‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 107 sur 260 · III. — Cartilages costaux · texte numérisé non relu

III. — Cartilages costaux

Toutes les côtes sont prolongées en avant par des cartilages auxquels le thorax est redevable de l’élasticité qu’il présente.

Ces cartilages, au nombre de douze, se distinguent comme les côtes, dont ils constituent une dépendance, par les noms numériques de premier , second , troisième , etc., en procédant de haut en bas. Les sept premiers s’étendent des côtes correspondantes aux bords du sternum. Les huitième, neuvième et dixième se terminent sur la moitié inférieure des rebords cartilagineux de la poitrine, qu’ils contribuent à former. Les deux derniers, isolés de ceux qui précèdent et indépendants aussi l’un de l’autre, se perdent dans l’épaisseur des muscles de la paroi abdominale antérieure.

Dimensions . — La largeur des cartilages est égale à celle des côtes, à leur point de départ; mais, pour la plupart d’entre eux, elle diminue à

OSTÉOLlMilE.

mesure qu’ils se rapprochent du sternum. Le premier est constamment le plus large; le second est un des plus étroits. La largeur de ceux qui suivent augmente jusqu’au septième, et diminue ensuite de plus en plus du huitième au douzième.

Leur épaisseur est plus considérable que celle des côtes; mais celles-ci, à leur extrémité antérieure, se renflent légèrement, en sorte que sur ce point les côtes et les cartilages présentent des dimensions et une forme parfaitement identiques. Ils empruntent à leur épaisseur, ainsi qu’à leur élasticité, à leur brièveté et à leur nombre, une somme de résistance telle, que leur solution de continuité est aussi rare que celle des côtes est fréquente.

Leur longueur augmente de haut en bas pour les cartilages des côtes sternales, et diminue au contraire pour ceux des côtes inférieures.

Celui de la première côte offre une étendue de 2 centimètres; ceux de la seconde et de la troisième, une étendue de 2 à 3 centimètres. Les suivants s’allongent de plus en plus jusqu’au septième, qui mesure de 1 à 14 centimètres. Le huitième se réduit à 10 centimètres, le neuvième à 7, le dixième à 4, le onzième à 2, le dernier à 6 ou 8 millimètres.

Direction. — Considérés dans leur ensemble, les cartilages costaux convergent des côtes vers le sternum. — Le premier, dirigé en bas, en avant et en dedans, fait avec cet os un angle très obtus inférieurement. Le second lui est perpendiculaire. Le troisième, obliquement ascendant, forme avec ses bords un angle obtus supérieurement, aigu inférieurement. Les quatrième, cinquième, sixième et septième se dirigent d’abord en bas, en avant et en dedans, comme les côtes qu’ils prolongent, et se coudent ensuite pour remonter vers son extrémité inférieure, à laquelle ils s’unissent sous une incidence de plus en plus oblique. Les huitième, neuvième et dixième se comportent de la même manière, mais ne s’élèvent pas jusqu’au sternum. 11 suit de ces différences de direction :

1° Que les deux premiers espaces intercartilagineux sont notablement plus grands ;

2° Que les deux espaces suivants sont égaux en dehors aux espaces intercostaux, mais diminuent progressivement à mesure qu’on se rapproche du sternum ;

3° Que les autres, très grands aussi en dehors, se réduisent rapidement, puis disparaissent par suite de la juxtaposition des cartilages. Cette juxtaposition ne se produit en général qu’au voisinage du sternum, sur une étendue qui varie suivant les individus.

Le cartilage de la huitième côte s’applique au bord inférieur du septième, et se termine sur sa partie moyenne un peu au-dessous du sommet de l’appendice xiphoïde. Celui de la neuvième s’applique au

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