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OBJET ET DIVISION DE L’ANATOMIE

L’anatomie est une science qui a pour objet la structure des corps organisés. Ceux-ci se partageant en deux classes, les végétaux et les animaux ; elle se divise aussi en deux grands embranchements : Y anatomie végétale et Y anatomie animale (1).

L’anatomie animale a été envisagée sous des aspects très variés ; de là pour cette science autant de formes distinctes, qui chacune ont reçu un nom différent. C’est ainsi qu’on a appelé :

Anatomie comparée, celle qui traite de l’organisation dans toute la série zoologique et qui considère successivement les mêmes organes dans les diverses espèces, afin d’arriver, par voie de comparaison, à une notion plus exacte et plus complète de chacun d’eux ;

Anatomie spéciale, celle qui étudie l’organisation dans une seule espèce, exemple : l’anatomie humaine, l’anatomie du cheval, de la sangsue, du ténia, etc., etc.;

Anatomie philosophique, celle qui s’élève de la connaissance et du rapprochement des faits particuliers aux lois générales de l’organisation ;

Anatomie générale, celle qui rapproche les parties similaires du corps pour en former autant de groupes naturels connus sous le nom de systèmes, qni étudie tous ces systèmes dans leur conformation, leur

(1) Le mot anatomie dérive de deux mots grecs (Tepvw, je coupe, àvà, parmi). Pris dans son sens étymologique, il exprime donc l’idée de dissection. Ce procédé n’est pas le seul qui s’applique à l’étude des être organisés; mais il est sans contredit le plus général et le plus important.

2 CONSIDÉ HATIONS GÉNÉRALES.

structure, leur développement, et qui nous montre la part que prend chacun d’eux à la constitution de l’économie. Tels sont le système osseux, le système musculaire, etc. ;

Anatomie de texture ou histologie, celle qui détermine les parties constituantes de nos organes, et qui nous enseigne le mode d’association ou d’arrangement de toutes ces parties;

Anatomie topographique, chirurgicale ou des régions,

celle qui s’attache plus spécialement à déterminer leurs rapports et qui cherche dans cette détermination un guide sûr pour la main du chirurgien ;

Anatomie du fœtus, anatomie des âges ou embryologie, celle qui les suit dans toutes les périodes de leur évolution, depuis le moment de leur apparition jusqu’à l’époque de leur complet développement;

Anatomie anormale ou tératologie, celle qui nous fait connaître toutes les modifications que la nature leur imprime lorsqu’elle s’écarte de son type spécifique ;

Anatomie pathologique, celle qui étudie les altérations dont ils peuvent devenir le siège, afin d’établir la corrélation existant entre ces altérations et les phénomènes par lesquels elles se traduisent au dehors ;

Anatomie descriptive, celle qui trace dans un cadre méthodique l’histoire successive et complète de chacun d’eux.

C’est sous ce dernier point de vue que nous envisagerons l’anatomie. Ainsi considérée, elle embrasse dans ses limites tout ce qui est relatif à la situation, à la direction, au volume, à la forme, aux rapports, en un mot, aux propriétés extérieures de nos organes.

Mais pour tracer de ceux-ci une description complète, il faut en outre déterminer les parties qui les composent et leur mode d’association ; les suivre dans leur développement et dans leur décroissance à travers la série des âges ; faire connaître leurs principales anomalies, et dans quelques cas aussi leurs altérations : d’où il suit que l’anatomie de texture, l’anatomie d’évolution, etc., sont plus ou moins tributaires de l’anatomie descriptive.

Cette branche de la science est donc la plus étendue ; son importance 11e saurait être contestée. C’est à elle, comme à un tronc commun, que viennent se rattacher toutes les autres. L’histologie en est un simple rameau. Par ses nombreuses applications à la médecine et à la chirurgie, elle tient sous sa dépendance toute l’anatomie médico-chirur-

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