‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 142 sur 260 · DES MEMBRES ABDOMINAUX · texte numérisé non relu

DES MEMBRES ABDOMINAUX

Les membres inférieurs ou abdominaux se composent de quatre segments : la hanche , la cuisse , la jambe et le pied.

La hanche, constituée par l’os iliaque, a été décrite avec le bassin, qu’elle contribue à former. Nous n’avons donc plus à étudier que les os de la cuisse, de la jambe et du pied.

§ 1er. — De l’os de la cuisse, ou du fémur.

Le fémur est l’os le plus long et le plus volumineux du corps. Il s’étend de l’os coxal, avec lequel il s’articule par son extrémité supérieure, vers le tibia, auquel il s’unit par son extrémité inférieure.

Sa direction est oblique de haut en bas et de dehors en dedans, d’où il suit : 1° que les fémurs, très écartés supérieurement, se rapprochent beaucoup inférieurement ; 2° que chacun d’eux forme, avec le tibia, un angle obtus dont le sommet se dirige en dedans — Cette obliquité varie, du reste, selon le sexe et selon les individus. Chez la femme, elle se montre plus accusée que chez l’homme, par suite de la prédominance, chez elle, des dimensions transversales du bassin. Chez quelques individus du sexe masculin, elle se prononce aussi davantage, et peut même s’exagérer au point de constituer une difformité qui reconnaît alors pour cause une conformation vicieuse des genoux.

Le fémur décrit une courbure à concavité postérieure. — On lui considère un corps et deux extrémités.

Pour le mettre en position, il faut placer en haut son extrémité coudée, diriger en dedans la branche horizontale du coude, tourner en avant la face convexe du corps, et appliquer l’extrémité inférieure de l’os sur un plan horizontal.

ÜSTE0L0G1E.

A. Corps du fémur. — - Prismatique et triangulaire, il présente trois faces et trois bords. Les faces se distinguent en antérieure , externe et interne; les bords, en externe, interne et postérieur .

La face antérieure est convexe, cylindroïde, plus large inférieurement. Elle donne attache au muscle triceps fémoral.

La face externe , tournée en arrière dans ses deux tiers supérieurs, est plane à ses extrémités, concave sur sa partie moyenne, recouverte dans toute sa longueur par la portion correspondante du muscle triceps.

Fig. 166. — Fémur , Fig. 167. — Fémur, Fig. 168. — Fémur, Fig. 169. — Fémur, vue antérieure. vue postérieure. coupe longitudinale. ses épipliyses.

Fig. 166. — 1. Corps du fémur. — 2. Tète de cet os. — 3. Son col. — 4. Grand trochanter. — 5. Ligne rugueuse qui s’étend obliquement du grand au petit trochanter.

— 6. Petit trochanter. — 7. Condyle externe. — 8. Condyle interne. — 9. Tubérosité du condyle externe. — 10. Fossette à laquelle s’attache le tendon du muscle poplité.

— 11. Tubérosité du condyle interne. — 12. Poulie fémorale.

Fig. 167. — 1, 1. Ligne âpre. — 2, 2. Branche qui s’étend de l’extrémité supérieure de celle-ci au grand trochanter. — 3. Branche qui se porte delà même extrémité au petit trochanter. — 4, 4. Lignes étendues de l’angle inférieur de bifurcation à la tubérosité de chacun des condyles. Entre ces deux lignes se trouve l’espace triangulaire qui répond aux vaisseaux poplités. — 5. Tête fémorale. — 6. Dépression à laquelle s’attache le ligament rond. — 7. Col du fémur. — 8. Grand trochanter. —

FÉMUR

La face interne regarde aussi en arrière dans ses deux tiers supérieurs qui donnent attache au même muscle. Dans son tiers inférieur, elle se rétrécit de plus en plus pour terminer en pointe sur la tubérosité du condyle correspondant.

Le bord externe est arrondi. Il répond : en haut, à un tubercule du grand trochanter; en bas, à un autre tubercule qui limite en dehors la poulie fémorale.

Le bord interne , arrondi aussi, se termine en haut sur la ligne rugueuse qui s’étend du grand au petit trochanter. En bas, il vient se perdre sur la tubérosité du condyle interne.

Le bord postérieur, très saillant, concave et rugueux, a reçu le nom de ligne âpre. Simple dans son tiers moyen, cette ligne se divise en trois branches supérieurement et se bifurque inférieurement. — Sa partie moyenne donne attache : par sa lèvre interne au vaste interne du triceps fémoral, par sa lèvre externe au vaste externe, et par son interstice aux trois muscles adducteurs de la cuisse. — Des trois branches partant de son extrémité supérieure, l’une, externe, plus longue, plus saillante, plus inégale, et obliquement ascendante, va se terminer sur la partie postérieure et inférieure du grand trochanter : elle donne attache au muscle grand fessier. La seconde ou moyenne, très courte, quelquefois peu apparente, se rend au petit trochanter : elle donne insertion au muscle pectiné. La troisième ou interne, parallèle à la précédente, se porte obliquement en haut et en avant, pour se continuer avec la ligne rugueuse, qui descend du grand vers le petit trochanter; elle donne attache à l’extrémité supérieure du vaste interne.

Des deux branches résultant de la bifidité de son tiers inférieur, l’externe, plus accusée, vient se terminer sur la tubérosité du condyle externe; l’interne, moins saillante, se termine sur le tubercule du condyle interne. L’espace triangulaire compris entre ces deux lignes répond au creux poplité et aux vaisseaux de ce nom.

C’est sur la ligne âpre que se trouve l’orifice du conduit nourricier de l’os. Ce conduit, quelquefois doublé, est situé un peu au-dessus de sa partie moyenne. Il se dirige obliquement de bas en haut.

9. Cavité digitale. — 10. Petit trochanter. — 11. Condyle externe. — 12. Condyle interne. — 13. Échancrure intercondylienne. — 14. Tubérosité du condyle externe. — 15. Tubérosité du condyle interne.

Fig. 168. — 1,1. Canal médullaire. — 2, 2. Parois de ce canal. — 3. Coupe transversale de l’extrémité supérieure de l’os; on voit que le tissu compact de la diaphyse remonte sur le bord inférieur du col. — 4. Extrémité inférieure formée par un tissu spongieux moins dense que celui de la tête du fémur.

Fig. 169. — 1,1. Partie de l’os qui se développe aux dépens de son point primitil ou diaphysaire. — 2. Épiphyse de la tête fémorale. — 3. Épiphyse du grand trochanter. — 4. Épiphyse du petit trochanter. — 5. Épiphyse de l’extrémité inférieure du fémur.

OSTÉOLOGJE.

B. Extrémité supérieure ou pelvienne. — L’extrémité Supérieure du fémur est conformée sur le même type que l’extrémité supérieure de l’humérus. Nous avons vu que celle-ci comprend quatre parties : la tête humérale, le col anatomique et deux tubérosités distinguées en externe et interne. Sur le fémur, nous retrouvons aussi une tète, un col et deux tubérosités, et toutes ses parties sont semblablement disposées. Seulement la tête fémorale est plus grosse; le col du fémur est beaucoup plus allongé; la tubérosité externe prend ici le nom de grand trochanter., et l’interne celui de petit trochanter. De rallongement considérable du col il suit que l’extrémité supérieure de l’os de la cuisse affecte une forme coudée. L’une des branches du coude se dirige en dedans et en haut : elle est formée par la tête et le col ; l’autre se dirige verticalement en bas pour se continuer avec le corps de l’os : elle est constituée par le grand et le petit trochanter, situés, le premier, au sommet du coude, le second, dans son angle rentrant. Rapprochons la tête des deux trochanters en raccourcissant le col, le fémur ressemblera à l’humérus; allongeons le col anatomique de l’humérus, l’os du bras ressemblera à l’os de la cuisse. Entre l’un et l’autre, il existe donc une remarquable analogie de conformation. Cette analogie reconnue, étudions les différences qu’ils présentent, c’est-à-dire les caractères propres à la tête et au col, au grand et au petit trochanter.

La tête du fémur est très régulièrement arrondie, un peu plus qu’hémisphérique, tournée en haut et en dedans. Elle s’articule avec la cavité cotyloïde qui s’incline en bas et en dehors pour la rec voir. — Deux lignes courbes, et quelquefois trois, circonscrivent sa base. Lorsqu’il en existe deux, elles se distinguent en antérieure et postérieure. S’il en existe trois, l’une est antérieure, la seconde supérieure, la troisième inférieure. L’axe de la tête est situé sur le prolongement de celui du col. — Au-dessous de sa partie la plus saillante ou centrale, on remarque une dépression qui donne attache au ligament rond.

Le col du fémur s’étend obliquement de la tête fémorale aux deux trochanters. Il offre la forme d’un cylindre aplati d’avant en arrière, en sorte qu’on peut lui considérer un axe, deux diamètres, deux faces, deux bords et deux extrémités.

L’axe du col, oblique de haut en bas et de dedans en dehors, forme avec l’axe du corps un angle à sinus inférieur de 130 degrés, d’après les recherches très précises de M. Rodet. En d’autres termes, il s’éloigne à peu près également de la direction verticale et de la direction horizontale, mais présente cependant une légère tendance à se rapprocher un peu plus de la dernière. Gel angle varie, du reste, suivant le sexe, suivant l’âge et suivant les individus. — Chez la femme, il est moins ouvert que chez l’homme; la différence toutefois est à peine sensible. — Sous

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l’influence des progrès de l’âge, il diminue et contribue, par conséquent, à l’abaissement de la taille chez le vieillard ; cette diminution, qui a été exagérée, se réduit le plus habituellement à 2 ou 3 degrés. — Les variations individuelles sont beaucoup plus prononcées. L’angle fémoral atteint, chez quelques individus, jusqu’à 144 degrés, et se réduit, chez d’autres, à 121 degrés. Il peut varier, en un mot, de 23 degrés : différence dix ou douze fois aussi grande que celles qui se produisent sous l’influence du sexe ou de la vieillesse, et bien autrement importante par conséquent. — La longueur de l’axe du col est en général de 38 millimètres.

Des deux diamètres, l’un s’étend du bord supérieur vers l’inférieur, l’autre de la face antérieure à la face opposée. Le premier présente une longueur d’autant plus grande que le col est appelé à supporter un poids plus considérable. Chez l’enfant, il diffère à peine de l’antéro-postérieur. Mais chez l’adulte, il devient prédominant. Ce diamètre mesure, en moyenne, 36 millimètres ; l’antéro-postérieur ne dépasse pas 25 millimètres. Le second est donc au premier comme 2 : 3.

Des deux faces du col, l’antérieure, plus large et presque plane, s’incline en bas ; elle est recouverte sur toute sa longueur par le ligament capsulaire de l’articulation de la hanche. — La face postérieure est concave de dedans en dehors, convexe de haut en bas. Elle répond à la circonférence externe du ligament capsulaire, qui la partage en deux parties, l’une intra-capsulaire un peu plus grande, l’autre extra-capsulaire.

Des deux bords, le supérieur, concave dans le sens transversal, arrondi d’avant en arrière, s’étend presque horizontalement de la tête fémorale à la partie antérieure du grand trochanter. Au niveau de son origine, le contour de la tête du fémur présente un angle peu accusé. Au niveau de sa terminaison, on remarque un tubercule plus ou moins saillant qui donne attache au ligament capsulaire. — Le bord inférieur s’étend très obliquement de la tête au petit trochanter. Sa longueur moyenne est de 42 millimètres, et celle du bord supérieur de 26 seulement.

Les extrémités du col sont plus volumineuses que sa partie moyenne. Elles diffèrent, du reste, beaucoup l’une de l’autre. — L’extrémité supérieure se renfle circulairement pour se souder à la base de la tête. On remarque, sur sa périphérie, et surtout supérieurement, un très grand nombre d’orifices vasculaires. — L’extrémité inférieure, ou base du col, très allongée dans le sens vertical, se dirige de haut en bas et de dehors en dedans. Elle se soude aux deux trochanters.

En avant, la base du col est située au niveau de ceux-ci, et correspond à une ligne rugueuse qui s’étend de l’un à l’autre ; en arrière, elle est débordée par eux. Il suit de cette disposition que l’axe prolongé du col ne traverse pas le grand trochanter dans sa partie centrale : il se rapproche plus de sa partie antérieure.

OSTÉOLÜGIE.

Le grand trochanter occupe le sommet du coude que forme l’extrémité supérieure du fémur. Situé sur le prolongement du corps de Los, il répond surtout à sa face externe, qu’il déborde. Son volume est considérable, en sorte qu’il constitue dans la région de la hanche une saillie très prononcée, la saillie tr o chanter ienne. Cette saillie dépasse le niveau de la crête iliaque correspondante.

La forme du grand trochanter est irrégulière. On lui considère une face externe, une face interne et quatre bords. La face externe, convexe et inégale, présente une empreinte triangulaire qui occupe sa moitié supérieure, et qui donne attache au muscle moyen fessier. — La face interne se confond dans la plus grande partie de son étendue avec la base du col. En haut et en arrière, où elle devient libre, cette face est creusée d’une cavité semblable à celle que produirait l’immersion de la pulpe du doigt dans une cire molle, d’où le nom de cavité digitale , sous lequel elle est connue. Le muscle obturateur interne et les muscles jumeaux s’attachent à sa partie supérieure ; le tendon de l’obturateur externe s’insère au fond de la cavité. — Le bord antérieur du grand trochanter, très épais et rugueux, offre la figure d’un petit rectangle ; il donne insertion au muscle fessier. — Le bord postérieur, arrondi, reçoit l’insertion du muscle carré. — Le bord inférieur est représenté par une crête anguleuse, sur laquelle s’insère le vaste externe du triceps. — Le bord supérieur, curviligne, donne attache au muscle pyramidal.

Le petit trochanter est situé sur le prolongement du bord inférieur du col. Il offre une forme mamelonnée. Sa moitié postérieure reçoit l’attache du tendon commun aux muscles psoas et iliaque. De sa base on voit partir trois lignes : l’une, qui se dirige vers la tête du fémur: c’est le bord inférieur du col ; l’autre, supérieure et externe, qui monte vers le grand trochanter ; la dernière, inférieure, qui descend vers la ligne âpre, et à laquelle s’insère le muscle pectiné. A sa partie antérieure existe une fossette qui donne attache au ligament de Bertin.

C. Extrémité intérieure ou tibiale. — L’extrémité inférieure du fémur est très volumineuse, allongée dans le sens transversal, et comme enroulée d’avant en arrière autour d’un axe idéal.

Vue antérieurement, elle présente une surface articulaire configurée à la manière d’une poulie : c’est \apoulieo\i trochlée fémorale. La gorgede cette poulie se rapproche un peu plus du bord interne que de l’externe, lequel est plus saillant et remonte plus haut que le premier. — Au-dessus de la poulie fémorale, on remarque une large gouttière longitudinale, la gouttière sus-trochléale , criblée d’orifices vasculaires, recouverte à l’état frais par un périoste très épais, par une couche cellulo-adipeuse et par la synoviale du genou. Ainsi disposée, elle peut être considérée comme une dépendance de la trochlée. Cette gouttière répond à la face posté-

FÉMUR

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Heure de la rotule dans letat d’extension de la jambe et -m m„H i triceps fémoral dans l’état de flexiou. ’ ‘ d°" ' "

Vue par sa partie postérieure, l’extrémité tibiale présente deux sail lies volumineuses et arrondies, que sépare une large et profonde écha " mue. Les srnlhes portent le nom de condyles, et l’espace qui les sépare celui d échancrure inter condy tienne . ^

Les condyles se distinguent en interne et en externe. Le premier est

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et descend plus bas. Lorsque cet os repose sur le condyle interne si on lu. donne une d.rection verticale, le condyle externe s’élève à un’ celui melie environ au-dessus du point d’appui. Si les deux condyles reposent sur un meme plan horizontal, comme dans l’état normal le fémur s’ "

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Leur face profonde ou poplitée, beaucoup moins étendue nue les deux autres, contribue à former l’échancrure intercondylienne ~ Celle du condyle externe se dirige de bas en haut et de dedans en dehors in voit sur sa moitié supérieure une large empreinte qui donne attache au

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tubérosité du condyle externe donne attache au ligament latéral externe de l’articulation du genou. Sur sa partie supérieure et postérieure, on observe une dépression unie, à laquelle vient se fixer le tendon du muscle jumeau externe. Au-dessous existe une dépression plus profonde et allongée, représentant une sorte de gouttière; elle donne insertion au muscle poplité. — La tubérosité du condyle interne , plus saillante et plus élevée que l’externe, donne attache au ligament latéral interne du genou. Elle est surmontée par un tubercule de forme pyramidale et triangulaire, sur lequel se fixe le tendon du muscle grand adducteur de la cuisse. L’empreinte qui reçoit l’attache du jumeau interne répond à sa partie postéro-supérieure.

Conformation intérieure . — Le canal médullaire du fémur s’étend du quart inférieur de l’os au petit trochanter. Le calibre qu’il présente est en raison inverse de l’épaisseur de ses parois. La couche compacte qui le circonscrit s’amincit de plus en plus en descendant.

L’extrémité tibiale est constituée par un tissu spongieux délié, dont les principales trabécules affectent une direction longitudinale.

L’extrémité supérieure est formée par un tissu spongieux peu condensé au niveau des trochanters, et sur la partie supéro-externe du col. Mais ce tissu devient plus serré à mesure qu’on se rapproche de la tète fémorale ; il offre une grande densité dans toute l’épaisseur de celle-ci. — Sur le bord inférieur du col, on remarque, une couche de tissu compact assez épaisse inférieurement, s’amincissant à mesure qu’on se rapproche de la tète. Cette arcade, comparée à une sorte de contrefort est un prolongement de la paroi correspondante de la diaphyse; de sa partie profonde naissent des jetées osseuses irrégulières qui se perdent à des hauteurs variables dans le tissu spongieux du col.

Développement . — Le fémur se développe par cinq points d’ossification : un point primitif pour le corps, un point complémentaire pour l’extrémité inférieure, trois pour l’extrémité supérieure. Des trois épiphyses de l’extrémité supérieure, l’une est destinée à la tète, la seconde au grand trochanter, la troisième au petit trochanter.

Le point primitif se montre dans les premiers jours du second mois de la vie fœtale. 11 occupe, à son apparition, le centre de la diaphyse, s’étend rapidement, et contribue à former la plus grande partie de l’extrémité supérieure; le col en est une dépendance.

L’épiphyse de l’extrémité tibiale se développe vers la fin du dernier mois de la grossesse. A la naissance, elle offre le volume d’un pois. Cette épiphyse occupe alors le centre du cartilage et répond au tiers supérieur de la poulie fémorale.

L’épiphyse de la tête du fémur paraît au début de la seconde année, celle du grand trochanter à trois ans et celle du petit trochanter à huit ans.

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