DE LA VEINE JUGULAIRE EXTERNE
l’artère méningée moyenne n’est accompagnée par aucune veine. F-lle se compose donc des Veines pléiygoïdienne sphéno-palatine , alvéolaire ,sous-oi hilaire , mentonnière, dental i\ injerieuie ei temporales profondes, dont la distribution est absolument la même que celle des altères de même nom. A laide dt sa racine sphéno-palatine, elle communique avec les sinus de la base du crâne 5 les petits rameaux qui établissent cette communication passent par les trous de cette région et sont appelés , comme tous ceux du même genre , F eines émissaires de Santorini. En outre, sur les côtés du pharynx , on observe de fréquentes anastomoses entre les racines de la veine maxillaire interne et les veines faciale et pharyngienne : cette disposition produit le Plexus veineux phary ngien.
Ainsi formé , le tronc de la veine maxillaire interne passe derrière le col du condyle de la mâchoire inférieure , et là se réunit avec celui de la
2576. V eine temporale superficielle. Celle-ci , trèsflexueuse, prend naissance dans tous les endroits où se porte l’artère correspondante , et ses premières radicules s’anastomosent vers le vertex avec celles des veines occipitale , frontale , temporale opposées ; elle se compose des veines temporale moyenne , auriculaires antérieures, transversale de la face, et de quelques vénules qui proviennent des paupières, du sourcil, de la pommette, du conduit auditif externe et de l’articulation temporo - maxillaire.
Ainsi formée, elle descend au-devant de l’oreille et se réunit à la précédente.
2577. Le tronc qui résulte de cette jonction s’enfonce alors dans la glande parotide , qui lui transmet quelques ramuscules . il fournit bientôt une branche grosse et courte qui se porte profondément en dedans , au-dessus du muscle digastrique , et qui va s’ouvrir dans la veine jugulaire interne 5 ensuite ce tronc sort inférieurement de la glande et reçoit la
O K G A K K S l)E LA CIRCULATION.
9.578. Veine auriculaire postérieure , qui provient des tégumens de la région mastoïdienne de la têle et de la face interne du pavillon del oreille , et dont une des 1 acmés est la Veine stylo-mastoïdienne , qui sort de l'aqueduc de Fallope.
2579. Ce tronc prend alors véritablement le nom de Veine jugulaire externe. Cette veine , moins volumineuse que l’interne, descend presque verticalement le long de la partie latérale et antérieure du cou, placée d’abord entre les muscles sterno-cléido-mastoïdien et peaucier , qui seul la sépare des tégumens , croisant la direction du premier et correspondant assez exactement à celles des fibres du second. Ensuite elle passe sous le muscle omoplat-hyoïdien et se trouve écartée du muscle peaucier par une couclie de graisse'assez épaisse , en sorte qu en descendant elle devient 1 de moins en moins superficielle. Enfin, près du boid externe du muscle sterno-cléido-mastoïdien, elle s’ouvre dans la partie supérieure de la veine sous-clavière, un peu en dehors de la veine jugulaire interne. Quelquefois elle se bifurque au moment de sa terminaison-, mais toujours , dans : son trajet le long du cou , elle reçoit quelques veines qui sont les
258o. Veines cervicales cutanées et trachélo - scapulaires. Elles sont peu nombreuses supérieurement , et vieil- • nent des muscles et des tégumens de la région postérieure du cou. Mais, inférieurement et en dehors, la veine jugulaire externe est augmentée par plusieurs branches assez considérables qui naissent des muscles de l’épaule , suivent les divisions des artères scapulaires supérieure et postérieure , et traversent l’espace triangulaire qui existe entre-, les muscles trapèze et sterno-cléido-mastoïdien et la clavicule. Au même point , c’est-à-dire , près de la terminaison de la veine jugulaire externe , et en dedans , on voit s ouvrir d’autres veines qui suivent le trajet de la clavicule, et dont les racines , anastomosées entre elles et avec celles chu