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CARTILAGES COSTAUX

bord inférieur du précédent, et se termine aussi sur sa partie moyenne ; celui de la dixième se comporte de même. Ainsi superposés, ils constituent les rebords cartilagineux droit et gauche, séparés l’iin de l’autre par un espace angulaire, dont l’appendice xiphoïde occupe le sommet.

Très différents par leur situation, leurs dimensions et leur direction, les cartilages présentent la plus grande analogie de conformation, de connexions et de structure.

Caractères généraux des cartilages.

La forme des cartilages reproduit celle des côtes; ils sont seulement un peu plus épais, en sorte qu’on pourrait les comparer à des segments de cylindres aplatis d’avant en arrière. On leur considère deux faces, deux bords et deux extrémités.

La face antérieure, convexe, est recouverte par le grand pectoral supérieurement, par le grand droit et le grand oblique de l’abdomen inférieurement.

La face postérieure, concave, répond pour les cinq ou six premiers aux vaisseaux mammaires internes, au muscle triangulaire du sternum et à la plèvre; pour les six autres, au diaphragme et au muscle transverse de l’abdomen.

Le bord supérieur est concave pour la plupart d’entre eux, l’inférieur convexe; tous deux sont arrondis d’avant en arrière. Ils prolongent les espaces intercostaux, et donnent attache aux muscles qui remplissent ces espaces.

Leur extrémité externe présente une facette elliptique, verticale, qui se continue avec l’extrémité antérieure des côtes.

Leur extrémité interne diffère pour le cartilage de la première côte, pour les six cartilages suivants, et pour les cinq derniers. Celui de la première côte présente une facette plane, ovalaire, qui s’unit par simple juxtaposition à une facette semblable de la poignée du sternum. Lorsque cet os s’ossifie, il se soude au cartilage, en sorte que, chez l’adulte, il y a toujours continuité de l’un à l’autre. — Les six cartilages suivants se terminent en dedans par un angle saillant que reçoivent les angles rentrants, échelonnés sur les bords de l’os. Le sommet de l’angle répond à la ligne de jonction des deux pièces qui forment l’angle rentrant ; sa facette supérieure s’unit à la facette de la pièce la plus élevée, et l’inférieure à celle de la pièce sous-jacente. Après l’ossification complète du sternum, les angles saillants et rentrants s’émoussent peu à peu et se trouvent remplacés, du côté des cartilages par une saillie hémisphérique, du côté du sternum par une facette de même forme.

Les cinq derniers cartilages s’effilent progressivement dans leur moitié

terminale ou ascendante, qui est conoïde et toujours beaucoup moins volumineuse que l’externe.

On voit souvent les cartilages de la cinquième, de la sixième et de la septième côte s’unir entre eux par leurs bords. Ils présentent alors pour cette union des facettes articulaires qui tantôt reposent sur le bord même de la côte, et tantôt sont supportées par des saillies plus ou moins perpendiculaires à leur direction.

La structure des cartilages costaux est celle de tous les organes du même ordre. Ils sont entourés d’une membrane fibreuse, ou périchondre, remarquable par son épaisseur et sa vascularité.

Dans le jeune âge, ces cartilages sont blancs, souples et très élastiques, surtout les inférieurs. De quarante à cinquante ans, ils deviennent jaunâtres, plus fermes, plus cassants. C’est alors qu’on voit naître, sous la face profonde du périchondre, des noyaux osseux lamelliformes, qui se multiplient, s’étendent et finissent chez quelques individus par entourer presque entièrement le cartilage. En même temps d’autres noyaux osseux se forment dans l’épaisseur même de celui-ci. Ou pourrait croire que des cartilages ainsi envahis par un travail d’ossification qui attaque tout â la fois leur partie périphérique et leur partie centrale doivent passer assez rapidement de l’état cartilagineux à l’état osseux ; il n’en est rien cependant. ce travail marche toujours avec une extrême lenteur. Il est très rare, même dans la vieillesse la plus avancée, de trouver des cartilages costaux complètement ossifiés.

§ 2. — Du THORAX EN GÉNÉRAL.

Le thorax est une des trois grandes cavités du corps. Situé entre le crâne et l’abdomen, il établit la transition de l’un â l’autre, participant du premier par la fixité de sa forme et sa résistance, du second par la mobilité et la composition de ses parois.

Cette cavité renferme les poumons, organes essentiels de la respiration, et le cœur, organe central de la circulation. Le sang afflue de toutes les parties du corps vers les premiers pour se régénérer au contact de l’air ; ainsi épuré et régénéré, il est projeté par le second vers ces mêmes parties auxquelles il porte la chaleur et la vie. Nos organes sont donc d’autant plus assurés de recevoir les éléments réparateurs nécessaires à chacun d’eux, qu’ils se trouvent plus rapprochés des poumons et du cœur, véritable foyer de la vie nutritive. La cavité crânienne et la cavité abdominale, ou plutôt l’encéphale et les viscères abdominaux, en subissent l’influence presque immédiate. Les membres supérieurs s’en éloignent davantage, et les membres inférieurs plus encore; de là, pour l’extrémité terminale de ceux-ci, une vitalité moindre, une tendance [dus

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