CONFIGURATION DES MEMBRES
traduisent au dehors. Or la clavicule et Y omoplate forment celui de l’épaule; l’os iliaque celui de la hanche; • é*- Y humérus et le fémur représentent celui du bras et de la cuisse; le cubitus et le radius constituent celui de l’avant-bras, le tibia et le péroné celui de la jambe. — Le carpe , le métacarpe et les phalanges composent le squelette de la main; le tarse , le métatarse et les phalanges, le squelette du pied.
Yue par sa partie supérieure, l’épaule est presque plane et horizontale chez l’homme, plus arrondie et plus tombante chez la femme. — Vue par sa partie externe, elle se présente sous l’aspect d’une saillie ovoïde dont la petite extrémité, dirigée en bas, se termine par une fossette, la fossette deltoïdienne. Cette saillie, qui forme le moignon de l’épaule, est produite d’une part par le muscle deltoïde, de l’autre par l’extrémité supérieure de l’humérus, sous lequel elle peut être facilement reconnue à sa résistance et à sa mobilité. Une ligne tirée de l’un à l’autre moignon, et passant par les deux têtes humérales, représente le plus grand diamètre transversal du corps. Inférieurement, l’épaule est séparée des parois latérales du thorax par une dépression profonde, le creux de Vaisselle , que limitent en avant le grand pectoral, en arrière le grand rond et le grand dorsal.
Le pli de l’aine et la crête iliaque limitent supérieurement les membres abdominaux. Au-dessous de la crête iliaque on observe une saillie arrondie ; cette saillie est l’analogue du moignon de l’épaule; elle répond au grand trochanter , de même que la saillie deltoïdienne répond à la grosse tubérosité de l’humérus.
Le bras est cylindrique et vertical; la cuisse conique et obliquement dirigée de haut en bas et de dehors en dedans. Le bassin offrant plus de largeur chez la femme, les crêtes iliaques sont plus apparentes dans ce sexe, les fémurs plus écartés, les trochanters plus saillants, les cuisses plus obliques et les' genoux plus rapprochés.
L’avant-bras représente aussi un cône, mais un cône comprimé d’avant en arrière, surtout dans sa moitié inférieure. — Sa face postérieure, légèrement arrondie en bas et anguleuse en haut, se termine par une saillie osseuse très prononcée, Yolécrâne. En se continuant avec la face correspondante du bras elle constitue le coude, qui s’efface en partie pendant l’extension de l’avant-bras, qui devient anguleux dans l’état de demi-flexion. — La face antérieure de l’avant-bras, presque plane, présente au niveau de sa continuité avec le bras une légère dépression : le pli du coude.
La jambe est conique dans ses deux tiers supérieurs, plus grêle et cylindrique dans son tiers inférieur. — Sa face antérieure se décompose en deux plans : l’un, tourné en dehors et plus large supérieurement; l’autre, incliné en dedans et d’égale largeur sur toute son étendue. Une
DU CORPS HUMAIN EN GÉNÉRAL
crête presque tranchante, constituée par le bord antérieur du tibia, occupe l’angle de réunion dp ces deux plans. — En se continuant en haut avec la partie correspondante de la cuisse, ceux-ci donnent naissance au genou, dont la partie antérieure, très saillante et mobile, est formée par la rotule.
La face postérieure de la jambe présente pour attribut caractéristique 1 e mollet, saillie ovoïde qui emprunte son existence au relief des muscles jumeaux et soléaire; aussi, lorsque ces muscles entrent en contraction, voit-on cette saillie se durcir et prendre une configuration plus arrêtée. Sur son quart inférieur, on aperçoit une autre saillie, grêle et verticale, limitée de chaque côté par une petite gouttière longitudinale et produite par le tendon des muscles du mollet ou tendon d'Achille. En se continuant avec la cuisse, la face postérieure de la jambe se déprime au niveau du genou. Cette dépression, ou creux du jarret , affecte la forme d’un losange dont le grand axe serait vertical. Elle correspond au pli du coude, de même que la rotule correspond à l’olécrâne.
La main suspendue et comme flottante sur les côtés de l’édifice qu’elle a pour mission de protéger et de servir, est, de toutes les parties qui concourent à le former, celle où la sensibilité et la mobilité se trouvent associés au plus haut degré. La réunion de ces deux attributs en fait pour nous l’organe du toucher. Composée d’un grand nombre de pièces qui se meuvent les unes sur les autres, et placée à l’extrémité d’un long levier brisé qui décrit autour de son point d’attache une immense courbe circulaire, elle s’applique facilement à tous les points de la surface du corps et à tout ce qui nous entoure. Guidée par la vue, elle joue le rôle d’un agent d’exploration. Dirigée par l’intelligence, elle devient un instrument mécanique si parfait, qu’elle peut réaliser ces innombrables merveilles de l’art et de l’industrie à l’aspect desquelles l’homme lui-même reste frappé d’étonnement.
L’organe du toucher comprend, du reste, dans sa composition trois parties très distinctes : une partie supérieure ou carpienne qui forme le poignet , une partie moyenne ou métacarpienne, et une partie terminale ou digitale.
La première offre la forme d’un cylindre comprimé d’avant en arrière comme l’avant-bras qu’elle semble prolonger.
La deuxième, ou portion métacarpienne, plus comprimée encore et comme étalée, revêt une figure quadrilatère. Sa face postérieure ou dorsale est légèrement convexe, et sa face antérieure ou palmaire légèrement concave. Cette concavité, par laquelle la main s’applique aux objets qu’elle saisit, est limitée : en bas par une saillie transversale peu prononcée qui répond à la tête des quatre derniers métacarpiens; en haut et en dehors par une saillie s’étendant du poignet vers le pouce, c’est Y éminence thénar ; et en dedans par une saillie longitudinale