IV. — Nerf!» cardlaiiarfl
t-ics nerfs du cœur émanent de deux sources : des pneumogastriques,
^^ne part; de la portion cervicale du grand sympathique, de l'autre.
^ous avons vu que les branches cardiaques fournies par les pneumogas-
*^ * ^ues sont au nombre de deux ou trois pour chaque cùté ; — que celles
^-^ côté droit descendent en avant de la ciirotide primitive et du tronc brachio-
**^phalique, puis au devant de la trachée et en arrière de la crosse de l'aorle
ur se jeter dans le plexus cardiaque; — que celles du cùté gîiuche, ^ tuées dans l'intervalle des artères carotide primitive et sous-clavière, ^sseiit au contraire en avant de la crosse aortique pour atteindre le
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même plexus; — que les unes et les autres s*anastomosent dans leor trajet, soit entre elles, soit avec celles qui proviennent du système nerveux ganglionnaire; — et enfin qu'elles présentent dans leur ori^ne, leur volume, leur direction, leurs rapports et leurs anastomoses, de trèsbandes variétés.
Les nerfs cardiaques émanés du grand sympathique sont en général aussi au nombre de trois pour chaque côté. On les distingue en supérieur , mm/en et inférieur. — Ceux du côté droit, situés en arrière de la carotide prinii. tive et du tronc brachio-céphalique, passent entre la trachée et la crosse aortique pour arriver au plexus cardiaque. Ceux du côté gauche, situés en dehors de la carotide primitive, puis entre cette artère et la sousclavière correspondante, croisent la partie antérieure de la crosse de Taorte pour atteindre ce plexus. — Les premiers, ainsi que les seconds, communiquent fréquemment entre eux et avec les nerfs cardiaques du pneumogastrique. De même que ces derniers, ils sont remarquables par les variétés d'origine, de volume, de nombre, de direction, de rapports et d'anastomoses qu'ils présentent. Fallope, Willis, Vieussens et même Scarpa, dans la description qu'ils nous ont laissée des nerfs du cœur, ont à peine signalé ces variétés, qui cependant constituent pour les nerfs cardiaque un caractère d'autant plus remarquable, qu'il se montre très-rarement dan le système nerveux périphérique, et qu'on ne le trouve nulle part au accusé. Dans l'impossibilité de les reproduire .toutes, je m'attacherai i décrire la disposition qu'on observe le plus communément pour chacu de ces nerfs, en rappelant brièvement les différences les plus saillantes q les distinguent à droite et à gauche. (Fig. 607.)
A. Le nerf cardiaque supérieiir droit naît du premier ganglion cerv^ cal ou de son rameau descendant, et le plus souvent de ces deux sour à la fois, par une, deux ou trois racines qui s*engagent sous la caroti primitive et se réunissent bientôt en un seul tronc. Celui-ci, après av communiqué avec le plexus laryngé, passe au devant de l'artère thy dienne inférieure, et s'anastomose avec le nerf cardiaque moyen, dessous de cet^e union, caractérisée dans quelques cas par la prése d'un très-petit ganglion, il longe le côté postérieur du tronc brach^ céphalique, croise obliquement la trachée, puis descend entre ce cond et la crosse de l'aorte pour se jeter dans le plexus cardiaque.
Le nerf cardiaque supérieur gauche présente la même origine et M mêmes anastomoses ; seulement il longe le côté externe de la carotide p m mitive, et, au lieu de passer en arrière de la crosse aortique pour arri^~ au plexus cardiaque, il passe en avant de celle-ci.
B. Le aerf cardiaque moyen du côté droit, OU graml nerf Cardiogr
de Scarpa, est en général plus considérable que le supérieur et l'inférie Ce nerf tire son origine du ganglion cervical moyen, et en son absence