ARTICULATIONS DES CORPS DES VERTÈBRES
de haut en bas, très lentement d’abord, puis de plus en plus rapidement, et devient très considérable sur la colonne lombaire.
Cette hauteur est égale en avant et en arrière sur les ligaments qui répondent aux vertèbres de transition, c’est-à-dire à l’union de la colonne cervicale avec la colonne dorsale, et de celle-ci avec la colonne lombaire. Mais elle diffère pour les parties antérieure et postérieure sur tous les autres. — Au cou, elle atteint en avant de 5 à 6 millimètres, et se réduit en arrière à 2 ou 3. — Au dos, elle est en avant et en haut de 3 millimètres, plus bas de 4 à 5, inférieurement de 5 à 6. En arrière, elle ne dépasse pas 4 millimètres. — Aux lombes, elle mesure en moyenne 7 millimètres en avant et 6 en arrière.
De cette inégale hauteur de leurs parties antérieure et postérieure dans les différentes régions, résultent les courbures alternatives de la colonne vertébrale, courbures cependant qui dépendent en partie aussi de l’inégale hauteur des corps vertébraux. Mais les trois régions comparées entre elles sous ce dernier point de vue présentent quelques différences.
— Au cou, les corps vertébraux offrent la même hauteur en avant et en arrière. La courbure de la colonne cervicale reconnaît par conséquent pour unique cause le mode de conformation des ligaments interosseux.
— Sur la colonne dorsale, les vertèbres et surtout les vertèbres moyennes sont plus épaisses en arrière; ce sont elles qui déterminent l’inflexion de cette colonne en avant. — Aux lombes, les ligaments et les vertèbres offrent plus d’épaisseur en avant; la part que prennent les uns et les autres à l’inflexion de la colonne lombaire diffère à peine.
La hauteur des ligaments interosseux est à celle des corps vertébraux, dans la région cervicale : 2 : 3; dans la région dorsale : I 1 *. 5; dans la région lombaire : : 1 : 3. C’est donc sur la première qu’ils atteignent
Fig. 210. — 1, 1. Partie périphérique du ligament, formée de lames fibreuses concentriques. — 2. Sa partie centrale, molle, élastique et d’aspect homogène.
Fig. 211. — 1. Partie antérieure de la portion périphérique. — 2. Partie postérieure de cette portion. — 3, 3. Partie centrale du ligament. —4, 4. Cartilage auquel adhère cette partie centrale.
Fig. 210. — Ligament interosseux , coupe horizontale.
Fig. 211. — Ligament interosseux , coupe verticale antéro-postérieure.
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leur hauteur relative la plus grande. Sur la seconde, celle-ci descend au contraire à son minimum.
En moyenne, la hauteur absolue des ligaments intervertébraux est de 5 ou 6 millimètres; et comme leur nombre s’élève à 23, en multipliant les deux chiffres l’un par l’autre, on voit que ces ligaments superposés produiraient une colonne de 13 centimètres. Chez un homme de stature ordinaire, la longueur du rachis étant de 61 centimètres, ils en forment donc en définitive de la quatrième à la cinquième partie.
Les faces supérieure et inférieure des ligaments interosseux adhèrent de la manière la plus solide aux deux faces correspondantes des vertèbres. Par leur partie périphérique, elles répondent à l’anneau osseux qui borde ces dernières, et dans le reste de leur étendue, au cartilage inscrit dans cet anneau.
Leur circonférence est recouverte en avant par le ligament vertébral commun antérieur, et par plusieurs muscles auxquels elle donne insertion : les muscles grands droits antérieurs et longs du cou supérieurement, le diaphragme et les grands psoas inférieurement. Elle est en rapport en arrière avec le ligament vertébral commun postérieur, qui lui est uni plus intimement que l’antérieur.
Les ligaments intervertébraux ou amphiarthrodiaux présentent une structure qui leur est propre, et qui a été précédemment exposée. (Voy. les Considér. génér. sur les amphiarthroses , p. 518 et suiv.)