‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 23 sur 260 · TISSU NERVEUX · texte numérisé non relu

TISSU NERVEUX

fibres qui le composent. Les fibres musculaires striées soûl 1res longues puisqu’elles mesurent font l’espace compris entre leurs deux tendons du muscle. Les fibres musculaires lisses sont, au contraire, très courtes: leur étendue moyenne est de 0mra,05. Elles ne forment des fibres longues qu’en s’ajoutant les unes aux autres. Leur diamètre ne dépasse pas 0mm,006. Leur configuration n’est pas cylindrique, mais fusiforme. A celte première différence s’en ajoute une seconde beaucoup plus importante tirée de leur structure.

Nous avons vu que les fibres musculaires striées sont des cellules vraies; en d’autres termes, elles possèdent une enveloppe, le myolème. Les fibres musculaires lisses n’ont pas d’enveloppe; ce sont des cellules nues. Dans les premières, le protoplasma se transforme en fibrilles; dans les secondes, il conserve un aspect homogène ou légèrement granuleux. Dans les fibres musculaires striées, les noyaux situés entre l’enveloppe et les fibrilles sont toujours multiples et relativement nombreux ; dans les fibres musculaires lisses il n’existe jamais qu’un seul noyau, occupant leur centre et offrant la forme d’un bâtonnet arrondi à ses extrémités.

Comme les fibres striées, les fibres lisses se juxtaposent et constituent ainsi des muscles qui diffèrent à l’infini par leur configuration, par leurs dimensions et par leur importance; ces muscles à fibres lisses entrent dans la composition d’une foule d’organes, à l’étude desquels ils se rattachent.

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