‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 28 sur 161 · DE LA TROISIÈME PAIRE DES NERFS CERVICAUX · texte numérisé non relu

DE LA TROISIÈME PAIRE DES NERFS CERVICAUX

couverte par les muscles splénius et angulaire , elle communique en haut avec la branche antérieure du nerf précédent (r6a4), en bas avec celle du suivant, et coucourt ainsi, en se bifurquant , à former le plexus cervical. Par sa partie moyenne, elle reçoit un filet du ganglion cervical supérieur , et un autre de son cordon qui descend vers le ganglion moyen ou l’inférieur : elle en donne aussi quelques-uns aux muscles grand droit antérieur de la tête et angulaire de l’omoplate.

De la troisième Paire des Neifs cervicaux ( quatrième Paire de beaucoup d’anatomisles ; Nervus cervicalis quarlus , S.QEMM

1627. Branche postérieure . Plus petite que celle du précédent ( i625) , elle se trouve logée dans une gouttière creusée entre les apophyses articulaires des troisième et quatrième vertèbres , passe entre les insertions des muscles grand complexus et transversaires épineux, descend quelque temps entre eux, leur donne quelques filets , traverse les muscles splénius et trapèze , et se perd dans les tégumens. Elle communique avec le précédent par un petit filet , et envoie aussi quelques ramifications aux muscles petit complexus , transversaire et angulaire.

1628. Branche antérieure. Dirigée d’abord en dehors, puis se contournant sur la quatrième vertèbre , elle communique avec le ganglion cervical supérieur et les seconde et quatrième paires des nerfs cervicaux , et contribue à la formation du plexus du même nom.

Du Plexus cervical ( Plexus trachélo -sous-cutané , Ciiauss.).

162c). Chacune des branches antérieures des première, seconde et troisième paires des nerfs cervicaux, après avoir reçu un filet du ganglion cervical supérieur , se bifurque et seréunit àla suivante et à la précédente par deux rameaux

J 44 ORGANES î) E LA SENSIBILITÉ,

formant une arcade de la convexité de laquelle en partent d’autres qui se réunissent de nouveau plus en dehors. Ce sont ces anastomoses , très-variables suivant les sujets où on les examine, qui constiluentle Plexus cervical, couché sur le muscle scalène postérieur, en dehors du nerf pneumogastrique, de l’artère carotide et de la veine jugulaire, sous le bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, au niveau des deuxième , troisième et quatrième vertèbres. Plongé dans une grande quantité de tissu cellulaire adipeux , entre-mêléde vaisseaux , renfermant dans ses mailles beaucoup de ganglions lymphatiques, il communique en haut avec le nerf sous-occipital, en bas avec le plexus brachial , et en dedans avec les ganglions cervicaux supérieur el moyen i par plusieurs filamens. Il envoie aussi un ou deux filets aUi nerf spinal (i6i3) , en fournit quelques-uns aux muscles; sur lesquels il est appliqué , et donne diverses blanches; qUxon distingue en descendantes internes et externes, eni ascendantes et en cervicales superficielles.

1630. Branche descendante interne. Elle est formée par deux filets distincts que fournissent manifestement les branches antérieures des deux premiers nerfs cervicaux , qui seréunissent en un seul cordon , lequel , descendant en dedanss sous le muscle sterno-cléido-mastoïdien , va au milieu du. cou s’anastomoser, par arcade renversée, avec la branchée

cervicale du nerf hypoglosse (1616).

1 63 1 . Branche phrénique ou diaphragmatique. Elle1

termine inférieurement le plexus cervical , et reçoit son filet.

principal d’origine de la branche antérieure du troisième.' nerf de cette région. Le plus souvent, il s’y en joint un trèsténu qui vient du second, et deux ou trois qui s'échappent! du plexus brachial et ne se joignent à elle qu’au bas du cou , ou môme dans la poitrine seulement : quelquefois son volume est augmenté par un rameau de la branche descendante du nerf hypoglosse ou du plexus qui la termine.

Ainsi formé d’une manière plus ou moins variable, h

DU PLEXUS CERVICAL' It{5

nerf diaphragmatique descend le long de la partie antérieure et latérale du cou, entre les muscles grand droit antérieur de la tête et scalène antérieur, puis sur le bord antérieur de celui-ci : il leur donne quelques filets très-déliés. A la partie inferieure de cette région, il communique avec le ganglion cervical inférieur par un ou deux autres filets, puis il pénètre dans la poitrine entre l’artère sous-clavière qui est en arrière, et la veine du même nom qui est en devant , et , se portant en dedans , en avant et en bas , il s’engage dans l’épaisseur du médiastin antérieur; là, il envoie des ramifications au thymus; il passe ensuite sur les troncs des vaisseaux pulmonaires, et descend jusqu’au muscle diaphragme entre la plèvre et les parties latérales du péricarde , sans fournir aucun filet.

Le nerf phrénique du côté droit, plus vertical et placé plus en avant que le gauche , se divise, avant d’entrer dans le diaphragme, en six ou sept filets qui s’écartent les uns des autres et communiquent fréquemment entre eux. Us répandent d’abord des ramifications sur la face supérieure du muscle , puis les internes, collés contre la veine cave inférieure, parviennent, par l’ouverture qui livre passage à ce vaisseau, à sa face inférieure, à laquelleils sedistrîbuent en partie. Les autres , plus longs et dirigés en avant , en arrière et en devant, percent l’aponévrose diaphragmatique, accompagnent les artères et les veines du même nom, et envoient plusieurs filamens s’anastomoser avec le plexus cœliaque et les filets stomachiques du nerf pneumo-gastrique.

Le nerf phrénique gauche, postérieur au précédent , se contournant sur la pointe du cœur, et, par conséquent , plus long que lui aussi , fournit des ramifications à la face convexe dn diaphragme, le perce, après s’être divisé en plusieurs filets , se répand en partie sur sa face concave , en partie sur l’œsophage, et envoie des filamens d’anastomose aux plexus solaire et cœliaque. Il en fournit aussi aux piliers du dia P» iragmeetaux capsules surrénales.

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Il n’est point rare de voir les rameaux de terminaison des nerfs diaphragmatiques offrir des renflemens plus ou moins multipliés et analogues à des ganglions.

i63a. Branches descendantes externes. Au nombre de quatre ou cinq, quelquefois de deux seulement, mais fournissant toujours aux mêmes parties une égale quantité de rameaux, elles naissent particulièrement du troisième nerf cervical et un peu seulement du second. Leur trajet est très-court, et elles se divisent presque sur-le - champ , et avec de nombreuses variétés , en beaucoup de rameaux que, d’après leur position, on distingue en :

i633. Rameaux sus - claviculaires. Ils descendent le long de la partie latérale du cou , sous le muscle peaucier, et se partagent en un grand nombre de filets fort longs , dont les uns passent au-devant de la partie moyenne de la clavicule et de l’extrémité inférieure du muscle sternocléido-mastoïdien , pour aller se répandre sur le muscle grand pectoral, dans les tégumens du thorax et aux mamelles, tandis que les autres, se portant plus en dehors et en arrière, se placent entre les muscles deltoïde et grand pectoral, et se ramifient dans la peau du moignon de l’épaule et de la partie externe et supérieure du bras.

1 634- Rameaux sus - acromiens. Ils marchent le long du bord supérieur du muscle trapèze, lui envoient quelques filets qui s’anastomosent dans son épaisseur avec ceux de terminaison du nerf spinal (i6i3); puis, parvenus à l’acromion, ils se subdivisent, et recouvrent la partie externe et postérieure du muscle deltoïde d’une grande quantité de ramifications.

i (33 5. Rameaux sous - claviculaires. Ils sont plongés profondément au milieu du tissu cellulaire, dans l’espace triangulaire qui existe entre la clavicule et les muscles trapèze et stcrnq-cléïdo-mastoïdien. Arrivés au-dessous de la clavicule, ils se distribuent à l’extrémité scapulaire du muscle omoplat-hyoïdien , à la partie supérieure des mus-

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