‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 123 sur 223 · III. '— CSanf^llon eerwlcal Inférlenr · texte numérisé non relu

III. '— CSanf^llon eerwlcal Inférlenr

Le ganglion cervical inférieur est situé au devant du col de la première cùte, au-dessous de l'artère sous-clavière, qu'il faut repousser en haut el en dedans pour Tapercevoir.

Moins volumineux que le supérieur, ce ganglion remporte très-notablement sur le moyen par ses dimensions.

Sa forme est irrégulière; en général cependant il représente une sorte de croissant dont la concavité regarde en haut et en dehors. — Ses rameaux, nombreux el volumineux, se divisent, comme ceux des ganglions qui précèdent, en supérieurs, inférieurs^ externes et internes.

A. Les rameaux supérieurs doivent êlre distingués : en superficiels^ ou rameaux de communication avec le ganglion cervical moyen, et profonds^ ou rameaux de communication avec les nerfs rachidiens.

Les rameaux superficiels, déjà mentionnés, sont toujours au nombre de deux, et quelquefois au nombre de trois ou quatre. Nous avons vu qu'ils enlacent perpendiculairement Torigine de Tarière sous-clavière en passant les uns en avant, les autres en arrière.

Les rameaux profonds représentent les racines du ganglion cenîcal inférieur. Ils sont de deux ordres, externes et internes. — Les rameaux profonds externes, ordinairement au nombre de trois, naissent des 7* el 8* paires cervicales, et de la 1" dorsale, en dehors des apophyses transverses. Le plus élevé est vertical, le suivant obliquement descendant, le dernier transversal. Tous les trois sont remarquables par leur volume ; chacun d'eux se jette isolément dans le ganglion Wrvical inférieur. — Les rameaux profonds internes, au nombre de deux, et d'une teinte grisâtre, naissent au niveau du trou vertébral; ils consliluenl le nerf vertébral proprement dit.

Nous avons vu que ce nerf serait formé, suivant la plupart des auteurs, par une série de racines partant des quatre dernières paires cervicales el se réunissant successivement pour constituer un tronc de plus en plus

NERFS GABDIAQUES. 5%

jrros qui se jette dans le ganglion cervical inrérieur. Si celte disposition est réelle, elle doit être considérée comme exceptionnelle ; je ne l'ai jamais reneontrée. En général, le nerf vertébral naît de la sixième paire cervi- ^ - cale, quelquefois en partie de la sixième et en partie de la septième, ou bien uniquement de celte dernière, et se porlo vorlicalement en bas en longeant le côté poslérieur et interne de lartère correspondante.

Autour de cette artèrq on remarque un réseau à mailles extrêmement déliées, dont les filets viennent pour la plupart du ganglion cervical inférieur et communiquent avec le nerf vertébral. Ce réseau se prolonge jusque dans le crâne, où on le voit se subdiviser pour suivre les principales divisions du tronc basilaire. Sur les communicantes postérieures, il s'anastomose avec les divisions émanées du plexus caverneux.

B 'lj^r(tfneau inférieur, ivës^ouri et en général volumineux, s'étend du i^anglion cervical inférieur au premier ganglion thoracique. Assez fréquemment il se trouve envahi par des corpuscules ganglionnaires qui en aug^menlent le volume ; dans ce cas les deux ganglions sont comme soudés 1*1111 à Tautre, et le rameau destiné à les unir semble ne pas exister.

C. Los rameaux externes se composent de quelques fdets extrêmement fins destinés à Tartère sous-clavière, qu'ils entourent de leurs anastomoses et qu'ils accompagnent ensuite dans tout son trajet.

l*un de ces rameaux externes se rend à la première paire dorsale. Il ilîflere des précédents par son volume et sa couleur généralement blanche.

D. Les rameaux internes sont les plus nond)reux. Les supérieurs s'anastomosent avec le nerf cardiaque moyen. D'autres vont s'unir au nerf récurreiiL Les plus importants se dirigent en bas et en dedans et se réunissent après un court trajet pour former le nerf cardiaque inférieur, ou vont se

jeter isolément dans le plexus cardiaque. — On voit en outre plusieurs iiuscules pénétrer dans l'extrémité inférieure du muscle long du cou, tAn ou deux autres plus ténus se perdre dans le corps de la première ^'^t^lébre dorsale.

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