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DES AUTEURS EN GÉNÉRAL

des veines pulmonaires , les revel dans toute leur etendue , recouvre toute la cavité de l’oreillette sans présenter aucun repli , et pénètre dans le ventricule. INiais , à 1 initiée do celui-ci , son épaisseur s’accroît un peu , et elle se replio sur elle-même pour former les valvules mitrales. Dans le ventricule elle devient très-ténue; elle l’abandonne pour se porter dans l’aorte , et de là dans toutes les artères du corps. C’est elle qui forme les trois valvules sigmoïdes , qui se trouvent clans ce vaisseau près de sa naissance du cœur.

2164* Des artères du cœur sont au nombre de deux; elles naissent immédiatement de l’aorte : on les appelle coronaires. Ses veines , connues sous le même nom , vont se décharger dans l’oreillette droite. Ses vaisseaux lymphatiques , très- nombreux , vont se rendre dans des ganglions situés au-devant de la crosse de l’aorte et de la bronche gauche. Ses nerfs } qui sont aussi fort multiplies, et ijue nous connoissons déjà , viennent du ganglion cardiaque (1793). On peut enfin regarder une portion du feuillet séreux du péricarde comme entrant encore dans la composition du cœur , puisque celui-ci en est revelu dans toute son étendue.

§ II. Des Artères ( 1), ou des Vaisseaux qui portent le sang du cœur ci la périphérie du corps.

a. Considérations générales.

2i65. Les artères sont des vaisseaux qui représentent une espèce d’arbre très-ramifié, dont le tronc commun, formé par l’aorte , commence au ventricule gauche du cœur, et dont bs rameaux aboutissent à la périphérie du corps et des organes. O11 eu trouve dans toutes les parties

(1) A’ des Grecs , (le ânç , air, et de T»ftïv garder , parce que les ancieus croyoient que les arlères rcnfermoiem de l’air.

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de l’économie animale en général, à l’exception des poils , de l’épiderme, etc.

De cette artère aorte naissent donc des troncs secondaires , des branches , des rameaux , des ramuscules en fort grand nombre. Cependant on observe que pour chacune des artères qu’elle fournit, la quantité des points de division ne s’élève point au-delà de vingt à vingt- cinq , ce qui est beaucoup moins qu’on ne l’a prétendu quelquefois.

En se divisant , les branches des artères forment des angles fort variables : ainsi les artères intercostales supérieures abandonnent l’aorte sous un angle obtus , les lombaires sous un angle droit , les spermatiques sous un angle aigu. Au niveau de chaque division, à l’intérieur du vaisseau, est une saillie qu’on nomm e éperon , et que forme la membrane interne : cette saillie est circulaire si la division a lieu suivant un angle droit; elle est demi-circulaire et plus marquée si l’angle est aigu.

2166. Les artères communiquent fréquemment ensemble par de véritables anastomoses , en sorte que Je sangpeut passer des unes dans les autres. Ces anastomoses ont lieu entre des troncs égaux qui s’abouchent , ou entre un tronc plus volumineux et un petit rameau qui se joignent. — Dans le premier cas , l’anastomose forme un angle aigu , comme lorsque les deux vertébrales se réunissent pour former la basilaire ; ou bien une branche transversale unit deux troncs séparés, comme aux artères cérébrales antérieures; ou bien enfin les deux troncs s’abouchent en formant une arcade , comme on le voit dans les artères mésentériques.

Au reste, plus les divisions des artères commenceul à s’éloigner du coeur , et plus elles présentent d’anastomoses : dans leurs derniers ramuscules ces inosculations sont tellement nombreuses qu’elles constituent un lacis inextricable.

2167. Envisagées d’une manière générale, les artères forment un ensemble de vaisseaux qui vontsuccessivement en décroissant ; mais ? en les comparant les unes aux autres ,

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