‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 127 sur 223 · PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE

résulte qu*on n*observe pas sur la portion Ihoracique, entre les ganglions et les rameaux qui les unissent, la diiïérence si tranchée que nous avons constatée entre ces mêmes parties sur la portion cervicale.

Autant de vertèbres dorsales, autant de ganglions thoraciques. Toutefois leur nombre se réduit quelquefois à onze, et même à dix, ce qui tient, soit à la fusion du premier ganglion thoracique avec le dernier ganglion cervical, soit à la fusion de deux ganglions thoraciques quelconques.

Leur volume diffère peu, à l'exception du premier, qui l'emporte en général sur tous les autres. — Leur forme est ellipsoïde ou triangulaire.

Leur situation offre quelques variétés : la plupart sont couchés sur la partie moyenne des articulations costo-vertébrales; quelques-uns reposent sur la partie supérieure de la tète des côtes; d'autres, moins nombreux, sont situés au devant des trous de conjugaison.

Leurs rameaux se divisent, comme ceux qui partent des ganglions plus élevés, en supérieury inférieur y externes et internes.

A. Les raicaa» ««i^rievr et Intérieur, destiiiés à unir chaque ganglion à celui qui le précède et à celui qui le suit, sont courts et assez volumineux. On voit très-rarement ces rameaux de communication se dédoubler en se portant d'un ganglion à Fautre. Celui qui unit le premier ganglion thoracique au dernier ganglion cervical est quelquefois nul, par suite de la fusion des deux renflements. Celui qui se rend au premier ganglion lombaire conserve chez* certains individus une longueur ordinaire; chez d'autres, au contraire, il est plus long et quelquefois aussi plus grêle.

B. Les nuMMMM cxterses, au nombre de deux, se rendent le plus hahituellement dans la même paire dorsale, et en général aussi dans celle qui se trouve située immédiatement au-dessus, en sorte que leur trajet est oblique en haut et en dehors. De ces. deux rameaux, l'un est interne, profond et très-court; il se dirige d'avant en arrière. L'autre, presque transversal, est externe, plus superficiel et plus long. — Quelquefois ce dernier, au lieu de se porter en haut, s'incline en bas pour se jeter dans le nerf intercostal sous-jacent au ganglion : telle est la disposition que présente assez souvent le rameau externe du dernier ganglion thoracique.

C. Les rmwÊÈcmmK iBtemcs diffèrent dans leur trajet et leur terminaison, suivant qu'ils appartiennent aux quatre ou cinq premiers ganglions thoraciques ou aux sept derniers. (Fig. 608.)

Ceux qui émanent des quatre ou cinq premiers ganglions thoraciques se dirigent de dehors en dedans, et répondent successivement aux vertèbres, i I*€£sophage, à Taorte thoracique, et enfin à la partie postérieure de la "acine du poumon, d'où le nom de vaineaxu novtko-pulmonaires sous le- [uel ils ont été désignés. Dans leur trajet, ces rameaux fournissent :

1 *" A chaque vertèbre dorsale un ou deux filets qui pénètrent dans leur :oir|)s, après avoir traversé le grand ligament vertébral cununun antérieur.

54^ NÉVROLOGIE.

â*" A l'œsophage, plusieurs divisions qui s'anastomosent avec les pneumogastriques et se perdent ensuite dans les parois de ce conduit.

3*" A i*aortè, quelques ramifications ténues rampant sur sa surface avant de disparaître au milieu de ses tuniques.

4*" Au poumon, des ramuscules nombreux qui participent à la formation du plexus pulmonaire elqui parta^^ent ensuite le mode de terminaison des branches fournies par ce plexus.

.V Enfin, un, deux ou trois filets qui naissent plus particulièrement du premier ganglion thoracique, et qui vont se perdre, en partie dans le plexus cardiaque, en partie sur les parois des bronches.

Les rameaux émanés des sept ou huit derniers ganglions tboraciques > comportent, relativement à ces ganglions, comme les nerfs cardiaques rela< tiveinent aux ganglions cervicaux. Après s'être réunis à une certaine dis< tance de leur origine pour former deux troncs principaux, les nerj splanrhniquesy ils passent du thorax dans l'abdomen, se jettent aloi dans les ganglions semi-hinaires et le plexus solaire^ puis s'irradient avc^^ ce plexus dans toutes les directions, en suivant le trajet des artères, q^ -^^j les transmettent jusqu'aux viscères abdominaux.

De même que la description des nerfs et du plexus cardia(|ues est vcn ^^ compléter l'étude de la portion cervicale dusysiësae nerveux ganglionnai^^^ de même la description des nerfs splanchniqueSy des gcmj^im^ senn-lunai.^^-^^^ et du plexus Ào/^nn' complétera celle de la portion thoracique de ce sjstèi^r:^^

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