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ATTITUDE ET CONFIGURATION DU CORPS. S

gicale. Elle embrasse, en outre, une grande partie de l'anatomie générale, et s’agrandit encore par de fréquents emprunts à l’anatomie comparée.

Le corps humain est un édifice dont toutes les parties ont été admirablement coordonnées. Avant de pénétrer dans l’intérieur de cet édifice pour en étudier la distribution, la structure, le mécanisme, jetons un coup d’œil sur son ensemble, contemplons sa surface, déterminons les dimensions et les proportions qu’il présente.

DU CORPS HUMAIN EN GÉNÉRAL

ARTICLE PREMIER

ATTITUDE ET CONFIGURATION, SYMÉTRIE, POIDS ET VOLUME, PROPORTIONS DU CORPS

§ 1er. — Attitude et configuration du corps.

L’homme se tient debout sur la plante des pieds, attitude si naturelle chez lui qu’il peut la conserver longtemps et sans fatigue. Seul, il jouit de ce privilège qui lui laisse l’entière liberté de ses membres thoraciques, et qui suffirait pour établir sa supériorité sur les êtres les plus rapprochés de lui par leur organisation, s’il ne possédait dans son intelligence un titre plus éclatant et plus digne au rang suprême.

Affectés chez les animaux à la progression, ces membres sont revêtus à leur extrémité terminale d’étuis cornés qui les protègent contre les aspérités du sol, mais qui lui communiquent une sorte de rudesse. Libre chez l’homme, destinée chez lui à la préhension, cette partie terminale est plus délicate, plus divisée, plus sensible, plus mobile surtout ; elle devient ainsi une arme avec laquelle il peut se défendre et un organe qu’il fait servir à son industrie.

L’attitude quadrupède est donc un signe d’infériorité ; l’attitude bipède, par tous les avantages qu’elle porte avec elle, dénote, au premier aspect, le rang élevé qui appartient à l’espèce humaine parmi les êtres vivants.

Considéré dans l’attitude qui lui est propre} le corps de l’homme est limité par six plans : un plan vertical antérieur ou abdominal ; un plan

DU COUPS HUMAIN EN GÉNÉRAL

vertical postérieur ou dorsal ; deux plans verticaux et latéraux, l’un droit, l’autre gauche ; et deux plans horizontaux, l’un supérieur ou céphalique, l’autre inférieur appelé aussi base de sustentation. C’est à ces plans que nous rapporterons tous les organes, lorsque nous aurons à déterminer leur situation respective ; ainsi, de deux organes voisins, nous appellerons antérieur celui qui sera plus rapproché du plan abdominal, postérieur celui qui sera plus rapproché du plan dorsal, ou bien supérieur celui qui se rapprochera davantage du plan céphalique.

Considéré dans sa conformation extérieure, le corps humain se compose d’une partie centrale que dominent le cou et la tête, et à laquelle viennent se rattacher les quatre membres comme autant d’appendices.

A. — Configuration du troue.

Le tronc , ou partie centrale du corps, peut être comparé à un cylindre comprimé d’avant en arrière, en sorte que son diamètre transversal l’emporte sur l’antéro-postérieur : mode de conformation opposé à celui qu’on remarque chez la plupart des mammifères, où il est, au contraire, aplati de l’un à l’autre côté.

Le tronc, en outre, est plus étroit à sa partie moyenne qu’à ses extrémités, disposition propre aussi à l’espèce humaine. Ainsi configuré, il se divise en deux parties bien distinctes, l’une supérieure qui forme le thorax , l’autre inférieure qui constitue Y abdomen.

Le thorax a pour limite supérieure et antérieure une dépression médiane qui répond au sternum, et de chaque côté une saillie horizontale et sinueuse produite par la clavicule. — Inférieurement, il est limité en avant par une petite fossette, médiane aussi, sous laquelle se cache l’appendice xiphoïde du sternum, et latéralement par deux longues saillies curvilignes qui partent des bords de cette fossette et qui divergent en descendant. Ces saillies, dont la convexité regarde en bas et en dedans, sont formés par la soudure et la continuité des cartilages situés sur le prolongement des six dernières côtes, d’où le nom de rebords cartilagineux qui leur a été donné. — Dans l’intervalle compris entre les deux limites du thorax on remarque : une surface plane qui emprunte sa résistance au sternum ; à droite et à gauche, une large saillie musculaire due au grand pectoral ; et sur le bord inférieur de celle-ci, la mamelle , plus ou moins développée chez la femme, rudimentaire chez l’homme.

L’ abdomen, arrondi et saillant chez l’enfant, se déprime chez l’adolescent et reste en général déprimé pendant tout le cours de la jeunesse.

CONFIGURATION DU TRONC

A l’âge où le tissu adipeux commence à se montrer, il tend à reprendre sa forme primitive. En bas, il est circonscrit par une ligne demi-circulaire, dont la partie médiane, toujours peu accusée, rase les pubis, et dont les parties latérales obliquement ascendantes, se présentent sous l’aspect, d’un sillon creusé entre la cuisse et la paroi abdominale antérieure : ce sillon constitue le pli de Vaine. Il se termine en dehors au niveau d’une saillie osseuse très manifeste, l 'épine iliaque antérieure et supérieure. A celle-ci succède une crête curviligne plus prononcée chez la femme que chez l’homme : c’est la crête iliaque, qui forme une dépendance du bassin et qui en représente la partie la plus élevée. L’espace compris entre cette crête et la dernière côte varie, suivant les individus, de 6 à 9 centimètres ; il se montre d’autant plus concave que la crête iliaque est plus saillante.

Sur la paroi antérieure de l’abdomen on observe V ombilic, cicatrice déprimée qui en occupe à peu près le centre; au-dessus et au-dessous une dépression verticale qui correspond à la ligne blanche.

Au niveau de l’étranglement que présente la partie moyenne du tronc, le thorax se trouve séparé profondément de l’abdomen par le diaphragme, cloison musculaire offrant la forme d’une voûte très obliquement dirigée de la paroi antérieure vers la postérieure. Il résulte de cette disposition : 1° que la cavité thoracique est notablement plus longue en arrière, et la cavité abdominale plus longue au contraire en avant; 2° que la capacité de l’abdomen est supérieure à celle du thorax et beaucoup plus grande, en réalité, que son aspect extérieur ne semble l’annoncer.

Pour arriver à une détermination plus précise de la situation des viscères contenus dans cette cavité, elle a été divisée en trois zones par deux plans horizontaux : une zone supérieure ou épigastrique, un. zone moyenne ou ombilicale, une zone inférieure ou hypogastrique ; et chacune de celles-ci a été subdivisée en trois régions. Deux lignes qui s’étendraient transversalement, l’une de la partie moyenne du rebord cartilagineux d’un côté à la partie correspondante du rebord opposé, et l’autre de l’épine iliaque gauche à l’épine iliaque droite, représenteraient extérieurement les deux plans horizontaux; deux autres lignes qui croiseraient perpendiculairement les précédentes et qui viendraient tomber sur la partie interne des plis de l’aine, représenteraient les plans verticaux.

Des neuf régions de l’abdomen les trois supérieures seules ont des limites bien distinctes. — La moyenne, bornée à droite et à gauche par les rebords cartilagineux, offre une figure angulaire dont le sommet, dirigé en haut, se continue avec la fossette sus-xiphoïdienne; elle est déprimée et correspond à l’estomac, d’où les noms de creux de Vesomac et à’ épigastre qui lui ont été donnés. — Les régions supérieures

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et latérales situées sous les six dernières côtes et les cartilages qui les prolongent constituent les hypochondres.

La région moyenne de la zone ombilicale, à peu près plane, n’est remarquable que par la présence de l’ombilic qui en occupe le centre. — Les régions latérales, appelées flancs ou régions lombaires , sont concaves de haut en bas, convexes d’avant en arrière.

La région moyenne de la zone hypogastrique, ou Yhypogastre, comprend dans ses limites tous les organes qui occupent l’excavation du bassin, c’est-à-dire la vessie et le rectum chez l’homme, ces memes organes et, en outre, l’utérus et ses dépendances chez la lémme. Elle est légèrement déprimée dans le jeune âge, plane dans l’âge adulte, arrondie chez les individus doués d’un certain embonpoint, et séparée alors de la saillie qui surmonte les pubis par un sillon transversal que les sculpteurs grecs ont beaucoup exagéré. — Les régions latérales ou régions iliaques limitées en bas par le pli de l’aine, en dehors par la crête iliaque, sont tantôt déprimées, tantôt presque planes, quelquefois saillantes et arrondies.

Vu par sa face dorsale, le tronc offre un aspect bien différent. La partie postérieure du thorax ou dos en forme la plus grande partie. L’abdomen, qui n’est plus représenté sur cette face que par les régions lombaires et le bassin, constitue sa partie inférieure. — Le dos revêt la figure d’un plan triangulaire dont la partie la plus large répond aux épaules, et dont le sommet tronqué se continue avec les lombes en s’inclinant vers la face antérieure du tronc. — Le bassin décrit une convexité dont la partie inférieure du sacrum représente le point le plus saillant. De chaque côté on aperçoit l’épine iliaque postérieure et supérieure qui termine en arrière la crête de ce nom.

Les lombes intermédiaires au plan rentrant du dos et à la courbe saillante du bassin sont concaves de haut en bas et convexes transversalement. Leur concavité ou cambrure présente du reste de très grandes variétés individuelles qui sont subordonnées à l’inclinaison de l’axe du bassin. Lorsque cet axe est très incliné en avant, la saillie des fesses devient plus accusée, et la cambrure des lombes très prononcée. Ce mode de conformation est celui qu’on remarque le plus ordinairement chez la femme. Si l’axe de la cavité pelvienne se rapproche de la verticale, la saillie du sacrum et des fesses tend à s’effacer, la cambrure des lombes disparaît en partie, quelquefois même complètement, et l’on voit alors le dos, les lombes et le bassin se ranger sur le même plan.

La face postérieure du tronc présente en outre sur sa partie médiane une série de petites saillies échelonnées de haut en bas et formant une sorte de crête très apparente chez les individus maigres; cette crête occupe, au contraire, le fond d’une longue gouttière verticale chez ceux qui sont moins dépourvus de tissu adipeux ou fortement musclés.

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