‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 29 sur 161 · DU PLEXUS CERVICAL · texte numérisé non relu

DU PLEXUS CERVICAL

clés sous -scapulaires et grand dentelé, et ils se perdent dans le creux de l’aisselle.

i636. Rameaux cervicaux profonds. Ceux-ci descendent en arrière avec le nerf spinal , avec lequel ils communiquent un plus ou moins grand nombre de fois, et se distribuent dans les muscles trapèze, angulaire et rhomboïde , ainsi que dans le tissu cellulaire et les ganglions lymphatiques voisins.

i63y. Branche mastoïdienne (B. occipito - oriculaire , Chaussier). C’est une des deux branches ascendantes du plexus cervical -, elle monte le long du bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien , entre les tégumens et le muscle splénius, et , parvenue à l’apophyse mastoïde, elle se partage en plusieurs filets qui se distribuent aux tégumens de la partie postérieure et latérale de la tête, à la face interne du pavillon de l’oreille et au muscle occipital. Ils s’anastomosent avec le rameau auriculaire du nerf facial (1572) , et avec la branche postérieure du second nerf cervical (i6a5).

i638. Branche auriculaire (B. zjgomato - oriculaire , Chauss.). C’est la seconde branche ascendante du plexus; elle forme presque le double en volume de la précédente, et est située au-devant d’elle. Dirigée d abord en dehors au moment où elle naît du plexus , elle se réfléchit bientôt sur le bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, et, après avoir formé une espèce d’anse , elle se porte obliquement en haut et en a^fent entre la face externe de ce muscle et les tégumens. Lorsqu’elle est parvenue, sur son bord antérieur, à la hauteur de l'angle de la mâchoire, elle se divise en plusieurs rameaux dont le nombre varie suivant les sujets. Les antérieurs , montant sur la face externe de la glande parotide, lui donnent de nombreux filets, parmi lesquels il y en a un qui va s’anastomoser profondément avec la branche inférieure du nerf facial ( 1 582), et gagnent la partie inférieure du pavillon de l’oreille; là

i/jS ORGANES 1)E LA SENSIBILITÉ.

ils s’épanouissent et se ramifient sur ses deux faces, en se distribuant surtout aux tégumens; quelques - uns de leurs filets, plus prononcés que les autres, suivent le contour de l’hélix, après avoir traversé l’épaisseur du pavillon de dedans en dehors et de bas en haut, entre le lobule et la fin du fibro- cartilage. Ils s’anastomosent avec le nerf temporal superficiel du maxillaire inférieur ( 1 564)* Les rameaux postérieurs , au nombre d’un ou deux, longent le bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien , et se divisent sur l’apophyse mastoïde en filets qui vont gagner la face interne du pavillon de l’oreille, la partie supérieure du conduit auditif externe, et les tégumens de la partie latérale de la tête, où ils s’anastomosent avec les ramifications de la branche précédente.

i63g. Branches cervicales superficielles (B. sous-mentonnières, Chauss.). Ordinairement on en rencontre deux, dont l’une est plus considérable; mais il n’est point rare non plus de n’en voir qu’une seule qui vient quelquefois d’un tronc commun avec l’auriculaire. Nées de la partie moyenne du plexus, et spécialement du second nerf cervical, elles se réfléchissent, comme la précédente et audessous d’elle, sur le bord postérieur du muscle sternocléido-mastoïdien, d’où elles se portent transversalemeut entre lui et le peaucier. Elles se divisent bientôt en un nombre plus ou moins considérable de rameaux et de filets, dont les uns montent s’unir profondément à la branche descendante du nerf facial ( 1 5 8 r>) et à quelques filets delà branche auriculaire du même plexus (i638), tandis que les autres se portent, en divergeant et en tous sens , dans les muscles peaucier et digastrique, dans les tégumens du cou et dans la glande maxillaire, où ils communiquent avec les filets du rameau mylo-hyoïdien du nerf maxillaire inférieur (i563), et avec ceux du nerf facial. Quelques-uns vont transversalement s’anastomoser sur la ligne médiane avec des ramifications du côté opposé : quelques autres rc-

DU PLEXUS BRACHIAL.

montent superficiellement vers le bas de la face pour s’unir au nerf mentonnier (i563).

Des quatrième, cinquième, sixième et septième Paires des nerfs cervicaux {cinquième, sixième, septième et huitième Paires de plusieurs anatom.),

1640. Branches postérieures. Elles ont un volume bien moins considérable que celui des branches correspondantes des trois premières paires; elles descendent obliquement en dehors entre les muscles transversaires épineux et grand complexus, auxquels elles donnent des filets, et, parvenues aux apophyses épineuses , elles traversent les muscles splénnis et trapèze, et se perdent dans leurs fibres et dans les tégumens de la partie postérieure du cou et supérieure du dos.

i6'4i. Brandies antérieures. Elles sont remarquables par leur volume : d’abord situées entre les deux muscles scalènes, au-devant du postérieur, elles fournissent toutes un ou deux filets pour aller s anastomoser avec ceux des ganglions cervicaux, et quelques autres qui vont se perdre dans les muscles scalènes. Ensuite elles communiquent toutes ensemble , et forment le Plexus brachial. IJ faut en outre observer ici que celle du quatrième nerf envoie un tameau au nerf phrénique (i63 1) et communique avec celle du troisième, tandis que celle du septième s’unit à une branche du premier nerf dorsal.

Du Plexus brachial {Plexus nervoruni brachii, Soeium.). 1642. Formé par la réunion et l’entrelacement des bran-

ches antérieures des quatre derniers nerfs cervicaux et du premier dorsal, large en haut et en bas, rétréci dans son milieu, le plexus brachial s’étend depuis la partie latérale et inférieure du cou jusque dans le creux de l’aisselle, où il se partage en plusieurs branches qui vont se distribuer

l5o ORGANES DE LA SENSIBILITÉ.

au bras. Pour le constituer , les branches antérieures des nerfs précités se comportent delà manière suivante. Celles des quatrième et cinquième nerfs cervicaux descendent obliquement en dehors , et, après un trajet d’un pouce et demi environ, se réunissent en un seul tronc qui conserve la même direction. Celles du septième nerf cervical et du premier dorsal se joignent aussi et forment un tronc qui devient presque horizontal. Celle du sixième nerf cervical enfin marche pendant long-temps entre ces deux troncs isolément j mais, au niveau de la première côte, elle se réunit à tous les deux. Ainsi le plexus brachial, divisé en trois portions distinctes au moment de son oiigine, forme ensuite un gros faisceau aplati dans lequel les filets nerveux sont mêlés et entrelacés d’une manière inextricable.

1643. Le plexus brachial est placé à sa naissance entre les muscles sealènes 5 l’antérieur est couché sur lui de manière à le recouvrir en bas dans une assez grande étendue,, mais à le laisser en haut presqu’à nu. Ensuite il est plonge dans le tissu adipeux sous - claviculaire , passe entre le muscle sous-clavier et la première côte, est appliqué sur la portion supérieure du muscle grand dentelé, et se tiouve logé dans le haut du creux de l’aisselle. Jusqu a cet endroitt il est resté placé derrière l’artère et la veine axillaires 5; mais alors les diverses branches qui le terminent entourent l’artère de toutes parts et lui forment une espèce de gaine,, tandis que la veine, qui avoit toujours été plus supeifi—

cielle, conserve sa position.

1644. Les branches que fournissent le plexus braehiall

sont distinguées en thoraciques, en sus et sous-scapulaires.', et en brachiales, qu’on désigne sous les noms de neijt* brachial cutané interne, brachial cutané externe, médian., radial, cubital et axillaire.

DU PLEXUS BRACHIAL.

Branches thoraciques [B. sterno- thoraciques f Chauss.).

i645. B. torachique antérieure. Fournie spécialement par le sixième nerf cervical, elle sort de la partie antérieure du plexus, descend derrière la clavicule au-devant de l’artère axillaire, et se partage en un nombre assez considérable de filets. Les uns , qu’on ne rencontre pas constamment, forment une espèce d’anse en se contournant d’avant en arrière autour de l’artère axillaire, et remontent, postérieurement à elle, se réunir de nouveau au plexus vers le point ou le septième nerf cervical se joint au premier dorsal. Les autres continuent à descendre sur la poitrine, et vont se porter dans les fibres du muscle grand pectoral, et vers la face interne du petit.

Souvent un petit rameau part isolément du cordon cpie forment le dernier nerf cervical et le premier dorsal, passe sous l’artère axillaire, et va se distribuer entièrement au muscle petit pectoral.

164b- B. thoracique postérieure. Elle se détache de la partie supérieure du plexus et en arrière de lui , et naît par deux rameaux, dont l’un vient du quatrième, et 1 autre du cinquième nerf cervical : quelquefois aussi le sixième lui en fournit un. Celui du quatrième envoie un filet se perdre dans les muscles scalène postérieur et angulaire de l’omoplate. Ensuite, réunis en un seul tronc, ils passent derr ère les vaisseaux axillaires, et descendent sur les cotés de la poitrine, collés au muscle grand dentelé, dans le tiers inférieur duquel ils se consument par un grand nombre de ramifications, sans avoir fourni jusque là aucun filet.

Branche sus-scapulaire.

1647. Sortie de la partie supérieure et postérieure du plexus brachial , et émanée en particulier du quatrième nerf cervical , elle descend obliquement en arrière vers le bord supérieur de l’omoplate, s’engage sous le ligament qui convertit en trou l’échancrure coracoïdienne (G32) , donne auparavant un filet au muscle sous-scapulaire, traverse obliquement ensuite la région externe de la fosse sus - epineuse , et fournit plusieurs filets au muscle du même nom , sous lequel elle est située. Alors elle passe dans la fosse sous - épineuse , au-devant de l’épine de l’omoplate , vers la base de l’aeromion , et se divise en trois ou quatre rameaux qui , en descendant, se subdivisent dans le muscle sous-épineux et dans le petit rond.

Bran ches so us-scapu la ires .

1648. Elles naissent à des points variables du plexus brachial , et quelquefois du nerf axillaire qui en provient lui - meme , soit isolément, soit par un tronc commun. Leur nombre est aussi sujet à varier que leur origine; mais le plus ordinairement on en rencontre trois.

La première, plus volumineuse , vient de la partie postérieure du plexus et passe derrière les vaisseaux axillaires, pour descendre entre les muscles grand dentelé et sousscapulaire, traverser le grand rond , et se perdre par deux ou trois rameaux sur la face antérieure du grand dorsal.

La seconde, qui est la plus petite des trois, sort aussi du plexus en arrière, se jette sur la face interne du muscle sous-scapulaire et s’y distribue.

La troisième a quelquefois une origine commune avec la première, et vient souvent aussi du nerf axillaire. Elle descend obliquement le long du muscle sous-scapulaire, et va se ramifier dans son épaisseur ainsi que dans les muscles grand et petit ronds.

NERF BRACHIAL CUTANÉ.

Du Nerf brachial cutané interne {N. cubito-cutané, Chauss. j Nervus cutaneus médius Soemm.).

1649. n est la plus petite des six branches cjui terminent le plexus brachial, de la partie interne et inférieure duquel il provient, étant fourni presque exclusivement par le premier nerf dorsal et par le dernier cervical. Il descend verticalement sous l’aponévrose brachiale, le long de la face interne du bras, près de la veine basilique, qui est placée tantôt devant, tantôt derrière lui, et quelquefois sur ses côtés. D’abord caché profondément dans le tissu cellulaire de l’aisselle, entre les nerfs médian et cubital, il devient plus superficiel en descendant; mais il ne donne que quelques filets très-grêles qui vont se perdre dans le tissu cellulaire et dans la peau , et dont l’un se dirige vers l’épitrochlée. C’est vers cette tubérosité, et quelquefois plus tôt, que le tronc du nerf lui-même se divise en deux branches, l’une externe, l’autre interne.

1650. Branche externe. Plus petite que l’interne, elle côtoie le bord du muscle biceps, perce presque sur-lechamp 1 aponévrose brachiale, et se dirige obliquement en bas et en devant , placée au-dessus du nerf médian , quelle accompagne jusqu’à la partie inférieure du muscle biceps. Traversant ensuite le milieu du pli du bras , elle reste couchée sur 1 aponévrose de l’avant-bras jusque vers le poignet , où elle se termine par des rameaux qui se jettent dans les tégumens et qu’on ne peut guère suivre au-delà du ligament annulaire du carpe (12 9.2). En passant sur 1 avant-bras , elle donne en dehors et en dedans des filets qu on peut distinguer en radiaux e ten cubitaux , lesquels se portent obliquement en bas, et se répandent dans les tégumens de cette partie du membre thoracique en s’anastomosant, d une part avec les rameaux du nerf brachial cutané externe, et de l’autre, avec ceux de la branche interne du cutané interne lui-même (i65i ).

i65i. Branche interne. On peut la regarder comme la suite meme du tronc •, elle continue de descendre sur le muscle brachial antérieur et accompagnée par la veine basilique. Près de l’épitrochlée, c’est-à-dire après un court trajet, elle se divise en deux rameaux : l’un , antérieur , se porte obliquement sur le faisceau des muscles antérieurs de l’avant-bras, passanttantôt derrière , tantôt devant la veine médiane basilique , et fournit ensuite , par son côté interne spécialement , plusieurs filets qui descendent fort loin derrière l’avant-bras et se ramifient dans ses tégumens ; quelques-uns s’étendent jusqu’au bord interne de la main. L’autre , postérieur , se contourne en arrière au-dessous de l’épitrochlée , descend le long du cubitus , et se termine par un grand nombre de filets qu’on peut suivre dans les tégumens jusque sur le dos de la main et vers le petit doigt.

Du Nerf brachial cutané externe ( N . radio-cutané , Chauss.;

N. musculo-cutaneus j Soemn.).

1652. Un peu plus volumineux que le précédent , mais moins gros que les autres nerfs brachiaux , i 1 sort de la partie externe du plexus , et provient en particulier des quatrième et cinquième nerfs cervicaux , qui , après avoir lormé un seul tronc jusqu’au niveau de l’attache commune des muscles biceps et coraco-braehial , se divisent de nouveau eni deux cordons divergens; l’un interne passe devant 1 artère axillaire pour concourir à la formation du nerf médian j l’autre externe constitue le nerf qui nous occupe.

1653. Ce nerf descend d’aborcl obliquement en dehors derrière le muscle coraco-braehial , et s’engage dans une ouverture que lui offrent ses fibres , en sorte qu’il le traverse ( 1 1 1 7y , après lui avoir fourni un filet très-mince qu’on peut suivre jusqu’auprès de son insertion à l'humérus. Après quoi , il descend le long de la partie interne et: antérieure du bras, entre les muscles brachial antérieur et

DU NERF MÉDIA». l55

biceps; il leur abandonne plusieurs rameaux : l’un d’eux, plus marqué, descend en dedans , se divise en deux filets et se porte jusqu’à l’extrémité inférieure du muscle brachial antérieur : un autre suitlamême direction , et va communiquer avec le nerf médian vers le bas du bras. Alors le nerf cutané externe se dégage au niveau du tendon du muscle biceps et en dehors de lui , traverse le milieu du pli du coude sous la veine médiane céphalique , et descend le long de la partie antérieure et externe de l’avantbras , entre l’aponévrose et la peau. Lorsqu’il est parvenu à quelque distance du poignet , endroit où son volume est sensiblement diminué à cause des nombreux filets qu’il a fournis aux tégumens pendant son trajet, il se divise en deux branches, l’une externe, l’autre interne , et se termine ainsi.

1654. Branche externe. Plus volumineuse que l’autre, elle envoie , sur le dos de la main , un rameau qui se prolonge plus ou moins loin sur les doigts ; puis elle descend en arrière du pouce et sur son côté externe , donnant aussi quelques filets au doigt indicateur. Plusieurs de ses ramifications s’anastomosent avec celles du nerf radial.

1655. Branche interne . Elle descend sur les muscles propres du pouce, dans la paume de la main , et s’y subdivise en une foule de filets qu’on peut suivre jusque sur les doigts.

Du Nerf médian ( Nef médio - digital , Chaussikp, ; Nervus medianus ; Soemm.).

1656. C’est le plus gros des nerfs du plexus brachial, de la partie antérieure duquel il naît, derrière le nerf brachial cutané interne, et entre les nerfs cubital et cutané externe. Les sixième et septième nerfs cervicaux, réunisau premier clprsal , forment sa principale origine , à laquelle vient se joindre une branche du tronc commun des quatrième et

avec

i56 orgànes de la sensibilité.

cinquième nerfs cervicaux (i 65a) , laquelle forme , toutes les autres racines , une sorte d’entrelacement nerveux autour de l’artère axillaire (i643).

1657. Après avoir ainsi pris naissance, le nerf médian descend un peu en dehors derrière la partie interne du muscle biceps-brachial et en dedans de l’artère brachiale. Il parvient au pli du coude sans fournir aucune ramification , et le traverse dans sa partie moyenne , en dedans du tendon du biceps et sous la veine médiane : alors il s’enfonce derrière l’aponévrose anti-brachiale , entre les muscles brachial antérieur et rond pronateur; il passe dans l’intervalle des deux portions de l’attache supérieure de ce dernier (1129), et se porte le long de l’avant-bras entre les muscles fléchisseurs des doigts superficiel et profond , entre les tendons desquels il devient apparent en bas. Enfin il s’engage, avec eux, au-dessous du ligament annulaire antérieur du carpe, leur adhère par un tissu cellulaire membraneux très-fin , devient plus large et plus épais qu’il n’étoit auparavant, et, parvenu dans la paume de la main vers la partie supérieure des os du métacarpe , il se divise en plusieurs rameaux qui vont se distribuer aux doigts, et qu’on distingue par leur nom numérique, en comptant de dehors en dedans.

j 658. En s’enfonçant entre les muscles brachial antérieur et rond pronateur , le nerf médian fournit ses premiers rameaux en nombre indéterminé , fascicules , et destinés aux muscles rond pronateur, grand et petit palmaires , cubital antérieur , fléchisseurs des doigts superficiel et profond , et long fléchisseur du pouce. Ils pénètrent parla face interne de la plupart de ces muscles, et se perdent plus ou moins loin dans leurs fibres charnues.

1659. Rameau inter-osseux. Plus considérable que les précédées , né au-dessous d’eux , celui-ci se sépare du nerf médian en formant un angle très-aigu , et fournit dès s^n origine un filet qui se jette dans le muscle fléchisseur su-

D'J NERF MÉDIAS. j 5^

perficîel , où il se perd. Ensuite le nerf inter-osseux s’engage d’abord entre les deux muscles fléchisseurs, va gagner la face antérieure du ligament inter-osseux, en accompagnant l’artère de ce nom , et donne latéralement plusieurs filets destinés aux muscles fléchisseur profond des doigts et long fléchisseur du pouce. Arrivé au bord supérieur du muscle carré pronateur , il s’enfonce au-dessous de lui en lui laissant quelques filets, puis il sort par l’ouverture inférieure du ligament inter-osseux (G5o) , pour se répandre sur le dos delà main, où il fournit un grand nombre de ramifications qui deviennent superficielles, mais qui s’étendent moins loin que celles de l’artère inter-osseuse qu’elles accompagnent.

1660. Assez souvent, après avoir donné naissance au rameau inter-osseux, Je nerf médian en fournit un autre qui descend en dedans , suit le trajet de l’artère cubitale, et va s anastomoser avec le nerf cubital. Ensuite il envoie encore quelques filets irréguliers aux muscles fléchisseurs des doigts et grand palmaire. Mais, à la partie inférieure de 1 avant-bras , il s en sépare le Tcimeciupcilinaire. cutciné , lequel est assez considérable , sort entre les tendons du muscle fléchisseur superficiel, et va se perdre dans les tégumens de la paume de la main, au bout d’un trajet plus ou moins court.

1G01. 1 remiei ïameau digital. Dirigé obliquement en dehors, il donne aussitôt plusieurs filets aux muscles court abducteur, opposant et court fléchisseur du pouce, descend le long de ce dernier, auquel il envoie encore une ramification, et parvient, en suivant le bord radial du pouce , jusqu’à l’extrémité de ce doigt. Au niveau de la première phalange, il jette en arrière, dans les tégumens de la face postérieure du pouce, un filet qui remonte ensuite également en dehors. Souvent aussi les premiers filets qui s en échappent pour se partager entre les muscles de 1 éminence tliénar, forment un rameau absolument séparé.

l58 ORGANES DE LA SENSIBILITÉ.

1662. Second rameau digital. Il suit d’abord la direction du précédent ; mais il s’en écarte en descendant, pour se porter sur le bord cubital du premier os du métacarpe et du pouce, en donnant un filet au muscle court fléchisseur , et d’autres ramifications assez multipliées aux tégumens de la face postérieure de ce doigt.

1663. Troisième rameau digital. Placé sur le premier des muscles lombricaux , il lui fournit d’abord un filet , puis il descend le long du bord radial du second os du métacarpe et de l’index jusqu’à l’extrémité de celui-ci, où, après avoir donné un ou deux filets postérieurs , il s’épanouit et s’anastomose avec une des branches du suivant.

i6G4- Quatrième rameau digital. Descendant entre les deuxième et troisième os du métacarpe, il donne un filet au second des muscles lombricaux , et se bifurque au niveau de la séparation des doigts index et médius , et quelquefois plus tôt. Un de ses rameaux secondaires suit le bord cubital du premier, l’autre le bord radial du second de ces doigts ; ils fournissent tous deux des filets postérieurs tégumentaires , au niveau des premières phalanges , et s'épanouissent au sommet des doigts.

1665. Cinquième rameau digital. Il suit , dans l’intervalle des troisième et quatrième os du métacarpe, la direction primitive du nerf médian. Après avoir donné un filet au troisième muscle lombrical,il se divise en deux ravreaux secondaires qui descendent sur les bords cubital du doigt du milieu et radial du doigt annulaire. Le dernier reçoit un filet du nerf cubital; mais tous deux envoient des filets postérieurs dans les tégumens de ces doigts , et se terminent en s’anastomosant dans leur pulpe.

1666. Au reste , tous les rameaux digitaux fournis par le nerf médian accompagnent les artères collatérales des doigts , et donuent de tous côtés des filets très-fins au tissu cellulaire et à la peau.

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