‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 53 sur 161 · DU CERCLE CILIAIRE · texte numérisé non relu

DU CERCLE CILIAIRE

4*. Dn Cercle ciliaire (Orbiculus ciliaris , Hall.; Ligamentum cilian ;

Commissure de la Choroïde, Chauss.).

i855. C’est une espèce d’anneau grisâtre, assez épais, particulièrement à sa grande circonférence , large d’une ligne ou deux environ , situé entre la choroïde, l’iris et la sclérotique, et beaucoup plus adhérent à la première de ces membranes qu’aux deux autres. Sa consistance est comme pulpeuse ; son tissu est abreuvé d’une mucosité blanchâtre; il reçoit les dernières ramifications des nerfs ciliaires , et en envoie d’autres derrière l’iris , en sorte que, quoique sa structure intime soit encore inconnue, on peut, jusqu à un certain point , le comparer à un ganglion nerveux (1 7 58). L’iris est comme enchâssé dans sa petite circonférence, qui forme une légère saillie au-devant de lui : sa grande circonférence tient â la choroïde , et sa face postérieure repose sur les procès ciliaires. Le cercle ciliaire est traversé par les artères ciliaires longues et antérieures, et en reçoit quelques ramifications.

5°. De l’Iris (Iris) ( 1 ).

ï856. Cette membrane est une sorte de cloison placée verticalement dans la partie antérieure du globe de l’œil , au milieu de l’humeur aqueuse. Circulaire et aplatie, elle sépare la Chambre antérieure de l’œil (iS5o) de la postérieure, qui est bornée en arrière par le crystallin , et permet entre elles cependant une libre communication, parce que, dans sa partie moyenne, elle offre une ouverture constamment libre. Cette ouverture de l’iris est appelée la Pupille ou Prunelle (Pupilla), et a son centre plus rapproché de l’extrémité interne que de l’externe du diamètre transversal de l’œil. Pendant la vie , et par l’effet de la con-

(0 Ce nom lui vient de la variété des couleurs que présente sa face antericarc.

traction et de l’expansion alternatives de l’iris , celte ouverture varie à chaque instant dans ses dimensions : son diamètre moyen est d’environ une ligne.

De ces deux chambres de l’œil dont nous venons de parler, la postérieure est beaucoup plus étroite que l’antérieure-, niais elle existe bien certainement, quoiqu’on ait prétendu le contraire. Elle n’a guère qu’un quart de ligne de profondeur, tandis que celle de la seconde est d’une ligne et demie au moins ; et elle u’est apparente véritablement que vers le contour du crystallin, dont la convexité lui donne la forme d’un prisme circulaire à trois pans.

1807. La face antérieure de l’iris est recouverte par la membrane de l’humeur aqueuse qu’on n’y suit qu’avec beaucoup de peine cependant. Elle est diversement colorée suivant les différens sujets, et offre deux teintes circulaires et concentriques bien distinctes ; l'une interne, près de la pupille , plus foncée et moins large; l’autre, externe, assez large, et d’une coloration moins intense. Dans quelques circonstances , les couleurs de l’iris sont semées par plaques , ce qui lui donne un aspect marbré.

Sur celte même surface on observe beaucoup de stries saillantes et radiées, plus ou moins flexueuses, qui, commençant à la grande circonférence de l’iris , vont se terminer à la pupille , où elles se bifurquent ; leur nombre varie de soixante-dix à quatre-vingts ; elles sont bien plus prononcées pendant la vie qu’après la mort. Dans leurs intervalles il y a beaucoup de nerfs et de vaisseaux , et des villosités très-déliées.

i858. La face postérieure de l’irisa reçu quelquefois le nom de Membrane uoêe ( TJvea ) , à cause d’un vernis noir tiès-épais et très-adhérent qui l’enduit , et qui se continue, dans les intervalles des procès ciliaires, avec celui de la surface intérieure de la choroïde (1 853). Cette face est dans le rapport le plus immédiat avec les procès ciliaires , et lorsqu’on l’a essuyée, on y remarque un grand nombre do

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