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DU VENTRICULE DROIT

L’une ( Orifice auriculo-ventriculaire droit ) , située en arrière, plus laige, séparée «le l’autre par un intervalle d’un pouce environ , communique avec l’oreillette, et est garnie d’un repli membraneux nommé Valvule triglochine ou tricuspide , parce qu’il est ordinairement divisé en trois portions triangulaires. L’une des faces de cette valvule est tournée vers les parois du ventricule, et l’autre du côté de la cavité de l’oreillette ; son boid adhérent est attaché à la circonférence de l’orifice et 1 environne sans interruption ; son bord libre et mobile tient aux tendons des colonnes charnues; il est fort irrégulier et présente des découpures variables , paimi lesquelles cependant on en remarque toujours trois plus con-idéi ables que les autres. L’une de celles-ci , triangulaire , plus longue et plus large que les autres, tournée en haut et en devant, ferme exactement, lorsqu’elle s’abaisse, l’entrée de l’artèie pulmonaire. Cette valvule, mince et transparente dans toute sou étendue, s’épaissit dune manière marquée à son bord libre pour l’atiache des petits tendons dont nous avons parlé.

L’autre ouverture de la base dn ventricule , moins considérable que la précédente , conduit à l’artère pulmonaire.

c. Artère pulmonaire (Art. pulmonaris).

2 1\~. Cette artère, destinée à porter dans les poumons le sang qui doit être soumis à l’acte de la respiration , naît donc de la partie supérieure et gauche du ventricule droit, en dedans duquel son orifice est entouré d’un anneau calleux qui indique la limite des fibres charnues du cœur; mais , au-dehors , celles-ci montent sur l’artère , dans l’étendue d’une demi-ligne à-peu-près. Cet orifice est en outre garni intérieurement de trois replis membraneux qu’on nomme V alvules sigmoïdes ou senti lunaires. Elles ont la forme d’un croissant quand elles sont appliquées contre les parois du vaisseau ; mais , pendant leur abaissement , elles

ressemblent assez bien à ces paniers dans lesquels on fait couver les pigeons. Adhérentes à l’artère par tout leur bord convexe et inférieur , elles présentent en haut un bord libre, horizontal et droit, sur le milieu duquel est placé un petit tubercule saillant et d’une consistance fibro-cai tilagineuce. Elles se touchent par leurs extrémités 5 elles sont minces et transparentes ^ lors de leur abaissement, elles obturent complètement le calibre de l’artère , et empêchent le sang qu’elle contient d’entrer dans le ventricule.

2i43. Aussitôt après sa naissance , l’artère pulmonaire se porte obliquement en haut et à gauche en croisant le trajet de l’aorte , à laquelle elle est unie par un tissu cellulaire graisseux abondant. Elle se place à son côté gauche , et , au bout de deux pouces de chemin , à la hauteur de la seconde vertèbre dorsale , elle se divise en deux troncs pour l’un et l’autre poumons. Ces troncs s’écartent presque transversalement l’un de l’autre, et circonscrivent, entre eux et les bronches, qui sont au-dessus, une losange irrégulière. Dans leur intervalle, on voit naître, chez l’adulte , une espèce de ligament arrondi , assez épais , semblant suivre le trajet de l’artère elle-même , et se portant de ses parois à la partie concave de la crosse del’aorte. Dans le fœtus , ce ligament est un véritable vaisseau qu’on nomme Canal artériel, et qui transmet à l’aorte le sang du ventricule droit du cœur.

21 4g- Le tronc pulmonaire droit , plus long et plus volumineux que le gauche , passe transversalement derrière l’aorte et la veine cave supérieure , forme une arcade qui embrasse en devant la bronche correspondante (2114), gagne le poumon et se divise en trois branches principales.

2150. Le tronc pulmonaire gauche passe obliquement au-devant de l’aorte et au-dessous de sa crosse , embrasse la bronche de son côté , et se divise en deux branches seulement , une pour chaque lobe du poumon.

2 1 5 1 . Une fois entrées dans les poumons , les premières

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