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SB LA SOUCHE

recouvre les tonsilles; au-delà elle se continue avec la membrane du pharynx.

1995. La membrane muqueuse de la bouche offre de nombreuses variétés de structure, suivant les régions de la cavité où ou l’examine : cependant on peut lui assigner, comme caractère général , de renfermer dans son épaisseur une grande quantité de follicules mucipares qui semblent même former dans quelques endroits une couche membraneuse particulière, et d’être recouverte d’un épiderme trèsprononcé.

b. Des Livres et de l’Ouverture antérieure de la Bouche.

1996. Les lèvres (Labia') sont deux espèces de voiles mobiles, composés de divers faisceaux musculaires, parsemés de nerfs,de vaisseaux, recouverts par la peau et parla membrane muqueuse commune de la bouche , qui terminent cette cavité antérieurement, et servent à la mastication des alimens et à la prononciation des mots. Distinguées en supérieure et en inferieure, les lèvres sont placées au-devant de 1 une et de 1 autre mâchoires , et ont une épaisseur exposée à de nombreuses variétés individuelles , mais trèsprononcée en particulier chez les Nègres. Entre elles existe une fente transversale qui est V ouverture antérieure de la bouche.

Ordinairement un peu plus avancée que l’inférieure, la lèvre supérieure offre, en devant et au milieu, une gouttière verticale, assez large et peu profonde, qui semble se continuer avec la cloison du nez (r939). En arrière, elle est recouverte par la membrane muqueuse , qui y forme un repli particulier. Son bord libre, tourné en bas, est arrondi et couvert d une pellicule rouge très-mince, sur laquel.e on remarque quelques rides dirigées dans le sens de 1 épaisseur de la lèvre, et un épiderme très-prononcé : à la partie moyenne de ce bord existe une saillie légère ,

30(5 ônr.AKEs de la digestion.

bornée latéralement par deux enfoncemens plus ou moins

marqués suivant les sujets.

La lèvre inférieure présente, antérieurement et sur la ligne médiane, une très-légère saillie verticale, et une dépression transversale assez étendue qui la sépare du menton. En arrière , elle est recouverte par la membrane muqueuse delà bouche, qui lui forme un frein beaucoup plus court que èelui de la supérieure. Son bord l.bre est plus'marqué aussi que le sien; tourné en haut , déprime au milieu , un peu proéminent à droite et à gauche, il a d’ailleurs une disposition absolument analogue.

Lalèvre inférieure a moins d’étendue verticale que la supérieure; toutes deux , au reste, se réunissent latéralement à

l’aide de deux angles aigus qu’on appelle leurs Commissures. Ces commissures, un peu déprimées , ne présentent aucune trace de tissu fibreux, et sont entièrement charnues.

ioq7. Couche dermoïde des lèvres. La peau qui reiet les lèvres rie diffère en rien de celle qui se rencontre sur es autres parties du, corps : seulement elle est beaucoup plus fine et plus délicate; le tissu cellulaire qui l’unit aux parties subjacentcs ne contient presque point de graisse; cirez l’homme adulte, elle est recouverte d’une plus ou moins grande quantité de poils ; dans la femme elle ne présente point la même disposition , si ce n’est dans quelques

cas assez rares. Très-nombreux à la lèvre supérieure, ces poils y forment deux rangées obliques réunies au-dessous du nez, et prolongées jusqu’aux commisures : c est ce (,u’on nomme les Moustaches. A lalèvre inferieure ils sont moins multipliés et font partie de la Barbe proprement dite; on les observe surtout dans la dépression qui séparé

cette lèvre du menton.

1098. Couche musculaire des lèvres. Elle a déjà ete décrite ; elle est formée, pour la lèvre supérieure , par les muscles releveurs communs , releveurs propres ^petits zygomatiques et abaisseurs des ailes dunez ;pour l’inferieure,

DE LA BOUCH E.

par les muscles carrés et releveurs du menton; pour les commissures, par les musdes buccinateurs , triangulaires, canins et grands zygomatiques; enfin leur bord libre est spécialement constitué par Î’orbîculaire.

1999. Couche muqueuse deslèvres. Ici la membrane muqueuse est remarquable par sa rougeur, par le petit nombre de villosités qui paraissent sur sa surface , et par son epiderme très-distinct. Entre elle et la couche précédente on rencontre une multitude de follicules mucipares volumineux , arrondis et saillans , isolés pour la plupart les uns des autres , et ouverts par un orifice fort apparent à la face

postérieure des lèvres : on les nomme ordinairement Glandes labiales.

2000. Les artères des lèvres leur viennent toutes de la carotide externe , et en particulier des branches labiales submentales, mentonnières , buccales , sous-orbitaires , alvéolaires et transversales de la face. Les veines leur corresmondent et vont s’ouvrir dans les deux jugulaires. Leurs aisseaux lymphatiques descendent vers les ganglions qui ont situes au-dessous du menton , dans le trajet de Parère submentale Leurs nerfs sont donnés par les nerfs sousr maires (1 553), mentonniers («563) et faciaux (i5yg).

• Du Voile du palais et de l’Ouverture postérieure de la

bouche.

200,. Le voile du palais (Septum staphyttn , Chauss. )

t une cloison mobile, molle, large, épaisse, appendue

extrémité de la voûte du palais, et séparant la bouche

a pharynx. Sa forme est à-peu-près quadrilatère. Ses deux

‘ces anterieure et postérieure sont lisses et n’o/Trent rien

h remarquable, si ce n’est la première, qui présente à sa

utte moyenne une petite saillie formée par le muscle pa-

I o slap ly in (989) : leur direction varie suivant les mou- 'i'Qiens evémfpc non L j i - ^

*.*•«.* vu tkiiu suiVdlHit'S UIOU-

rmens exécutés par le voile du palais. Son bord supérieur f l0rt ePa,s et f,xt; à l£» voûte du palais; P inférieur est

3o8 ORGANES DE LA DIGESTION.

libre et flottant au-ilessous de la base de la langue , il oflre it partie moyenne un appendice ou prolongemeu. ,u on

^r^-nVfltionique, e.le es, pius ou moins lumineuse et plus ou moins longue suivant les individus , ii f^ire du bord inférieur du voile du palais une

tret douU: cin.ee, « terminée de chaque c6té par

deux piliers qui se commuent avec la langue et avec

^cTpiliers du voile du palais sont placés l’un au devant de l'aune, et séparés par un écartement triangu atre ou se trouvent logées les tonsilles ; ils sont reunis a leur pat ne supérieure , mais ils divergent inférieurement. L anterieur est oblique, et renferme dans son épaisseur le muscle glosso staphybo ; le postérieur est presque vert.cal et forme par une portion du muscle pharyngo - slaphyl.n tnleneure-

To'oa. Couche muqueuse du Faite du palais. Elle forme une espèce de duplicature dans laquelle est contenue la couche musculeuse , et se continue en devant avec la membrane de la bouche, en arrière avec celle des fosses nasales en sorte que les membranes palalme et puuilaire ,é réunissent sur le bord libre du voile du palats. Le feu, lie, . antérieur de cette couche est moins ronge que le posterLr « recouvre une multitude de follicules muqueux, lesquel, son. étendus au-devant des muscles , et serres nuhls se touchent tous; ils forment presque a eux seulstoute l'épaisseur de la luette. Ils sont jaunâtres , arrondts , comprimés; leur orifice excréteur est fort peu apparent. Ces follicules sont bien moins nombreux et moins gros sous » le feuillet postérieur.

m03. Couche musculaire. On connaît déjà les muscles nui la forment : ce sont les péristaphylins internes (98Ü) e externes (988) , les glosso-staphylins (ggi) , les phvry egostapltylins (990) elle palato-s.aphylm (989).

Dï LA BOUCHE. 3og

2004. Les artères du voile du palais sont fournies par la maxillaire interne, la labiale et la pharyngienne supérieure. Ses veines se réunissent à celles de la langue et du pharynx et s’ouvrent dans la jugulaire interne. Ses nerfs sont fournis par le ganglion de Meckel et viennent des rameaux palatins ( 1 763); le nerf glosso-pharyngien lui fournit

aussi quelques filets (1593).

aoo5. Au-dessous du voile du palais, est 1 ouverture postérieure de la bouche , dont la forme est à-peu-près quadrilatère , et que bornent la base de la langue , le voile et la voûte du palais , et les piliers latéraux de ce voile ainsi que les tonsilles. Sa grandeur n’est, dans aucun cas, comparable à celle de l’ouverture antérieure; elle est néanmoins sujette à varier, surtout de haut en bas, car sur les côtés elle est spécialement limitée par les apophyses ptérygoïdes, qui sont des parties immobiles.

d. Des Tonsilles ou Amygdales (Tonsillœ s. Âmygdalæ).

2006. Ces corps , logés entre les piliers du voile du palais , dans un enfoncement particulier , ont été nommés Amygdales en raison de leur forme, qu’on a comparée à celle d’une amande recouverte de son enveloppe ligneuse. Leur volume varie suivant les sujets. Il en est de même de leur figure. Ils représentent un ovoïde dont la grosse extrémité , tournée en haut , répond au point de réunion des piliers du voile , tandis que la petite , regai’dant en bas , repose sur la base de la langue. Leur Jace externe esc adhérente au muscle constricteur supérieur du pharynx ; Y interne , convexe et libre , fait une saillie plus ou moins considérable , et constitue les côtés de l’isthme du gosier. Leur côté antérieur est appliqué contre le muscle glossostaphylin , et le postérieur contre le pharyngo-staphylin.

2007. Les tonsilles semblent se continuer avec les follicules mucipares de la base de la langue (19 7° ■> 1 °) > el sont

3lO O R G A H K S DE LA DIGESTION,

vli \ îst:cs en plusieurs lobes, tantôt continus, cl tantôt séparés les uns des autres, Elles ont une teinte grisâtre, plus ou moins rosée , et paroissent formées par un tissu pulpeux analogue à celui de ces follicules. Elles sont remplies en dedans par des cellules qui s’ouvrent manifestement sur leur face interne, où l’on en voit fort bien les orifices, qui sont très-larges. Ces cellules , dont la forme et la disposition varient beaucoup, sont plus marquées en haut qu’en bas ; elles communiquent le plus souvent les unes avec les autres, mais quelquefois aussi elles sont isolées. La membrane muqueuse de la bouche s’y introduit et en tapisse les parois : dans leur fond s’ouvrent des conduits excréteurs qui \iennent d un amas de follicules qui forme l’épaisseur de la tonsille en dehors.

2008. Les artères des tonsilles proviennent des linguales, des palatines inférieures et des maxillaires internes. Leurs nerfs sont fournis par le circulas tonsillaris que for ment les nerfs lingual et glosso-pharyngien (1 592). On ignore la nature du fluide séparé par ces organes ; il paroît être analogue aux autres humeurs muqueuses. Les cellules dont nous avons parlé lui servent de réservoirs.

e. Des Joues (Gcnæ).

2009. Elles forment les parois latérales de la bouche, sans constituer pour cela un organe particulier et distinct. Extérieurement elles n’ont point de limites précises ; elles se continuent en haut avec la pommette et la paupière inférieure, en bas elles descendent jusqu'à la base de la mâchoire ; en devant elles se terminent aux ailes du nez et à la glande parotide. Intérieurement elles sont bornées d’une manière exacte, en haut et en bas, par des replis de la membrane muqueuse de la bouche, qui les abandonnent pour gagner les os maxillaires; en arrière par les piliers anteri< ms du voile du palais , et en devant par la commissure des lèvres.

DE LÀ BOUCHE

Leur épaisseur varie beaucoup suivant le plus ou moins d’embonpoint individuel : ainsi souvent elles forment une saillie en dehors, et quelquefois elles semblent rentrer du côté de la bouche.

2010. Couche dermoïde des joues. La peau qui couvre les joues est très-fine et garnie, dans l’homme adulte, d’une grande quantité de poils qui constituent la Barbe en partie. Observons cependant que ces poils n’existent point dans sa région moyenne, en sorte que là elle est toul-à-faità nu; elle paroît encore contenir dans cet endroit un grand nombre de vaisseaux sanguins : aussi y est-elle ordinairement plus colorée qu’ailleurs. Elle est séparée ordinairement du muscle buccinateur par une grande quantité de graisse , laquelle forme même souvent une masse isolée.

Souvent, chez les vieillards et les valétudinaires, les joues sont sillonnées par des rides qui n’existent point dans les sujets jeunes et bien portans.

2011. Couche musculaire. Elle est composée des muscles

buccinateur, masseter, grand et petit zygomatiques et d’une portion du peaucier. Entre le grand zygomatique et le buccinateur. on trouve encore une grande quantité d’une graisse molle et jaunâtre , contenue dans un tissu cellulaire fort lâche. s

2012. Couche muqueuse. Ici la membrane commune est plus mince que dans les autres parties de la bouche. Elle recouvre un grand nombre de follicules qu’on nomme ordinairement les Glandes buccales. Ils ont les plus grands rapports avec ceux des lèvres ( 1999); leurs orifices sont semés irrégulièrement à la face interne de la joue , et bien distincts de celui du canal parotidien , qui est marqué par une saillie particulière au milieu de cette région, près de la troisième dent molaire supérieure.

Tout- à -fait en arrière, entre les muscles masseter et buccinateur, sont deux petits corps formés de l’assemblage de plusieurs de ces follicules : on les a désignés sous

3x2 on G ANES DE LA DIGESTION.

1» nom rie Glandes molaires , parce que l’orifice de leur conduit excréteur est situé vis-à-vis la dernière dent molaire.

201 3. Les artères des joues viennent de la labiale, delà transversale delà face, delà buccale, de l’alvéolaire supérieure et de la sous-orbitaire. Les veines leur correspondent et se déchargent dans les deux jugulaires. Leurs vaisseaux lymphatiques se rendent dans les ganglions du cou. Leurs nerfs leur sont donnés par les nerfs sous-orbitaires, facial, buccal , massetérin , etc. Quelques-uns leur viennent aussi du plexus cervical.

f. Du Palais (Palatum, Fornix Palnti).

2014. On nomme ainsi la paroi supérieure delà bouche, bornée en devant par le bord adhérent de la lèvre supérieure , en arrière par la base du voile du palais , et latéralement par les joues. Il représente une espèce de voûte parabolique un peu plus longue que large , horizontale , peu concave , absolument immobile. Une ligne blanche , légèrement enfoncée , parcourt le palais d’avant en arriéré et dans le trajet de la ligne médiane du corps : à 1 extrémité antérieure de cette ligne , entre les deux dents incisives supérieures moyennes , est un tubercule peu saillant qui répond à l’orifice inférieur du canal palatin anterieur

20 1 5. Portion osseuse du palais. Elle est formée par l’arcade alvéolaire supérieure , par la face inferieure des apophyses palatines des os maxillaires supérieurs et des portions horizontales des os palatins. Elle est déjà connue entièrement (3 18).

2016. Membrane palatine et Gencives. Sur la voûte palatine, la membrane muqueuse commune est plus dense, plus épaisse et moins rouge que dans les autres parties de Sa bouche. A sa partie antérieure , elle présente des rugosi-

DE LA BOUCHE

tés transversales dont le nombre et l'étendue varient, et en cet endroit elle a plus d’épaisseur qu’en arrière. Dans le reste deson étendue , elle est lisse et parsemée de beaucoup de trous , qui sont les orifices des follicules muqueux placés entre elle et la voûte osseuse du palais. Ces follicules \ deviennent plus nombreux à mesure qu’on approche du voile. Dans leurs intervalles, des prolongemens très-marqués unissent le périoste et la membrane muqueuse, en sorte que celle-ci est totalement immobile : c'est entre les deux feuillets qui résultent de cette réunion que rampent les nerfs elles vaisseaux.

La membrane palatine se continue en devant et sur les côtés avec les gencives, espèce de tissu rougeâtre, ferme et solide , qui couvre les deux côtés de chaque arcade alvéolaire , et remplit les intervalles qui restent entre les dents, dont il environne le collet d’une manière exacte. Les gencives se continuent antérieurement avec la membrane interne des joues et des lèvres. Leur nature intime est assez difficile à connoîlre; elles se confondent avec le périoste, reçoivent beaucoup de vaisseaux sanguins , et paroissent composées d’une couche pulpeuse et d’une couche fibreuse, recouvertes par la membrane muqueuse. On ne trouve aucun follicule dans leur épaisseur.

2017. Les artères du palais et des gencives viennent des branches palatines, alvéolaires, sous-orbitaires, labiales et buccales, et , pour les gencives inférieures en particulier, des submentales et mentonnières. Les veines leur correspondent. Les nerfs sont fournis par les nerfs palatins ( 1763) , faciaux, sous-orbitaires, dentaires supérieurs et inférieurs , et par le ganglion naso-palatin ( 1767 ).

2°. Du Pharynx (ij ou Arrière-bouche.

a. Conformation générale.

2018. Le pharynx est une espèce de canal musculo-membraneux , symétrique, placé sur la ligne médiane du corps et irrégulièrement infundibuliforme. 11 s’étend depuis la base du crâne jusque vers la région moyenne du cou. Borné en haut par l’apophyse basilaire de l’occipital , il se continue en bas avec l’œsophage, et en devant avec les fosses nasales , la bouche et la cavité du larynx, lépondant au voile du palais dans leur intervalle. En arrière , il repose sur la colonne vertébrale et sur les muscles longs du cou et droits antérieurs de la tète. Sur ses côtés , il est en contact avec les artères carotides primitives et internes, avec les veines jugulaires internes, les nerfs pneumo-gastriques , et , tout-à-fait supérieurement , avec une petite portion des muscles plérvgoïdiens internes. 11 est uni à ces diverses parties par un tissu cellulaire lamelleux , dépourvu de graisse et très-extensible.

2019. La cavité du pharynx, d’une forme impossible à déterminer au juste, manque de paroi en avant, au niveau des fosses nasales et de la bouche. Allongée verticalement, elle est étroite en haut, où elle est arrêtée de chaque côté par les apophyses ptérygoïdes; dans le milieu, elledevient beaucoup plus large, parce qu’elle s’étend jusqu’aux extrémités des grandes cornes de l’os hyoïde et dn cartilage thyroïde; en bas, elle se rétrécit progressivement jusqu’au niveau de la trachée-artèrç , où commence l’œsophage. D’après celte disposition , le pharynx n’existe réellement qu’en arrière : c’est donc plutôt véritablement une simple demicavité qu’une cavité entière. Depuis la base du crâne jusqu’au-dessous de l’ouverture du larynx, ses parois sont

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