‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 107 sur 223 · PLEXUS SACRÉ · texte numérisé non relu

PLEXUS SACRÉ

teuse interne qu'il. accompagne dans toute l'étendue de son trajet et dont il occupe constamment le côté le plus rapproché des téguments. Comme celte artère, il sort du bassin entre le bord inférieur du pyramidal et le bord supérieur de l'épine ischiatique, contourne cette épine, rentre dans le bassin, et s'applique à l'tiponévrose de l'obturateur interne, sur laquelle il est fixé, ainsi que l'artère correspondante, par un dédoublement de cette aponévrose. Parvenu au niveau de la branche ascendante de l'ischion, il se partage en deux branches : une branche inférieure ou périnéale, et une branche «tip^i>ur^, pénienne ou dorsale de la verge chez l'homme.

a. La branche inférieure ou périnéale fournit d'abord deux ou trois filets qui vont se distribuer à la partie antérieure du sphincter de l'anus et à la peau sous-jacente. — Elle donne ensuite, et à peu près au même niveau, une division plus considérable qui marche d'arrière en avant dans l'angle de séparation du périnée et de la face interne de la cuisse, en se distribuant aux téguments de Tune et l'autre région et se prolongeant jusqu'au scrotum. Après avoir émis ce Cûdi fémoro-périnéal, la branche inférieure se partage en deux rameaux : un rameau superficiel ou cutané, et un rameau profond ou musciilo-uréthraL

Le rameau superficiel se porte obliquement en avant et en dedans, entre l'aponévrose périnéale inférieure et le feuillet profond du fascia superficialis de cette région. Sur la limite des bourses, il s*épanouit en rameaux longs et grêles qui vont se terminer dans le scrotum, et dans la peau delà face inférieure de la verge. Avant d'atteindre l'enveloppe scrotale, ce rameau fournit quelques ramifications à la peau du périnée.

Le rameau profond ou miisculo-uréthral passe ordinairement au milieu des fibres du muscle transverse, et quelquefois au-dessus de ce muscle, pour psyrcourir ensuite l'espace triangulaire qui sépare les racines du corps caverneux du bulbe de l'urèlhre. Ses divisions sont destinées : 1" à Textréniité antérieure du sphincter de l'anus ; i** au transverse périnéal ; 3" au hulbo-caverneux ; 4* à l'ischio-caverneux ; 5° enfin à la muqueuse uréthrale. Cette dernière division pénètre dans le bulbe de Turèthre par sa partie latérale avec l'artère bulbeuse, qu'il accompagne ensuite et dont il partage la distribution. — Mais, indépendamment de ce ramuscule latéral, il en existe un autre, inférieur et médian, qui chemine entre le bulbe et le muscle bulbo-caverneux. Ce second ramuscule, très-gréle et très-long, s'avance jusqu'au gland en donnant dans son trajet un grand nombre de ramifications qui pénètrent dans la portion spongieuse de l'urèthre.

ft. La branche supérieure^ pénienne ou dorsale de la verge, ordinairement moins considérable que riuférieure, continue le trajet primitif du nerf honteux interne. De la branche ascendante de Tischion, elle monte sur la branche descendante du pubis, traverse le ligament sous-pubien, longe le ligament suspenseur de la verge, puis la partie médiane de la face

supérieure des corps caverneux, et se partage à Texlrémité antéiieure de ceux-ci en quatre ou cinq rameaux dont les divisions vont se répandre dans répaisseur du gland et dans la muqueuse qui le recouvre.

Sur le dos de la verge, cette branche fournit huit ou dix filets qui décrivent des arcades latérales, parallèles à celles des artères et des veines. De ces arcades partent de nombreuses ramifications,'extrèmement déliées, qui toutes pénètrent dans les corps caverneux. L'extrémité terminale de ces filets arciformes se ramifie dans la portion spongieuse de Turèthre.

Chez la femmey la branche périnéale inférieure, après, avoir fourni le rameau fémoro-périnéal, et les divisions destinées à la peau du périnée, se distribue à la grande lèvre correspondante. — La branche supérieure ou clitoridienne rampe sur la face dofsale des corps caverneux, et se termine dans la muqueuse qui revêt leur extrémité libre.

B. Branches collatérales postérieures du plexus sacré.

Les branches collatérales postérieures, essentiellement destinées à des muscles, sont au nombre de cinq :

Le nerf fessier supérieur; Le nerf du pyramidal ; Le nerf fessier inférieur; Le nerf du jumeau supérieur;

Le nerf du muscle jumeau inférieur et du carré crural y provenant quelquefois d'un tronc qui lui est commun avec le précédent. (Fig. 598.)

l*" Nerf fesaier «apériear. — Ce nerf émane du bord supérieur du tronc lombo-sacré, un peu au-dessus de sa réunion à la première paire sacrée. Dirigé transversalement en dehors à son origine, il sort du bassin en passant au-dessus .du pyramidal, et se divise aussitôt en deux branches, Tune supérieure, Taulre inférieure.

La branche supérieure est ascendante et curviligne. Elle chemine entre le moyen et le petit fessiers, parallèlement à la ligne courbe demi-circulaire inférieure, et fournit dans son trajet un grand nombre de rameaux qui se perdent pour la plupart dans le premier de ces muscles.

La branche inférieure^ située aussi entre le moyen et le petit fessiers, à égale distance de la ligne courbe inférieure et du grand trochanter, se porte presque transversalement de dedans en dehors, en donnant des ra* mcaux à ces deux muscles. Arrivée auprès du tenseur du fascia lata, elle traverse sa gaine pour se terminer dans Tépaisseur de celui-ci.

2*" Nerf du pyramidal. — C'est le plus court de tous les rameaux qui émanent du plexus sacré. Né de la partie postérieure et moyenne du plexus, il se partage au niveau de l'échancrure sciatique en deux ou trois filets, qui pénètrent dans le muscle par sa face profonde.

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3*Merl ieMlcr imîérîemr, peM norl «elatlqne. — Remarquable par

son folume, bien supérieur à celui de toutes les autres branches collatérales, le petit nerf sciatique s'étend de la partie postérieure et inférieure du plexus sacré, d*une part au muscle grand fessier, de Tautre aux ié*^\xmeals de la région génitale, de la région fessiére et de la région postérieure de la cuisse.

Ce nerf, qui prend ordinairement naissance par deux racines, sort de l'excavation pelvienne en passant sous le bord inférieur du pyramidal, descend presque verticalement au devant du grand fessier, et apparaît sous le bord inférieur de ce muscle, où il se divise en deux branches: une branche interne ou génitale, cl une branche externe descendante ou fémoro-poplitée. (Fig. 598.)

Dans le trajet qu'il parcourt de son origine à sa bifurcation, le petit scialiquc fournit successivement au grand fessier plusieurs rameaux importants dont le nombre, le volume et la direction sont également variables. Quelques-uns descendent verticalement ; d'autres, d'abord obliques* en bas et en arrière, se réfléchissent ensuite pour marcher de bas en haut. Tous s'appliquent à la face antérieure du muscle, dans 1(m]uc1 ils plongent ensuite pour aller se distribuer,' les descendants dans sa moitié externe, les curvilignes ou ascendants dans sa moitié interne.

La branche génitale du petit sciatique, située k son point de dé|)art, audessous de l'aponévrose fémorale, se porte presfiue transversalement de la partie moyenne du bord inférieur du grand fessier, au-dessous de la tubérosité ischiatique ; là elle devient sous-cutanée, se place dans le sillon qui sépare le périnée de la faceinjterne de la cuisse, au milieu du tissu celluloadipeux sous-jacent aux branches ascendante de l'ischion et descendante ^u pubis, et s'épanouit à son extrémité terminale dans le scrotum chez ''faomme, dans la moitié postérieure de la grande lèvre chez la femme. — ^ ia courbe qu'elle décrit on voit se détacher plusieurs rameaux qui vont ^^ ï^pandre dans la peau des parties supérieure et interne de la cuisse, et " autres moins considérables qui se rendent à la [)eau du périnée. Sa si- ***^lion, comparée à celle de la branche périnéale du nerf honteux interne, ®^^ beaucoup plus superficielle : celte dernière est séparée de la peau du '^^-^^înéc par toute l'épaisseur de la couche cellulo-adipeuse sous-cutanée ; ■^ première chemine dans l'épaisseur de celle-ci.

La branche fénioro-poplilée du petit sciatique passe sur la tubérosité de * i^hion, croise les muscles qui s'attachent à cette tubérosité , et se porte ^<>tticalemént en bas. Recouverte par l'aponévrose fémorale, elle devient ^Ous-cutanée au tiers inférieur de la cuisse; puis se divise au niveau du ^reux poplité en deux rameaux, dont l'un, interne, se perd dans la peau ''c* la partie supérieure et postérieure de la jambe, tandis que l'autre, externe, s'anastomose vers la partie moyenne de celle-ci avec lenerf saphène ^xlerue. Dans son trajet, du bord inférieur du grand ftvisier au creux po-

i9i NÉVROLOGIE.

plilé, la branche fcmoro-poplitée fournit: l"" plusieurs rarae^ox ascendants qui vont se distribuera la peau de la région fessière ; 2** des rameaux obliques en bas et en dehors, destinés à la peau de la région postéro-externe de la cuisse ; S"" des rameaux obliques en bas et en dedans, destinés à la peau de la région postéro-interne.

En résumé, le petit sciatiquc est un nerfmusculo-cutané qui préside aux contractions du grand fessier et qui distribue la sensibilité à une partie des téguments de la fesse, h une partie des téguments du périnée et des organes génitaux, à la peau de toute la partie postérieure de la cuisse et aux téguments de la partie postérieure et supérieure de la jambe.

4" Nerf du iumeau •opéricnr. — Ce ramuscule émane de la partie postérieure du plexus sacré, au niveau de Forigine du grand nerf sciatique, qui le recouvre à' son point d*émcrgence. Après un très-court trajet, il se jette dans le jumeau supérieur qu'il pénètre par sa face profonde.

• 5** KcrI d<*s iiia«cl<*s jumeau inférieur et carré crural* — Il nait à

côté du précédent et croise comme lui le bord supérieur de Tépîne ischiatique pour sortir de Texcavation pelvienne. On le voit s'engager ensuite soiis le jumeau supérieur, puis sous le tendon de Tobturateur interne, et sous le jumeau inférieur, auquel il donne un filet. Plus bas, ce rameau répond à la face antérieure ou profonde du carré crural, et se perd dans son épaisseur.

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