DES NERFS DORSAUX
i6;8. En sortant du trou de conjugaison qui lui appar tient, chaque nerf dorsal, moins volumineux que les der' mers nerfs cervicaux et que les nerfs lombaires , se parta», immédiatement en deux- branches , l’une postérieure plus pente , ou dorsale proprement dite ; l’autre antérieure plus grosse , ou intercostale. v
Branches postérieures ou dorsales .
1679. Elles se portent tout de suite en arrière entre les apophyses transverses des vertèbres du dos, sous les muscles transversaires épineux, où elles se partagent le plus ordinairement en deux ordres de rameaux. Les uns,mternes , au nombre d’un ou de deux pour chaque branche assez greles , entrent sur-le-champ dans les muscles transi versâmes epineux, les traversent obliquement en leur abandonnant plusieurs filets , en sortent entre eux et le muscle long dorsal, nui en reçoit également des ramifications percent les muscles qui recouvrent ceux-ci, et se pei de.it la plupart dans la peau du dos : quelques-uns resnt cependant dans les muscles trapèze et rhomboïde. — Les autres , externes , plus considérables, descendent obliquement eu dehors sous les muscles transversaires épineux
ong dorsal , sortent dans des espaces triangulaires que orment en haut les muscles sur-roslaux , et passent entre es muscles sacro-lombaire et long dorsal , auxquels ils oui. iissent des filets. Ensuite ils s’épanouissent en pluneurs ramifications qui rampent sous les muscles grand
orsal , trapeze et rhomboïde , les traversent et se distriuent en dernier lieu à la peau.
Branches antérieures (fl. sous-costales, Cuacss.).
iGSo. La première sort au-dessous de la première cèle, la douzième au-dessous de la dernière ; elles ont cela de immun quelles reçoivent chacune un ou deux filets de
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chaque ‘ganglion thoracique. Ensuite elles se portent en dehors au-dessous de la plèvre jusqu'à l’angle des cotes, où elles s’engagent entre les deux plans des muscles intercostaux ; puis elles s’approchent du bord inférieur de la côte qui est au-dessus et en suivent le trajet , ce qui leur donne une inclinaison différente (77). Elles accompagnent aussi d’une manière plus ou moins intime les vaisseaux jnter^costaux , et en particulier l’artère de ce nom.
1681. Branche antérieure de la première paire dorsale . Aussitôt après son origine, et après sa communication avec le premier ganglion thoracique , elle fournit un rameau qui se porte obliquement en bas sous la face inferieure de la première côte, marche le long de son bord externe , arrive près du sternum , perce les muscles intercostaux, et se perd sur la partie supérieure et antérieure de la poitrine , après avoir donné plusieurs filets aux muscles que nous venons de nommer. Quant à la brancha elle-même, elle monte en dehors au-devant du col de a côte , et va s’unir au septième nerf cervical pour la for, malion du plexus brachial (i64a)*
1682. Branche antérieure de la seconde paire dorsale ,
Elle se dirige le long de la face interne de la deuxiemj côte, jusqu’au niveau du bord antérieur du muscle grand dentelé, où elle se divise en deux rameaux, Um inleicostal proprement dit , l’autre brachial, apres avoir toutefois fourni un filet considérable qui se ramifie dans la partie postérieure des muscles mter-costaux.
Le rameau inter costal continue à marcher le long u bord inférieur de la côte, donne des filets aux musc es inter-costaux, et, parvenu au sternum , sort entre cet os et le muscle iuter-costal externe , et se répand par p Ù sieurs filets sur la partie antérieure de la poitrine et dam
le muscle grand pectoral.
Le rameau brachial perce immédiatement le musc < inter costal externe , après lui avoir abandonne que q«®
minces filets , et descend obliquement en dehors dans le creux de l’aisselle, où il reçoit quelquefois un filet de communication du nerf brachial cutané interne (1649) , qui en augmente le volume. Ensuite il descend le long de la partie interne et postérieure du bras , envoie plusieurs filets aux tégumens , et se perd auprès du coude par un grand nombre de ramifications.
1683. Branche antérieure de la tioisième paire dorsale. Elle suit le bord inférieur de la troisième côte jusqu’à sou milieu, donne quelques filets à la partie postérieure des muscles inter- cos taux , et se partage en deux rameaux. L’un, inter-costal , suit la même direction que la branche, 11e donne que peu de filets, s’engage sous le muscle triangulaire du sternum, lui fournit quelques ramifications , et se répand près du sternum sur la partie antérieure de la poitrine. L’autre, brachial , donne quelques filets aux muscles inter-costaux, perce l’externe, descend dans la partie inférieure du creux de l’aisselle , et se perd sur la partie interne du bras, moins basque le rameau brachial de la seconde paire. 11 est aussi moins volumineux que lui.
1684. Branches antérieures des quatrième, cinquième , sixième et septième paires dorsales. Elles côtoient le bord inférieur des côtes auxquelles elles correspondent, jusque vers son milieu , où , après avoir envoyé des filets nombreux et assez longs dans les muscles inter-costaux, elles se divisent en deux ordres de rameaux. Les internes suivent le trajet primitif de la branche, donnent des ramifications aux muscles inter-costaux et triangulaire dusiernum, s’engagent sous ce dernier, et sortent par un ou deux filets sur les côtés dusiernum, pour aller se distribuer au muscle grand pectoral, à la mamelle et aux tégumens. Les externes percent les muscles inter-costaux externes et se partagent en deux filets , dont l’un se porte en arrière dans les tégumens de la partie latérale de la poitrine, tandis que l’autre va se
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ramifier dans le muscle grand oblique de l’abdomen et dans la peau du bas-ventre.
1685. Branches antérieures des huitième , neuvième , dixième et onzième paires dorsales. Elles suivent la même marche que les précédentes -, mais leur division arrive d’autant plus près de l’extrémité antérieure de chaque espace inter-costal qu’on les examine plus inférieurement, parce qu’elle a toujours lieu à la même distance du trou de conjugaison, quoique les espaces se raccourcissent successivement. Les rameaux internes suivent le bord inférieur de chacune des côtes, et l’abandonnent, en passant audessus des insertions du diaphragme (849) , qui n’en reçoit point de filets , pour aller s’engager dans les parois de l’abdomen, entre les muscles transverse et petit oblique, dans lesquels ils envoient quelques divisions 5 puis , arrivés au bord externe du muscle droit , ils se partagent en filets profonds qui pénètrent ses fibres par sa face postérieure, et en f ilets superficiels qui vont se perdre dans les tégumens de la région antérieure de l’abdomen. Les rameaux externes percent les muscles inter-costaux externes , et se partagent en filets qui vont , comme ceux des branches précédentes, se distribuer, d’une part , dans les tégumens des parties latérales de la poitrine, et, de l’autre, dans les muscles grand dentelé et grand oblique , et dans les tégumens du bas-ventre.
1686. Branche antérieure de la douzième paire dorsale. Au moment de son origine, elle envoie un filet de communication à la branche antérieure du premier nerf lombaire, puis elle s’écarte de la douzième côte , se dirige en dehors et en bas, passe derrière le feuillet antérieur de l’aponévrose du muscle transverse et au devant du muscle carré lombaire, lui donne quelques filets ainsi qu’au diaphragme, et se divise en deux rameaux au niveau de l’extrémité antérieure de la côte. L’un d’eux se porte entre les deux muscles obliques de l’abdomen , leur donne
quelques ramifications , devient superficiel , et se perd dans les tégumens en descendant jusqu’à la crête iliaque. L’autre s’insinue entre les muscles petit oblique et transverse , leur donne des filets , et se perd dans les muscles droit et pyramidal du bas-ventre.
Des Nerfs lombaires, ou de ceux qui sortent par les trous de conjugaison de la portion lombaire de la colonne ‘vertébrale ( Nervi lumborum , Soemm.).
1687. Ils sont au nombre de cinq paires, et on les distingue par leur nom numérique en comptant de haut en bas : la première paire sort entre les deux premières vertèbres des lombes , et la cinquième entre la dernière ver-, tèbre et le sacrum. Ces nerfs naissent , très-près les uns* des autres, du renflement inférieur de la moelle vertébrale C 1 4 r 7 ) ? leurs racines sont, comme celles de tous les autres nerfs vertébraux , formées de-deux faisceaux de filets 5 mais ici ces faisceaux sont très-larges, surtout pour les trois dernières paires 5 les filets qui les constituent sont enveloppés aussitôt du névrilemme, et, quoique très-rapprochés , ils ne communiquent point entre eux : on peut par conséquent les suivre isolément pendant long-temps , et ils contribuent ainsi à former une espèce de cordon épanoui en beaucoup de fils , et que les anciens ont nommé la Queue de cheval. Ces racines descendent fort obliquement dans le canal vertébral , et cette disposition est bien plus marquée pour les paires inférieures que pour les supérieures : il en resuite que le lieu do leur sortie est fort éloigné de celui de leur naissance. La racine postérieure de chacun d eux se renfle en manière de ganglion dans le trou de conjugaison , et se réunit ensuite à l’antérieure , pour former un tronc commun placé entre les échancrures cfcs vertèbres, et bientôt divisé en deux branches, l’une postérieure , 1 autre antérieure.
loin de la colonne vertébrale que dans le premier sens. 11 communique en haut avec la branche antérieure du douzième nerf dorsal (1686), et en bas avec le plexus sacre par la branche antérieure du cinquième nerf lombaire (lOgS). se termine inférieurement par trois cordons qu’on nomme les nerfs crural , obturateur et lombo-sacré, et il fournit auparavant quelques branches qu’on nomme musculo-cutanees
et génilo-crurale.
Des Branches tnusculo -cutanées .
1697. Elles sont ordinairement au nombre de trois -, mais elles offrent une foule de variétés , soit dans leur disposition , soit dans le mode de leur origine. En général, au reste, elles se dirigent en dehors, au-dessous du péritoine, vers la crête iliaque , pénètrent là dans les muscles de 1 abdomen et deviennent sous-cutanées.
1698. Branche supérieure ou ilio-scrotale ( Chauss. ). Elle naît évidemment du premier nerf lombaire , traverse la partie supérieure du muscle grand psoas , auque e
laisse un filet, et descend obliquement en dehors sur e
muscle carré des lombes , jusqu’à la partie posténeurede la crête iliaque. Là, elle se loge dans une gouttière que forme le muscle transverse en s’attachant à cette crête , et envoie quelques rameaux à ce muscle et au muscle iliaque. \ers le tiers antérieur de la crête , elle perce le muscle transverse, se place entre lui et le petit oblique, leur fournit quelques filets et se partage en deux rameaux : l’un , externe , se distribue à la partie inférieure des trois muscles larges de 1 abdomen et se perd dans les tégumens -, l’autre, interne, continue le trajet primitif de la branche, descend entre les muscles transverse et petit oblique jusqu’à l’épine iliaque antérieure et supérieure , suit l’arcade crurale jusqu a anneau inguinal , perce l’aponévrose du muscle grand oblique , et se ramifie dans les tégumens du pli de 1 aine et de