombricaux, au tissu cellulaire et aux articulations larsomélatarsiennes.

25 67. Branches antérieures. Ce sont les plus volumineuses. On en compte ordinairement quatre. La première se porte en devant et un peu en dehors au-dessous du muscle court fléchisseur du petit orteil , auquel elle donne de nombreux rameaux , et se termine sur le bord externe de cet orteil. — Les seconde, troisième et quatrième suivent les Jrois derniers espaces inter-osseux , en donnant des rameaux aux muscles qui les remplissent et aux lombricaux. Près de l’extrémité antérieure des os du métatarse , elles s’engagent au-dessus du muscle abducteur transverse du gros orteil , en envoyant chacune sur le dos du pied un rameau perforant antérieur , qui communique avec ceux de

5 I 8 OU G ANES DE LA Cl H C U DATION,

l’artère du métatarse (2546). Enfui, entre les articulations métatarso-phalangiennes, ces î>i ai 1 < lies se partagent chacune en deux gros lameaux qui se distiibuent aux bords correspondais des orteils , depuis la partie interne du petit jusqu’à la partie externe du second, et qui se comportent absolument t omnw les artères collatérales des doigts (2882).

S ni . Des V eines ou des Vaisseaux: qui rapportent le sang des diverses parties du corps au cœur.

a. Considérations gentil aies.

2668. Les veines (i)sont des vaisseaux destiné' à contenir le sang noir , comme les artères renferment le sang rouge. On en trouve absolument dans toutes les parties du corps qui présentent des artères ; mais on peut les distinguer en deux ordres piincipauv, en deux systèmes tout-à-fait séparés. L’un, beaucoup plus étendu , commence dans tous les organes par des radicules très- déliées , et aboutit au coeur par les veines caves • l’autre , borné à la cavité de l’abdomen , commence de même par un grand notable de radicules dans les organes digestifs et dans la raie, et se termine au foie par un si ni tronc qui se su b livise dans sou épaisseur : c’est le Système de la J eine porte.

25 6g. Sous le rapport de leur disposition générale, les veines peuvent , en quelque manière, être comparées aux artères; mais elles en dilîerent essentiellement sous le point de vue de h ut nombre , de leur situation , de leurs fondions et de leur organisa tion.

25yo. Leur forme est cylindrique comme celle des artères, et lent calibre reste le même tant qu elles ne reçoivent point de rameaux ; mais cette figure cylindrique est interrompue d’espace en espace par des élrangleinens plus

(t) «Io.sl, vena.

DES VEINES EN GÉNÉRAL. 5l§

OU moins remarquables, qui sont dus â la présence de valvules intérieures.

25ti. Chaque artère est accompagnée au moins par une veine qui se divise comme elle , qui a autant de racines qu’elle offre de rameaux, et dont la grosseur surpasse de beaucoup la sienne. lien résulte qu’il y a , au premier aperçu , autant de veines que d’artères; mais on voit que ce nombre est beaucoup plus fort si l’on vient à faire attention que souvent une artère est côtoyée par deux veines d un volume égal au sien ; que souvent aussi les racines de» veines sont plus multipliées que les branches des arteres , et enfin qu’une grande quantité de veines est entièrement isolée des artères , comme on 1 observe sous les tégumens des membres et du tronc, au cerveau, etc.

25^2. Les radicules des veines se réunissent successivement de manière à former des troncs qui deviennent d’autant plus gros qu’ils approchent davantage du cœur; mais comme la somme des diamètres de toutes ces radicules 1 emporte de beaucoup sur celui des derniers troncs, ri en résulte que le système des veines représente un cône dont le sommet est au cœur et la base à la périphérie du corps. Au reste, ces radicules s’anastomosent fréquemment ensemble, et forment des réseaux pareils à ceux des dernières r amifications des artères qui leur donnent naissance (2168), Quelquefois aussi deux troncs veineux principaux s’abouchent l’un avec l’autre.

2573. Les parois des veines sombeaucoup moins épaisses que celles des artères : elles ont une teinte d un blanc grisâtre. Deux tuniques seulement contribuent à les former. L’une , extérieure , est lâche , extensible , composéede fibres longitudinales plus ou moins apparentes et plus ou moins rapprochées : elle est souvent entourée d’une gaine de tissu cellulaire dont les lamelles sont fortement serrées les unes contre les autres. La seconde , intérieure , est mince , lisse , polie, assez semblable à celle qui tapisse en dedans les tubes

020 organes de la circulation.

des artères (2169) 5 mais ne contenant jamais de points osseux pareils à ceux qu’on rencontre si souvent dans celleci. C est elle qui se prolonge dans les ca\ ilos droites du cœur et dans les sinus de la dure-mère ; c’est elle qui, en se repliant dans les veines , y forme un grand nombre de valvules semi-lunaires absolument analogues aux valvules sigmoïdes , que nous avons vues à l’origine de l’artère pulmonaire et de l’aorte.

Ces valvules , quelquefois isolées, sont souvent disposées deux à deux , mais rarement trois à trois. Leur bord libre est tourné du côté du cœur, et est plus ou moins concave. Elles sont beaucoup plus abondantes dans les veines des membres inférieurs que dans celles de la tète ou des membres supéi ieurs. Le système de la veine porte en est dépourvu. Elles paroissent évidemment avoir pour usage d’empêcher le sang de retourner, par les veines , du cœur vers la périphérie du corps : aussi leur nombre est-il d’autant plus grand qu’on s’éloigne davantage du cœur.

25y4- Les tuniques des veines contiennent, comme celles des artères , des artérioles et des vénules : mais elles sont loin de présenter une aussi grande quantité de filets nerveux. La veine porte est la seule où l’on observe un plexus nerveux fort apparent (1810).

b. Des Veines en particnlier.

i°. Des Veines qui ccmenurenl à la formation de la Veine cave supérieure ou thoracique > Chatjss.).

a. Des V eines qui donnent naissance a la Veine jugulaire externe (Veine trachélo-sous-cutanée , Lhauss.).

2,5^5. V eine maxillaire interne ( Veine gutturo-maxillaire , Chauss.). Elle prend naissance par une infinité de radicules dans toutes les parties auxquelles se distribue l’artère du même nom (2226) , excepté dans la dure-mère , car

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